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NoSpoil
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3,0
Publiée le 16 août 2018
Ce film sort des codes. Il commence comme un film documentaire sur une relation père-fille. Il verse ensuite dans le mélodrame, puis le thriller, pour finir quasiment comme un film d'épouvante. Le rythme est soutenu, on ne s'ennuie pas. La grande prouesse concerne le jeu des animaux, en particulier du (ou des) chiens qui ont été utilisés dans le rôle de Hagen. C'est époustouflant ce que l'équipe du film à réussi à leur faire faire. La maîtrise de ce point de vue est totale. Les plans de réalisation et la lumière sont également très soignés. En revanche, le jeu "robotisé" des acteurs est réduit à sa plus simple expression. C'est peut-être voulu : il en résulte une vision d'un monde déshumanisé, noir. On comprends assez rapidement le parallèle que les auteurs ont voulu faire avec la société contemporaine : la chasse aux bâtards (les étrangers), le refus de la différence, le rejet de l'amour et les émotions, la méchanceté, l'appât du gain, la révolte... Néanmoins, on aurait aimé un peu plus de cohérence dans l'ensemble, car il est difficile d'adhérer totalement à cette histoire. La fin aussi, aurait pu être plus surprenante et moins naïve. Ce film ne se veut pas conventionnel, mais paradoxalement, il ne bouscule peut-être pas assez.
Voici un film atypique qui nous propose une réflexion sur le racisme à travers une histoire de chiens, où se mêlent l'histoire d'un père et de sa fille, la musique avec Tannhaüser et plein d'autres thèmes... Certains plans sont impressionnants (notamment la ville désertée et cette meute de chien derrière la jeune fille...)... Kornél Mundruczó est un réalisateur hongrois à suivre...
White GOD, où le chien batard se Rebiffe . . . Un pays (ici la Hongrie) ou seuls les (Chiens) Pures Races seraient admises à déambuler en toute quiétude. Un pays ou les métissages seraient bannis - les contrevenants parqués aussitôt en camps, voire fatalement éradiqués. Évidente métaphore qui trouvera sa suite naturelle dans "La Lune de Jupiter" récemment sortie ( Film EXTRA qui m'a carrément donné l'envie de voir absolument celui-ci ). C'est donc logiquement difficile sur la grande majorité de scènes qui restent toutes nécessaires à la structure de cette lente allégorie. White GOD, c'est aussi techniquement très fort, sur un rythme qui ne lâche jamais rien, avec évidemment des chiens assez extraordinaires. Et ce final juste remarquable . . . Film marquant à voir désormais en Vidéo.
Après "Cujo" (1983), "Baxter" (1989) ou encore "Max, le meilleur ami de l'homme" (1994), le cinéaste hongrois Kornél Mundruczó se réapproprie l'histoire du « chien tueur d'hommes ». Le scénario de « White God » se veut finalement plutôt simple mais se voit transcender par la mise en scène de Mundruczó. D'une banale série B à l'américaine, on se retrouve face à un film d'auteur au scénario riche en métaphores qui se démarque finalement des autres films de genre. Un grand respect aux dresseurs de chiens pour leur excellent boulot. A voir.
Un film original et particulier, très abstrait et qui relève de la rudesse de l’autorité et de la justice. Néanmoins, c’est pas terrible, et hormis le fait que ce soit cours, c’est long. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
J'ai été très agréablement surpris par ce film qui s'aventure dans de nombreux terrains cinématographiques : film social, film animalier et film de genre notamment. La mise en scène est assez remarquable. Il y a quelques longueurs et parfois des partis-pris de mise en scène qui m'ont questionné mais j'ai été embarqué complètement dans cette histoire.
Vous avez toujours rêvé de voir le petit cochon Babe avec des poils ? Une course poursuite où Paul Greengrass filme parkinsoniennement le chien de Jason Bourne pris en chasse à Budapest plutôt qu'à Casablanca ? Ouf. Le "Dieu Blanc" hongrois est là pour exaucer vos vœux les plus fous. Grâce à lui, vous pourrez maintenant parler d'un film à chiens sans avoir la honte de citer Rox et Rouky (ouais en plus, c'était trop la lose de citer jusque là l'époque Disney d'un Burton n'ayant pas encore reçu l'imprimatur "art et essai"). Plus de plaisir coupable, plus de trahison de votre cinéphilie sélective et durement élaborée. Kornél Mundruczó vient de vous offrir le meilleur moyen de briller en société du bon goût : vous pourrez désormais expliquer (je compte sur la beauté de votre verbe) à quel point les chiens et les "autres" dans la société vivent une vie de ... chien. Alors bien sûr, ce serait profondément injuste de résumer ça en 5 mn, car ce serait vraiment trop expéditif pour un si beau film de festivals indés du monde entier ; alors autant étaler tout ça sur 2h. Peu importe si tout le monde dort entre temps, car en fin de compte, au détour de la lecture d'une belle critique de cinéphile, vous trouverez une analyse lumineuse sur la métaphore de la méchante Hongrie de Viktor Orban n'aimant pas tous les types de pédigrée. Vous n'avez pas besoin de voir le film en fait car je suis sûr que vous avez déjà vu un chien, et même peut-être, lu un article sur le sort des migrants qui fuient la misère. Ah oui, au fait, il y a une petite fille toute mimi et même une scène d'introduction bien phéromonée. Sinon, si vous aimez vraiment les chiens (pas torturés), les gens et même le cinéma hein, vous pouvez regarder un truc plus frisé qui s'appelle Didier (1997). A moins que vous ne préféreriez vraiment les déferlements de trucs à quatre pattes plein de poils un peu fous, alors optez pour Black Sheep (2006). Sachez néanmoins que c'est moins canin et impossible à placer en soirée mondaine parisienne. Zut.
Film poignant qui, pour une fois, suggère qu'effectivement l'animal peut avoir une conscience ! Et qui condamne selon moi pas mal de choses . Les plans sur le chien et surtout son jeu d'acteur sont incroyables. Les plans d'ensembles sont très bien employés et teoivenet parfaitement leur place dans le montage. La fin est plus que magique.
Portrait acide de la Hongrie moderne, White god raconte l'histoire de la vengeance d'une meute de chiens éprouvés par les comportements humains contre ceux-là même qui les ont fait souffrir, se situant ainsi quelque part entre Les oiseaux d'Alfred Hitchcock et Dressé pour tuer (White dog) de Samuel Fuller. Mis en scène de manière solide, le film réserve des séquences canines absolument spectaculaires. Les chiens sont ici considérés comme des acteurs à part entière, donnant au long-métrage une atmosphère unique. Prix Un certain regard au Festival de Cannes 2014.
La première partie est un amoncèlement de clichés et de sadisme gratuit pour exprimer la violence de l'être humain à l'égard des autres êtres vivants. Une entrée en matière longue et fastidieuse mais qui finit par trouver sa légitimité dans les 40 dernière minutes. Un dernier acte qui sonne comme une leçon de poésie et un étonnant retournement de situation qui fait échos au plan d'ouverture. Une conclusion belle, simple, calme et touchante.
J'ai trouvé ça plutôt pas mal , certes ce n'est pas un film à gros budget , certes il y a quelques longueurs , mais l'histoire se laisse regarder gentiment dénonçant à la fois la maltraitance, les combats de chien , et les abus des fourrières pour animaux, un petit air des oiseaux d'Alfred hitchcock avec quelques passages émouvants , un bon moment donc "sang" plus ....
Peu de critiques dans la presse font état du caractère éminemment politique de ce film. Cet aspect se retrouve toutefois dans les critiques des spectateurs. La plupart d'entre eux n'y voient qu'une resaucée de White Dog de Samuel Fuller, alors que celui-ci - tout politique qu'il fut - avait une toute autre base, celle du roman Chien Blanc de Romain Gary. L'heure n'est plus à la politique ségrégationniste américaine. Ici, tout tient à la critique acerbe de la politique hongroise contemporaine et fait montre d'une originalité certaine. C'en est à se demander si les huiles politiques de Budapest ont compris quel était l'objet de ce film... Très bien filmé, la mièvrerie est (quasi) absente de ce scénario ferme qui tient solidement de bout en bout le propos. Ce film fait partie de ceux qui donnent un sens à la nécessité du cinéma.