White God est un film qui a du chien. Et qui plonge dans l'horreur animale en une parabole qui n'a peur de rien, ni de terrifier, ni de faire rire, ni d'impressionner par sa virtuosité technique. Le réalisateur de Delta, dont on avait apprécié les qualités plastiques, réussit un tour de force en mélangeant les genres dans un shaker cinématographique. Social et politique, White God l'est aussi en filigrane. Il y a un côté jubilatoire dans la vengeance de cette meute de canidés qui court à perdre haleine dans les rues de Budapest. L'homme est un loup pour le chien et il était temps que ce dernier prenne sa revanche. Elle est sanglante, grotesque et fantastique. Quel choc !
Wow... Voila un film intense qui m'a bouleversé et choqué. Il y a des images très durs dans ce film mais il vaut la peine d'être vu car c'est une histoire touchante et originale. De plus les musiques sont parfaites et les acteurs convaincants.
L’idée de départ de White God n’est pas mauvaise (qu’arriverait-il à votre compagnon si vous l’abandonniez ?) et marche durant la globalité du film grâce à un traitement très cru, malgré un rythme assez lent et quelques redondances. Malheureusement, le climax surréaliste nuit à l’ensemble.
Lisez la critique complète sur le blog de Marvelll.
un "conte"métaphorique sociétal singulier... savamment inspiré,très inventif et créatif au service d'une mise en scène percutante. Ce,pouvant concilier des moments d'émotion,de suspens et de violence,contre balancés par une musique des plus harmonieuses.Une belle réussite,avec mention spéciale aux 2 dresseurs de cette meute de 280 chiens!! Une belle réussite. Nos amis les bêtes,nos amis les hommes? C.Q.F.D...
Des plans académiques annonciateurs d’un final plutôt réussi, et deux intriques parallèles, une canine et une rapport père-fille, voici à quoi nous conviait Kornél Mundruczó dans le cadre du festival du film fantastique. Cela ne suffit pas hélas pour faire un bon film. Le travail de dressage de 250 chiens est certes louable mais un chien ne fait pas forcément un bon acteur, contrairement aux comédiens humains qui sont tous excellents, avec mention spéciale à la petite Lili. Enfin, pour nous rendre cette révolte canine intelligible et convaincante, le réalisateur a choisi la caméra sautillante et le cadrage épileptique, tout deux très fatiguant pour le pauvre spectateur. Moyen sans plus.
White God (2014), que nous pourrions aisément confondre avec le titre du film de Samuel Fuller "White Dog" (1982) parle d'un chien et de son épopée dans une ville Hongroise. Ce parallèle n'est toutefois pas le seul lien avec le film de Fuller puisque il est également question ici d'un dressage aux méthodes radicales. L'introduction à l'imagerie apocalyptique et l'apparition de cette meute est un joyaux du 7ème art. Puis le film débute et celui-ci se concentre dans un premier temps sur Lili, une jeune fille qui se retrouve seule avec son père pendant plusieurs mois. A part Lili, la haine décrite ici de l'homme pour l'animal est terrifiant. Considérait comme un nuisible, un objet de marchandage ou une machine à tuer, le réalisateur écorche l'humanité de façon irrévocable. Mais l'animal ne servirait-il pas de prétexte pour offrir à l'auteur le moyen de décrire les heures sombres de notre histoire ? Hommage non dissimulée au cinéma de genre, cette histoire vengeresse accroche définitivement le spectateur malgré sa durée de 119 minutes. Tantôt sur le chien et son incroyable destin, tantôt sur cette adolescente rebelle qui s'ouvre à la vie, la narration nous mène vers un final qui n'atteindra pas le sublime auquel je m'attendais. Mais peu importe mon avis sur ce dernier point car il est très facile de reconnaître les qualité indéniables de cette oeuvre dénonciatrice.
J'ai pu voir ce film á Budapest le jour de sa sortie ..le film est remarquable á plusieurs titres : le rejet des races croisées de chiens évoque bien sûr d'autres histoires de "race pure" , mais faire "jouer" plusieurs dizaines de chien ensemble de façon coordonnée relève de l'exploit , les scènes d'action impliquant les chiens dans les rues et les tunnels de budapest sont remarquables ( affrontements entre les chiens révoltés et la police , les scènes de poursuites lors des rafles de chiens errants , ....) l'héroïne (Lili) et le héros (le chien Hagen) tiennent vraiment leur place
J'avais déjà apprécié un autre film de ce réalisateur :Delta