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Aulanius
227 abonnés
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2,5
Publiée le 30 septembre 2025
Franchement, je m'attendais à mieux. L'idée de base est intéressante et originale mais ça manque de trop de choses pour en faire un long-métrage réussi. L'actrice principale est super convaincante et il faut avouer qu'il a fallu une sacrée organisation pour gérer tous ses chiens. Malgré tout ça, on fini par tourner en rond, c'est trop répétitif et surtout trop long. Après, il ne faut pas oublier que le film a plus de dix ans et que c'est une production hongroise donc avec forcément moins de moyens. Je pense qu'il y avait mieux à faire mais c'est assez dur à juger. Donc correct sans plus. 10/20.
Un drame poignant aux crocs acérés dont les choix, que ce soit dans la mise en scène ou le scénario s’avèrent payant et dénonce la vilénie de l’espèce humaine avec mordant. L’ensemble, tient en haleine le spectateur de bout en bout et est en plus brillamment interprété.
Grand prix un certain regard ( cannes 2014), ce titre du hongrois Karel Mundruckzo est aujourd'hui souvent cité comme un de ses opus les plus réussis.
Auréolé de cette réputation élogieuse ( il fut aussi évoqué par un chroniqueur du masque et la plume lors de son commentaire sur " Black dog" du chinois Guan Hu), c'est malheureusement avec une certaine déception, que je l'ai découvert une décennie après sa sortie.
Le scénario fait penser à " White dog" de Samuel Fuller et donc à "Black dog " lui aussi grand prix en compétition parallèle " un certain regard" (Cannes 2024).
Le cinéaste montre ici les conséquences du manque d'empathie, de sécurité affective et d'amour dans une société où les blessés des sentiments finissent par se révolter pour mettre un terme à leur souffrance et à la maltraitance.
La figure métaphorique prendra le visage d'un chien, sorte de Spartacus canin aux aspects rédempteurs.
Si la première demi-heure laisse espérer le meilleur, le cinéaste se fourvoie ( à mes yeux) dans la mise en image de nombreuses scènes inutiles, pas très réussies qui donnent une impression de lourdeur dommageable à la fluidité de son discours.
Ça se laisse voir, mais pour ma part, j'ai largement préféré l'opus de Fuller, voire le titre postérieur de Guan Hu, qui développent une thématique voisine, illustrée, il est vrai, d'un ton différent.
un peu déçu au vu des attentes. On pense d'abord à la naïveté d'un film pour enfant. Mais la seconde partie s'en éloigne radicalement. Belle originalité bercée par la rhapsodie hongroise, mais modérément abouti
Bon film original dont j'ai particulièrement aimé l'intro et la fin. L'intro est particulièrement bonne. Elle donne très envie de voir la suite. La fin du film donnerait aussi envie de savoir ce qu'il se passe ensuite.
L'intrigue est bien menée et l'évolution de Hagen bien amenée. Les relations entre les humains et les chiens sont bien rendues, celles entre les humains parfois moins. J'ai regardé le film en VF, ce n'était pas un bon choix, elle n'est pas très réussie.
Palme dog méritée pour les deux interprètes de Hagen même si c'est l'ensemble des chiens qui sont convaincants
J'ai cherché à voir absolument ce film et m'en voilà bien déçu... Pourtant la bande-annonce vendait du rêve : une adolescente partie à l'assaut de la population canine pour leur venir en aide contre des humains pas toujours bienveillants avec eux... sauf que ça c'est sur le papier parce qu'à l'écran, ce pitch prometteur est fortement dilué par des séquences tierses qui n'apportent pas grand chose voire rien du tout au fond du sujet et viennent inutilement gonfler ce film de 115 minutes (ah c'est par ça du coup...). En plus en visionnant le film, on a l'impression de traverser tous les genres cinématographiques... si si, je vous assure ! Dessin animé, utopie, catastrophe, teen movie, thriller, horreur, ... c'est un florilège ! Il y avait un fort potentiel qui s'en retrouve hélas mal exploité... Bon et puis... je ne m'attarderai pas sur la façon dont c'est filmé : pratiquement tout le film, à une poignée de plans près donc, est filmé à l'épaule, autrement dit à l'arrache.
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5,0
Publiée le 22 septembre 2020
White God est l'une de ces réalisations qui ne peut être réalisée qu'en Hongrie. Travailler avec de vrais chiens au lieu d'effets numériques. Ce film est un récit édifiant sur le rejet, le manque de communication, la discrimination et ses effets et conséquences. spoiler: Lili possède et aime un chien métis appelé Hagen. Sa mère planifie un voyage de trois mois avec son nouveau petit ami. Lili essaie d'emmener le chien partout avec elle mais beaucoup de gens se plaignent y compris un voisin en qui appelle le chien catcher. Ajoutant au problème la loi hongroise impose une taxe sur les chiens. Daniel refuse de la payer parce que son ex-femme ne l'a pas fait non plus. Dans un moment de colère Daniel a laissé le chien dans la rue et Hagen doit retrouver son chemin. Le monde qui entoure les rues est loin d'être idyllique. Hagen rencontre d'autres chiens et se lie d'amitié avec eux mais les attrapeurs de chiens apparaissent et capturent de nombreux chiens. Hagen s'échappe mais est capturé par un dresseur de chiens de chasse qui l'entraîne et devient bientôt un chien violent. Après avoir tué un autre chien, Hagen s'échappe à nouveau mais est capturé par les chasseurs de chiens qui le voient blessé et décident de le tuer. Hagen qui a déjà démontré à quel point son intelligence et sa perception est fine attaque l'humain et libère d'autres chiens (des centaines d'entre eux) et il continuent à tuer autour de la ville en attaquant les humains qui les torturaient en mettant la ville sous couvre-feu et en créant le chaos. La performance la plus remarquable et émouvante est Hagen lui-même joué par deux chiens. Le reste de la distribution spécialement lla fille de 12 ans Zsófia Psotta comme Lili sont incroyablement bonnes dans un personnage assez fort essayant d'être adulte mais encore trop jeune pour être seule. Chacun des moments du film est captivant...
Dès la scène d'ouverture, Kornél Mundruczó annonce la couleur : ce sera un film pas comme les autres, un film animal, mélange de film d'horreur apocalyptique (dans une ville déserte) et sans doute un thriller social. La méfiance voire la haine suscitée par ces chiens "bâtards" apparaît très vite comme sans fondement, des bêtes victimes d'une cabale contre les races impures, et cette oeuvre est brillamment portée par une mise en scène dynamique, rythmée par la musique et la trompette se sa jeune héroïne, et culmine lors de la dernière scène, qui fait passer le film dans une autre dimension. Le film revêt aussi un sens particulier dans cette Hongrie de Viktor Orban, hostile à l'immigration et au métissage. Un film éminemment politique donc, un choc, assurément !
La vengeance des chiens errants sur la cruauté des hommes. Un Disney qui aurait muté en film d'horreur. La musique, trop présente, adoucit finalement les bêtes.
Europe de l’Est contemporaine, le gouvernement hongrois instaure un impôt sur les bâtards pour favoriser les chiens de race (surtout locale). La métaphore sur la montée des nationalismes dans ces pays avance avec ses gros sabots. Et c’est souvent le cas d’un film au scénario un peu lourd qui mêle mélo animalier et allégorie politique avec peu de soin. La mise en scène est un peu crade avec cette caméra portée tremblotante et ses plans pas toujours bien cadrés. Heureusement qu’il y a le premier plan qui plante le décor et qui donne envie de voir la suite. Mais il faut surtout attendre les 20 dernières minutes assez virtuoses qui voient les chiens en meute se déchainer contre le pouvoir établi ; nous les hommes. Comprendre que si tous les pauvres, refugiés, clandestins se révoltaient ; le système imploserait. Cette séquence finale fait beaucoup penser au final des « Oiseaux » de Hitchcock ; et c’est peut-être le seul compliment que l’on peut faire à ce film. Pas indispensable… uniquement pour quelques cinéphiles souhaitant voir ce qui se cache derrière un film ayant bien été accueilli à Cannes. tout-un-cinema.blogspot.com
Original, puissant. Il est rare de rencontrer une œuvre aussi étonnante. Dans cette meute de chiens révoltés, il est aisé de voir une allégorie de tous ceux qui sont relégués, maltraités, exploités, et qui pourraient un jour se rebeller. Ce ne serait que justice!
Une fable politique enragée à travers la révolte canine contre une société oppressive, servie par une mise en scène assez brillante, avec des scènes impressionnantes de rébellion urbaine. 3,25
Ce film m'a foutu la frousse, je l'ai trouvé d'un réalisme cruel. Les scènes avec les chiens sont toutes léchées et offrent un très bon rendu. L'histoire malgré tout, légèrement Oliver Twist, manque de rythme, le film est trop long. De plus, si j'ai bine compris la moral, White Dog s'évertue à dénoncer la cruauté humaine sur les chiens, mais est ce qu'utiliser des chiens dans un film pour le dénoncer (un film où les animaux sont souvent mis sur les nerfs) et la bonne solution?
Un film qui montre clairement comment la violence engendre violence. Cinématographiquement de grande qualité, scénario juste et concept original, les acteurs parfaits. Il y a un mélange d’action et psycho-sociologie qui se marrent à la perfection. Coup de cœur.
Une idée originale à confier le 1er rôle à un chien et c'est un véritable exploit d'avoir réussi à filmer toutes ces séquences pour lui donner une personnalité. La petit fille est également impressionnante et parfaitement dirigée tenant le reste du film sur ses épaules. Sinon l'histoire n'est pas exceptionnelle et ça manque d'ampleur pour véritablement transcender. Il y a tout de même un talent certain de mise en scène notamment les courses groupées de ces nombreux canidés qui sont de toute beauté...