Un drame poignant porté par une Angelina Jolie exceptionnelle. Le film explore avec sensibilité la fragilité mentale, l’amitié et la quête d’identité, offrant un récit à la fois dur, humain et profondément touchant.
Le réalisateur James Mangold livre une vision quelque peu caricaturale du milieu psychiatrique en décrivant le séjour volontaire d’une jeune femme dépressive dans un institut psychiatrique dans les années 60. La comparaison avec « Vol au-dessus d’un nid de coucou » étant inévitable, le film n’atteint jamais l’aura de son ainé. En effet, la réalisation platonique du cinéaste déçoit tandis que l’écriture n’évite pas le pathos et tombe trop facilement dans le mélodrame facile alors même que les personnages sont relativement bien écrits et brillamment interprétés. Si dans le rôle principal, Winona Ryder s’en tire avec les honneurs, elle est littéralement écrasée par la prestation fabuleuse d’Angelina Jolie incarnant une patiente au fort caractère résistant à la thérapie suivie. C’est au final un film trop sage et lisse qui ne fait que survoler un questionnement pourtant très pertinent sur la place de la femme dans un féminisme avant-gardiste et qui vaut essentiellement pour l’intensité de son excellente distribution.
Une vie volée de James Mangold se rêve en grand drame psychiatrique, mais finit en mélodrame un peu lourd où Angelina Jolie cabotine comme si sa vie en dépendait. Pas mauvais, juste inutile quand on a déjà Shock Corridor ou Vol au-dessus d’un nid de coucou à portée de main.
Difficile d'aller contre un film biographie... Et pourtant, je m'attendais à un super film, c'est sans doute le problème.
J'y retrouvé une réalisation soignée, des années 90. Tout est bien filmé, l'histoire est sympa, les actrices plutôt bonnes, la musique pas mal...
Il y a plusieurs scènes touchantes, poignantes...
Le problème est que j'ai l'impression d'avoir vu un film destiné aux adolescents. À aucun moment un des personnages me touche et j'ai quand même l'impression d'avoir un peu perdu mon temps. On parle de psychiatrie et on ne va absolument pas en profondeur, tout est en réalité superficiel..
Je ne veux pas décourager certains car certains adhereront sans difficulté.
La Vie volée de James Mangold, adaptation des mémoires de Susanna Kaysen, s’inscrit dans une tradition où le cinéma examine la fragilité mentale sous le prisme des institutions psychiatriques. Plus qu’un simple récit d’enfermement, le film interroge la subjectivité des diagnostics psychiatriques et des contours flous entre normalité et pathologie.
Au cœur de cette exploration, Susanna, internée pour un trouble borderline, et Lisa, anarchique et autodestructrice, s’opposent et se complètent. L’hôpital, avec ses couloirs froids et ses espaces clos, devient une métaphore d’un monde où les diagnostics psychiatriques médicalisent les émotions et stigmatisent la différence, en particulier chez les femmes.
La mise en scène épouse cet enfermement : des cadrages serrés et une lumière artificielle plongent les patientes dans une claustrophobie visuelle. Les performances d’Angelina Jolie et de Winona Ryder animent cet univers oppressant avec intensité et intelligence.
Pourtant, le film n’échappe pas à certains écueils. En romantisant par moments la maladie mentale, notamment à travers la figure de Lisa, il tend à simplifier des réalités complexes. De même, la quête de rétablissement de Susanna, bien que sincère, reste parfois trop linéaire, atténuant l’ambivalence qui caractérise de telles trajectoires.
Mangold, loin de s’enfermer dans un pathos accablant, offre une œuvre qui oscille entre ombre et clarté, entre enfermement et émancipation, nous rappelant que, même dans les lieux les plus sombres, subsiste une possibilité de réconciliation avec soi-même.
Par manque d'originalité, de puissance émotionnelle, de nervosité ou de sentiment de claustrophobie, ce drame ne peut emporter totalement l'adhésion alors que divers aspects convainquent, des petites variantes de réalisation (sur les angles de caméra notamment) à l'ancrage assumé dans son époque en passant par la sincérité qui exsude de la prestation de Winona Ryder - au sein d'un casting pertinent et de qualité! Cependant, la banalité des dialogues, la lenteur de l'aspect initiatique, la redondance de certaines séquences, atténuent la justesse psychologique de ces femmes condamnées pour leur marginalité, leur mal-être ou leur dépit et ainsi socialement déshumanisées. Une tentative louable.
Film bien réalisé et sans faute. Le tout servant un propos et une idéologie très difficile à cerner. On a plus l'impression d'un drame d'ado dans le cadre d'un hôpital psychiatrique. Ou plutôt le contraire...
Je dirais plutôt 2h de volées. Au vue du casting et de la bande d’annonce je m’attendais à un vrais benger. Faux, j’ai pas tout compris, my bad. Par contre plusieurs chose ne vont pas. Petit bravo quand même à quelques actrices secondaire qui ont joueur leur rôle à merveille
Si le début, mis en scène de manière décousue avec des flashbacks imprévisibles et un montage saccadé, annonçait bien la couleur de la folie, on s'y perd rapidement. Le film devient rapidement plus lisse, presque trop, s'écartant du sujet d'origine pour finalement parler de l'amitié entre filles, bien loin donc de ce qui nous est vendu à la base. Winona Ryder et Angelina Jolie parviennent quand même à remonter un peu le niveau, surtout Jolie, mais la promesse n'est pas tenue et on assiste parfois à des scènes incohérentes, illogiques par rapport au propos d'origine.
"Une vie volée" traite de l'histoire d'une patiente, Susanna qui se fait interner elle-même pour une "tentative" de suicide. Elle se retrouve donc à l'hôpital psychiatrique 5 étoiles, avec d'autres patientes avec qui elle va lier d'amitié. Parmi ses amies, on retrouve un sociopathe, Lisa, qui manipule tout son entourage pour aller dans son sens. Au final, spoiler: Susanna va passer un an dans cet hôpital, malgré une tentative d'échappement, elle fera tout pour comprendre et guérir de son trouble borderline. . C'est assez innovant pour un film de mettre ce trouble en avant dans les années 2000, qui était beaucoup moins connu qu'aujourd'hui. On retrouve également une Angelina Jolie, qui ne change pas, toujours aussi belle.
Je l'avais commencé et jamais fini, c'est enfin chose faite. Le film est plutôt pas mal et assez touchant. Casting vraiment de haut niveau avec des bonnes performances à la clé. Bonne bande originale et personnages attachants. Cependant je trouve dommage que tout traîne sur la longueur, on tourne un peu en rond au final et déçu de la chute car je m'attendais à plus surprenant. En soit, elle n'est pas ratée mais trop simple à mon goût. Ça fait plaisir de voir des actrices connues d'il y a 25 ans, nostalgie quand tu nous tiens. 12/20.
Le film se laisse regarde tranquillement même si il faut reconnaitre qu'il est glaçant et on a du mal à s'attacher aux personnages. Mais le sujet dans le fond reste intéressant.