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Nicolas L.
121 abonnés
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2,0
Publiée le 20 août 2025
Une vie volée de James Mangold se rêve en grand drame psychiatrique, mais finit en mélodrame un peu lourd où Angelina Jolie cabotine comme si sa vie en dépendait. Pas mauvais, juste inutile quand on a déjà Shock Corridor ou Vol au-dessus d’un nid de coucou à portée de main.
Le réalisateur James Mangold livre une vision quelque peu caricaturale du milieu psychiatrique en décrivant le séjour volontaire d’une jeune femme dépressive dans un institut psychiatrique dans les années 60. La comparaison avec « Vol au-dessus d’un nid de coucou » étant inévitable, le film n’atteint jamais l’aura de son ainé. En effet, la réalisation platonique du cinéaste déçoit tandis que l’écriture n’évite pas le pathos et tombe trop facilement dans le mélodrame facile alors même que les personnages sont relativement bien écrits et brillamment interprétés. Si dans le rôle principal, Winona Ryder s’en tire avec les honneurs, elle est littéralement écrasée par la prestation fabuleuse d’Angelina Jolie incarnant une patiente au fort caractère résistant à la thérapie suivie. C’est au final un film trop sage et lisse qui ne fait que survoler un questionnement pourtant très pertinent sur la place de la femme dans un féminisme avant-gardiste et qui vaut essentiellement pour l’intensité de son excellente distribution.
C'est vite ennuyeux à regarder. Les prestations sont là, mais l'histoire se traîne et si vous n'accrochez pas de suite au personnage principal, je ne recommande pas d'aller plus loin. Je n'ai eu d'empathie pour aucune. Mais la BO est sympa.
Une vie volée...et un casting retrouvé. Qu'on voit Winona Ryder, et l'on est déjà heureux, alors quand on découvre Angelina Jolie, Whoopi Goldberg et Elizabeth Moss en renfort, on se dit que James Mangold a vraiment bon goût. Surtout au service de cette histoire vraie terrifiante : une femme atteinte de confusion (entre la réalité et ses souvenirs) se voit piégée dans un asile ("Vous avez signé pour rentrer, mais vous pouvez pas signer pour sortir."). Susanna Kaysen, qui nous livre son expérience terrible au travers de cette adaptation, fait réfléchir au concept du consentement et de la responsabilité. Mais on ne se le cachera pas : le rythme de Une Vie Volée est son point noir, il ne suit pas (du tout) l'intensité de son sujet et nous rappelle souvent que le film fait 2h10. En contrepartie du rythme aussi amorphe que les patients sous cocktail médicamenteux, on aura quand même la performance impressionnante de Winona Ryder, à qui on s'attache vite, avec qui on subit le système de soins peu efficace contre la neurasthénie et autres troubles mentaux (plutôt que de renforcer les séances de psy, les années 60 préféraient les petits verres remplis de cachets myorelaxants et inhibiteurs, disons-le carrément, abrutissants. Plus de problème pendant deux heures, si le patient est dans les vapes...), rappelant de loin le chef-d’œuvre dénonciateur Vol au-dessus d'un nid de coucou. On aura quand même une fin proposant une solution plus positive que son grand frère filmique, nous donnant un sentiment de satisfaction et d'espoir, après le parcours chaotique de cette pauvre patiente. La bonne idée du scénario est d'avoir créé l'antagoniste prête à tout pour se sentir bien en écrasant les autres et en se rebellant contre le système (Angelina Jolie, très en forme), une façon de souligner aussi le travail pénible des infirmiers (on comprend le "verre magique" que les soignants lui font prendre, pour le coup...). On suit donc cette petite bande de femmes dans leurs moments de joie, de tristesse profonde (on a quelques pincements au cœur) et de doute, avec en tête l'impressionnant personnage de Ryder dont le trouble (confusion de la réalité et de ses souvenirs) nous impose le plus pur respect en pensant à la vraie Susanna, et celles et ceux qui en sont atteints (quelle maladie éprouvante...). On a l'esprit bien clair en disant que le succès de cette œuvre (et de Ryder) n'est pas volé, lui.
Une Vie Volée ou le Vol au Dessus d'un Nid de Coucous féminin n'a surtout d'intérêt que son casting plutôt solide. Les personnages sont assez touchantes et bien campées quoique plutôt caricaturales. J'avoue qu'émotionnellement parlant, il ne s'est pas passé grand chose pour ma part tant l'ensemble parait facile et survolé. Pour autant, ça se laisse voir et les actrices sont sympathiques même si le scénario manque de profondeur. Un peu surcôté en somme mais non moins intéressant.
Evidemment on ne peut s'empêcher de comparer "Une vie volée" à "Vol au dessus d'un nid de coucou" et on ne peut que constater que le premier est bien moins fort, prenant et émouvant que le deuxième. Il manque globalement de tension; résultat d'une approche très lisse. La folie est globalement peu palpable et ne pointe vraiment que dans le personnage très réussi joué par une Angelina Jolie remarquable.
On en peut que vouloir comparer ce film d'aliénés au féminin à Vol au-dessus d'un nid de coucous, mais là où l'un illumine par sa violence psychologique, celui-là peine tout juste à un rôle d'observateur. Pourtant, le duo d'actrices est brillante, Angelina en tête, il manque un brin de rythme et de puissance pour égaler le génie de la comparaison.
"Une vie volée" traite de l'histoire d'une patiente, Susanna qui se fait interner elle-même pour une "tentative" de suicide. Elle se retrouve donc à l'hôpital psychiatrique 5 étoiles, avec d'autres patientes avec qui elle va lier d'amitié. Parmi ses amies, on retrouve un sociopathe, Lisa, qui manipule tout son entourage pour aller dans son sens. Au final, spoiler: Susanna va passer un an dans cet hôpital, malgré une tentative d'échappement, elle fera tout pour comprendre et guérir de son trouble borderline. . C'est assez innovant pour un film de mettre ce trouble en avant dans les années 2000, qui était beaucoup moins connu qu'aujourd'hui. On retrouve également une Angelina Jolie, qui ne change pas, toujours aussi belle.
Grandeur et future décadence d’une actrice. Deux ans après le très très bon Copland, James Mangold s’attaque à une sorte de Vol au-dessus d’un Nid de Coucou à la fois féminin et adolescent. On y rencontre la jeune Susanna alors qu’elle intègre un hôpital psychiatrique à la suite d’une tentative de suicide. Dans son service fermé, chacune vit sa vie en fonction de ses névroses. Dans cette micro-société cadrée et ordonnée, il y a Lisa, sorte de terreur des infirmières, rebelle à l’insulte facile et à la provoc’ affirmée. Chez Lisa, tout est séduisant, à commencer par son assurance et son aura auprès des autres. De combines en bidouilles et de fuites en drames, Susanna va apprendre à guérir. C’est peut-être un poncif du film psychiatrique mais le propre du malade est de penser que les autres le sont plus que lui. Et en effet, notre héroïne nous paraît bien plus saine que la plupart de ses camarades. A commencer par Lisa. C’est avec ce rôle qu’Angelina Jolie a obtenu un oscar et on ne s’en étonnera guère. C’est précisément la Angelina Jolie qu’on aime, fiévreuse, intense et absolument dans son rôle, une actrice trop vite partie à la dérive. A ses côtés, la toujours très mimi Winona Ryder s’en sort à merveille dans ce rôle qui ne surprendra pas de l’ado qui va mal. Le récit coule facilement et on aime comment le film nous fait vivre tous ces passages de up et de down du fin fond des caves de l’hôpital au sommet rêvé du château d’une princesse Disney. En miroir et donc à l’inverse, chacune s’observant et évaluant sa propre maladie, faisant son propre diagnostique biaisé. A la mise en scène, c’est assez académique et pile dans le style de l’époque avec une lumière grise et froide et l’accent mis sur l’interprétation et la narration. En bref, un bon moment et une agréable surprise mais une mise en scène un poil sage face à un sujet au fort potentiel déglingue.
Film bien réalisé et sans faute. Le tout servant un propos et une idéologie très difficile à cerner. On a plus l'impression d'un drame d'ado dans le cadre d'un hôpital psychiatrique. Ou plutôt le contraire...
Pas terrible terrible cette histoire de jeunes filles enfermés a cause de leur santé psy fragile ,a part la bonne interprétation de la belle Winona Ryder j'ai pas été emballé ni par les autres actrices (surtout Angelina Jolie assez insupportable en meneuse) ni par la réalisation banale (n'est pas Forman qui veut) et encore moins par un scénario pourtant tiré d'une histoire vraie qui se résume ici au duel de 2 personnalités totalement opposées (tient comme c'est original !!!).
La Vie volée de James Mangold, adaptation des mémoires de Susanna Kaysen, s’inscrit dans une tradition où le cinéma examine la fragilité mentale sous le prisme des institutions psychiatriques. Plus qu’un simple récit d’enfermement, le film interroge la subjectivité des diagnostics psychiatriques et des contours flous entre normalité et pathologie.
Au cœur de cette exploration, Susanna, internée pour un trouble borderline, et Lisa, anarchique et autodestructrice, s’opposent et se complètent. L’hôpital, avec ses couloirs froids et ses espaces clos, devient une métaphore d’un monde où les diagnostics psychiatriques médicalisent les émotions et stigmatisent la différence, en particulier chez les femmes.
La mise en scène épouse cet enfermement : des cadrages serrés et une lumière artificielle plongent les patientes dans une claustrophobie visuelle. Les performances d’Angelina Jolie et de Winona Ryder animent cet univers oppressant avec intensité et intelligence.
Pourtant, le film n’échappe pas à certains écueils. En romantisant par moments la maladie mentale, notamment à travers la figure de Lisa, il tend à simplifier des réalités complexes. De même, la quête de rétablissement de Susanna, bien que sincère, reste parfois trop linéaire, atténuant l’ambivalence qui caractérise de telles trajectoires.
Mangold, loin de s’enfermer dans un pathos accablant, offre une œuvre qui oscille entre ombre et clarté, entre enfermement et émancipation, nous rappelant que, même dans les lieux les plus sombres, subsiste une possibilité de réconciliation avec soi-même.
Une vie volée commence vraiment bien puis devient moins soigné par la suite, et se perd a peu dans son sujet, il aurait pu faire tellement plus, tellement mieux... Ca n'en reste pas moins un très bon film dans l'ensemble, Winona Rider et surtout angelina incarnent merveilleusement bien leurs rôles. 3.5/5
LE film qui m'as fait découvrir Angie... J'ai totalement adorée se film, tomber par hasard dessus un soir de vacances sur le câble il y a de sa plusieurs années... Il s'en ai suivi bcp de film...
Un film qui serait très moyen et à vite oublier sans les performances des deux principales actrices que sont Winona Ryder et Angelina Jolie. Les autres cas cliniques sont trop stéréotypés.