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Stéphane C
75 abonnés
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5,0
Publiée le 5 janvier 2015
Et si, "demain les chiens" (titre qui fait référence à l'œuvre de Simak) prenaient le dessus sur l'espèce humaine ... ? Cette vision résultante du superbe film que je viens de voir est une brillante réflexion sur la relation entretenue entre l'homme et le chien, mais aussi, (cette vision) entrevoit la possibilité que l'animal ne puisse pas uniquement fonctionner que par l'instinct. C'est une redoutable plaidoirie en faveur de la cause animale; de plus, y est fait une analogie au nazisme plutôt habile, en ce que les bâtards, ici, font l'objet d'immondes trafics, de discriminations raciales, sont raflés, exterminés, puis les survivants se soulèvent dans un final grandiose ... Une des claques de l'année !
Ce film m'a foutu la frousse, je l'ai trouvé d'un réalisme cruel. Les scènes avec les chiens sont toutes léchées et offrent un très bon rendu. L'histoire malgré tout, légèrement Oliver Twist, manque de rythme, le film est trop long. De plus, si j'ai bine compris la moral, White Dog s'évertue à dénoncer la cruauté humaine sur les chiens, mais est ce qu'utiliser des chiens dans un film pour le dénoncer (un film où les animaux sont souvent mis sur les nerfs) et la bonne solution?
White God est un étrange mélange de genres. A la fois un nanar bestial, un délire bien orchestré et une pure œuvre d'auteur
C'est loin d'être une idée originale que de montrer la nature animale prendre le dessus sur l'Homme. La révolution des animaux fût même un genre marquant des années soixante-dix (Soudain les monstres, Day of the animals, Phase IV, Piranhas...). Le côté absurde de la situation amène à des moments cocasses. Certaines images frisent le ridicule, la dernière en particuliers. La forme du récit reste saugrenue. Le scénario n'est d'aucune prétention, les personnages et l'intrigue sont d'une légèreté absolue. C'est d'une telle simplicité que c'en est drôlement grotesque. Cette dérision n'est pas contraignante mais ne s'accorde pas avec le ton plus sèrieux du propos.
Cette intrigue d'une folle frivolité a tout de même un fond clairement intéressant. Le point de vu canin du film démontre bien un traitement insoutenable. L'Homme est bestial, les bêtes humaines. Il regorge beaucoup de violence de White God. Une façon singulière et convainquante d'engager une dénonciation de la maltraitance animale. Intégrer un abattoir en théâtre de ces brutalités accentue le propos, bonne idée pas assez éxploitée.
Ce film Hongrois rappel étrangement la série française P'tit Quinquin. La ressemblance se trouve dans l'atmosphère. Même entrée en matière dans la chair bovine, puis dans l'harmonie folle entre image et son. La musique donne énormement de corps à la mise en scène, et bien-sûr aussi du souffle. En plus de donner un dimension artistique, cette utilisation instrumentale a beaucoup de sens.
La clé du film c'est le personnage de la jeune Lilli, innocente parmi les brutes. C'est une battante touchante dans sa dévotion pour son animal de compagnie, Hagen. Son arrogance est truculente. Zsófia Psotta livre une première prestation exemplaire.
C'est là où White God est un vrai film d'auteur, en plus du bon propos. Les acteurs, tous inconnus évidemment, sont remarquables. Le travail de direction est parfait. Du reste, c'est beaucoup plus maladroit dans la réalisation. Des hors-champ et une caméra qui ne suit pas l'action. Cette modestie est au détriment des sensations.
En somme, White God puise à la fois dans l'absurde drolatique et le message à propos. Les deux formes sont tenues mais ne s'allient pas. Un choix entre deux aurait dû être fait. De notre avis, cela fait vraiment du bien de voir un film démontrer et dénoncer vraiment la maltraitance animale.
C’est un triste constat mais les faits divers impliquant les chiens dangereux reviennent régulièrement dans l’actualité. Il ne faut cependant pas perdre de vue que derrière ces drames est soulevé la responsabilité des maîtres, de l’Homme qui transforme sans scrupules le meilleur ami de l’homme en machines à combattre. White god illustre cette terrible réalité à travers la transformation de ce chien d’abord adorable et ensuite effrayant de terreur. Avec une histoire au déroulement très classique et la présence de quelques longueurs, le film du réalisateur Kornél Mundruczó risque tout de même de laisser pas mal de spectateurs indifférent.
J'ai été très agréablement surpris par ce film qui s'aventure dans de nombreux terrains cinématographiques : film social, film animalier et film de genre notamment. La mise en scène est assez remarquable. Il y a quelques longueurs et parfois des partis-pris de mise en scène qui m'ont questionné mais j'ai été embarqué complètement dans cette histoire.
Un film dramatique d'une grande intensité, d'abord la séparation forcée d'une fillette d'avec son chien qu'elle s'efforce de retrouver, ensuite les pérégrinations malheureuses et douloureuses de l'animal et enfin la vengeance de ce dernier, moment du film qui nous rassainit. Sublime conte de fée à voir et revoir.
Un film qui montre clairement comment la violence engendre violence. Cinématographiquement de grande qualité, scénario juste et concept original, les acteurs parfaits. Il y a un mélange d’action et psycho-sociologie qui se marrent à la perfection. Coup de cœur.
Je serais curieux de connaitre les conditions de tournage de ce long mérage avec autant de chiens sur le plateau. Pour le reste, ce film ne m'a pas interpellé. À l'exception de quelques scènes significatives, notamment celle de la fin, White God ne m'a pas séduit du tout et à l'heure ou j''écris cette critique et à la vue de toutes ces étoiles, j'en cherche encore le sens et l'intérêt...
Portrait acide de la Hongrie moderne, White god raconte l'histoire de la vengeance d'une meute de chiens éprouvés par les comportements humains contre ceux-là même qui les ont fait souffrir, se situant ainsi quelque part entre Les oiseaux d'Alfred Hitchcock et Dressé pour tuer (White dog) de Samuel Fuller. Mis en scène de manière solide, le film réserve des séquences canines absolument spectaculaires. Les chiens sont ici considérés comme des acteurs à part entière, donnant au long-métrage une atmosphère unique. Prix Un certain regard au Festival de Cannes 2014.
L’idée de départ de White God n’est pas mauvaise (qu’arriverait-il à votre compagnon si vous l’abandonniez ?) et marche durant la globalité du film grâce à un traitement très cru, malgré un rythme assez lent et quelques redondances. Malheureusement, le climax surréaliste nuit à l’ensemble.
Lisez la critique complète sur le blog de Marvelll.
White God est certainement une réussite visuelle à travers des plans et une photographie parfois magnifiques mais on a du mal à croire à cette version chien de La Planète des Singes. En effet si les chiens sont bien dressés et le montage bien ficelé, un maquillage amateur et une totale absence d'effets spéciaux enlèvent toute crédibilité à cette histoire de chiens se rebellant contre les humains.
Ce film est une prouesse technique de mise en scène et d’interprétation (aussi bien canine qu’humaine), car il maîtrise ses modulations narratives à la perfection, tel un morceau de musique classique. Suite sur mon blog !
Basé sur un scénario simpliste et hésitant à se positionner entre fable, critique sociétale et relations humaines, le film a du mal à prendre de l'ampleur malgré quelques scènes époustouflantes.
On n'en retient au final que la prouesse des dresseurs de chiens, dommage il y avait matière à produite un film plus approffondi.
Ce film est une tuerie - dans tous les sens du termes. Dès le départ, on est perdu dans une ville qui semble abandonnée, puis dans des abattoirs... Intriguant puis dérangeant ; filmé à hauteur de chien, on se sent vulnérable. Incroyable !
Primé à Cannes dans la section "Un certain regard", "White God" est un film étonnant Panachage déroutant entre "De rouille et d'os" (pour les combats canins), "Spartacus" (mais le chien joue mieux que Kirk Douglas), "Les oiseaux" (l'humanité face à l'animalité devenue folle) et ... "Lassie chien fidèle" (pour la collégienne à socquettes blanches). Sans oublier "White Dog" de Samuel Fueller (un dogue dressé à attaquer les Noirs) vers lequel le titre anglais de ce film hongrois louche ostensiblement. Laissée pour les vacances à son père, Lili est contrainte.de se séparer de son chien. Recueilli par un clochard qui le vend à un dresseur, le molosse n'aura de cesse de retrouver sa maîtresse. "White God" s'ouvre par une scène angoissante. Le reste du film n'est pas au diapason. Mais ne boudons pas notre plaisir. Les occasions de voir un film en hongrois - et de se laisser porter par cette langue si exotique - sont suffisamment rares ...