L'Ombre des femmes
Note moyenne
3,1
516 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

78 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
16 critiques
3
24 critiques
2
14 critiques
1
12 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2015
Après Un été brulant, je ne pensais plus jamais revoir un film de Philippe Garrel. Mais la bande-annonce de L'ombre des femmes m'a intrigué. Et puis j'apprécie Clotilde Courau et gardais un bon souvenir de Stanilas Merhar dans Nettoyage à sec. Il a pris, comme nous tous, un petit coup de vieux, et je ne l'ai pas trouvé très convaincant ici. Par contre, la princesse elle, est vraiment très bien. Plus à l'aise dans ce genre de film que dans un navet comme Babysitting. Mention bien aussi pour la très jolie Vimala Pons (mais le rôle est malheureusement bien court) et pour Lena Paugam, dont c'est la première apparition au cinéma. Quant au film, malgré sa courte durée (1h13), il nous parle de désir, de couple, de jalousie et, plus simplement, d'amour avec une certaine densité et une belle profondeur. Un peu gêné au début par le jeu des acteurs et des dialogues qui me paraissaient sonner creux, l'élégance de la mise en scène et la beauté des images noir et blanc du chevronné Renato Berta (et la belle musique de Jean-Louis Aubert) ont très vite rendu l'ensemble attachant, voir fascinant. Un petite surprise inattendue donc, pour un beau film.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2015
L'ombre des femmes est un drôle d'objet cinématographique. La "critique-professionnelle-unanime" y voit une sorte de chef d'œuvre et nous chante les louanges d'un Philippe Garrel en authentique porteur de la Croix. On peut aussi voir dans ce film mineur, un exercice de style, voire un pastiche des films de la nouvelle vague : images en noir et blanc, voix off sans relief, jeunes gens pauvres vivant dans des chambres de bonnes et fréquentant les cafés d'un Paris romantique. Le scénario - écrit à quatre mains! - est une plutôt banale histoire d'adultère. Tourné avec trois bouts de ficelle, on ne retiendra de ce film que la très bluffante composition de Clotilde Courau en femme trompée-trompeuse.
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 mai 2015
Je n’ai pas du tout été sensible à cette histoire. Il est question d’un couple, Pierre et Manon. Pierre prend une maitresse, Manon a elle aussi un amant et l’on assiste aux conséquences. Je reconnais que les interactions qu’il peut y avoir au sein d’un couple paraissent très réalistes. De plus, la manière dont les événements sont vécus par Manon et Pierre et les représentations qu’ils en ont doivent plutôt bien refléter notre société. Mais était-il nécessaire de consacrer un film à cela ? La réalisation très sobre ne m’a pas permis de m’y immerger davantage.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2015
Un film renouant avec la nouvelle vague ! On y retrouve les interrogations sur l'amour de Rohmer, de Truffaut ... éternelles interrogations mais "rajeunies".
L'esthétisme de ce film en noir et blanc est parfait et les acteurs sont géniaux à travers leurs non-dits, leurs regards, leurs réactions. Paris est filmé un peu à la Godard... et les décors malgré leur simplicité apparente se fondent parfaitement dans le film.
Un seul regret la fin : personnellement j'aurais fait se retrouver les 2 acteurs principaux un peu plus tôt pour qu'ils ne se situent pas trop loin de leur "restructuration" et j'aurais couper lorsqu'ils sortent de l'église, laissant ainsi une porte ouverte à chacun d'imaginer la fin de cette histoire.
Bref du cinéma d'auteur comme j'aime !
Bravo.
karadik
karadik

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 mai 2015
film a eviter sans sentiments, banal , decors moches
que fait clotilde courau dans un tel film !!! elle peut pretendre a mieux
Lucas D.
Lucas D.

36 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2015
Une oeuvre simple et puissante qui prouve que Philippe Garrel est bien le maître de ce cinéma fait main qui se fait bien trop rare aujourd'hui. Probablement un des meilleurs films du cru 2015.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2015
Ce nouveau film est peut-être le plus féministe de son auteur. Cette "ombre des femmes" est la place qu'on leur accorde traditionnellement, dans le cinéma comme dans les relations amoureuses. Marie est l'assistante (monteuse, scripte) de Pierre dans la réalisation de ses documentaires, elle vit dans son ombre, en "grande amoureuse", ne considérant pas son dévouement comme un sacrifice mais comme un acte d'amour. (...) Stanislas Merhar, trop rare, est épatant, et Clotilde Courau tient là son plus beau rôle, elle qui s'est mise à l'écart du cinéma depuis son mariage princier, un peu comme l'héroïne du film en somme. (...) Subtilement, Garrel abat tous les clichés du machisme ordinaire, sans entrer dans la grande démonstration. (...) L'ultime plan est d'une beauté inouïe et solaire comme jamais dans le cinéma de Garrel, qui signe un de ses plus beaux films.

LA SUITE :
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2015
Pourquoi ce film encensé par la critique m’a-t-il autant ennuyé ? J’ai eu l’impression de me retrouver plongé dans un Godard des années soixante, cinéma qui m'a toujours rebuté…impression renforcée par l’utilisation de la voix off, en l’occurrence celle du réalisateur Philippe Garrel, impression de retour à la nouvelle vague dans l’utilisation du noir et blanc, et même du noir et gris, tant les intérieurs sont sombres, austères sinon miteux…peut-être pour mieux souligner que Pierre et Manon vivotent…et peinent à percer . Film sur le triangle amoureux qui se transforme en quatuor, scénario assez prévisible comme une pièce de boulevard, aucune originalité dans la façon de le traiter. Quand on fait dire à Pierre, assez antipathique qu’il est légitime de tromper sa femme alors que c’est inconcevable qu’elle en fasse de même et déclarer, et présenter ce film comme un film sur l’égalité de l’homme et de la femme, on peut s'interroger !!!
Nann O
Nann O

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2015
Grand écart entre les critiques professionnels et les critiques des spectateurs.
J'avais très envie de voir le film : Philippe Garrel, Clotilde Courau, le sujet de la sexualité, du désir des femmes mal compris et minimisés. Et puis les critiques affolantes : "un diamant" !
De retour, je suis triste. Pas de désir, pas de souffle, pas de fond, le noir et blanc somptueux au secours d'un documentaire banal, restant en surface des sentiments, des joies ou de la souffrance.
Clotilde Courau est extraordinaire, lumineuse, incandescente, son visage mobile, changeant est fascinant, ça c'est sûr, cette femme est une merveilleuse comédienne sous employée et confidentiellement adulée.
L'acteur a un rôle ingrat, ne rien dire, ne rien faire, suivre sa chair sans enthousiasme, cheveux gras et peau granuleuse (le noir et blanc, ça pardonne pas), un pauvre mec en quelque sorte qui n'a rien compris même pas à son boulot de documentariste puisqu'il s'est fait balader par un salaud qui se disait héros de la résistance. Toujours cette deuxième guerre mondiale qui trie les gens, c'est facile, moi aussi je le fais tout le temps mais je ne suis pas cinéaste.
Est-ce qu'il était nécessaire de créer un personnage masculin aussi peu ragoutant pour montrer à quel point les femmes sont plus intéressantes que les hommes et qu'elles peuvent aussi tromper leur mec ? Les critiques disent que le film est féministe, ça m'énerve : est-ce qu'on aurait besoin de parler d'un blanc crétin pour montrer que les noirs sont des humains comme les autres ? Ben là c'est ça, le type est un brocoli, alors évidemment à côté une femme qui vit, court, sourit, donne de la tendresse et de l'humour, ça déchire.
J'ai vu une interview de Clotilde Coureau qui disait que Garrel voulait parler de la libido des femmes aussi impérieuse que celle des hommes -idée tout à fait juste est louable par les temps qui courent où il serait préférable de voiler les femmes honnêtes pour les soustraire aux désirs bien naturels des hommes toujours prêts. Oui mais alors pourquoi Manon dit-elle que sont amant l'aimait, que c'était un type bien, qu'il la faisait exister ? C'était pas ça le sujet. Oui bien sûr c'est mieux d'avoir un amant gentil quand on un mari indifférent et creux. En revanche, le mari, lui, il recherche juste la sexualité avec une nana assez ordinaire qu'il réussit quand même à maltraiter. Alors là on n'est pas sortis de l'auberge et des clichés.
C'est dur, hein, c'est pas demain encore qu'on va comprendre ce qui fait ronronner les filles et qu'il faut arrêter de justifier le ronronnement, y a rien de plus naturel en fait !
Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2015
Une petite pépite. J'avais déjà beaucoup aimé le précédent film de Philippe Garrel (La jalousie), j'ai encore préféré celui-ci qui arrive à nous prendre aux tripes sans grands effets de mise en scène. Le film arrive à nous montrer et à nous faire ressentir la souffrance des personnages, leurs incertitudes, leurs non dits, on est vraiment avec eux, dans leurs peaux. On ne peut être qu'en empathie avec les deux personnages principaux féminins du film, magnifiquement interprétés par Clotilde Courau, peut être dans son meilleur rôle, et Lena Paugam, très touchante. Il faut dire aussi que le personnage masculin, joué par Stanislas Merhar, est (volontairement) assez détestable et tête à claques les 3/4 du film (on a envie de le secouer) puis au final émouvant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 mai 2015
Décors moches, acteurs inexpressifs, dialogues indigents, scénario écrit en 5 minutes sur un coin de table et le tout d'une banalité affligeante et déprimante ... une catastrophe !!!
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2015
Présenté cette année à la Quinzaine des Réalisateurs Philippe Garrel poursuit son exploration des complexités amoureuses dans son style devenu le sien depuis un moment avec un Noir et Blanc stylisé qui nous ramène indéniablement dans les années 60 de la Nouvelle Vague. On est un peu agacé par une voix Off qui ne sert que des évidences. Par contre le casting n'est peut-être pas parfait. Mais ça reste un joli film, bien vu sur le comment du pourquoi de l'infidélité et surtout sur des conséquences parfois plus dramatiques que les causes.
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2015
Film assez original qui sans être un chef d'oeuvre se laisse regarder les acteurs sont bons ça fait plaisir de revoir le trop rare Stanislas Merhar et finalement le noir est blanc va bien au film ( j'avais un peu peur )
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2015
Après A trois on y va, le triangle amoureux est de nouveau à l'affiche sur les écrans français. Bien moins drôle mais tout aussi intéressant, L'ombre des femmes reprend l'histoire de Pierre et Manon. Tandis qu'ils travaillent ensemble et réalisent des documentaires, le mari commence à tromper sa femme. Mais, ce qu'il ne sait pas, c'est que celle-ci fait la même chose avec un autre homme.

Certes, le schéma de L'ombre des femmes ne peut être plus classique. Mais il est doté d'une puissance narrative indéniable. La justesse des dialogues, le réalisme des confrontations et la conviction des interprètes en font une histoire prenante, et tragique. Car un couple, au bout du conte, n'est pas fait pour durer. Un moment ou à un autre, une période de doutes et de lassitude s'installe dans ce quotidien intimiste. Difficile à combattre, cet obstacle peut s'avérer fatal pour les deux amoureux. Mais le couple que nous avons sous nos yeux, unique et faisant partie d'un tout, ne peut se dissoudre. C'est pourquoi il se reformera tôt ou tard. Peut-être pour reproduire les mêmes erreurs, ou peut-être pour créer quelque chose de neuf.

Ce noir et blanc brouille la perception du spectateur par rapport à la contextualisation du film. Les portables, ordinateurs et autres objets électroniques ont quasiment été bannis du script pour inscrire le scénario dans le passé. En plus de rendre cette histoire universelle et presque atemporelle, Garrel ajoute un brin de nostalgie mélancolique à l'ensemble (le couple fait un documentaire sur un héros de guerre). Il filme une passion usée, triste et destructrice qui semble inéluctable. Cette poésie urbaine issue de la Nouvelle Vague, renforçant la théâtralité de l'œuvre, accompagne adroitement ces trois âmes en peine. Un beau film plein de tact.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mai 2015
Un poème en images d'1h10. Simple, beau, poignant. Une histoire de marivaudage revue par un des plus grands cinéastes français. Un triangle amoureux qui se déchire sans le vouloir. Assurément une des plus belles histoire d'amour de l'année, tous sexes confondus.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse