White God
Note moyenne
3,5
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127 critiques spectateurs

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Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2014
Sensation de la section Un certain regard au dernier festival de Cannes, le film de Kornel Mundruczo est une oeuvre originale.

Les premiers plans du film sont intrigants et impressionnants. L'évolution de l'histoire est dans un premier temps palpitante : une jeune fille punchy, un père dépassé, un chien filmé comme un être humain. On se demande bien vers où le film va aller (film d'horreur, chronique socialisante, drame familial) et cette incertitude est délicieuse.

Quand le film tourne franchement au (attention, la suite de ma critique contient de graves spoilers) revenge movie à la sauce canino-fantastique, le regard du spectateur se trouble. Que suis-je en train de regarder exactement ? Un film à thèse sur les rapports d'exploitation homme/animaux ? Un film apocalyptique ? Une chronique imagée du passage de l'enfance à l'âge adulte ?

On se perd un peu dans les intentions du réalisateur, et White dog semble tout à coup too much : débordant d'intentions et de gestes cinématographiques, à l'image de ce dernier plan gratuitement spectaculaire. Il ne sert à rien, ne se raccorde à rien de bien logique, mais est profondément marquant.

Un cinéaste à suivre.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 décembre 2014
Le mérite de Kornel Mundruczo est de se soustraire aux clichés du film animalier ou de jeunesse tout en métaphorisant son propos et en filmant de manière remarquable les animaux en mouvement. Inspiré par plusieurs films de John Carpenter (They live, New York 1997) ou du Survivant (pour la ville abandonnée), des Oiseaux (pour les scènes de massacre et la musique) et de White dog de Samuel Fuller pour le propos du poids du passé sur le comportement présent, White god marque par la force des ses scènes de poursuite dans une ville de Budapest, joliment filmée et abandonnée en humains. De plus, le cinéaste a d'autant plus de mérite d'éviter le champ contre champ, souvent simple facilité de mise en scène. Le film fonctionne sur la relation entre deux "paumés" : une jeune préadolescente, superbe Zsófia Psotta, victime du divorce de ses parents avec un père au départ médiocre mais dont les qualités se dévoileront à la fin, et un chien dont le douloureux trajet initiatique marquera longtemps. Comme le dit un dresseur, il n'est pas un vrai chien ! Le cinéphile pourra voir ce qu'il souhaite dans cette métaphore (l'intégration d'autres populations (Roms ?, la Shoah...) mais il n'en oublie pas l'émotion. Le film utilise bien le registre du suspens. Ainsi, la caméra dont dont reprochera un temps les tremblements, se place en position subjective. A place du chien, un temps. Puis, tel un thriller, nous ne voyons que les pattes du chien! Reste la problématique de la musique (bel habillage sonore du film). La musique adoucit-elle les moeurs ? personne ne pourra oublier cette ultime scène, troublante et très humaine. Moralité du propos : pour la compréhension réciproque entre les être humains ne faut-il pas être capable de se mettre au niveau de chacun, de prendre leur place ? Commencé à 100 à l'heure par la meute de chien, le film a ensuite ses lenteurs et quelques scènes inutiles qui nuisent au récit (le passage de la teuf, raté, personnage du grand jeune homme...) Commencé en mélo triste (la fillette couchant dans la salle de bain avec son chien, l'abandon sur la route qui évoque AI de Spielberg, les deux vaches), le dernier 1/3 est vraiment sublime : tension, suspense, sens du rythme... Une oeuvre imparfaite qui se prête à l'intertextualité mais très troublante qui ne se laissera pas facilement oubliée.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 décembre 2014
Attention arnaque ! Si vous ne lisez pas le synopsis et vous fiez seulement à la bande-annonce et à l'affiche (qui nous annonce carrément « Dans la lignée des oiseaux d'Hitchcock »), vous risquez d'être déçu. Elles n'ont rien à voir avec le film et surtout pas au film post-apocalyptique qu'on croit aller voir. Il y a longtemps que je ne m'étais pas ennuyé comme cela. La première heure ressemble tout simplement à un Disney, style L'incroyable voyage, une pauvre fillette à qui l'on enlève le chien. Quand enfin cela semble s'animer un peu, c'est pour tourner au ridicule. Ces pauvres toutous se révoltent soudain contre les méchants humains qui les maltraitent (pourquoi, comment, on ne sait pas...). Je ne vois pas trop quels thèmes a voulu aborder le réalisateur. Plusieurs certainement, et il doit y avoir aussi quelques paraboles et critiques de notre société, mais là je ne vois pas. En plus, c'est tourné par un parkinsonien et on a le cœur au bord des lèvres en permanence. Bref, je n'ai pas du tout adhéré et suis resté de marbre...
Sylvain P

387 abonnés 1 429 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2014
Qui aurait pensé suivre l'épopée quasi-hollywoodienne d'un chien en allant voir un petit film hongrois d'art et essai ? C'est pourtant ce qu'il advient dans ce thriller animalier glacial et déroutant. Les chiens, à force de côtoyer les humains, en prennent tout leurs défauts, de la violence à la vengeance. Le tour de force a consisté à gérer la présence de centaines de chiens dans des scènes magistrales, même si la mise en scène saccadée des scènes violentes aide à dissimuler l'absence de combats réels.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2014
Loin de l'anthropomorphisme des productions Disney, Kornel Mundruczo nous entraîne dans une révolte canine d'une violence extrême. Des chiens abandonnés et maltraités vont fomenter une vengeance implacable envers les hommes responsables de leur sort. (...) Kornel Mundruczo filme cette rage (c'est le cas de le dire) comme un flot révolutionnaire qui emporte tout sur son passage, dépassant allègrement le point de non-retour. Le suspense et la catharsis sont à leur comble et le film atteint une intensité rare. (...) Assurément un grand film enragé.

LA SUITE :
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 juin 2018
critique d'une société intolérante ou les chiens se rebellent contre les hommes et leurs idéologies purificatrices, White God possède une vraie ambiance, contient des scènes rarement vues au cinéma (des hordes de chiens), croit davantage en la bonté comme solution pérenne que la violence... Dommage que la narration avance par à-coups et qu'il y a quelques erreurs techniques qui nuisent au plaisir de la vision.
Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 janvier 2015
Basé sur un scénario simpliste et hésitant à se positionner entre fable, critique sociétale et relations humaines, le film a du mal à prendre de l'ampleur malgré quelques scènes époustouflantes.

On n'en retient au final que la prouesse des dresseurs de chiens, dommage il y avait matière à produite un film plus approffondi.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 décembre 2014
Poignant, émouvant, "white god", anagrame du film extraordinaire "white dog" de Samuel fuller, est un film à tiroirs: il se regarde comme un film fantastique plein de suspense et une parabole sur la place que nous laissons à l'autre dans nos sociétés. En tout point, une réussite sans oublier la bande originale du film...et quelle dernière demi heure!
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 décembre 2014
Partant pour trois mois en Australie, une femme laisse sa préado de fille et son chien chez son père. Les rapports filiaux sont assez tendus surtout que le père (et son voisinage) ne tolère guère la présence d'Hagen, le fidèle compagnon à 4 pattes. Il finira par l'abandonner au bord d'une route. L'adolescente recherchera son chien. Le chien vivra, perdu dans la ville, de multiples aventures...
Raconté comme cela, vous penserez que nous sommes dans un remake de " Lassie, chien fidèle". Mais nous sommes à Budapest, capitale abritant en ce moment un régime franchement conservateur, et les chiens qui ne sont pas de pures races, sont taxés ou envoyés en fourrière pour être vendus ou carrément supprimés. La métaphore est évidente et irrigue le film. Il est évident que marteler un discours contre la xénophobie actuelle est toujours bon à prendre, même si parfois asséné de façon un peu lourde. Cependant "White god" (j'allais écrire dog ) ne se résume pas qu'à cela. Si la première partie mixe le film animalier larmoyant façon Disney avec une chronique sur le passage à l'adolescence et les rapports tumultueux avec le père, il prend, dans sa seconde partie, un virage horrifique. Là aussi, le film hésite entre le film d'horreur de série B et le conte fantastique ( avec un clin d'oeil façon "Joueur de flûte d'Hamelin" ). Force est de reconnaître, que malgré un scénario à grosses ficelles (oui, je sais, c'est un conte quelque part) et une dénouement un peu gnangan, cette dernière partie est prenante. Les plans de la meute de chiens assoiffés de vengeance sont particulièrement convaincants et sont, à eux seuls, une excellente raison d'aller voir le film.
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L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2014
En prenant pour points de vue quelque peu singulier à la fois une jeune fille en rébellion contenue et son chien ballotté en pleine méchanceté humaine, White God semblait promettre un long-métrage puissant et différent. Le résultat, oscillant entre une ouverture brillante et une mise en scène crispante, convainc moins. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète:
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 décembre 2014
On avait vraiment envie d’y croire. Un film où le meilleur ami de l’homme devient son prédateur était plutôt alléchant. Mais le traitement opéré par Kornel Mundruczo n’est que partiellement réussi. Il imagine une Hongrie où les chiens qui ne sont pas de pure race sont capturés et enfermés si leurs propriétaires ne payent pas de lourdes taxes pour les garder. Une manière de purifier la race canine. L’allégorie est forte et rappelle (peut-être un peu grossièrement) de nombreux cas dans notre Histoire récente, notamment la Seconde Guerre Mondiale avec les thématiques nazies. Cela posé, il scinde son film en deux histoires parallèles : celle d’une petite fille à la recherche de son chien Hagen, un bâtard, et celle de ce chien livré à lui-même dans une ville hostile. Mauvais parti pris, car on rêvait de voir ce qu’aurait donné une bonne série B où ces chiens impurs seraient les prédateurs révoltés de l’homme. Un peu comme « Les Dents de la mer » ou encore plus probant, dans la catégorie des animaux pacifiques à la base, « Les Oiseaux ». D’ailleurs l’affiche du film scande la ressemblance avec le film d’Hitchcock de façon éhontée tant ils n’ont rien à voir. Le film est trop long et souffre d’une partie canine étonnement plus intéressante que la partie humaine où il faut louer le dressage des chiens car à certains moments, l’anthropomorphisme est saisissant. La dernière partie, lorsqu’enfin Hagen se met à la tête d’une meute et attaque Budapest, livre des plans apocalyptiques saisissants et des scènes de mises à mort réussies mais bien trop courtes et arrivant bien trop tard. Surtout qu’en comparaison la partie avec la petite Lili parait bien fade et inutile. On a vraiment la désagréable impression d’avoir loupé un chef d’œuvre de terreur au profit d’un film en demi-teinte qui n’optimise jamais son excellente idée de base.
cyclo86
cyclo86

15 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 décembre 2014
Un sacré suspense... Une sorte de parabole sur le totalitarisme (la famille, où les enfants sont dominés par les parents, le boulot, où un prof se retrouve à travailler aux abattoirs, l'orchestre, où le chef domine les musiciens, les chiens, dominés par les humains), ça pourrait être une sorte de "Demain les chiens" (le beau roman SF de Simak), croisé avec "Spartacus" (roman de Fast et film de Kubrick)... Un suspense diabolique. Et où l'aperçoit que la musique adoucit les moeurs, même canines.
Bravo aux chiens, qui mériteraient un prix d'interprétation. mais les acteurs sont tous parfaits dans cet OFNI qui nous vient de Hongrie !
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2014
La première chose à souligner est la qualité des cadrages, de la lumière et des travellings sur la meute de chiens traversant la ville, s'y ajoute une musique persuasive.....Le film ensuite a deux parties, une première plutôt dans le relation humaine entre le père et la fille, avec très peu de seconds rôles et une seconde qui fait par moments penser à un film "d'horreur" avec quelques scènes gores pour illustrer la férocité des chiens......Les deux sont très abouties techniquement, mais quant à moi j'ai préféré la première qui a un plus psychologique par rapport à le seconde plus spectaculaire.....Les scènes de concert sont aussi réussies (la petite appartient à un orchestre, ce qui a son importance).....Difficile ensuite de se raccrocher à un genre, et c'est le petit problème du film, ce n'est ni un thriller psychologique (quoique), ni loin s'en faut un film d'horreur, ni un film d'action, ni un drame, mais une sorte de pot pourri, qui il faut le reconnaitre a aussi les qualités de ces genres......Un film d'ambiance plutôt (qui aurait pu se rapprocher d'"amours chiennes" de A G Innaritu, mais qui en est assez éloigner en terme de scénario......Bon découpage, agréable mise en scène, le film est une surprise assez agréable sans être fulgurante....Du bon cinéma....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 décembre 2014
Impressionnant. Un film qui se déroule en deux parties, la première heure, qui se concentre sur le mélodrame, et la deuxième heure, où la partie apocalyptique de l'histoire fait son œuvre. Di la première partie se laisse regarder avec plaisir mais sans trop d'originalité, la mise en scène et la puissance émotionnelle de la seconde partie est absolument incroyable. Une belle, très belle surprise.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 décembre 2014
Si White God a remporté le prix Un certain regard en 2014, c'est que c'est un bon film me direz-vous, et vous auriez totalement raison. Pour moi, une des principale qualité du film est de voir à quelle point le scénario du film est riche : on a tout d'abord une métaphore de la Shoah pendant environ 45 minutes, puis une critique de la supériorité de l'homme blanc sur les autres (d'où le titre) avec une métaphore de l'esclavage et enfin une révolte et une fin rappelant Les oiseaux d'Hitchcock mais avec des chiens et comment retrouver son humanité (vous ne rêvez pas, je parle bien de l'humanité du chien) après avoir vécu les pires événements possibles et inimaginables, avec en fil rouge l'amitié entre une jeune adolescente et un chien. On a l'impression que Mundruczò veut montrer que l'on peut aborder un nombre assez incroyable de sujets avec comme point de départ une jeune fille qui perd son chien.

Ensuite on peut souligner le travail absolument monstrueux fait auprès des chiens. Mundruczò a donné un coté humain aux chiens de manière assez exceptionnelle et fait passer un très grand nombre d'émotions à travers eux et Hagen en particulier. Ensuite, lors de la révolte nous avons un TRÈS grand nombre de chiens à l'écran et il y a carrément une scène où les chiens courent, se font tirer dessus puis rebroussent chemin, ce qui veut dire que les chiens courent dans un sens, rebroussent chemin et certains doivent rester au sol. Autrement dit, c'est un travail monumental.
Mais White God présente aussi et surtout une image absolument magnifique. La mise en scène est exceptionnelle, avec des plans d'ensemble très froids avec un cadre millimétré, mais aussi une lumière superbe et très parlante sur les personnages : quand les chiens tuent l'homme qui esclavagisait Hagen, Hagen est dans le noir, on ne dicerne qu'une forme, quand il retrouve son humanité, il est en pleine lumière.

Pour conclure, on peut dire que White God a un scénario extrêmement bien fourni et une image magnifique, ce qui en fait un très bon film qui a vraiment mérité son prix Un certain regard.
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