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Le cinéma russe, vu sa faible notoriété en France, n’est pas à proprement parler un cinéma que je connais vraiment et c’est à son exposition à Cannes et à son prix du meilleur scénario qu’il doit d’avoir piqué ma curiosité. La relative bonne critique qui l’accompagnait, a elle aussi joué dans ma volonté de le voir. J’avoue avoir été largement récompensé par le film que j’ai vu et qui, malgré une durée assez importante et sans sacrifié à l’action et aux effets scénaristiques du thriller, offre une histoire prenante qui se suit avec grand intérêt. Le réalisateur semble avoir eu comme ambition de décrire la relation complexe, ambiguë et aliénante de l'individu face à l’état et de la volonté du premier de sacrifier au second sa liberté contre la sécurité. Personnellement j’ai eu du mal à voir cela. Je me suis plutôt plongé dans cette histoire qui semble plus une description peu flatteuse d’une Russie qui peine à se défaire de ses travers millénaires. Élite corrompue, justice et police aux ordres, alcool coulant à flot, révolte des petites gens, religion omniprésente… Bref, un portrait peu glamour de ce pays immense et qui, s’il avait été réalisé par un réalisateur d’une autre nationalité, aurait été qualifié de propagande antirusse. On suit donc avec intérêt le combat de cet homme révolté pour conserver sa maison face à un maire soutenu en haut lieu et qui pour une bouchée de pain veut l'exproprier à des fins mercantiles. La méfiance est omniprésente et gangrène toutes les relations, chacun soupçonnant l’autre de vouloir mener cette affaire ou la faire échouer pour des raisons financières ou de vendetta. Le réalisateur offre un portrait sombre de la société russe où rien n’échappe à la déliquescence ni le mariage, ni les relations filiales, ni la police, ni la justice, ni même la très puissante Église Orthodoxe qui pour préserver son influence ferme les yeux sur les puissants tout en prêchant une vie honnête auprès de ceux-ci et des plus pauvres. Une histoire prenante et désenchantée sur une Russie malade de sa corruption qui touche par osmose toutes les couches de la société. Un film puissant, bien qu’un peu déprimant, à ne pas manquer.
Superbe drame d’Andrei Zvyaguintsev qui s’est inspiré de la créature biblique pour créer tous ces personnages qui vont chacun affronter leur terrible « Leviathan ». Il y a biensûr le personnage principal qui va subir bien plus que les autres au point de voir sa vie totalement détruite pour s’être opposé au maire de la ville qui s’avère être un mafieux extrêmement crapuleux. C’est filmé à la perfection avec de superbes paysages de cette bourgade au bord de l’arctique, une musique superbe et des acteurs en transe dans de magnifiques séquences très intenses avec des dialogues redoutablement bien écrit. Et qu’est-ce-que ça boit ! La vodka coule à flot pendant 2h au point que j’aurais fait une cirrhose au bout de 5min. On ne peut qu’être touché de voir cet innocent lutter contre le pouvoir pour sauvegarder sa demeure familiale mais c’est sans compter sur cette justice impitoyable et une administration corrompue qui vont se montrer d’une grand cruauté. Je ne saurai que vous recommander chaudement de vous intéresser au travail de ce grand réalisateur Russe qui grimpe à chaque film en nous proposant ces histoires terribles mais magnifiées par son talent de cinématographe…
Le film a été primé au festival de Cannes pour le scénario, ce qui est normal, puisque c'est une charge contre la Russie du président Poutine, adversaire de l'Occident, et contre le christianisme, qu'ont toujours combattu et que continuent de combattre les maîtres du cinéma occidental. Si des rabbins moscovites avaient été égratignés comme le pope orthodoxe, il n'y aurait pas eu de nomination et pas de prix, c''est bien certain. Pour le reste, l'histoire est somme toute assez convenue. Dans le genre misérabiliste, les frères Cohen ont tout de même fait mieux avec The Barber. Le rythme du film est un peu lent, mais il est vrai que les acteurs sont remarquables. On s'y croirait.
Dans de sublimes paysages de désolation, ce film russe primé à Cannes bénéficie d'un scenario magistral qui oscille entre le drame social, la chronique familiale ou encore le thriller avec un talent bluffant.
Dénué de toute forme de morale, le film est d'un pessimisme rare, et s'avère être sans espoir pour ses protagonistes, jusqu'à son final glaçant.
Le tout formidablement mis en scène et interprété, pour un film qui n’hésite pas non plus à pointer du doigt la corruption de son pays.
Dénué de toute forme de morale, le film est d'un pessimisme rare, et s'avère être sans espoir pour ses protagonistes, jusqu'à son final glaçant.
Le tout formidablement mis en scène et interprété, pour un film qui n’hésite pas non plus à pointer du doigt la corruption de son pays.
Léviathan est, pour ce qu'il est une franche réussite. Il peint de manière obscure une Russie corrompue et ses habitants impuissants face à un système oblique. Ce monstre, représenté par son titre, est sans équivoque une très belle métaphore. La réalisation est très soignée, sans fioritures grâce une très belle photographie et des cadrages réussis sublimées par un décor magnifique.
"Léviathan" possède de nombreuses qualités comme des paysages à couper le souffle, une brochette d'acteurs de talent et une réalisation des plus soignée. A cela s'ajoute un scénario intelligent véhiculant subtilement une critique acide du gouvernement en place, de la corruption de l'administration et des élites en général ou encore de la religion. Mes réserves proviennent des quelques longueurs qui se font ressentir par moment et entâche un peu le rythme, déjà lent, de ce long métrage. Néanmoins, on peut dire que "Léviathan" est une oeuvre osée, poignante et techniquement impeccable.
A vrai dire je m'attendais à beaucoup mieux... Le film use de scènes secondaires qui "rallongent" le film de façon inutile (par exemple l'actrice met mes chaussures, part de chez elle, attend l'autobus, ce dernier arrive, elle rentre dedans, arrive à sa destination et sort du bus), le tout filmé avec une lenteur...Cette séquence n'est pas vraiment utile et l'ensemble du film abuse même de ce genre de situation sans apporter de plus-value particulière. Il manque incontestablement ce côté punchy qui aurait pu faire de ce film quelque chose de bien correct. Décevant.
"Léviathan" est un long-métrage intéressant par le sujet qu'il traite mais la réalisation n'offre pas une mise en scène assez prenante pour satisfaire. De plus, les acteurs sont un peu justes et le scénario n'est pas assez bien écrit. De fait, le film reste plutôt ennuyeux dans son ensemble.
Un film de plus sur la société Russe, traversée de belles idées de mise en scène, mais surtout de longueurs assez décourageantes. On a un peu de mal à être surpris tout de même, et surtout à garder les yeux ouverts, mais il est incontestable que cette histoire a de quoi nous remuer, notamment quand elle aborde le milieu de la justice.
Andreï Zviaguintsev use du plus beau cinéma pour montrer une société russe toute entière corrompue, à tel point que cela lui presque inhérent ! La cruauté de "Leviathan" n'a alors d'égale que la grâce de sa mise en scène.
Il est bien difficile de ne pas reconnaître que « Leviathan » impressionne, grâce (ou à cause) à une mise en scène imposante qui ne fait pas toujours dans la subtilité. Zviaguintsev a voulu frapper un grand coup avec cette dénonciation d’une Russie actuelle corrompue. Mais il le fait avec des gros sabots. Les premières minutes donnent le ton, et laissent craindre le pire (métaphores abusives, noirceur caricaturale et jeu d’acteur forcé). Ces défauts, heureusement pas présents sur toute la durée, étouffent une histoire forte et ambiguë, trop rarement mise en valeur par des trouvailles (ellipses, non-dits, associations d’images) à la fois fines et percutantes. Le prix du meilleur scénario au dernier festival de Cannes (à mon sens immérité) n’est pas une totale caricature de film d’auteur (seulement partielle) et aura eu le mérite de critiquer avec virulence le dysfonctionnement d’un pays et de montrer le désespoir de ses habitants exploités.
une histoire difficile, dure, dérangeante et même révoltante; la réalisation est un peu lente parfois, d'où ma note.
nombreux font le parallèle entre "Winter Sleep" et "Leviathan"; en ce qui me concerne, j'ai bien plus aimé le premier que le second, tant sur la forme que sur le fond. Il y a dans "Léviathan" quelque chose d'ampoulé, qui manque de simplicité malgré la petite musique lente et un scénario peu évolutif. Si la région et les paysages contribuent grandement à la force du film, le constat d'une société dure et gangrénée par la corruption jusqu'aux fonctions les plus hautes manquent de corps, la complaisance des habitants à tenir une bouteille de vodka en éructant leur misère trop récurrente. Là où la pudeur et les non-dits de "Winter Sleep" apparaissaient comme autant de sous-textes, la lecture de "Leviathan" m'a semblé trop crue, trop évidente. et la où la longueur de l'un ne m'a jamais pesé, celle de l'autre au contraire fut un frein au plaisir du film...
Ce drame relatant le combat d'un homme contre les piliers de la société repose sur un scénario sombre, cruel, dérangeant et superbement écrit, une mise en scène éclatante, des paysages d'une grande beauté et est interprété par des comédiens formidables.
Un chef-d'œuvre.
Un chef-d'œuvre.
Récompensé à Cannes puisqu'il a remporté le prix du meilleur scénario, ce film va directement rejoindre ma longue liste des films primés sur la croisette pour lesquels, je n'ai absolument pas accroché. Leviathan nous dresse le portrait sombre d'une Russie où les magouilles sont monnaie courante, où des pauvres gens sont expropriés par des gens influents, où l'alcool est le seul refuge et la solution pour oublier ses problèmes et pour finir le film traite aussi de la situation de la femme qui pour la plupart ont du mal à se faire respecter. Comme souvent avec ce genre de film, il faut avoir de l’intérêt pour les thèmes cités avant sous peine de s'ennuyer profondément ce qui a été mon cas, il ne se passe rien et le rythme est beaucoup trop lent.
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