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Je vous souhaite d'être follement aimée
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Fritz L
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3,5
Publiée le 21 janvier 2016
De ce portrait de groupe avec femmes, on retiendra la limpidité. De la photo aux accents nostalgiques d’abord, d’un récit, ensuite, truffé de douleurs où l’âme et le corps sont triturés, malaxés. Elisa (Céline Sallette déchirante), une jeune femme à la recherche de sa mère biologique, profondément troublée, elle n’a de cesse de vouloir savoir. Savoir qui était cette femme, savoir pourquoi elle a été abandonnée. Cela s’est transformé en un besoin qui tient presque à la survie.
Sur sa route, elle croisera tout à tour une assistante sociale conciliante (jouée par l’exquise Catherine Mouchet), mais aussi Annette (merveilleuse Anne Benoît) et sa mère (Françoise Lebrun toujours aussi juste), qui bouleverseront sa vie à jamais. Une histoire de femme où les hommes sont peu présents. Bien sur il y a le fils, mais difficile d’être une mère dans ces conditions, et le mari aussi patient qu’inefficace. Seule la quête maternelle compte.
Ounie Lecomte, donne à son film une tonalité doucereuse, c’est ce qui le sauve d’ailleurs. Car il faut bien avouer que le scénario est un peu conformiste sans réelle originalité. Mais ici tout se joue des non-dits, d’instants volés, de cheminements de pensées dont le spectateur est une espèce de témoin à décharge. Parcouru de grands instants simples et si sensibles, « Je vous souhaite d’être follement aimée » ne peut que piquer la complicité.
La lumière de Caroline Champetier est très appréciable également, apaisante, nimbant les protagonistes comme la ville (Dunkerque, ville de caractère, est filmée à sa valeur juste) d’une tendresse toute intime. Quant à la ligne mélodique de Laurent Lavolé, elle ne vient que renforcer cette impression.
« Je vous souhaite d’être follement aimée » ne révolutionne certes pas le sujet, mais son approche sincère et ses interprètes, ne peuvent que rejaillirent dans notre cœur.
Le sujet m'intéressait, naître sous X, sans connaître cette situation . Le film commence de façon émouvante mais dès les 1ères minutes , on sait que la fille va retrouver sa mère et cela d'une manière assez rocambolesque. J'ai trouvé les 20 dernières minutes très longues et j’avais hâte de sortir puisque la fin était connue depuis longtemps et qu'il trainait en longueur . J'attendais au moins quelque chose de fort sur les retrouvailles . Donc assez déçue vu la bande annonce qui est bien faite. Je lui mets quand même deux étoiles car une question se pose : que se passe t-il quand un enfant et sa mère se retrouvent ; quel imaginaire ont mis en place les deux personnes ? Et que se passe t-il quand l'un n'est pas l'image qu'il s'était faite de sa mère ou de son enfant?
Après avoir évoqué l'adoption dans l'excellent Une vie toute neuve, la réalisatrice Ounie Lecomte s'intéresse maintenant au parcours d'une femme née sous X pour retrouver sa mère naturelle. La quête de l'identité est au cœur de l'histoire d'abord vis-à-vis du personnage d'Elisa mais elle se prolonge aussi avec Noé cherchant à s'intégrer. Je vous souhaite d’être follement aimée, un titre juste magnifique mais le film peut aussi compter sur un duo d'actrices pleines de talent avec la réunion de Céline Sallette & Anne Benoit. Un film délicat où les émotions ne se dévoilent qu'à de rares occasions et qui pourrait tout de même en laisser certains indifférents.
Malgré ses origines coréennes, il est frappant de voir à quel point Ounie Lecomte a les mêmes airs que Céline Sallette arbore dans son nouveau film Je vous souhaite d’être follement aimée : un front plus que buté, un regard intense, une mine grave. De même que la petite Kim Sae-ron du précédent film, Une vie toute neuve, pouvait être son exact double enfantin…
C’est que l’histoire personnelle d’Ounie Lecomte est indissociable de ses films : on y parle de l’adoption, mais surtout d’abandon, de la peur de l’abandon, de l’incompréhension de l’abandon.
Poetry, le titre de cet article, fait aussi bien référence à Lee Chang Dong crédité de remerciements dans le générique de fin, le producteur et mentor coréen d’Ounie Lecomte pour ce film autobiographique tourné en Corée, Une vie toute neuve, qu’à André Breton, à qui elle a emprunté la phrase « Je vous souhaite d’être follement aimée », une adresse du grand écrivain à la future jeune femme de 16 ans que son bébé de 8 mois allait devenir. Et de fait, malgré un ancrage social très fort (nous sommes à Dunkerque, ville multiple éprouvée par la guerre), le film n’est que poésie et douceur, au point peut-être de perdre pied par moments en terme de réalisme.
Un film intéressant sur l'adoption et l'accouchement sous X. L'héroïne est très crédible en adulte recherchant ses racines et tentant de découvrir l'identité de sa mère et la raison de son abandon. Seulement si la réalisation est honnête et les acteurs assez bons, le tout est desservi par une histoire assez rocambolesque et totalement farfelue ce qui m'a profondément gêné quand même. Quel hasard pour les 2 protagonistes de se retrouver ainsi !!! Pas mal pour la réflexion sur l'adoption, moyen sur le scénario et le déroulement du film...
Sensible, subtil, beau, oui ce sont c'est qq mots qui viennent en sortant de la projection de je vous souhaite d'être follement aimé! Très abouti dans tous les détails du scénario, dans la photographie, c'est du cinéma où chaque parole geste est intention, réfléchi ! Celine Salette est magnifique, toujours à son habitude engagé dans ces rôles et Anne Benoit est extra dans le rôle de la femme troublé par un enfant... Film simple qui ne tente pas de manipuler le spectateur par des artifices lourds, et c'est du cinéma ! J'ai beaucoup aimé la photographie des corps, du travail de l'ostéopathe , et de la subtilité du scénario ! Bravo c'est du cinéma !
Long et ennuyeux, très bon sujet mais traité sans âme. Je n'ai pas été convaincue n'ai touchée. Il n'y a même pas un joli décor pour rattraper la faiblesse du scénario.
Une réalisation et des acteurs secondaires pas toujours très justes, un scénario parfois un peu maladroit, mais deux actrices principales formidables, vraiment formidables !, qui dégagent énormément d'humanité et d'émotion, et qui font que finalement ce "Je vous souhaite d'être follement aimé" sent tire plutôt bien par cette fragilité et ces sentiments humains qui l'habitent. A voir vraiment pour ces deux actrices principales qui crèvent l'écran !
Alors la !!!! Alors la !! J'avais deja vu Céline Salette das quelques films mais la je suis sur les fesses l !!
cette tension , ce film !! cette tristesse, ce sujet !!!! Un film poignant qui devrait nous toucher tous !! je ne vias pas en parler j ai peur de trop dire tellement j ai envie de vous le partager!!
une femme cherche sa mere qui accoucher d elle sous x a dunkerque , le film prend place dans notre tres chere cite nordique ^^ on y reconnait les endroits mais c ets surtout le theatre de cette histoire de recherche de soi , de la verite et de se reconstruire et d accepter son passée.
le duel d actrice est géant tout en sensibilité avec des scènes de kiné qui donne du corps au sujet et au film !!
Une musique, sublime, de beau effet de flou !!
un grand moment de cinéma avec un final chante par grand corps malade !!
Un très beau duo de comédiennes qui sauve un film un peu long avec un scénario plutôt simple. À noter une très belle musique qui embellie tous ces longs plans.
Ce film traite, comme beaucoup d'autres, de l'abandon sous X et de la recherche effrénée de l'adulte pour retrouver ses parents. Dans ce film là, il y avait une idée très intéressante qui met en relation la fille, kinésithérapeute, avec sa mère biologique alors inconnue mais devenu " patiente ", suite à une chute. La fille exerce son travail et se retrouve en relation " tactile " avec sa mère biologique qu'elle masse et soigne sans savoir qui elle est réellement. Le film aurait pu tenir là une idée très intéressante si elle avait été mieux utilisée pour mettre en évidence le lien sensoriel et sensuel qui unit une mère et sa fille. Ici, on passe largement à côté de cette idée subtile à cause d'un scénario aux contours " téléphonés " et sans grande originalité. Dommage... Heureusement, les actrices ont beaucoup de talent et donne à ce film le plus qui lui fait défaut par ailleurs...
Après un joli, quoique un peu aride, premier film (Une vie toute neuve, 2010) revoilà Ounie Lecomte. Une fois de plus elle parle de l'abandon et de l'adoption. Mais sous un angle totalement différent et beaucoup plus réussi cette fois-ci. Sans jugement ni pathos, on suit le chemin de cette jeune femme à la recherche de sa mère biologique, et donc de son identité et de ses racines. Passé la coïncidence du postulat de départ, on se laisse facilement aller à cette histoire écrite avec tant de tact et de délicatesse. La mise en scène est d'un belle subtilité, nous offrant des images superbes, au plus près des visages et surtout des corps. On s’attache très vite et très facilement aux personnages, tous parfaitement interprétés. Céline Sallette et Anne Benoît sont parfaites. Elles sont toutes les deux aussi bluffantes que bouleversantes. Un très beau film, poignant et touchant. Une petite perle sensible et fragile qui continue à faire son effet longtemps après l'avoir vu. A découvrir sans hésiter.
Dans la poésie d'un nord Dunkerquois, une saison estivale qui permet les sorties extérieures, Céline Sallette s'en va chercher une mère biologique dont elle n'a cessé de croire l'existence. Le rapport au corps, le frottement entre deux peaux rêches. Le film prend le virage d'une douce mélancolie. La distribution est parfaite. La mise en scène passe la première, la deuxième met à du mal ensuite. La rencontre finale est un tantinet décevante et Grand Corps Malade semble être un choix de mauvais goût. Beau mais pas abouti.
Un film émouvant et d'une grande délicatesse, brossant avec finesse le portrait d'une femme en quête de sa mère biologique et celui d'une mère qui va peu à peu se découvrir, apprendre à vivre pour et par elle-même. Le film se veut également très sensoriel, de part le métier du personnage principal (kinésithérapeute) avec des séquences de massages et soins joliment reconstitués. Le film se perd toutefois un peu dans les sujets que le réalisateur a voulu aborder (spoiler: la séparation, l'avortement, a diffcile intégration du fils dans sa nouvelle école... ) même si ils sont tous reliés à ce manque maternelle La qualité du film tient beaucoup sur la performance des deux actrices principales, toutes les deux superbes : Céline Sallette est magistrale, confirmant qu'elle est l'une des meilleures actrices françaises actuelles, Anne Benoît, que j'avais déjà appréciée dans Je suis un soldat, est ultra touchante.
Les métaphores sur l’abandon et la filiation sont un peu maladroites et le scénario se révèle souvent improbable, mais l’alchimie entre ces deux actrices magnifiques poussent le film dans des retranchements plutôt émouvants.