Léviathan
Note moyenne
4,0
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183 critiques spectateurs

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Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2014
Excellent film ! Mise en scène exceptionnelle, comédiens parfaits, histoire prenante. Cependant, pourquoi se limiter à un fait divers sans portée universelle quand on est capable de filmer ainsi ?!? N'est-il pas possible en 2014 de retrouver la puissance d'évocation d'un Bergman, d'un Antonioni, d'un Tarkovski ? Nuri Bilge Ceylan s'en est montré capable avec "Il était une fois en Anatolie" et Marco Bellochio avec "Vincere". Ici, le propos manque de souffle pour atteindre le chef-d’œuvre. Dommage !
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2017
Quoi de neuf sous le soleil russe ?
Encore faut-il qu’il en ait du soleil !

L’histoire contée par Zvyagintsev (Le retour/le bannissement/Eléna) est bien sombre. D’autant plus qu’elle se déroule au nord de la grande Russie, près de la mer de Barents, où Kolia se bat au tribunal contre le maire qui veut l’exproprier pour de grands projets. Kolia ne se résout pas à quitter cet endroit (d’autant que le dédommagement est insuffisant) qui est sa maison et son garage.

Zvyagintsev nous montre, lors, la lutte du petit (même aidé d’un ancien pote de régiment devenu avocat) contre les Puissants, si petits, si mesquins, si veules mais puissants quand même derrière leur autorité administrative. Donc rien ne change, nous pourrions être dans un récit de Gogol, une pièce de Tchekhov, un film de N. Mikhalkov; le soleil est toujours trompeur…

Zvyagintsev contemple, semble t-il, le cadavre de la Russie, avec pour métaphore le squelette d’une baleine sur la plage; le temps est toujours aussi long.
Une certaine Russie n’est peut-être pas encore morte (merci poutine) tandis qu’une autre peine à voir le jour… C’est sans doute le message de Zvyagintsev.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 octobre 2014
Avec Le Retour, Leviathan est incontestablement le meilleur film d'Andreï Zviaguintsev. On y retrouve d'ailleurs, comme dans le Lion d'or 2003, cette utilisation idoine de la force insondable des eaux (qui rappelle, comme tant d'autres éléments, Tarkovski dont Zviaguintsev est visiblement un adepte convaincu) dans une visée mystique. Celle-ci, dont j'aurais aimé qu'elle tienne une place encore plus centrale, aide à une relecture du livre de Job, mythe biblique de l'épreuve injuste, corrélée à ce que semble ici subir tout un peuple sous l'empire d'un régime pourri et plus largement, contraint par des forces supérieures et les grandes marées du temps - les teintes telluriques de la photo, sublimes, rappellent l'indifférence du Monde et sa redoutable force de destruction. Et dans ce cadre de bout du monde, hostile et inchangé, les hommes semblent subir, se désagréger petit à petit. Et qu'est-ce que c'est agréable, ce sentiment de petitesse et de beauté fatale, cette puissance transcendante qui parait nous décharger d'un poids, devant laquelle on n'a plus qu'à s'abandonner. J'aurais adoré que Leviathan ne soit que ça ; que contemplation résignée, que développement spirituel et chronique de l'impuissance. Mais voilà, comme toujours et c'est ce que je regrette à chaque fois, Zviaguintsev préfère rattacher au mysticisme qui fait le charme du grand cinéma russe des ponts théologiques marqués, rendant de fait la chair de ses plans plus humaine, mais moins puissante. Au contraire, la mystique de Tarkovski privilégiait l'aura, le mystère, et c'est ce qui la rendait si intense, si accaparante. Mais Zviaguintsev fait donc un choix différent pour s'atteler à des dissertations sociales plus mises en avant. Si on retrouve un peu de la misanthropie d'Elena, celle-ci est extrêmement adoucie (par un humour inédit dans la filmographie de l'auteur, notamment), et les faiblesses humaines sont d'ailleurs totalement amnistiées par la présence aliénante du Léviathan, qu'on peut d'ailleurs autant voir comme le monstre biblique que comme celui de Thomas Hobbes. A ceci près qu'ici, contrairement à chez le philosophe anglais, la puissance coercitive de l'Etat est détournée à des fins individuelles, dévoilées dans ce qui apparaît presque comme une démarche étiologique sur la Russie contemporaine. Une vraie richesse de lecture, donc, mise à disposition par une mise en scène toujours aussi rigoureuse, qui laisse le sentiment d'écrasement suinter de son sujet sans s'activer de manière épuisante à le rechercher constamment. En terme de plaisir immédiat, Leviathan n'est pas un mets quatre étoiles, mais il possède une belle tenue en bouche, et dévoile une richesse aromatique impressionnante dès lors qu'on laisse ses saveurs se décanter. Même si je pense que faire mieux était possible, au simple vu de cette affiche d'une titanesque puissance évocatrice, ce quatrième film d'Andreï Zviaguintsev manifeste clairement son appartenance au grands pans du septième art qu'aiment tant à dévoiler les cinéastes slaves.
Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 mars 2015
"Léviathan" est un long-métrage intéressant par le sujet qu'il traite mais la réalisation n'offre pas une mise en scène assez prenante pour satisfaire. De plus, les acteurs sont un peu justes et le scénario n'est pas assez bien écrit. De fait, le film reste plutôt ennuyeux dans son ensemble.
leobis
leobis

71 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2014
Superbe film qui nous va droit au coeur, avec cette histoire d'un homme contre lequel s'acharne un destin implacable orchestré par une société locale russe passablement corrompue. A ne pas manquer.
Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2014
Il y a beaucoup de bonnes intentions dans ce film russe, des décors sublimes , la décadence d'une région à travers des immeubles stalinien vétustes ...tout ceci épaulé par une histoire qui tient ( presque) la route rend le film intéressant à défaut d' être vraiment passionnant: ces gens qui vivent là sont habitués au décor d'une beauté austère et ne sauraient pas s'en passer, mais il reste en filligramme, on ne s'y attache pas assez et l'absence d'une réelle musique de film qui n'arrive que sur le générique final fait que ça manque d'un côté grandiose et de souffle épique en même temps que ça paraît parfois long. La fin du film ne m'a pas convaincu non plus!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 novembre 2014
Bien que le réalisateur se perde un peu à vouloir entremêler la crise d'un couple avec la crise d'un pays (le film est trop long). La force et la rage de ce film emportent tout !!
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 août 2017
Portrait apocalyptique de la Russie d'aujourd'hui – tout n'est ici que corruption, magouilles et injustices – autant que conte philosophique sur les notions de liberté et de justice, Léviathan impressionne par sa force et sa maturité. Cette fresque contemporaine, aux paysages sublimes – l'action se déroule au bord de la mer de Barents – nous fait suivre le combat désespéré d'un homme menacé d'expropriation par la mafia locale, constituée d'une coalition de représentants politiques et institutionnels. spoiler: Le destin sera plus dur encore avec lui lorsque sa vie personnelle va sombrer.
Cette tragédie moderne est une réussite en tous points, bénéficiant d'une mise en scène magistrale d'Andreï Zviaguintsev.
fresh-BUZZ
fresh-BUZZ

44 abonnés 712 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2015
En dressant un portrait dès plus réaliste, Zviaguintsev se montre très humain malgré la douleur qu’il vient ici capter avec troublante ironie. Léviathan est à la fois effrayant, mais aussi magnifique d’amour, quand les grands détruisent les petits par l’interaction des moyens, le film n’est qu’une histoire de cycle, le cycle d’un monde perdue dans le vice. Le réalisateur s’attaque à son pays dans un portrait vibrant qui durant 2H13 à donner à voir du très grand cinéma, mais aussi une critique immense. Citizen Kane de Orson Welles n’est jamais loin, mais là où Welles joué sur le mystère et sur le paraître, Andreï Zviaguintsev joue sur la symbolique constante pour mieux dénoncer les maux d’un pays prêt à imploser. Léviathan est immense.
La suite de cette critique dans le lien ci-dessous... *FreshBuzzCinéma*
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 décembre 2015
Le cinéaste russe n’étant pas tout à fait l’équivalent fantaisiste d’un Roland Emmerich, la terreur n’est ici pas véhiculée par le monstre marin éponyme mais par une société implacable où la notion de caste sociale n’a rien de mythologique. Aux abords des mers froides du nord de la Russie, la lutte des modestes pour subsister face à la mécanique broyeuse et mafieuse des pouvoirs publics, et pourquoi pas religieux, est d’opposition fragile. Un drame glacial récompensé du Prix du scénario à Cannes en 2014.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2017
Un film russe de plus sur les turpitudes des caciques et autres possédants corrompus. Pas mal du tout mais n'apporte rien de bien nouveau sur ce type de films. Hélas pour les peuples concernés dans la vraie vie et les spectateurs au cinéma.
Pauline G.
Pauline G.

45 abonnés 561 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2015
Le portrait de la société russe dépeint par Andrey Zvyagintsev dans Léviathan est si affligeant qu'on peine à croire en la véracité d'un tel contexte. Et pourtant, en Russie comme ailleurs, quand les hommes se voient poussés dans leurs derniers retranchements, tant par la corruption que l'alcoolisme, on dirait bien que tout devient possible. La profondeur des paysages, de par leur étendue et leur beauté, apporte un tel contraste vis-à-vis du drame qui traverse la famille dont on suit le parcours, famille acculée par une société qui ne les reconnait pas et n'offre que trop peu de possibilité d'évasion. Ne restent que l'alcool et le sexe pour se tirer un peu de cette misère, le temps de reprendre son souffle et d'affronter à nouveau la froideur du bloc administratif qui s'impose à chaque tentative de pas en avant. Léviathan est un film de plomb, lourd de sens et de dénonciation.
Cyril J.
Cyril J.

33 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2018
Le titre annonce la lutte apocalyptique d’un jeune veuf quadra, petit propriétaire d’une maison et d’un lopin de terre abritant sa famille depuis 3 générations, vivant avec sa compagne et son fils. Si les films indiens contiennent souvent plusieurs histoires en une, avec un style coloré, romantique et dansant, cet effroyable drame russe de 2h20 en dévoile deux, mais dans un mode d’immensité glacée, mortifère et sauvage, à l’image d’une magnifique photographie du nord côtier de la Russie.
Pressions, intimidations, chantages, menaces, agressions, noyades sous les complications administratives, judiciaires, pénales, sociales, politiques et municipales, sciemment étudiées pour écraser les hommes dans la légalité et la guerre des nerfs, habitent une saisissante mise en scène. La victime doit pourtant se battre et se débattre pour conserver son bien, convoité par un maire crapuleux et ses complices cravataires, religieux et policiers, parfaitement représentatifs du banditisme aux manettes de tout. Un ancien frère d’armes, avocat à Moscou, et dont les méthodes plus civilisées n’en demeurent pas moins vicieuses, vient l’aider à naviguer dans ces marécages tout puissants. Parallèlement, la dégradation de sa famille s’accélère depuis que son fils ne tolère plus sa belle-mère, rêvant de quitter cette province, surtout depuis qu’elle joue un jeu trouble avec l’avocat.
Bureaucratie omnipotente, complications méthodiques, alcoolisme généralisé, culture de la corruption brutale et du non-dit menaçant que tout le monde entend, complicités entre clans policiers, politiques et sacerdotaux, palabres et hurlements, immobilisme volontaire et jeux truqués d’avance, ne peuvent qu’en appeler à la rage, la révolte ou à l’abrutissement impuissant. Andreï Zviaguintsev brosse un drame social, politique et affectif sombre et sans concession, à la fois intense, poignant et militant. La différence de style de cinéma ne choque pas et captive même par la clairvoyance de détails qu’on ne peut pas clairement pas inventer quand on n’est pas du pays.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 novembre 2014
J'aime bien prendre de petits risques en allant voir des petit films étranger au cinéma, autres choses que des superproductions hollywoodienne blindé de tunes avec des explosions de partout, pour une fois. On tombe parfois sur de bonne surprise...
3 ans après Elena, Andreï Zviaguintsev ( quel nom! ) revient sur le grand écran avec Léviathan. Alors non, pas de lien quelconque avec le monstre marin issus de la mythologie phénicienne, mais d'un film sur la crise économique et la corruption en Russie. Niveau mise en scène tout est impeccable. Zviaguintsev filme magnifiquement bien ses acteurs et ses paysages, malgré quelques longueurs au début du film. On s'attache rapidement aux personnages ( en particulier Dmitri ) et ils sont très travaillés ( relations entre eux etc...). Le personnage du maire est vraiment très intéressant dans le sens où c'est une véritable ordure mais est catholique et croit avoir raison.
Le film met quand même beaucoup de temps à se mettre en place, pendant un long moment il se passe pas grand chose, mais à partir du moment où spoiler: Lilia trompe Kolia dans la chambre d’hôtel
, tout s’accélère et s’enchaîne rapidement. Les acteurs sont vraiment naturel, ce qui donne beaucoup de réalisme au film. Elena Liadova et Alexeï Serebriakov sont impressionnants, on notera aussi le jeu du jeune Sergueï Pokhodaev qui joue le rôle du fils de Kolia. Certaine scène sont également drôles , comme la scène de tir où spoiler: Kolia et ses potes s'amuse à viser les portraits d'hommes politiques Russe
, mais aussi marquante, notamment les dernière minutes où une grande tension s'installe : spoiler: a t'il tué tué sa femme ? On se dit que non puis qu'en faites oui, et en fin de compte non

Je tiens à préciser que si le film s’appelle ainsi, c'est par ce que le Léviathan est une métaphore du pouvoir de l'argent dans notre société actuel.
Un film plutôt bon malgré le fait qu'il est assez lent par moment.
SothaSil
SothaSil

15 abonnés 181 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 novembre 2014
C'est bien réalisé, les décors sont beaux, les acteurs convaincants, les personnages intéressants, la dénonciation des travers de la Russie subtile mais implacable... Qu'est-ce qui ne vas pas alors ? Deux choses surtout. La première : Léviathan peine à susciter l'intérêt et à le conserver. Le film est long. La progression de l'intrigue est lente et laborieuse. La deuxième : Léviathan peine à susciter des émotions. Les personnages sont peu loquaces, difficile d'avoir de l'empathie pour eux. Le film est un désert glacé : beau mais vide.
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