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Un visiteur
3,0
Publiée le 16 janvier 2016
Bien que je reconnaisse les grandes qualités cinématographiques de ce film, je n'ai pas pu l’apprécier totalement. Sans doute à cause d'une intrigue qui est trop longtemps confuse et du manque de rythme. La bande-annonce laissait supposer des revirements et une histoire complexe et dense entre FBI, CIA, DEA, Cartel de drogues... En réalité, le scénario est simple, Denis Villeneuve semble parfois perdu dans la narration qu'il présente. Le film est tout de même bon grâce une réalisation de qualité notamment avec des prises de vues époustouflantes, accompagnées d'une trame sonore efficace, qui donnent des séquences fortes et contribuent à nous faire ressentir toute la tension pouvant se dégager de ce dur milieu. Emily Blunt et surtout Benicio del Toro nous offrent des interprétations convaincantes de leur personnage respectif.
Sicario nous livre un épisode de la guerre des Etats Unis contre les cartels de la drogue à la frontière mexicaine. C'est puissant, sans fioritures et sans états d'âme.... à part ceux de la policière Emily Blunt. C'est aussi l'histoire d'une terrible vengeance. L'action est menée avec beaucoup de réalisme et de suspens et le scénario nous épargne les enchevêtrements hasardeux pour aller à l'essentiel. Quant à Benicio del Toro et Josh Brolin, ils sont tout simplement énormes.... "trouvez vous une petite ville, là où votre égalité existe encore, ici ce n'est pas pour vous".... Un coup de poing, un chef d'oeuvre....
Malgré quelques scènes réalistes, Denis VILLENEUVE ne parvient aucunement à rendre son "Sicario" intéressant. Le scénario manque cruellement d'ambition, la mise en scène est mal maîtrisée et le rythme est lent, très lent... on s'ennuie ferme pendant plus de deux heures en compagnie de personnages caricaturaux et vraiment pas attachants. Comme quoi, il ne suffit pas de réunir un casting cinq étoiles pour faire un bon film...
Que dire, j'ai été terriblement déçu par ce film. J'en attendais énormément car ses précédents films sont pour moi des chefs d’œuvre (incendies, prisoners et enemy). Le casting et la mise en scène sont excellentes mais le scénario bien trop faible. Le film manque d'envergure et d'ampleur à cause du scénario. Le début du film (30 minutes) est très prenant mais ensuite on n'a plus rien jusqu'au final. Passez votre chemin...
Voilà plusieurs années que nous suivons assidûment le parcours d'un mcinéaste aussi atypique que Denis Villeneuve, auteur des fascinants "Incendies" et "Enemy". En 2015, il est sélectionné pour la première fois à Cannes avec "Sicario", plongée au cœur des cartels mexicains devenus des zones de non-droit. Dès l'annonce du projet, on présume qu'on ne va pas voir un simple thriller et le résultat nous confirme ce pressentiment. Incontestablement, le film se démarque du lot, trônant bien au-dessus de la moyenne du genre. Villeneuve possède décidément un style ; sa remarquable gestion de l'espace lorsqu'il franchit les murs de la ville accompagné de ses habituels violons lourds s'avère impressionnante. La tension est souvent à son comble, portée par des acteurs charismatiques et une lenteur calculée. Face à une telle maîtrise formelle, on ne comprend dès lors pas que le film soit si inabouti sur bien des points. Il est en effet déplorable que le cinéaste ait pu s'encombrer de personnages peu creusés et parfois même caricaturaux, incarné à eux seule par cette policière idéaliste. "Sicario" est un film au final étrange et capable de tout, tutoyant les sommets comme virant au thriller banal.
Après la claque monumentale qu'avait été "Prisoners", Dennis Villeneuve était attendu au tournant avec son nouveau thriller sur le trafic de drogues, et il faut dire que le cinéaste Canadien a plus d'un tour dans son sac, et s'impose désormais comme une valeur sûr du cinéma de qualité. Alors que la zone frontalière entre le Mexique et les Etats-Unis est devenue une territoire de non-droit où crimes, mafias et trafics en tout genre pullulent, une équipe du FBI se voit chargé d'éliminer les chefs de ce réseau bien rôdé. On aurait pu attendre de "Sicario" qu'il s'inscrive dans l'héritage des thrillers sur le trafic de drogues, à l'instar de "Traffic", mais il faut dire que la nouvelle pépite de Villeneuve bouleverse les codes manichéens d'un genre dont on pensait avoir compris les règles. Le spectateur est plongé dans l'ambiance dès l'ouverture avec une séquence glaçante où aucun sourire ne transparaît, où la violence est une routine macabre à laquelle il faut s'habituer avec la découverte stupéfiante du FBI. En chef opérateur, Roger Deakins livre une photographie magnifique avec certains plans incroyables qui révèlent une maîtrise des couleurs et une compréhension totale de l'importance du décor. Parfaitement abouti et maîtrisé, le film de Villeneuve privilégie les rapports humains, et plonge le spectateur dans l'horreur et la tension générées par une guérilla sans pitié. L'oeuvre brosse une réflexion intéressante sur ce que représente l'intégrité dans un monde qui en est dépourvu, un monde où la loi doit s'encombrer dans l'illégalité pour parvenir à arrêter des délinquants ayants tout les droits. Plongée interminable dans les tréfonds sanglants de la nature humaine, "Sicario" jouit d'un casting de haute volée regroupant trois acteurs talentueux qui nous en mettent plein la vue : Benicio del Toro, Josh Brolin et Emily Blunt, plus fragile que jamais. Quoi qu'il en soit, "Sicario" est une œuvre puissante, glaçante et traumatisante, qui derrière son, masque académique livre une constatation terrifiante de notre monde actuel.
« Polytechnique » l’a propulsé vers la curiosité, puis « Incendies » et « Prisoners » l’ont confirmé dans une aisance esthétique qui lui colle déjà à la peau. Denis Villeneuve est, en effet, rigoureux dans son appréhension de la photographie. Il le répète sans cesse jusqu’à ce qu’on identifie bien ce pour quoi nous nous déplaçons afin de contempler ses œuvres. Cependant, il lui manquait une matière importante dans ce projet. Il fallait Taylor Sheridan à l’écriture pour que la symbiose s’installe parfaitement. Il dévoile avec réalisme ce que les États-Unis et le Mexique ont de toxique sur le no man’s land qui demeure obscur pour beaucoup.
Frontière sans foi ni loi, les opérations de forces américaines sont compromises, car l’ennemi est omniprésent dans tous les camps. C’est à travers le regard féminin de Kate Macer (Emily Blunt) que l’on découvre avec ignorance, les méfaits qui s’abattent sur le voisinage. Entre un gouvernement qui souhaite repousser les parasites et les cartels qui souhaitent faire du bénéfice contre leur gré, il y a comme une négociation tendue. La jeune agente du FBI ne joue qu’un rôle mineur vis-à-vis des contraintes qu’on lui impose. C’est avec sa fragilité morale et mentale que l’on y incruste le doute. Les intentions de chacun semblent humbles et sans faille, mais la réponse est toujours détourner au profit du suspense. La mise en scène bluffe par son élégante et sa fluidité. La lourdeur de l’environnement se fait sentir et on suffoque autant que les protagonistes qui ne tolèrent pas correctement la pression et les risques dans lesquels ils s’exposent.
De l’autre côté, nous avons un remarquable Alejandro (Benicio Del Toro), qui par sa retenue lui insuffle du charisme passif et un sentiment de mystère que l’on résout sans peine. La particularité de personnage est qu’il est porteur d’une quête personnelle, comme chacun en réalité. Si les supérieurs attendent que l’objectif principal soit un succès, rien n’empêche des personnages comme Alejandro de prendre des déviations pour y parvenir. L’électron libre, c’est lui et le commanditaire, c’est Matt Graver (Josh Broslin). Campant dans un rôle à première vue médiatique, il reflète parfaitement les ambitions d’une nation dotée d’une grande force de frappe. Les sorties au Mexique n’ont rien d’une ballade de santé et on comprend rapidement que l’enjeu est à l’échelle humaine. Un groupe de soldats n’est pas intouchable, car la zone de guerre étend ses limites pour une meilleure nuisance. Et c’est de là que le récit développe un ton brutal, sec et aride. La violence est confrontée à son paradoxe le plus simple de tous, le fait de vouloir rester en vie change tout d’un homme ou d’une femme.
Ainsi, « Sicario » signifie bien plus que « tueur à gages ». Dans cette immersion moderne et glauque de la chasse aux trafiquants, Villeneuve explore la brutalité locale des frontières sud des États-Unis. À travers l’incapacité de Kate à vouloir changer les choses, on finit par perdre espoir en la morale qui stabilise notre société. Or, ce schéma ne peut s’appliquer à la frontière et le film aura de nombreuses illustrations à proposer pour nous convaincre. Il serait alors intéressant de parsemer plusieurs pistes de réflexions, qui s’écartent énormément des problématiques initiales. C’est ce que le film impose et c’est ce que le manque de règles exige auprès des personnages, qui sont malmenés par leur passion individuelle, preuve qu’une déchirure mentale ou physique n’est jamais bien loin.
On est loin de la réalité ou la guerre des gangs de la drogue mexicain font que les Zetas coupent des têtes Le film survole cet aspect, et ne choisit qu'une approche américaine à travers la frontière qui borde le Mexique. spoiler: Un agent du FBI qui vient donne un coup de main à une CIA paramilitaire qui s'appuie sur un conseiller trafiquant de drogue en Colombie.
Le film essaie de décrire le mélange des genres, on se sert de méchant pour tuer d'autre méchant.
Mais le plus méchant c'est jamais les Fédéraux américains
Emily Blunt surjoue son rôle, elle est mal à l'aise dans ce rôle de consultant du FBI spécialisée dans les affaires de kidnapping. Benicio del Toro toujours bon dans son rôle de conseiller colombien. Le film flotte autour d'un sujet intéressant, mais ne nous montre pas le coeur du problème.
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4,0
Publiée le 12 septembre 2018
Le film débute par une opération musclée débouchant sur une macabre découverte durant laquelle on voit Kate Macer tout en contrôle et très à l'aise dans ce qu'elle fait. C'est une façon de montrer l'énorme différence avec sa nouvelle attribution, car durant tout le reste du film, elle a l'air désabusée et plus du tout dans son élément. "Sicario' nous plonge dans l'univers de la guerre contre les cartels, un monde sans lois et sans frontière qui oblige les autorités à s'adapter et à transgresser les règles pour ne pas se laisser déborder. Denis Villeneuve semble avoir la recette du succès, car sur les 4/5 films que j'ai vu de sa filmographie aucun ne m'a déçu. Le film est très bien maîtrisé, le sujet est bien traité même si ça pouvait être mieux dans l'enquête et la mise en place des opérations. C'est très bien réalisé, il n'hésite pas à utiliser toutes sortes de plans, j'ai par exemple adoré la scène du transport du prisonnier qui est à la fois sobre, mais très intense, une scène qui à l'image du film, car il aurait pu facilement tomber dans la facilité avec une surenchère d'action. Le film est très bien, mais je m'attendais quand même à quelque chose proche du chef-d'oeuvre, j'avais peut-être trop d'attente. Il m'a manqué un peu plus de tension dans les moments importants comme la scène finale puis surtout le trou de près de 40 minutes au milieu du film est vraiment préjudiciable et m'a un peu fait décrocher, c'est à l'image de ce que fait le réalisateur, c'est toujours bien, mais il manque souvent ce petit truc en plus.
L'esthétique de Denis Villeneuve et la prestation de haute volée de ses acteurs nous plongent dans l'atmosphère hostile et suffocante de la lutte contre les cartels, grâce à des séquences silencieuses d'une rare intensité.
un scénario simple mais une mise en scène magistrale. Un film nerveux, violent et une ambiance suffocante qui nous prend au ventre jusqu'à la dernière seconde.
Je ne parviens toujours pas à trouver le moteur qui fait qu'on s'intéresse a l'intrigue de cette histoire plus ou moins passionnante. Je ne sais pas si c'est le jeu ou le rôle des acteurs mais les personnages sont fades et in atteignables de tendresse. Je ne retrouve pas la tenue d'intrique et de suspense propre à Villeneuve dans Sicario. Dommage, en espérant des surprises et de l'inattendue flagrant dans un prochain de ses films. Un film qui ne reste pas trop mauvais quand même.