Tout le monde dit du bien de ce film, qui est fait par trois jeunes gens dont le fils de l'héroïne, qui s'appelle Samuel Theis. Et Angélique, c'est donc l'héroïne du film, donc la vraie héroïne, puisqu'elle joue son propre rôle, une entraîneuse de 60 ans. Elle est filmée, donc, par ses amis et son fils. Elle s'est pas fait tirer la peau, elle en aurait eu bien besoin, hein, parce qu'elle fait plus de 60 ans, elle est bien tapée mémère. spoiler: Mais ça fait rien, elle a même trouvé un amoureux parmi ses clients. Il la demande en mariage, elle dit oui, et puis elle dit non, et puis c'est chiant ! C'est encensé par la critique, il a eu la Caméra d'or, ce film, au Festival de Cannes. Moi ça m'a endormie et j'avais pas du tout sommeil, hein.
Ennuyeux, extrêmement mal filmé (la lumière est terrible par moments), le seul point très réussi est le titre. Comment ce film à t il pu obtenir une caméra d'or à Cannes?
L'histoire au départ ne m'intéressait pas bien et j'ai été voir ce film par curiosité car il a eu un prix à Cannes. Ni j'ai aimé, ni j'ai détesté. Je me situe entre deux. Ce film m'a beaucoup fait penser aux reportages de l'émission "Striptease" que j'aime beaucoup. J'ai trouvé ce film bien triste et je me suis prise d'empathie envers le personnage du Monsieur qui est très amoureux. Malheureusement pour lui Angélique n'est pas amoureuse mais elle accepte quand même le mariage. Quand elle lui avouera après la cérémonie qu'elle ne l'aime pas, c'est terrible. En fait j'ai apprécié ce film pour son côté émouvant et touchant mais ce que je n'ai pas bien aimé c'est le caractère et la personnalité d'Angélique.
Un film réussi, très émouvant : Angélique a atteint un âge délicat, la soixantaine, pour une entraîneuse de boite de nuit. Dans son cabaret, elle passe désormais ses soirées à boire seule, faute de clients pour de lui offrir une bouteille de champagne. Dans son cœur, elle reste une jeune femme gaie, toujours partante pour aller danser ou faire la fête, généreuse et ouverte à l’aventure. Les peurs du lendemain et les compromissions de la vie quotidienne ne font pas partie de son mode de fonctionnement. Des blessures jalonnent pourtant la vie de cette femme attachante, mère de quatre enfants. Des rancœurs et des non-dits pèsent aussi sur les réunions familiales où l’on sent bien qu’Angélique comme maman n’a pas toujours été à la hauteur. Un jour, un de ses vieux clients, lui déclare sa flamme. Angélique a l’occasion inespérée de se ranger et de finir tranquillement sa vie.
Les trois jeunes réalisateurs, Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Thei, nous offrent un portrait vrai et sensible de cette femme étonnante à la croisée des chemins. Avec eux, nous découvrons le milieu des cabarets de striptease situés en Allemagne près de la frontière française. Rien de sordide dans cette vie ni de glamour non plus d’ailleurs mais simplement des femmes de caractères, hautes en couleur jamais vulgaires. Angélique Litzenburger est criante de vérité. Elle dresse le portrait d’une femme libre et honnête qui aime avant tout la vie. Sa jeunesse d’esprit éclate face à des interlocuteurs plus jeunes en âge mais bien plus conservateurs qu’elle. Le seul petit bémol est la longueur du film. Le dernier quart d’heure est peut-être de trop.
Non, Party Girl n'est pas un documentaire sur la mère de Samuel Theis, l'un des coréalisateurs du film et ce, même si Angélique Litzenburger joue un rôle plus qu'inspirée de sa vie aux côtés de ses véritables enfants. Où s'arrête la vérité, où commence la fiction ? A vrai dire, la question n'est pas si importante devant un récit qui transpire l'authenticité et la tendresse (mais sans sentimentalisme ni concessions) pour ses personnages. Angélique, qui se marie à 60 ans et a donc décidé de se ranger, est-elle un monstre d'égoïsme ou simplement une femme libre ? A chacun de se faire sa religion. Les scènes de cabaret sont anecdotiques et constituent le point faible d'un film tout entier contenu dans ce portrait de femme et ses relations compliquées avec ses quatre enfants. On pourra le qualifier de naturaliste si l'on veut et évoquer Pialat. Mais Party Girl possède son propre univers, celui de la Lorraine d'après les mines, son tempo et son style. Une Caméra d'Or à Cannes hautement méritée.
Oui c'est bien raconté et bien filmé on est d'accord. mais ca ne vaut pas toutes les éloges qui sont faites par la presse. le temps est un peu long à voir défiler une partie de la vie de cette femme et sa famille léthargique. la fin est plutot reussie
Ce film est similaire à un documentaire légèrement scénarisé. Grande humanité et justesse des interprétations, les acteurs sont épatants, beaucoup de chaleur. Le scénario est un peu réduit, mais reste vraiment original, c'est là le principal intérêt du film. J'ai trouvé le film touchant, sans plus, faute d'avoir pu facilement m'identifier aux personnages. Pour le reste, la réalisation et la mise en scène sont réussies pour un premier film.
Un film mis en images par trois réalisateurs pour une même histoire, c'est assez rare. Et il obtient la caméra d'or. Forcement cela attise la curiosité. Le film a tous les ingrédients réunis pour en faire une bête de compétition en festival: contexte social fort, lien mère-enfants, sujet de l'âge et de la retraite... Bref, tout y est, peut-être même un peu trop et c'est du déjà-vu. Au fur et à mesure que l'histoire avance, cela devient lourd et il n'y a plus de surprises car on s'attend à tout ce qu'il va se passer. Il y a tout de même de très beaux moments, comme lorsque Angélique revoit sa fille après 10 ans d'absence. Mais ils ne sont pas assez. La réalisation n'est pas incroyable malheureusement. En tout cas, pour une caméra d'or, c'est un peu dommage. Le suivi des personnages est très approximatif, il y a de très gros problèmes de mise au point. Ceci est peut-être voulu mais cela n'aide pas à entrer dans le film. Les atouts sont les acteurs qui sont touchants et criants de vérité, ainsi que la musique qui correspond parfaitement au personnage principal.
Film très original... Français, Familial si on peut dire puisque c'est l'histoire de la maman d'un des trois co-réalisateurs. Ca se passe dans l'est de la France, et les dialogues "forts en couleurs" n'échapperont à personne, terre qui me tient particulièrement à coeur (vous le savez). Envisager une telle reconversion à la soixantaine et plus encore s'engager pour le reste de sa vie, pose vraiment question, et toute cette difficulté est ainsi exprimée dans cette réalisation, fine, prosaïque, et à fois brute, rugueuse voire gênante !! Angélique Litzenburger (Angélique) est formidable de simplicité et de justesse. Caméra d’or obtenue par ce film, c’est une émotion bien réelle qui s’en dégage, un scénario ultra non-fabriqué ou sophistiqué, c’est son charme et son intérêt !! Ne le ratez pas !!**
Bravo à la famille Litzenburger ! Ce film est magnifique, la musique, la bande annonce, la présence des acteurs, leurs silences, leurs regards, les paroles échangées. Chacun est magnifique dans son rôle. On se serait cru en Belgique avec l'atmosphère de "Quand la mer monte". Cette circulation d'une langue à l'autre est aussi pleine d'intensité. Comment être une mère? Qu'est-ce qu'un père? Comment aimer sa mère ou son père quand la vie de famille n'est pas conventionnelle? Qu'est-ce qui se passe dans une rencontre amoureuse? En tout cas, Angélique a fait de belles rencontres avec ses enfants... "Caméra d'or", eh ben oui, c'est mérité. Courrez voir ce film!!
A mi-chemin entre "Strip-Tease" et du pseudo-auteuriste, façon mauvais Amalric (celui de "Tournée"), ce "Party Girl" est particulièrement raté. Car n'ayant ni le ton vrai et décapant des docus franco-belges, ni une vision fictionnelle originale. C'est une sorte de télé-réalité, impudique et vulgaire, "retravaillée". Et donc une fausse plongée dans le quart-monde, même si 3 des Theis ont un look exceptionnellement véridique (seul Sam-uel, co-réalisateur et co-auteur, mais aussi assurant un vrai/faux rôle, comme le reste de sa famille, étant en rupture, au physique et au "profil" général). Pour une histoire minuscule, qui piétine très vite : une pochetronne (rôle assuré par la vraie mère des Theis), "qui aime la fête" ("Party Girl"), a eu 4 enfants (de 4 géniteurs, à l'évidence), et, la soixantaine cruellement visible sous le maquillage, accepte de faire une fin avec un brave type de son âge, Michel. Mais la promise (jamais prénom aura été aussi mal porté - cette "Angélique" a une allure, une vêture et une parure à s'appeler "Irma", et à dire la bonne aventure dans les fêtes foraines !) a du mal à renoncer au monde de la nuit - pour elle, celui des "cabarets" allemands bas de gamme (c'est la Lorraine devenue friche industrielle, de l'autre côté de la frontière), où elle est hôtesse "au bouchon", depuis des lunes. La caméra qui chaloupe, les gros plans.... même la technique ne réserve aucune surprise. C'est laid, glauque souvent - et d'un ennui profond, tout le temps. Encore un coup de coeur du boboland... aux exceptions notables (et encourageantes) de Louis Guichard de "Télérama", et des "Cahiers". "Caméra d'Or" lors du dernier Cannes s'expliquant par le copinage et/ou l'absence de concurrence - ?
Un film hyper sensible, très bien joué. Entre fiction et réalité, les acteurs sont géniaux. Un peu trop de gros plans à mon goût, mais cette manière de filmer les corps, l'incarnation du sensible fait partie de la patte du film. Une lumière sublime. Mention spéciale à Samuel Theis, petit bonus du film!
Peut-on changer de vie ? Party Girl, propose un sujet plutôt intéressant, même si c'est du déjà vu, celui de la prise de conscience et du désir de se poser enfin. Malheureusement, plus le film avance plus le sentiment de prévisibilité est confirmé. C'est bien trop rose, prévisible et pas crédible pour un sous ! Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
Party Girl...de Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis. Je résume vite fait : Angélique a bossé toute sa vie dans un cabaret à la frontière franco-allemande, comme entraineuse. Un ancien «client» qu’elle va elle même chercher, car celui ci ne vient plus au «club», la demande miraculeusement en mariage. Je n’en dirai pas plus. Commençons par les personnages : ils jouent leurs propres rôles. Les 4 enfants d’Angélique sont ses 4 vrais enfants dans la vraie vie, dont l’un est le réalisateur du film. Sympa : je vais faire un film sur ma mère, vieille entraineuse et pocharde...bonjour la famille ! J’ai horreur de me retrouver en situation de voyeur, dans une position sans pudeur, surtout quand la fiction est la réalité. C’est encore plus difficile quand les personnages ne m’intéressent pas. Cette vieille entraineuse, maquillée et breloquée comme un arbre de Noël m’insupporte, me met mal à l’aise et je n’ai aucune sympathie ni empathie pour elle. Quelles sont ses qualités ? Je n’en vois pas. Quatre enfants de quatre hommes différents dont elle ne se souvient plus, un fond de méchanceté permanent, une saoularde qui a le vin mauvais, qui s’exprime mal, qui écrit mal, qui vit mal...une cata quoi ! Et moche en plus...ouais je sais je suis pas sympa mais plus le temps passe moins j’ai de tolérance vis à vis de ce film. La démarche est presque obsène par rapport à la gêne causée Alors ok, parfois ça fait penser à certaines scènes de «Meurtre d’un bookmaker chinois» (et croyez moi, en écrivant cela je suis bon, grand et généreux), sinon ce film me fait tout simplement penser à un épisode de Strip Tease, l’émission de France 3. On pénètre chez les gens, souvent de petites gens, beaucoup plus intéressants que cette Angélique sans qualité. Ce que je sauve ? Une scène avec son fils (le réal), de nuit dans une voiture...j’aurais aimé que cette scène soit «le film»...malheureusement elle ne dure pas longtemps. Je ne suis pas étonné que Nicole Garcia ait donné la caméra d’or à ce film, ça lui ressemble...le côté destroy-chic. En ce qui me concerne ça ne passe pas bien. Et je suis certains que d’autres films en lice auraient mérité davantage ce prix.