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nicolas t.
61 abonnés
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3,0
Publiée le 23 juin 2014
Du Almodovar light sur fond de crise grecque. Les acteurs sont charmants, mais le film trop long et pas très inspiré à part des scènes de chorégraphie kitsch sur une chanteuse italienne qui fait un caméo amusant.
Mais quelle belle surprise ! On passe du rire aux larmes, de l'émotion à la violence, de la sidération au fou rire. Et ce jeune Dany avec son lapin blanc Dido, il est tout simplement incroyable, avec sa sucette en bouche, ses cheveux décolorés et sa dégaine d'Emo Boy. Sans oublier les chansons de Patty Pravo, chanteuse italienne iconique des années 60. Vraiment une excellente découverte.
Je viens enfin de voir ce petit chef d'oeuvre dont tout le monde parle et qui est sorti il y a un mois. L'histoire m'a intéressée dès le départ mais j'avais toujours quelquechose à faire et d'autres films à aller voir . Bien qu'il soit à l'affiche un mois encore après sa sortie je me suis dit que cette fois-ci il fallait que je me dépêche de le visionner, surtout que je ne le loupe pas. Et bien je suis ravie, j'ai adoré cette histoire, ces deux frères très attachants et gentils, surtout le plus jeune avec son lapin blanc. Un vrai petit bijou ce film, c'est frais, émouvant, poignant, amusant, drôle, angoissant, divertissant...
Si on met de côté les cas particuliers de Costa-Gravas et de Jules Dassin, il faut être un cinéphile particulièrement pointu pour citer d'autres noms de cinéastes grecs que Theo Angelopolos et, peut-être, Michael Cacoyannis. Cette situation pourrait changer avec un nom qui, film après film, grossit en terme de notoriété : Panos H. Koutras. Après 3 films prometteurs, "L'attaque de la moussaka géante", "Real Life" et "Strella", le Festival de Cannes 2014 a choisi de présenter "Xenia", son dernier film dans la sélection Un Certain Regard. Tout à la fois picaresque et politique, réaliste et onirique, plein d'humour et de vitalité tout en étant parfois désespérant, Xenia a été une des très belles surprises du dernier Festival de Cannes. Sa présence dans la Compétition n'aurait pas du tout été usurpée, une présence qui, de plus, aurait contribué à renouveler le panel des réalisateurs invités à la grande fête du Cinéma.
Film sans intérêt ! Tout est kitsch (du personnage de Dany aux chansons insupportables style Dalida !) et le scénario est vide et cousu de fil blanc ! Le jeune frère est insupportable et on galère à suivre leur histoire car on manque vraiment trop de profondeur ! C'est nul de chez nul car trop caricatural ! A fuir...
Un road-movie foutraque et inégal mais attendrissant, bourré de charme et d’énergie, sur deux frères en quête paternelle, incarnés par un duo de comédiens attachants. 3,25
Des nouvelles de la Grèce. Avec en ombre portée des pérégrinations de deux frères à la recherche de leurs racines, le sort des migrants,un pays fracturé par un gouffre de classes et le visage banal et anxiogène de l’extrême droite et puis aussi un pas de coté dans le fantastique et un beau clin d'oeil à la Nuit du Chasseur.
Pour totalement adhérer à un road-movie, celui-ci nécessite soit une atmosphère, un univers auquel on a envie de se plonger, soit une histoire bien écrite avec des tenants et des aboutissants concrets. Malheureusement ici, le scénario tient en une ligne et les rencontres faites lors du périple de ces deux frères ne sont que partiellement intéressantes. Et le réalisateur ne se rattrape pas sur la forme, pas forcément moche mais terriblement triviale et sans personnalité. De plus, l’un des deux héros représente tout ce qu’il est agaçant de voir chez un personnage gay dans un film : efféminé, hystérique et bruyant. Et ça lorgne parfois vers un trop plein de kitsch difficilement supportable. Qui plus est c’est très long. Alors navet ? Pas vraiment tant certains passages fonctionnent par leur générosité et qu’au niveau sociétal le film parvient à intéresser quant au sort des albanais ou des homosexuels dans un pays très peu représenté sur grand écran. Cependant, là où « Xenia » touche le plus c’est dans la relation qui se renoue entre les deux frères, lors de passages drôles, émouvants et donc réussis. C’est très généreux et open mais ça manque de rigueur au montage et dans l’écriture pour adhérer totalement. Quant aux scènes oniriques avec le lapin géant, elles ont le défaut de passer après « Donnie Darko » auquel elles font irrémédiablement penser…
Remarqué quinze ans plus tôt avec son très extravagant L’attaque de la moussaka géante, Panos H. Koutras réalise cette fois un petit film bien plus mesuré et intimiste, tournant autour du road-trip (dans le cas d’un film grec, on parlera plutôt d’odyssée) de deux frères albanais en quête d’un père inconnu. Ces deux adolescents, dans lesquels le réalisateur prétend se reconnaitre, interprétés par deux jeunes acteurs amateurs, apportent au film à la fois la bonne humeur qu’ils dégagent mais également une certaine gravité dans la façon dont ils sont perçus par le monde qui les entoure. En effet, le réalisateur semble animé d’une volonté de nous alarmer de la montée du fascisme dans son pays. Ce support, qui mêle onirisme et légèreté, n’est toutefois le plus efficace pour une chronique politique frappante. La sympathie qu’inspire cette petite virée, sur fond de musique pop, entre frangins attachants aident à compenser les ruptures de rythmes et les longueurs dont souffrent, sur plus de deux heures, cet étonnant scénario.
"Xenia" dépeint le parcours de deux frères à la recherche de leur père biologique dans une Grèce xenophobe et homophobe. Réaliste ou pas, il n'en reste pas moins que "Xenia" dégage diverses émotions, du rire aux larmes, et que l'on s'attache facilement aux différents personnages qui composent l'histoire, principaux comme secondaires. Une belle surprise que je conseille vivement.
Je crois que c'est le premier film grec que je vois et j'avoue avoir passé un moment agréable devant. Cette odyssée moderne offre une comédie agréable qui évoque les problèmes de la société grecque. On suit deux frères qui, albanais par leur mère, doivent trouver leur père grec pour obtenir la nationalité grecque qui fonctionne sur le droit du sang et non le droit du sol. On observe donc une société qui se droitise de plus en plus avec des commandos de fascistes ratissant les rues pour s'en prendre aux immigrés. L'intrigue est prenante et les deux frères très sympathiques. L'ensemble fournit un divertissement enlevé qui tient bien le spectateur en haleine tout au long de ces deux heures. Ce n'est pas la comédie de l'année, mais ce long-métrage offre un voyage délicieux dans la Grèce du XXIème siècle. Un film sympathique qui mérite le coup d'œil.
Un film d'une belle originalité, aux personnages touchant et attachant, mis en scène à la fluidité impeccable, qui donne un bon rythme au scénario prenant et bien construit et qui arrive à nous toucher et nous émouvoir grâce aux superbes interprètes. Une très heureuse surprise à voir impérativement.
Aller au cinéma, c'est aussi prendre des nouvelles du monde. Avec "Xenia" de Panos H Koutras, nous avons, au travers d'un périple de deux frères mal assortis, un instantané de la situation actuelle de la Grèce. Xénophobie, homophobie, crise et ses inévitables inégalités, fascisme rampant voire triomphant, font exploser les clichés touristiques des plages de sable fin et enfonce le clou d'une actualité qui semble un peu oublier ces derniers temps ces presque parias de l'Europe. La vie est de moins en moins simple au pays de la moussaka et encore plus problématique quand on est d'origine albanaise comme les deux principaux personnages du film. Orphelins depuis peu, leur mère vient de décéder, Dany, 16 ans et Odysséas, 18 ans, vont rechercher leur géniteur disparu dans la nature depuis belle lurette, avec l'espoir de pouvoir obtenir une reconnaissance de paternité qui leur permettrait d'éviter l'expulsion en devenant grec . Leurs pérégrinations seront l'occasion l'occasion de sortir complètement de l'enfance, de régler les quelques meurtrissures qui y sont liées mais aussi, en filigrane, de dresser le portrait guère joyeux d'une population assez cosmopolite. Citoyens d'Europe un peu à la dérive, englués dans une crise dont une des rares portes de sortie est, avec l'immigration vers des contrées plus accueillantes, la machine à rêves nommée télévision et ses émissions de télé-réalité, cette jeunesse nous touche grâce au regard plein d'amour du réalisateur. "Xenia" joue sur beaucoup de tableaux à la fois : le récit initiatique, la critique sociale, l'analyse du passage délicat à l'âge adulte tout en y incorporant d'autres éléments comme le thriller, la comédie musicale, le fantastique symbolique, le militantisme gay pour le droit à l'indifférence. J'avoue que tout ce mélange passe finalement très bien, à part, pour moi, une certaine lourdeur dans les symboles. Le doudou vivant/peluche/géant est un peu trop surligné et la petite traque dans la forêt, avec ses plans rappelant "La nuit du chasseur" un soupçon too-much. Cependant, ce film dégage une telle énergie, un tel amour du cinéma, qu'il serait dommage de s'en priver. Plus sur le blog