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Bertie Quincampoix
143 abonnés
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4,0
Publiée le 12 décembre 2017
Portrait de femme tendre et émouvant, ce film qui se déroule en Moselle, à la frontière franco-allemande – les accents et l'utilisation du "platt", le patois du cru, l'attestent – est aussi une intéressante expérience de cinéma vérité. En effet l'actrice principale est bien la mère des quatre enfants du film, dont du co-réalisateur Samuel Theis, à l'origine du projet, et qui joue donc ici son propre rôle entouré des membres de sa famille pour le moins iconoclaste. Totalement hors norme et extravagante, Angélique, personnage central du long-métrage, est une femme de la nuit qui est entraîneuse dans un cabaret, jusqu'au jour où elle décide de se ranger, d'épouser un homme et de renouer le contact avec la plus jeune de ses filles, placée en famille d'accueil depuis ses 6 ans. Mais vouloir aller à l'encontre de sa nature profonde n'est pas toujours aussi facile qu'il n'y paraît... Inspirée de l'histoire vraie des Litzenburger-Theis, plusieurs séquences de réconciliation familiale sont particulièrement touchantes. Très belle musique de fin signée Michelle Gurevich alias Chinawoman. Caméra d'or méritée au Festival de Cannes.
Cette femme n'arrive ni à vieillir ni à se laisser enfermer (ce qui arrangerait tout le monde) ; elle tente de se plier aux conventions (par amour pour ses enfants je pense, un amour réel) mais au dernier moment tel un oiseau elle s'envole de sa cage. Evidemment on peut penser que son ancien milieu n'est pas reluisant mais au moins elle était libre ; c'est un mauvais plan à présent puisqu'elle est trop vieille pour attirer les clients. Le rejet de la vieillesse et l'amour de la vie sont bien illustrés par la fin du film même si on ne sait pas vers quoi elle va... On peut en faire une lecture positive et négative à la fois : c'est la vie .
Merci ARTE pour la découverte de ce 1er film fort intéressant de ces trois jeunes réalisateurs. La mise en scène n'a rien d'extraordinaire à part la scène des montgolfières qui sort du lot. Par contre le scénario est très original et très bien écrit. Il fallait y penser à nous faire le portrait de cette femme de cabaret qui tente une lancée dans une nouvelle vie plus "ordinaire". Le casting est très bon et très bien dirigé avec cette petite particularité d'être situé près de la frontière allemande où donc les deux langues s'affrontent dans des dialogues parfois percutants. Deux séquences sont émouvantes et nous font trépigner d'impatience à connaitre le choix que va faire Angélique. La fin est habile...
J'ai sans doute trop regardé, trop apprécié Strip-tease, la série de docu-reportages belges pour savourer à sa juste valeur Party girl. Un long métrage là où 52 minutes nous en apprenaient autant. Des acteurs jouant plus ou moins leur propre rôle, là où la caméra révélait, voire exacerbait des situations du quotidien.
Party Girl c’est l’histoire d’Angélique, la soixantaine, qui n’est pas résigné par être vieille. Elle aime encore les hommes et veut les séduire. Elle se maquille encore et se refuse d’être une femme mûre. Le film réside dans son combat à être une femme libre et sans complexe. Mais cette femme de cabaret doit faire face à la société qui l’entoure et qui la rejette, ou du moins souhaite la remettre à sa place. Filmé avec des plans très rapprochés, la bande de réalisateur délivre un portrait de femme unique et actuel. Certainement influencés par John Cassavetes, les cinéastes font de leur drame un pseudo documentaire de ce que pensent les vieilles femmes qui sont encore jeunes et le regard des autres sur leur envie de liberté. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Tout le monde attendait Deux Jours, Une Nuit, Sils Maria ou Saint Laurent au palmarès des films français de Cannes. Contre-toute attente, de ces films oubliés du jury, il ne restait que Party Girl pour redorer le blason français (et l’inclassable Adieu au Langage de Jean-Luc Godard). Un film « sauvage, généreux et mal élevé » selon les mots de Nicole Garcia qui a honoré le film du prix de la Caméra d’Or, la récompense des meilleurs premiers films à Cannes. En soi, l’annonce de l’ouverture de la sélection Un Certain Regard par Party Girl avait déjà été une audace et une surprise certaine quand on sait qu’habituellement, ce sont des cinéastes bien confirmés comme Sofia Coppola, Gus Van Sant ou Steve McQueen qui ouvrent les festivités. Issus tous les trois de la prestigieuse école de la FEMIS à Paris, Marie Amachoukeli, Claire Burger et Samuel Theis incarnent pourtant dès leurs premiers faits d’arme l’espoir et l’avenir du cinéma français.
Avant de se lancer dans la réalisation de ce premier long métrage, Marie Amachoukeli et Claire Burger réalisèrent d’abord trois courts métrages dont deux furent salués par la profession : Forbach, interprété par Samuel Theis, récompensé à Cannes par le Prix d’Ensemble de la Cinéfondation en 2008 et le Grand Prix du Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand ; C’est Gratuit pour les Filles est lui honoré du César du meilleur court-métrage en 2009, et les deux filles réalisèrent également Demolition Party en 2013, avant de se lancer dans la production de Party Girl inspiré de la vie d’Angélique Litzenburger, la mère de Samuel Theis.
Ce film, si on peux appeler ça un film est ni plus ni moins que l'histoire d'une "cas sociale" (n'ayons pas peur des mots) qui se complait dans son monde bas de gamme et malsain. Impossible de prendre en pitié une telle personne tellement c'est pathétique. Je ne vois vraiment pas l'intérêt de faire un film sur ce sujet. C'est plat, pas agréable à regarder, pas divertissant... Ça donne envie d'euthanasier le personnage principal.
Filmé quasiment comme un documentaire, sans fioritures ni paroles superflues, Party Girl est une tranche de vie dans ce qu'elle a de plus simple, de plus dure, de plus touchante, brute et tellement généreuse aussi. On n'oubile pas Party Girl d'autant plus lorsque l'on sait que les acteurs jouent leur propre rôle.
Film touchant sur la vie d'une famille... le sujet se résume à cela et c'est sans doute le problème. En effet, les acteurs jouent leurs propres rôles dans la vie. Inégal et trop intimiste pour certains ce que je peux comprendre.
Un film d'auteur à la française, social et réaliste. Réalisation et mise en scène sobre et épurée, direction d'acteurs efficace, et scénario à forte connotation sociale. Il n'en faut pas plus pour faire de ce "Party Girl" une jolie réussite, formidablement interprétée par des acteurs inconnus mais convaincants. Les thèmes représentés ici sont forts, de l'amour à la notion de parenté. Le tout sans en rajouter dans le mélo ou le dramatique. Un film à la Dardenne dont beaucoup devraient s'inspirer.
Party Girl fait partie de ses films difficiles à qualifier, tant on a le sentiment d' avoir vécu qq chose de "différent".
Film inspiré par l'histoire de la mère d'un des 3 co-réalisateurs, elle y joue son propre rôle ainsi que tous ses autres enfants. Non acteurs, ils nous bouleversent tous tour à tour.
Portrait de femme de 60 ans,éprise de liberté et tourmentée dans ses relations avec ses enfants, qui va se retrouver face à une demande en mariage.
Ce film est a la fois déchirant et touchant.On ne peut pas sortir indifférent, et nous sommes happés par l authenticité qui s'en dégage.
Musicalement nous sommes envoutés dès le début du film par " I'll be your womàn" de CHINAWOMAN , durant le film de belles compositions du collectif Low Entertainment (egalemenBO d Hippocrate), et un final avec "Party Girl" de CHINAWOMAN !
Le risque avec Party Girl, on le sent dès les premières minutes c'est de sombrer dans la facilité d'un striptease géant (la célèbre émission belge) mais avec l'accent alsacien... C'est d'autant plus palpable que l'installation se fait in vivo dans un cabaret. autour d'un coin paumé après la frontière. Et ce qui n'arrange rien c'est que les premiers échanges, marqués par une vraie faiblesse des dialogues jusqu'aux présentations au sein de la famille de l'héroïne sont pas non plus au top. Le fait d'avoir à faire à des amateurs en matière de jeu y est probablement pour quelque chose et dessert objectivement le film dans un premier temps...
En revanche, malgré ce côté bancal que l'on retrouve aussi dans certaines séquences inabouties (je pense au pétage de plomb lorsqu'elle retourne au cabaret pour lequel une actrice aurait probablement mieux fait vivre la scène d'hystérie, je pense aussi à la scène tournée à la façon d'Une femme sous influence avec les copains du mari qui veut pas qu'elle fume... trop courte malgré un gros potentiel dramatique et burlesque), le film gagne en sympathie sur la durée . Finalement on est traversé de beaux sentiments lors de la séquence lumineuse et poétique des ballons dirigeables, simple et chaleureuse du mariage surtout (l'intervention émouvante des quatre enfants) pour finir en apothéose sur cette scène finale où elle gardera fièrement et divinement son mystère, restant aussi insaisissable et indéchiffrable que ce visage mutique qui exprime si peu.
Voilà, donc malgré une narration prévisible et des dialogues, acteurs et séquences de qualité fort inégales, le film finit par être hyper attachant et on finit sur une note belle et enlevée. Voir Party Girl est donc recommandé d'autant que merde ça fait quand même du bien tous ces nouveaux visages inconnus et cette fraîcheur (presqu'une innocence) des créateurs qui vivifie.
Un film à cheval entre the wrestler et streap-tease (l'émission, pas le film!). L'ambiance séduit un peu les 10 premières minutes mais après, on s'ennuie ferme. Par ailleurs, le côté dramatique du film est franchement plombé par des accents de la grande région... Il n'y a pas véritablement de fin, de dialogues, ou de passages mémorables.