Un film rare, d'une sensibilité incroyable. "Le goûts des autres" raconte "la vie" et ses déboires. On peut tous s'identifier aux différents personnages, tellement ils sont attachants, tristes ou drôles! Incontournable!
On a une brochette de célébrités sympathiques (Gérard Lanvin, Alain Chabat, Bacri, Jaoui...), des dialogues pas mal, et le titre est bien choisi du fait des situations cocasses entre gens n'appartenant pas du tout au même monde... Toutefois au final rien d'absolument passionnant, c'est une comédie assez banale qui ne marquera pas les esprits, du moins pas le mien.
Une autre pépite du cinéma français sur la dépression au masculin et les émotions, belles ou tragiques, inhérentes à toute interaction humaine. Un film au réalisme relationnel bouleversant qui, derrière une histoire banale d’apparence, dévoile un relief et une profondeur que l'on contemple avec nostalgie. Un prisme éclairant de mille scintillements nos questionnements existentiels dont celui de notre rapport à l'autre et de la façon dont il façonne ce que l'on est à soi-même. Du beau cinéma tout de finesse et de simplicité vêtu!
Une satire aigüe de notre société, pertinente, parfois féroce, toujours humoristique, avec gaffes, non-dits, principes, idées préconçues, conventions, habitudes, tropismes… C’est fin, drôle, bien joué et un des meilleurs films du couple mythique Bacri-bourru/Jaoui-bonne fille, co-auteurs d'un scénario inscrit dans la bien-pensance en vigueur.
La preuve ultime qu'un excellent scénario reste la base pour faire un film émouvant, touchant, drole, triste. Pas besoin de grande musique, des acteurs naturels font tout le reste du travail.
Une comédie satirique remarquablement écrite, à la fois drôle dans la forme et bouleversant dans le fond, interprétée par des comédiens formidables. César du meilleur film et du meilleur scénario.
César du Meilleur Film un peu exagéré pour ce film (mais bon vu que quelques fois cette récompense est allée à des véritables purges, on ne va pas en faire des histoires !!!) pour cette comédie de moeurs qui lorgne beaucoup vers le cinéma de Woody Allen. La réalisation du point de vue technique est plate, c'est un peu long à démarrer et le début laisse craindre à une confrontation entre stéréotypes mais l'écriture assez vive et subtile ainsi que l'interprétation parfaite d'une belle galerie de comédiens, en particulier Jean-Pierre Bacri qui fait merveilleusement du Jean-Pierre Bacri, contredisent heureusement cela et font au final du "Goût des autres" un petit film très agréable à regarder.
Avec Jaoui, on est dans le réel, dans le vraie. C'est plein de bons sens, c'est cohérent. Une réalisation soigner, la fusion fonctionne assez bien entre les multiples seconds rôles. Mais voilà, pas où très peu, de folie. C'est un genre que j'affectionne particulièrement, mais cette comédie dramatique là manque de charme. On est un peu trop dans une certaine mélancolie qui devient vite gênante. En clair, c'est trop carré.
Mélancolie… ce film drôle n'est pas si drôle. Il épingle, douloureusement, nos prisons. Prisonniers de nos "goûts" qui ne sont nôtres que parce que nous sommes nés de tel côté de la culture, ou bien, parce qu'évadés, nous sommes désormais coupés de nos origines, exilés. Parce que, trop pareils à nos pairs, nous loupons la rencontre avec l'altérité. parce que la culture pour tous, cela n'existe pas.
Jaoui n'avait, dit-elle, pas lu "La Distinction", le livre de Bourdieu, quand elle fit ce film.
Première réalisation pour Agnès Jaoui, qui confirme ses talents de scénaristes pour esquisser des personnages contrastés et des situations douces-amères. On retrouve tous les éléments qui définissent le style désormais fameux des comédies dramatiques siglées Jaoui-Bacri : une multitude de personnages, une tonalité tragi-comique, une incommunicabilité entre les êtres humains, et un talent certain pour débusquer les petites mesquineries et les grandes contradictions de chacun. Ici le thème central est l'imperméabilité entre les classes socio-professionnelles en raison des a priori véhiculés au sein de chaque groupe d'individus. Ainsi, le chef d'entreprise Castella (Bacri), à la réussite matérielle certaine, s'éprend d'une actrice de théâtre désabusée, mais son capital culturel médiocre crée une distance infranchissable avec la troupe de comédiens. Un grand succès critique et public, sans aucun doute justifié.
Ce film est parfait pour ceux qui apprennent la vie au cinéma, qui n'ont pas de vie relationnelle ou sociale, ou qui sont isolés depuis 40 ans sur la banquise en attendant qu'on vienne les sauver. Pour les autres, il n'y a rien à en tirer. Bacri et Jaoui, forts de leur succès d'estime, il est vrai en partie mérité, enfoncent le clou en nous servant une accumulation de clichés, de poncifs sociaux (il ne faut pas juger les gens sur l'apparence, le joint c'est pas pire que l'alcool - j'en passe et des meilleures) au décours d'une histoire vaine, plate, suceptible, sans doute, de flatter l'esprit de quelques bobos parisiens au cortex déliquescent. Faussement auteurisant, souvent vain, nos deux auteurs enfoncent à grand fracas des portes ouvertes, ne mettant en perspective que de faux enjeux et un vrai ennui. Un film démago et donneur de leçons. A éviter absolument.