White God
Note moyenne
3,5
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127 critiques spectateurs

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Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 décembre 2014
Dès son titre, qui renvoie automatiquement au classique quasi-homonyme de Samuel Fuller, et son plan d’ouverture sur une ville désertée, assimilable à un film de zombies façon 28 jours plus tard, le film de Kornel Mundruczó s’assume comme une œuvre ultra-référencée qui emmène le spectateur vers des terrains connus. Le concept des animaux se retournant, plus ou moins brutalement, contre les humains n’a rien de novateur, et dans ce sous-genre horrifique, le chien est une des figures les plus classiques. Cujo et Baxter en sont incontestablement les meilleurs exemples. De cette thématique, déjà usée jusqu’à la corde, qu’est la maltraitance puis la révolte des chiens, le réalisateur a pour intention de mettre au point une allégorie de la banalisation des violences racistes en Hongrie. Cette motivation bienveillante est rendue flagrante par la répétition à outrance du fait que seuls les batards n’ont pas droit de cité alors que les chiens de pure race sont bien traités par des agents d’une fourrière représentant un état ouvertement néonazi. Un manque de subtilité symbolique que l’on retrouve dans l’écriture du scénario, la direction d’acteur et le tournage, tous terriblement bâclé. Alors que White God s’annonce comme une version canine des Oiseaux d’Hitchcock, voire de La planète des singes, Les origines, son récit repose presque intégralement sur les errances d’une gamine malheureuse (incarnée par une Zsófia Psotta fade du début à la fin) et sur les brutalités subies par son chien perdu. Le tout est filmé avec une qualité déplorable et est construit avec un rythme d’une monotonie particulièrement fastidieuse. Ce mélange de tonalité, à la fois candide et faussement trash, rend cette histoire bancale et dérisoire. Quand vient enfin, dans la dernière demi-heure, la fameuse révolte des molosses, tant attendue mais aussi improbable que mal amenée, c’est finalement là que le film devient le plus grotesque. Les scènes de déferlement et les tueries de la meute de chiens vengeurs étant elles aussi filmées avec si peu de conviction qu’elles en perdent tout leur potentiel horrifique pour devenir négligeables, voire parfaitement risibles, et s’achever sur un plan de fin encore une fois trop mal mis en scène pour en exploiter le pouvoir métaphorique. Définitivement, seul le travail des dresseurs est louable dans cette fable animalière qui, malgré ses bonnes intentions militantes, est un échec cinématographique total.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2014
Plus que Les Oiseaux d'Alfred Hitchcock qui a souvent été cité par les critiques, White God rappelle surtout La Planète des singes : Les Origines. En effet, son scénario est très proche de celui du film de Rupert Wyatt mais ce sont des chiens qui remplacent les singes et le tout est placé dans le contexte européen. Il ne faut donc pas s'attendre, comme le fait penser la promotion du film, à un affrontement entre les chiens et les humains pendant presque deux heures. En effet, la révolte des chiens, comme celles des singes dans son modèle, n'occupent que la toute dernière partie du film. Le reste du film décrit le parcours de Lili d'un côté et de son chien que son père a abandonné au grand désaroi de la jeune fille de l'autre. Mais ce n'est pas pour autant que Kornél Mundruczó nous ennuie. La description de la sévérité de la société hongroise,de sa vie nocturne et surtout de la maltraitance des êtres humains envers les autres espèces animales est d'un fort réalisme et peut pousser le spectateur a réfléchir sur la conséquence de ses attitudes envers les animaux qui peuvent sembler banales et naturelles.La petite Zsófia Psotta est parfaite dans son rôle de jeune fille vivant une relation privilégiée avec son chien et Kornél Mundruczó fait preuve d'une maitrise de la mise en scène (diriger autant de scènes avec autant d'animaux est une gageure parfaitement réussie) qui laisser supposer qu'il recevra des appels du pieds des studios hollywoodiens. A voir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 décembre 2014
film super mais traumatisant
la cruauté de l'homme par rapport aux chiens mais l'idée de vengeance des chiens est excellente par contre le combat entre les 2 chiens pousse par 1 barbare m'a traumatisé images très dures et insupportables j'ai failli quitté la salle de cinéma et image finale magnifique. A voir mais attention aux âmes sensibles moi qui adore les animaux
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 décembre 2014
Une oeuvre magistrale, à la fois tendre et terrifiante, proche, par moments, d'un film d'horreur... Mais, une scène finale d'une rare émotion fait que vous sortez de la salle bouleversée, au bord des larmes...
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2014
Le scénario est brillant et extrêment original, la mise en scène excellente, les acteurs convaincants, la musique dans le ton, qui donne envie de re-écouter l'intégralité des oeuvres de Liszt. Je retiendrai une adolescente attachante en proie à une certaine incompréhension, donc bien dans son temps. Le film est de plus en plus intéressant au fur et à mesure. Quand ce n'est pas le scénario qui surprend, c'est la mise en scène. Le réalisme est étourdissant et effectivement on pense aux "Oiseaux" d'Hitchock. Ce film restera longtemps gravé dans ma mémoire, il est particulièrement abouti. Grande réussite.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 décembre 2014
excellent film. Au début j'ai eu peur d'assister à une série de clichés éculés des méchants humains qui maltraitent de gentil animaux. Mais en fait c'est plus fort que ça, on peut y voir une métaphore sur le racisme avec cette idée de "race pure". Le suspense est très bien géré, c'est surprenant, bien filmé, bien écrit et plein de références. Les 10 dernières minutes sont les plus incroyables. A découvrir!
Chatterer
Chatterer

93 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2014
White GOD, si on inverse les lettres, ça donne DOG. Et en effet, c'est bien de chiens dont il est question dans ce métrage Hongrois. Un film truffé de métaphores sur l'intolérance, le racisme, le rejet aussi de l'être différent...en somme, la cruauté de l'homme. Le bon maitre aux yeux du chien serait un Dieu blanc?!? White God, bien évidemment que Dieu est blanc et ne protège que l'élite. Les batards n'ont rien à faire dans notre belle société...
Dans une Hongrie donc propre et lisse, l'état décide de supprimer tous les chiens qui ne sont pas de race. Hagen, le chien complice et fidel de Lili va ainsi en payer les frais. Tout d'abord montré du doigt puis dénoncé par une voisine malveillante, accusé d'avoir mordu, il sera jeté finalement à la rue par le père de Lili. Puis de maitre en maitre, il va découvrir la cruauté de l'homme. C'est ainsi qu'il décide de se venger avec d'autres chiens bafoués. La meute déferle ainsi dans les rues en hurlant, en se révoltant sans pitié.
Le film est la critique d'une société qui peut être terriblement maltraitante envers les minorités. Et qui pourrait l'être davantage avec la monté de l'extrémisme au pouvoir. Le cinéaste adopte le point de vue d'Hagen et nous permet ainsi de comprendre la cruauté qui fini par l'animer.
250 chiens dressés pour ce film. Le résultat est hallucinant. Des scènes qui m'ont vraiment impressionnés, notamment quand cette masse de chiens arrive dans les rues. Des scènes parfois dures qui m'ont fait verser quelques larmes. Il est difficile de rester insensible fasse aux maltraitances que subissent ces chiens et de constater que chaque humain peut être pire que le précédent.
Un film que je trouve donc réussi, sans fioritures et un sujet vraiment percutant dont les différents niveaux de lectures en fera réfléchir plus d'un. Je recommande évidemment!
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2014
White God fut primé lors du dernier festival de cannes dans la séléction un certain regard.

le film est une véritable parabole dénonçant toute l'inhumanité et la cupidité de l'Homme face à la répression d'un peuple ( dans ce cas les Humains ont été remplacés par des chiens " batards".

même si le film est assez inégale en terme d'intensité: le spectacteur ne peut ressentir que de la révolte, de l'émotion et une certaine angoisse devant certaines des scénes du film qui reste intéressant à regarder.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 6 décembre 2014
Prix "Un certain regard"?
En gros les chiens attrapés par les autorités de Budapest se révoltent contre les humains et c'est l'émeute. Nous plaçant du côté des chiens (métaphore de toute personne/minorité opprimée) en train de subir les injustices faites par des humains (métaphore de la norme toute puissante et injuste). Une narration basico-basique, des situations et revirements prévisibles sur un air triste de violons qui cherchent à tirer la dernière larme cachée de ceux qui ont marché...
Ça manque de style. Je pense qu'une série B serait super, un film type zombie aussi. Mais là on est à du pseudo social fait pour les ravis de la crèche. Sans parler de la fin grandiloquente. Au secours.
Seule qualité du film : le tournage. Chapeau sur la direction d'acteur-chien. Sinon…
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 décembre 2014
Concept qui promettait intéressant... mais ça traine en longueur... quel dommage...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 6 décembre 2014
en réference a l'idée de racisme et de "supériorité" humaine tout a fait relative sur les animaux ce film
pouvait être extraordinaire malheureusement ce n'est pas le cas a cause d'un réalisateur tout a fait
moyen et d'acteurs assez peu interessant...( la photo / certains plans sont parfois interessants en
terme de travelling

j'ai beaucoup aimé par contre "le jeu d'acteurs" des animaux ( remarquable dresseur ! ) beaucoup moins celui des humains... ( typiquement dans la lignée des films hermétiques d'europe de l'est ou centrale, c'est dans leus gènes pas dans les miens

c'est dommage d'avoir gaché une idée de ce type, le fait de l'avoir comparé
"aux oiseaux" d'hitchcock de 1963, est tout simplement une bonne astuce de la production
diffusion derriere ! ( en réalité c'est le jour est la nuit avec ce film )
brunetol
brunetol

208 abonnés 179 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2014
La bande-annonce laissait espérer un grand film lyrique, une allégorie, peut-être dans la lignée des films du cinéaste hongrois en dédicace : Miklós Jancsó. Mais l'auteur de "Psaume Rouge", disparu en janvier dernier, aurait eu bien du mal à retrouver dans ce "White God" la puissance visuelle de ses plans-séquences affolants que seul le grand Bela Tarr a su égaler voire transcender. Tourné la plupart du temps caméra cahotante à l'épaule, ce "White God" prometteur ne tient pas la route. Malgré de stupéfiantes séquences de chiens déchainés lâchés dans un Budapest désert, le film reste plaqué au sol par le manque d'ambition romanesque ou poétique de son auteur, qui semble hésiter constamment entre plusieurs registres mineurs : film d'horreur ? téléfilm allemand ? série Z à la lisière du gore ? initiation adolescente ? On est bien loin des "Oiseaux" d'Hitchcock mentionnés sur l'affiche. Desservi par un casting particulièrement foireux où l'on côtoie une future miss Hongrie renfrognée, un père célibataire grisâtre et déprimé, un prof de musique névrotique et autres figures humaines déplorables illustrant la misanthropie du réalisateur, le film n'a d'intérêt que pour la virtuosité de certaines séquences animalières, quand elles ne sombrent pas dans la complaisance barbare (les combats de chiens). On frise parfois la franchise Disney (quand le "héros" Hagen est accompagné d'un petit terrier poilu adorable qui lui sert d'ange-gardien), mais dans l'ensemble, les scènes canines sont assez bien menées, troublantes parfois. Tout était là pour faire de ce film un ovni passionnant. Mais la poésie, la fantaisie, l'humour, l'inspiration en sont tellement absents que rien ne subsiste au final. Ça vole très bas du début à la fin, on se moque des préoccupations prosaïques des ternes protagonistes (même les chiens finissent par être décevants et prévisibles), jamais l'intrigue ne décolle d'un littéralisme navrant qui ne laisse pas de place à l'imagination et au hors-champ, et l'on se prend à rêver de ce qu'un Nicholas Winding Refn aurait fait d'un argument pareil.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2026
L’idée de départ est originale et intéressante à plus d’un titre, notamment pour sa valeur métaphorique. La discrimination et la persécution des chiens bâtards, opposés aux chiens de race pure, évoquent bien sûr quelques épisodes fascisants du passé et quelques dérives inquiétantes du présent, en Hongrie ou ailleurs. Le réalisateur hongrois Kornél Mundruczó développe en outre un thème général qui lui était déjà cher dans Delta, l’un de ses précédents films : l’intolérance. Le drame intimiste de Delta (centré sur la relation tabou entre un frère et une sœur) laisse ici place à un drame à la fois sociopolitique et fantastique, lorgnant vers l’épouvante voire l’horreur, autres registres dans lesquels Mundruczó prouve encore son talent de réalisateur, notamment lors des première et dernière scènes du film. La première montre la jeune héroïne, à vélo dans les rues désertes et silencieuses de Budapest, rattrapée par une horde de chiens en furie. Formidablement cauchemardesque. La dernière donne à voir une étonnante confrontation en plan large et en contre-plongée abrupte. Impressionnante. Entre les deux, Mundruczó mise sur un style nerveux et des courses-poursuites spectaculaires, en réalisant quelques prouesses liées au tournage avec des centaines de chiens, dont certains sont incroyablement expressifs.
L’empathie pour ces chiens maltraités, notamment pour le premier rôle canin, fonctionne bien. En revanche, l’empathie pour l’héroïne ado et son père est nettement moindre et l’intérêt de leur relation, minime. Mais passons. Plus regrettable est finalement le traitement des relations entre les hommes et les chiens révoltés, qui ne fait qu’illustrer une phrase de Rilke citée au début : “Tout ce qui est terrible a besoin de notre amour� (version semble-t-il tronquée de : “Peut-être tout ce qui est terrible est, dans sa plus profonde essence, quelque chose d’impuissant qui a besoin de notre amour� – ce qui n’a pas tout à fait la même résonance). Il y a dans ce traitement et dans son aboutissement un je ne sais quoi de basique et de gentillet qui laisse un peu frustré d’une ambition que l’on pouvait espérer plus complexe, offensive et radicale au départ. Non seulement Mundruczó met du temps avant d’entrer dans le vif de son sujet, mais il laisse aussi l’impression de passer un peu à côté de ce sujet, que ce soit sur le plan politique (où il manque un développement allégorique plus riche et consistant) ou sur le plan cinématographique (où il manque un mystère et un effroi, comme les cultivait Hitchcock dans Les Oiseaux, par exemple). Si l’on ajoute quelques éléments de scénario tirés par les cheveux et une musique parfois ronflante, on finit par trouver le film, pourtant enthousiasmant de prime abord, un peu appuyé, un peu long et moyennement convaincant.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mars 2015
Parabole sur le racisme et la stigmatisation des minorités, ce film décapant démarre comme un film social naturaliste et dévie vers l'horreur poétique, quelque part entre les univers de Franju et Hitchcock. On appréciera en particulier le montage fabuleux de la seconde partie; Il est indiscutable que c'est l'un des chocs de l'année 2014. Une Palme Dog méritée !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 décembre 2014
Ce film m'a donné envie de hurler. D'abord et surtout à l'arnaque à la bande annonce, qui situe le film sur la carte du film de style "European Auteurs" versant fantastique (j'adhère à fond). Mais attention, ça concerne 2 minutes au début, et 10 à la fin. Le reste est une invraisemblable bouillie disneyenne, avec tous les poncifs sur les vilains humains qui font mal aux gentils toutous, mais leur révolte sera terrrrrible !
Le pire est l'anthropomorphisme odieux conféré aux pauvres chiens (on sent en permanence le team de dresseurs juste au bord du cadre), qui tout à coup, va sa voir comment, se mettent à "vouloir se venger" de tout le mal qu'on leur a fait. Et hop, que je te retrouve la vilaine voisine qui avait appelé la SPA (couic la voisine), et hop, que je te repère l'immonde boutiquier qui avait volé le toutou héros (couic le boutiquer), le tout sur fond de fratrie animale absolument pas réaliste qui culmine dans un final grotesque au-delà des mots.
Derrière tout ça, il y a une métaphore vaseuse (expédiée au détour d'une phrase) sur "les autorités qui n'acceptent que les races pures", comprendre "le régime politique hongrois est fasciste." Et hop emballé c'est pesé, la critique intello, touchée en pleine poire molle, capitule sans piper (un auteur hongrois à Cannes, respect man) et ne voit pas, derrière les envolées de violons super dramatiques que tout ça n'est qu'un Disney débile, outrancier et intégralement pathétique, qui se cache derrière une image forte et un titre canon.
Beaucoup de personnes (au moins 15) sont sorties pendant le film. Moi non, et c'est bien dommage.
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