1132 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
171 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
69 critiques
3
47 critiques
2
24 critiques
1
7 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 septembre 2014
Excellent film, délicat, plein d'humanité et débordant de vie. Découverte de vraies personnes qui nous embarquent dans une histoire qui ressemble tant à leur vie réelle, hors des conventions. On les aime, on reste attaché à Angélique et à ses enfants bien après la fin du film.
En guise de premier long-métrage, Samuel Theis s’entoure de deux de ses anciennes camarades de la Femis, avec qui il a déjà coréalisé de courtes fictions, pour, grâce à un habile de fiction et d'autobiographie, capter l’intensité dramatique que dégage sa propre famille, et en particulier sa mère, héroïne de cette histoire d’amour atypique et personnage de cinéma très fort. En jouant, avec beaucoup de liberté, leurs propres rôles, les membres de cette famille apportent une immense sincérité dans l’approche de leurs relations, qu’elles soient fusionnelles ou conflictuelles. Mais Party Girl n’est pas qu’une simple idylle entre sexagénaire ni une fresque familiale, c’est avant tout un constat social qui nous entraine, sans jamais faire preuve d’un quelconque misérabilisme, dans les faubourgs populaires de Strasbourg, et en particulier dans le monde de la nuit qui apparait ici comme une échappatoire à la misère qui gangrène la région lorraine. Et même si les scènes dans le cabaret peuvent parfois sembler un peu superficielles, c’est justement parce que, dans sa globalité, l’intrigue est celle d’une tentative, via un mariage, de s’extirper de ce microcosme festif mais renfermé sur lui-même que l’arche narratif d’Angélique est aussi touchant qu’il est porteur d’un insondable fatalisme puisque son tempérament histrionique l’empêchera en définitive de devenir la mère que ses enfants espèrent voir en elle.
Prendre des comédiens amateurs pour jouer des rôles qui leur sont proches n'a pas que des qualités. Ils n'ont absolument pas le sens du rythme et joue comme dans les reconstitutions de « télé-réalité ». Mise à part ça, la mise en scène de Party Girl et l'amour pour ses personnages le sauvent. Une tranche de vie pathétique, triste et belle à la fois.
Un excellent moment de cinéma proche du docu-fiction avec des séquences émotionnelles très réussies, d'autres un peu moins... Mais, dans l'ensemble, un film très réussi et riche de promesses...
Très bien joué, très bien filmé. Le film est brutal dans le sens où on ne nous montre aucun artifice. Mais le vérité tel qu'elle est. Dans les bons et le mauvais moment. On nous montre une bande annonce plutôt triste alors que l'on sort de la salle avec le sourire. Un film frais, doux, brutal. C'est une critique inutile en fait. Il faut le voir pour comprendre.
On s'attend à voir une femme qui choisit la fête comme raison de vivre mais on découvre l'abîme de la solitude et de la lâcheté. Les critiques ont raison de souligner l'aspect documentaire du film qui nous laisse un goût amer en sortant.
aucun intérêt...une sorte de "strip tease" à la sauce alsacienne mais le problème c'est que le sujet n'a, en lui-même aucun intérêt et la manière de filmer est complètement désincarnée...un film de parisiens pour des parisiens qui ne dépassent pas les périphériques...aucune possibilité de s'identifier aux personnages vu qu'eux-mêmes n'ont aucune identité, aucune personnalité...autant prendre son Iphone est filmer des beauf en buvant des Ricard et en écoutant Michel Sardou...
Ce qui est impressionnant c'est le jeu des acteurs qui n'en sont pas en fait. Sinon l'histoire n'est que moyennement intéressante, on n'éprouve pas de sentiments pour cette femme:ni bons ni mauvais. on ne sait juste pas quoi en penser.
Le film est à mi chemin entre la fiction et le documentaire, il ressemble à l'émission "Striptease" et même par moments (malheureusement) à l'émission "Confessions intimes".
Un film d'un ennui rarement atteint ! Il pourrait figurer dans le guiness book en tant que film le plus ennuyeux du cinema en 2014. Dommage qu on ne puisse pas attribuer la note 0
Angélique, la soixantaine bien marquée, est hôtesse dans un bar de nuit. Toujours payée au bouchon, elle ne fait pourtant plus recette auprès de cette clientèle masculine morne et pas toujours tendre avec cette femme vieillissante. Pourtant, un homme va s'intéresser à elle et même lui proposer de l'épouser ! S'en suivra le parcours classique des fiancés vers le mariage : installation, présentation à la famille, ici bien décomposée et disparate, les hésitations de la mariée, la noce et la nuit qui suit. Party girl est un film aux aspects charmants mais bancal, La caméra suit cette femme trop maquillée, trop bijoutée, trop coiffée. L'amour et une certaine tendresse circulent dans les scènes même si Angélique n'est au demeurant pas très sympathique. Fleur bleue à jeun et pleine de sensibilité, elle devient vite insupportable après quelques verres.. Le scénario ne cache rien ses diverses facettes, la rendant ainsi plus humaine et voire un peu plus complexe. La première moitié du film finit par emporter l'adhésion à l'arrache, malgré cette volonté un rien agaçante de jouer les bobos filmant le vrai peuple. Malheureusement la deuxième partie va tomber dans le mélo un peu lourd. Si le personnage d'Angélique arrive à nous toucher par son intégrité et sa résistance aux moules, le scénario, lui, emprunte un peu trop des chemins sirupeux, parfois de manière un tantinet too much, comme dans la scène des déclarations d'amour durant le mariage, où la vérité des protagonistes est un peu surjouée et rate complètement sa cible tellement c'est risible. Les mouchoirs restent dans la poche devant cet alignement de bons sentiments. À vouloir filmer au plus juste, avec les vraies personnes, en imposant cette fiction/documentaire rejouée, les réalisateurs signifient par là même le silence aux critiques .... Puisqu'on vous dit que tout est vrai ! Vrai oui, mais à la sauce téléréalité, faut des larmes pour emporter l'adhésion du public coco ! Ok pour l'hommage filial et pour le partage de cette vie non exempte d'émotions, mais non merci pour cette dose de cuculterie béate. Puis bizarrement, alors que l'on est quand même dans un registre impudique, le film le devient nettement moins lorsqu'il s'agit d'aborder la sexualité de la maman. Le scénario n'ose pas aller jusqu'au bout, comme si soudain cette femme à la vie sexuelle bien remplie devait devenir une sorte d'icône. La fin sur le blog