Je suis pourtant assez bon public mais là j'avoue que je ne comprends pas la moyenne des notes. Certes ça se veux poétique, mais un court métrage aurait largement suffit. Quel ennui ...
J'ai du mal avec les films qui ne racontent rien... Il y a des jolis idées, de bons acteurs, mais on meurt d'ennuis. En définitif, je n'ai pas passé un mauvais moment, mais un très long, beaucoup trop long moment.
J'ai vu un film... qui prend le temps de décrire le quotidien et la vie des gens normaux, avec des scènes de la vie normale, empreinte de poésie et de douceurs. Il y a beaucoup de tendresse et de joies dans les personnages, et une forme de sérénité émotionnelle. Il s'agit d'un poème visuel qui sensibilise et touche aux tripes. Les personnages sont très décryptés sur une semaine avec des vues de leurs vies au quotidien, dans leurs rituels, leurs moments forts, dans tous ces moments qui font partie de la vie, sans que la vie en soit bouleversée. J'ai aimé la qualité de l'image, la narration, le casting... et le courage qu'il a du falloir pour proposer un film qui parle de la banalité avec magie...
Un jeune homme prénommé Paterson (Adam Driver), vivant à Paterson, mène une existence parfaitement réglée. De son travail de chauffeur de bus au bar où il boit habituellement sa bière du soir, en passant par sa compagne (Golshifteh Farahani) avec entre eux deux un chien au regard vide, cet univers nous devient vite familier, afin de mieux nous rendre sensibles à tout ce qui déroge à cette routine, en particulier les talents de poète de ce chauffeur, qui glane çà et là son inspiration au fil des conversations qu’il peut entendre. C’est un film assez calme, voire un peu planant, comme le sont certains films du cinéaste, qui fait par ailleurs preuve d’une grande sobriété en ce qui concerne la mise en scène, contrairement à Only lovers left alive, plus baroque, plus stylisé, pour coller à cette histoire de passion et de réclusion amoureuse chez des vampires, dans le Détroit dévasté et déserté d’après la crise de 2007-2008. La répétition est présentée comme étant une base de la création artistique, s’opposant à une vision plus romanesque qui voudrait qu’un artiste crée nécessairement son œuvre d’un seul jet, dans une sorte de folie créatrice ne devant plus être stoppée. Or ici, c’est la vie quotidienne qui est célébrée, dans ses aspects les plus banals, nous conviant à être plus attentifs aux petits riens. Les acteurs jouent parfaitement leur rôle d'Américains moyens, dans cette histoire pouvant paraître banale, mais qui comporte, comme toujours chez Jarmusch, ce petit quelque chose d'aérien et de poétique. Bref, un des meilleurs films de 2016, comme vous pouvez le voir dans mon classement des meilleurs films de l'année sur mon blog, où se trouvent également des critiques (illustrées et avec quelques extraits) sur quelques uns des films de l'année : 7emeart.wordpress
Adam Driver en conducteur de bus ? Un métier qui lui porte bien lol. Bref, Kylo Ren est finalement un garçon très gentil et poétique. Non sérieusement c'est sous le nouveau Star Wars que j'ai découvert et bien apprécié ce nouveau jeune acteur. Sans lui, je ne pense pas que je me serais aventuré dans un film sans réelle intrigue. Je fus agréablement surpris que le film puisse tenir deux heures à capter notre attention sans réels enjeux. La raison est simple : le film est d'une pureté et d'une bienveillance qui nous permet de s'alléger l'esprit.
En effet, l'histoire prend juste le temps de nous montrer la vie d'un jeune couple pendant une semaine. Sur le papier et l'intrigue, c'est tellement peu intéressant et en même temps si bluffant au niveau du résultat. On ne voit pas vraiment les deux heures passées. On prend plaisir à suivre les deux amoureux : ils sont vraiment gentils et attachants. Parfois ça semble légèrement niais mais le film nous procure une bonne sensation agréable qu'on se prête à la douceur du film. Il n'y a qu'à voir le soutien que se porte les amoureux l'un pour l'autre (Paterson n'aime pas toujours les cuisines inventives de sa partenaire mais va toujours lui dire qu'il aime pour lui faire plaisir et ne pas la blesser). Mise à part le quotidien du couple, on aura quelques petits moments assez amusants avec l'entourage de Paterson dans ses journées (les scènes dans le bar par exemple).
Un petit mot sur les textes poétiques car le film parle de poésie quand même. Il y en a qui sont jolies mais il y en aussi qu'ils n'ont rien de spécial (un ou deux textes sont presque comme des dialogues du quotidien). Au final, la véritable poésie de cette production ne réside pas dans ces textes mais dans sa douceur et sa légèreté.
Paterson est donc une production avec de très bonnes intentions et pleine de tendresses. Le couple que l'on suit en est la première raison : deux personnages très mignons. Il faut clairement avoir deux excellents acteurs pour nous tenir en haleine avec une production sans intrigue. Cette production se veut décomplexée et décontractante, qui est bien à regarder seul pour profiter de son calme ou en amoureux pour l'amour pur dégagé par les deux protagonistes.
Intéressant. Je n'avais pas aimé tousn les précédents films de Jim Jarmusch, mais Paterson est un film tout en finesse, qui s'emploie à magnifier, transcender, le récit de la vie d'un petit couple ordinaire en une oeuvre poétique et subtile.
Paterson habite à Paterson ! Paterson est un poète pudique, chauffeur de bus, glissant une oreille dans les conversations de ses passagers, allant boire un coup au bar chaque soir lorsqu'il sort son chien, croisant fréquemment des jumeaux sur son passage, subissant la voix de crécelle de sa femme ainsi que ses goûts prononcés pour le noir et blanc ; Paterson laisse paraître un certain malaise, une sensation de solitude et une vie sans réel but, ou alors laissé à l'abandon. Une vie triste et monotone, accentué par les traits timides et renfermés de son personnage, bref le parfait cliché (mais pourtant pleinement crédible) du poète vivant dans son esprit et dont le corps n'est finalement qu'un moyen de locomotion pour celui-ci. Les journées sont les mêmes, c'est avant tout cette passion pour la poésie, celle qui anime et qui deviendra la raison de vivre de ce personnage, donnant un ton plus attractif et intervenant comme une parfaite contrepartie à son mode de vie. C'est une routine assez déprimante qui prend forme dans ce film qui le sera tout autant. Jim Jarmusch continue donc d'installer dans son cinéma, après "Only lovers left alive", cette lenteur errant sans objectif, si ce n'est celui de nous interpeller par son traitement au plus près de la vérité. Une vision intéressante mais quelque peu frustrante, l'envie de pimenter un tantinet la sauce nous ronge, à l'image de la femme de Paterson, personnage tout bonnement insupportable, où une bonne gifle bien claquante de la part de son mari serait purement libérateur pour le spectateur, et qui sait, aiderait sûrement le personnage principal à extérioriser...quand on peut faire d'une pierre deux coups. Une semaine dans la vie peu attractive de Paterson.
Je me suis engouffré dans mon canapé, La télévision m'éclairait Je me suis abandonné à un film, Pendant deux longues heures, Qui m'ont semblé ne jamais s'égrainer Puis j'ai éteins le téléviseur.
Fin...
Nb : si vous avez aimé ce "poème" ( parce que la poésie dans ce film est de ce niveau là ) vous allez vous régaler devant Parterson. C'est ce que j'ai écris pendant 2h ! Sinon, oubliez...
Avec Paterson "Jim Jarmush" signe ici un film d'une grande tendresse et plein de délicatesse, de la zen attitude pure. En plus, toute cette délicatesse bienveillante vous submerge tout du long du film, du grand art. Ce film est à prescrire à toutes les personnes tendues de notre vie moderne. En conclusion, il ne faudra pas oublier ce beau couple qui dégage tellement de douceur, gentillesse et tendresse que sont : Adam Driver dans le rôle Paterson et Golshifteh Farahani dans le rôle de Laura, et vous verrez ou avez vu un film magnifique.
Bon, que dire ? Ah oui, le chien joue bien son rôle de chien : un ou deux oscars pour lui. C'est bien filmé, bien joué, etc. Alors, que manque-t-il à ce film ? c'est simple : tout. On est au niveau du néant absolu avec, le pire, un chauffeur de bus qui se prend pour un poète en écrivant des phrases banales et sans intérêt. (Même en angliche, les gribouillages du poète n'ont pas le moindre intérêt.) Les critiques ont aimé ? s'ils connaissaient quelque chose au cinéma, ils en feraient plutôt que d'en causer. Détournez votre chemin de cette "oeuvre" ratée, voire minable, qui ressemble à un bon court-métrage qui ne finirait jamais.
Après son incursion dans le monde des vampires, Jim Jarmush revient scruter un nouveau couple, cette fois-ci beaucoup plus terre à terre. Filmant le quotidien d'un chauffeur de bus, poète à ses heures et de sa compagne, le cinéaste revient à ce qu'il filme le mieux. Se reposant sur une superbe photo et une excellente bande son, Jim Jarmush sait nous émouvoir à travers les rencontres toutes riches soit en émotion, soit en réflexion, soit en humour. Ces rencontres, qu'elle se situe dans le bus où Paterson travaille, sur le chemin pour y aller ou revenir, ou dans le bar qu'il fréquente, sont toutes attachantes même si fugitives. C'est là tout le talent de Jim Jarmush. Coté interprétation, Adam Driver, loin de "Star wars" est attachant, incarnant tout en retenue un homme discret et modeste, l'actrice indienne jouant sa compagne est également d'une grande justesse, charmante et plus extravertie. Même le chien est incroyablement expressif. Peut-être pas une oeuvre essentiel, mais un très joli film.
d'une grande lenteur, un récit routinier, répétitif, des situations et dialogues banals, des personnages froids... que ce Paterson est bien pâle, on attend désespérément que quelque chose se passe enfin, en vain... quel ennui!
Un film apaisant où on se réfugie littéralement dans cette petite banlieue du New Jersey, il y a une certaine douceur dans le rythme et le ton poétique, le cheminement routinier jour après jour, des rues réveillées par les premières lueurs du soleil à la façade éclairée de néons d'un bar qui a le blues, je m'y suis senti plus que bien. Le personnage de Adam Driver devient extrêmement touchant par sa simplicité et son caractère flegmatique, on le suit pas à pas et le redécouvrons sans cesse, comme il semble d'ailleurs lui-même percevoir de nouvelles choses dans son environnement au quotidien, il se passe clairement un truc sans qu'il ne se passe paradoxalement pas grand chose, c'est le gros coup de Jarmusch, remplir la page vide. On se dit que le réalisateur ne va tout de même pas créer une boucle dans une boucle sans qu'un bouleversement n'arrive et brise l'ordre établi, on guette, et en fait non, ou presque, l'anti-spectaculaire à l'état pure et ça fonctionne complètement. À côté de ça je pense que le film est moins sommaire qu'il n'y parait, je n'y croirais pas, rien que cette relation, soi c'est moi qui fabule ou soi tout le monde l'avait compris (je ne sais pas), sans compter le running gag des jumeaux ou la fin, il y a du surréalisme là dedans, mais ça n'est jamais grossier ou encore pire, expliqué. Excellent moment avant tout.