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Jean Doux
23 abonnés
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5,0
Publiée le 14 septembre 2026
On ne s’en lasse pas. Cela c’est passé si vite, deux heures pourtant. Ben oui j’aurais bien aimé le double. Pourquoi donc ne voyions nous pas plus de telles productions? Cela semble si facile. Un scenario banal moulte fois utilisé. Des acteurs, bons, sans être des célébrités. Pas de moyens énormes. Tout semble résider dans le choix des images, le montage et la Direction. C’est là le talent. Plus beaucoup de tels réalisateurs semble t’il. Pas dans l’hexagone ren tout cas. Sont plus occupés à autre chose.
Le constat : Sicario est une claque monumentale, un film d'une tension et d'une maîtrise technique irréprochables. De la mise en scène chirurgicale à la bande-son viscérale, tout concourt à créer une ambiance étouffante qui ne vous lâche plus.
La force du film : Contrairement aux reproches habituels sur la passivité du personnage d'Emily Blunt (Kate Macer) dans le dernier acte, c'est précisément là que réside le génie du scénario. Kate n'est pas passive par choix : elle est le témoin impuissant d'une machine gouvernementale et criminelle si immense, cynique et destructrice qu'elle n'a plus d'autre choix que de subir. Le film montre avec brio l'effondrement de ses idéaux légaux face à la réalité crue du terrain. Elle est dépassée, broyée, et cette impuissance rend le récit encore plus tragique et réaliste.
Verdict : Sans compromis, sombre et d'une intelligence rare dans son écriture. Un sans-faute absolu qui redéfinit le film de cartel.
L’histoire d’une agente du FBI rookie qui se voit confrontée à la réalité du terrain dans le cadre de la guerre que la CIA mène contre les cartels mexicains. Le bien et le mal se confondent dans une nuance de gris constante et on ne sait plus vraiment qui est bon et qui est mauvais mais c’est là le propos aussi du film où le manichéisme n’a pas sa place. Jamais l’expression « l’enfer est pavé de bonnes intentions » n’aura été aussi bien applicable. J’ai trouvé le film un peu lent mais les quelques scènes d’action sont fortes et ont ce caractère de réel qui rend le film hypnotisant. Mention spéciale à Benicio del Toro qui joue Alejandro, un indépendant mystérieux dont les motivations sont opaques jusqu’à la scène finale où sa soif de vengeance est révélée. J’ai aimé mais le petit manque de rythme m’a empêchée de complètement m’immerger. À voir tout de même.
"L'agent du FBI Kate Macer (Emily Blunt) possède des états de service irréprochables. De ce fait, elle est sollicitée par ses supérieurs pour rejoindre une force opérationnelle conjointe dirigée par Matt Graver (Josh Brolin) ainsi que par le mystérieux Alejandro (Benicio Del Toro). L'objectif de la mission est de se rendre au Mexique pour mettre la main sur Manuel Diaz, un des principaux lieutenants du cartel de Sonora... Voilà sans contestation possible le meilleur film de son réalisateur Denis Villeneuve. Quel uppercut! On reste proprement sidéré devant tant de maitrise. D'une tension absolue, irrespirable de bout en bout, "SICARIO" prend le spectateur à la gorge dès les toutes premières secondes pour ne plus desserrer son étreinte. Chaque plan, chaque séquence, donnent le vertige. La scène du convoi , au milieu des embouteillages, est un énorme moment de cinéma. La photographie est d'une beauté absolue. Villeneuve filme ses interprètes au plus près (notamment Emily Blunt et Benicio Del Toro). La caméra du réalisateur québécois est invasive, chirurgicale. Blunt et Del Toro justement livrent une partition titanesque. Josh Brolin complète parfaitement ce casting éblouissant. Il n'y a pas grand chose à ajouter sur cette oeuvre, si ce n'est que c'est grâce à de tels films que l'on aime le cinéma. A ne manquer sous aucun prétexte!"
Avec Sicario, Denis Villeneuve propose un thriller frontal sur la guerre contre les cartels, avec une promesse claire : plonger le spectateur dans une zone grise où les repères moraux deviennent instables. Et sur ce terrain, le film est globalement très solide.
Ce qui frappe d’abord, c’est la maîtrise de la mise en scène. Villeneuve installe une tension quasi permanente, souvent sans passer par des artifices spectaculaires. Certaines séquences, notamment les opérations à la frontière, sont remarquablement construites, avec un sens du rythme et de l’espace qui rend chaque moment lisible et oppressant à la fois. On comprend toujours ce qui se joue, mais on sent aussi que tout peut basculer à tout moment.
L’un des points forts du film réside aussi dans son approche du réalisme. Le film cherche à éviter les clichés habituels du film d’action, et propose une vision plus sèche, plus désenchantée. La violence n’est jamais gratuite, elle est brutale, souvent soudaine, et surtout dénuée de glorification. Cela renforce l’impression d’immersion, et donne au film une crédibilité qui fonctionne bien.
Mais c’est aussi là que le film devient plus discutable.
Le point de vue adopté, celui d’un personnage extérieur qui découvre progressivement les méthodes utilisées, est efficace pour le spectateur, mais il crée aussi une forme de distance. Le personnage principal sert de guide, mais reste parfois en retrait, presque spectateur des événements. Cela permet de poser des questions, mais limite aussi l’implication émotionnelle.
À l’inverse, certains personnages secondaires, plus ambigus, captent davantage l’attention. Leur présence apporte une tension supplémentaire, mais contribue aussi à déséquilibrer le film, en déplaçant l’intérêt vers des figures moins développées en profondeur.
Sur le fond, le film assume une vision assez pessimiste du conflit, où les frontières entre légalité et illégalité deviennent floues. C’est une approche intéressante, mais qui peut aussi donner le sentiment d’un propos un peu univoque. Le film pose des questions, mais n’ouvre pas toujours de véritable débat.
Enfin, malgré sa grande efficacité, le film reste assez froid. Tout est très maîtrisé, très contrôlé, ce qui renforce la tension, mais peut aussi limiter l’impact émotionnel. On est souvent impressionné, parfois pris, mais plus rarement réellement touché.
Encore une belle réalisation signée Denis Villeneuve. On est captivé du début à la fin par l'histoire et les acteurs sont excellents, surtout Benicio Del Toro qui est impressionnant de charisme (spoiler: quelle scène de règlement de compte "en famille"! ). Les images sont belles et la bande son est d'une intensité incroyable. Un thriller dur et angoissant dans un univers sans foi ni loi qui nous laisse un sentiment d'impuissance et de désarroi.
C'est le sommet. Le genre de film qui rappelle pourquoi on aime le cinéma. Ici, pas de place pour le divertissement facile ou la surenchère numérique. C'est du titane.
Une impuissance magistrale : Le choix de suivre Kate Macer (Emily Blunt) est brillant. On vit son déclassement : d'agent d'élite, elle devient une simple spectatrice impuissante face à la noirceur du monde. Ce sentiment de perte de contrôle est plus fort que n'importe quelle explosion.
Le réalisme tactique : La scène de la frontière est une leçon de tension. Chaque regard, chaque mouvement de portière, chaque silence pèse une tonne. On est loin des chorégraphies de danse de John Wick ; ici, la violence est brève, sale et définitive.
L'honnêteté du "Gris" : Le film refuse le manichéisme. Il n'y a pas de fin héroïque, juste une réalité brutale. C'est du cinéma qui ne caresse pas le spectateur dans le sens du poil, qui ose montrer l'obscénité de la guerre contre les cartels.
En résumé : Un sans-faute. Acteurs, mise en scène, bande-son, tout est à sa place pour créer une œuvre viscérale qui reste en tête bien après le générique. C'est l'étalon or du cinéma de tension.
Ce film policier n'est pas formidable , pas terrible :
Le scénario , l'histoire n'est pas nul , mais pas formidable , pas terrible , non plus .
Hélas , il n' y a pas beaucoup d'actions , trés peu d'actions , c'est un peu mou et un peu ennuyant , il y a quand même un peu de suspens et un peu de tensions psychologique , alors je met 2 étoiles , et non une demi étoile , comme note .
Il y a quand même un tout petit d'action ( mais trés peu d'actions , hélas ) .
La façon que ça se termine , c'est à suivre , je n'ai pas encore vu la suite , j'espère que c'est mieux que le premier film , qu'il y a plus d'actions , dans le deuxième film : " Sicario 2 , la guerre des cartels " .
Ça fait un peu bizarre , la voix Française de l'acteur Américain Josh Brolin , est la même voix Française de Kurt Russell . C'est le même acteur Français , qui fait le doublage des voix Française , de ces deux acteurs Américains . Mais comme Josh Brolin , a une légère ressemblance physique , avec Kurt Russell , ça passe bien quand même .
Un personnage féminin passif, impuissant, réduit au silence, qui n'est là que pour se faire frapper et intimider, wow, quelle originalité, vraiment. Aucun suspense et aucune surprise, même à la fin, puisque tout est permis et tellement opaque qu'il peut arriver n'importe quoi au finale. En un mot : pénible.
Jusqu’où mènera la vengeance… Benicio Del Toro lève presque à lui seul ce film de Denis Villeneuve grâce à sa prestation incroyable, c’est peut être son meilleur acting… cependant ça n’est pas le meilleur film en globalité, trop de longueurs à mon sens…
Sicario prend aux tripes. Denis Villeneuve a encore frappé fort avec une réalisation impeccable. La tension est palpable du début à la fin. La bande originale de Jóhann Jóhannsson amplifie magistralement l'atmosphère anxyogène du film. Les scènes d'action, réalistes, sont particulièrement immersives et renforcent le sentiment de danger permanent. Le trio Emily Blunt (Kate Macer), Josh Brolin (Matt) et Benicio Del Toro (Alejandro) fonctionne très bien. Les personnages sont complexes, ambigus, et leur psychologie nourrit constamment l'intrigue. Emily Blunt incarne un point de vue moral fragile, confronté à une violence qui la dépasse. Elle est centrale car elle sert de regard au spectateur. La photographie est sublime : les paysages écrasés par un soleil de plomb à la frontière entre les États-Unis et le Mexique dégagent une beauté aussi fascinante que menaçante. Villeneuve parvient à capter la brutalité de ces zones où la loi, la morale et les vies humaines ne semblent plus avoir la même valeur selon le côté de la frontière. Même si le sujet n'est pas entièrement original (un énième film sur les cartels), l'approche de Villeneuve se démarque et s'impose par sa mise en scène de qualité.