Petit film qui a tout du grand, qui a fait son petit buzz lors du Festival de Cannes 2014 où il a obtenu le Prix Un Certain Regard. Un thriller ambitieux et déroutant qui mélange les genres et qui ose des partis pris de fond comme de forme qui ajoute à la fascination. Où comment des chiens errants, des bâtards, sont mis au ban de la société dans un pays qui n'accepte plus que les chiens de race. Un chien "héros" parmi une horde de 250 chiens qu'il a fallu dressé et gérer sur un tournage qu'on devine bien singulier ! Ce film qui mérite un détour. A voir et à conseiller. Site : Selenie
Combien de misère, souffrance et torture les chiens nous doivent-ils ? Pourchassés, battus, trahis, asservis, exploités, affamés, abandonnés, affamés, castrés, enfermés, dressés, blessés, crevés, rendus fous ou abrutis au combat, expérimentés en laboratoire, encagés et euthanasiés en fourrière, et j’en passe. Un échantillon de ces horreurs nous est montré dans le destin cruel et poignant d’un brave chien bâtard, dans une grande ville européenne surréaliste où le poids social et le prix de leur détention incite les hommes à les abandonner au profit du culte des chiens pure race, élaborant par là une véritable armée de sdf canidés. Aimé par sa jeune maitresse mais jeté dehors par le père de celle-ci, il passera par une succession de mains infiniment pires, apprenant, se métamorphosant, et fédérant ses pairs en une terrifiante et jouissive version canine des Oiseaux d’Hitchcock. Cette claque qui tranche l’innocence, enseigne une formidable leçon d’empathie et de responsabilité peut être qualifiée de géniale parce qu’elle interpelle depuis différents prismes. L’aventure, à la fois belle, sentimentale, abjecte, violente et légitime ; Le fantastique, par son dénouement extravagant, poétique, horrible et émouvant ; La critique sociétale, acerbe dans la fabrication organisée des rebuts d’une société s’accumulant fatalement en une bombe à retardement ; La jeunesse, enfin juste les enfants adultes amateurs de contes inquiétants à la Frères Grimm, avec d’ailleurs un sacré clin d'œil au Joueur de flûte de Hamelin.
Du même réalisateur, j'avais beaucoup aimé "Delta" et j'ai plutôt bien aimé "la lune de Jupiter", film qui était à Cannes 2017 et qui sortira le 22 novembre prochain, mais là, "White god", un film dont des amis m'avaient dit beaucoup de bien, j'ai vraiment eu du mal, avec un mélange d'ennui et de dégoût.
Bof bof bof ! Une idée original, le fond sur dénonciation du comportement de l’espèce humaine, la révolte symbolique de l'espèce canine. Au milieu, une gamine qui ne sait pas trop quoi faire, des acteurs décalés vu la situation, des scènes totalement improbable et un final assez "risible" !!! Reste un début prometteur, une très bonne gestion du dressage. Le reste peut être larmoyant pour les sensibles ... 2/5 ! pas plus !!!
La bande-annonce donne envie. Mais durant plus d'une heure, on assiste à une jeune fille, son père et leur chien abandonné que l'on voit se débrouiller dans la rue. Rien de passionnant, il faut tenir plus d'une heure en avant d'avoir un début de vrai scénario. On dirait presque une espèce de documentaire sur le devenir des chiens abandonnés dans la rue : Fourrière, gens mal intentionnés, dangers et autres. C'est trop long et l'émotion est trop basique mais cela peut dissuader quelques rares propriétaires de chiens de les abandonner. Décevant.
White god est un objet hybride, film d'action, d'horreur, de vengeance et fable morale implacable. Dans un pays où les chiens bâtards sont éliminés, La jeune Lili est séparée de son chien Hagen. Devenu errant, celui-ci découvre brutalement la sauvagerie humaine. Il mènera une vaste meute de chiens errants dans sa vengeance.
Tout le plaisir du film consiste à suivre les aventures d'un chien, ses fuites, ses combats, sa révolte, menées tambour battant au rythme d'une épique musique d'action. On est indéniablement transporté par les poursuites canines, subjugué par la déferlante de la meute. Le jeu des acteurs chiens peut être applaudi.
Le réalisme du traitement se frotte au manque de crédibilité du sujet. Au premier degré cela gênerait mais il s'agit d'une fable sur l'exclusion, le mépris et la violence. Ce ne sont pas des chiens qui se vengent, c'est la révolte des exclus, de ceux qui ne sont pas considérés comme purs (par le dieu blanc?). L'originalité du sujet et du traitement se heurtent à quelques lourdeurs: la violence manichéenne des hommes, les séquences obligées du film de vengeance (oppression, fuite, vengeance), la difficulté à s'extraire du premier degré tant tout nous y ramène. Oscillant entre idée originale et séquences réchauffées, le film peine à s'envoler. Reste la grâce des chiens courants. Wouaf!
Le cinéma hongrois ne s'exporte pas beaucoup et c'est ce qui rend cette peloche assez curieuse. Faire un film de genre narrant la révolte d'une troupe de chiens errants, on peut dire que le réal prend quelques risques surtout que son film comporte très peu de plans truqués. C'est ainsi que l'on obtient une séquence d'introduction proprement stupéfiante, une alliance quasi-parfaite entre la musique et l'image, avec des plans inédits et iconiques en diable. La suite, c'est le récit de la naissance de cette révolte canine avec en creux, le portrait sensible et assez dur d'une cellule familiale éclatée. Le drame humain qui se noue déborde peu à peu sur le brave chien et le suivi de son parcours se révélera pour le spectateur ami des bêtes. Evidemment, difficile de ne pas voir la double lecture proposée par le cinéaste, surtout avec la crise des migrants actuelle. Mais la force du cinéma de genre, c'est de réussir à parler de choses actuelles et universelles tout en racontant une vraie histoire, ce que réussit très bien le film. Par contre, je trouve qu'il y a quelques petites facilités scénaristiques. On trouvera quand même son bonheur dans ce film poignant, proposant quelques plans sublimes et spoiler: se concluant sur un faux happy end , qui vous saisit aux tripes. Beau film. D'autres critiques sur
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2,5
Publiée le 1 juin 2016
Prèsentè au Festival de Cannes 2014 en section parallèle, "White God" est reparti avec le Grand Prix « Un certain regard » . Un film hongrois èprouvant qui raconte le complot que les chiens errants fomentent pour se venger des hommes! Face à cette terrible menace se dresse une petite fille de treize ans qui fera tout pour retrouver son chien Hagen! Ici, le chaos de l'Europe de l'Est se fait sentir à tous les points de vue où le rèalisateur Kornél Mundruczó mèlange son septième long-mètrage à tous les genres cinèmatographiques! Aucun chien numèrique n'a ètè utilisè pour cet hommage direct à Samuel Fuller ("White Dog" - 1982), et en même temps, Mundruczó a dans sa ligne de mire l'auteur sud-africain qu'est J. M. Coetzee pour les relations « maître-esclave » . Des longueurs (la partie « Disney » est de trop), un jeu d'acteur moyen, un manque de subtilitè mais un sens remarquable de la mise en scène, du montage et du dècor! La scène d'ouverture de cette fillette à vèlo poursuivie par une horde de chiens est extraordinaire et les chiens sont formidablement bien dressès! A souligner que "White God" a ètè dèdiè au grand Miklós Jancsó...
"White God" retrace l'histoire d'une fillette (Lili) parcourant la ville à la recherche de son chien (Hagen), un bâtard, abandonné par le père de celle-ci, n'ayant pas les moyens de payer la taxe imposée par le gouvernement aux propriétaires de chiens sans pedigree. Va-t-elle le retrouver avant que l'irréparable soit commis ? Un film choc, sur la relation entre les humains et les animaux et qui nous rappelle ,surtout, qu'il n'y a pas plus dangereux que l'homme. À voir au moins une fois.
Un film puissant, une fable en forme de parabole sur la situation actuelle en Hongrie. Des scènes incroyables avec les chiens, on reste scotché par leur force et leur beauté violente. Très grand film !
Je serais curieux de connaitre les conditions de tournage de ce long mérage avec autant de chiens sur le plateau. Pour le reste, ce film ne m'a pas interpellé. À l'exception de quelques scènes significatives, notamment celle de la fin, White God ne m'a pas séduit du tout et à l'heure ou j''écris cette critique et à la vue de toutes ces étoiles, j'en cherche encore le sens et l'intérêt...
C'est assez particulier et je pense que beaucoup trouveront ce film mauvais ou sans intérêt. Pour ma part, comme le montre ma note, j'ai vraiment bien aimé. Je ne connaissais pas du tout, l'affiche et le synopsis m'ont suffit pour avoir envie de regarder et je ne regrette pas. Je me suis laissé prendre par cette histoire originale, par ces personnages, par la cruauté qui ressort de ce film !!
Un pitch vraiment accrocheur, des moments parfois flippants, mais une réalisation très "téléfilm" qui nuit à l'ambiance globale et provoque un irrémédiable ennui, dommage car le sujet méritait mieux.
Projeté à Cannes en 2014 dans la catégorie « Un certain Regard », « White God » de Kornel Mundruczo jouit depuis d’une réputation flatteuse. Réflexion sur le totalitarisme mais aussi hommage aux « Oiseaux » d’Alfred Hitchcock, le film ne laisse pas d’intriguer. Des chiens qui prennent possession des rues de Budapest comme autrefois des oiseaux envahissaient Bodega Bay petite station balnéaire au nord de San Francisco, cela interroge forcément, notamment sur les conditions de tournage. Pas d’effets spéciaux, s’est rapidement empressée de faire savoir l’équipe du film. Intrigant certes, mais un peu décevant à l’arrivée. Le propos politique mis en avant dans la promotion du film ne sert en réalité que de sous-texte à une intrigue essentiellement basée sur la traditionnelle relation contrariée entre un enfant et un animal. Mundruczo qui a écrit le scénario semble constamment hésiter entre les deux voies possibles qui s’offrent à lui, finissant par livrer une sorte de mélange entre le très engagé et radical « Dressé pour tuer » de Samuel Fuller (1982) et le très larmoyant et anthropomorphique « Hatchi » de Lasse Hallström (2009). Pourtant, le Budapest et le régime hongrois que nous présente Mundruczo n’ont rien de réjouissant, participant à dénoncer assez clairement les penchants totalitaires du premier ministre actuel Viktor Orbàn. Les chiens ont ici remplacé les diabétiques à qui le gouvernement d’Orbàn impose des contrôles sévères sur leur régime alimentaire, susceptibles d’entrainer la suspension du remboursement de leurs médicaments. Les dérives du régime politique hongrois ne sont donc pas mises sous l’éteignoir mais elles n’en sont pas pour autant exploitées comme ressort principal de l’action, Mundruczo se laissant entrainer dans le piège facile de l’anthropomorphisme qui fonctionne à tout coup pour nous faire nous indigner du triste sort réservé aux chiens bâtards (renvoi à l’eugénisme pratiqué par le régime nazi ?) coincés entre l’abattage en fourrière et l’exploitation cruelle par des aigrefins pour alimenter des paris autours de combats clandestins. Le suspense orchestré autour de la séparation du chien Hagen et de sa jeune maîtresse Lili (Zsofia Potta qui rappelle curieusement Natalie Portman enfant) fonctionne plutôt bien, mais en transformant Hagen en justicier menant la révolte tel Spartacus, Mundruczo donne une tonalité toute autre à son film au détriment de sa promesse apocalyptique et fantastique initiale. Sans doute un peu trop opportuniste, Mundruczo emprunte à tous les poncifs du film animalier, d’où la relative déception.
C’est un triste constat mais les faits divers impliquant les chiens dangereux reviennent régulièrement dans l’actualité. Il ne faut cependant pas perdre de vue que derrière ces drames est soulevé la responsabilité des maîtres, de l’Homme qui transforme sans scrupules le meilleur ami de l’homme en machines à combattre. White god illustre cette terrible réalité à travers la transformation de ce chien d’abord adorable et ensuite effrayant de terreur. Avec une histoire au déroulement très classique et la présence de quelques longueurs, le film du réalisateur Kornél Mundruczó risque tout de même de laisser pas mal de spectateurs indifférent.