Léviathan
Note moyenne
4,0
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183 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 janvier 2015
pas mal mais un peu long ils fument et picolent tout le temps et la fin n est pas a l americaine
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 janvier 2015
Ce film dépeint sans ambages ni demi mesure les affres d'une société russe corrompue de bas en haut de l'échelle, où les petits et les insignifiant souffrent, s'écrasent et boivent pour oublier le mensonge, la violence, l'hypocrisie, la justice achetée et partiale, la police complice, la politique et les ombres des dictateurs passés... et présents ? ... Autant le dire, inutile de chercher une lueur d'espoir ou d'optimisme ici, on descend jusqu'au fond du trou avec un aller simple... Les quelques plans contemplatifs d'une nature belle, rude, froide et intimidante, rivalisent avec cette histoire glaçante. Si seulement un quart de ce que décrit le réalisateur est la vérité, alors cette Russie est effrayante et trop dure pour être humaine.
benzinemag.net
benzinemag.net

41 abonnés 257 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 décembre 2014
Léviathan, film noir et désespéré, nous plonge dans une Russie provinciale contemporaine gangrénée par la corruption. La mise en scène est fluide, la photo splendide, offrant des séquences magnifiques comme cette scène finale terrifiante où l’on assiste à la destruction quasi en temps réel de la maison du personnage principal. Le film a reçu le prix du scénario à Cannes mais aurait pu tout aussi bien recevoir le prix de la mise en scène.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2015
Dans le Nord de la Russie, proche de la mer de Barentz, un paysagiste granitique limite tellurique ; Kolia vit avec sa femme et son fils dans une petite maison héritée de ses aïeuls. Le maire a un projet ambitieux sur ce terrain et met tout en œuvre, de manière légale et aussi illégale, pour assurer son expropriation. Kolia bien décidé à ne pas plier va se heurter à l’oligarchie russe. Pour le pire…
Zviaguintsev, après « Elena », remet le couvert avec ce pamphlet dénonciateur et désespéré de la Russie de Poutine. Ce pays est pourri par les oligarques qui ont les autorités religieuses, judiciaires et policières dans leurs poches. Un portrait peu élogieux d’un pays exsangue où à la place du sang la vodka coule à flot dans les veines d’un peuple perdu. Kolia n’est qu’un prétexte d’un scénario dérangeant et intelligent pour dénoncer ce semblant de démocratie. Mais le film ne s’arrête pas à ce constat, de nombreux thèmes sont abordés par ce film à tiroir, c’est inouï ; et il tient bien sa barque le réalisateur russe. On comprend donc mieux devant la richesse du film l’obtention du Prix du scénario à Cannes.
Au délà du scénario, la photographie et la mise en scène sont assez brillants aussi. Les touches musicales aussi toujours justes, elles appuient avec force surtout le début et la fin du film formant une boucle digne d’une tragédie. Et c’est là un peu la limite du film, tout est mis en œuvre mécaniquement pour nous montrer comment ce personnage va être broyé, aucune rémission possible… C’est hyper pessimiste. Çà tient aussi au parti pris du réalisateur qui comme sur « Elena » nous montre un réalisme parfois pesant et poseur à travers des scènes de la vie quotidienne. Il est vrai que ce parti pris lui permet d’instiller du malaise dans les moindres scènes du quotidien ; la scène du pique nique en est l’exemple le plus frappant. C’est aussi une certaine raideur, une solennité et un manque de fantaisie qui dessert un film pourtant pétri de talent, juste peut être un peu poseur.
Un bon film 2014 sans conteste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 décembre 2014
Franchement bien écrit et franchement bien réalisé Leviathan est sur le plan cinématographique d’une propreté incroyable. L’extrême froideur du long-métrage pourra rebuter, bien qu’elle soit, nécessaire pour l’accentuation de la condition et de l’impact du film. Sans tomber dans le cliché, nous sommes spectateurs d’une Russie qui se réchauffe du froid et de l’ennui par l’alcool et la haine. Tout autre pays aurait pu bien sur être mis en scène de la même façon. Un pays et ses traditions qui servent simplement de décor sur la forme, alors que dans le fond c’est une réelle analyse de l’humanité que Zviaguinstev nous livre. Le film rappel d’ailleurs pour de multiples raisons esthétiques comme scénaristique le grand long-métrage de Bruno Dumont L’Humanité (2002). Glacial comme le temps en Russie, Léviathan réussi à être profondément proche de l’humain dans nos plus sombre et inavouable cotés. Leviathan n’est pas forcément jouissif mais vraiment très réussi. Martin, Le Frisson de la Pellicule.
Tomlapin
Tomlapin

45 abonnés 18 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2014
Vu enfin aujourd’hui « Leviathan». C’est très beau visuellement, très bien joué, certaines scènes sont vraiment puissantes.
Mais :
-c’est dix fois moins beau, subtil et habité que « Winter Sleep »
- ça dure 2h20 alors que ce serait beaucoup plus fort si ça durait 1h30 comme les trois quarts des films « de festival » (à l’exception de « Winter Sleep » même s’il dure plus de 3 heures)
- ça a eu le prix du scénario à Cannes alors que scénaristiquement ça enfonce les portes ouvertes les unes à la suite des autres (méchants encore plus caricaturaux que dans les Disney, russes encore plus caricaturaux – quasiment pas un plan sans vodka- que dans les « Don Camillo »...-,) le réalisateur n’a aucune compassion pour ses personnages qui n’ont pas une once de subtilité, et les dix dernières minutes maltraitent tellement le personnage principal (qui était déjà au plus bas) que ça en devient presque sadique.
- Je suis plutôt d’accord avec Léa H. spectatrice d’ « Allociné » qui écrit « Le mariage de l’extrême misérabilisme du récit et de l’apparat presque clinquant d’une mise en scène classieuse évoque le travers « grand film d’auteur doloriste » qu’adoptent un peu trop facilement nombres de cinéaste talentueux mais englués dans un académisme mortifère (et finalement très complaisant puisqu’ils ciblent un public de festival international en mal de noirceur glacée et altière). Finalement, tout cela manque cruellement de vie ! »
Plus généralement, ça m’amène à une constatation : s’il y a des tas de grands cinéastes aujourd’hui qui savent filmer le glauque, le sordide, le malheur sous toutes ses formes, combien sont-ils à savoir filmer des sentiments vrais, des gens heureux (même dix minutes comme dans « Mommy » lorsque l’écran s’agrandit pour la première fois), des scènes drôles et émouvantes avec un fond, des sentiments subtils, qui savent filmer l’élégance plutôt que la déchéance (ou qui sachent parler de la déchéance avec élégance ou humour comme dans le cinéma italien des années soixante-dix), qui sachent exploiter l’intelligence d’un récit plutôt que sa force démonstrative, qui sachent filmer le bonheur tout simplement ?
Si Bergman, Dreyer ou Eisentein ont fait des cargaisons d’émules ; Fellini, Lubitsch, Sautet, Comencini, Demy, Bunuel ou Chaplin entre autres exemples de grands cinéastes tournés vers l’humain, la poésie ou le surréalisme ont peu de descendants.
Bientôt, filmer un sourire deviendra un acte rare et isolé quasiment révolutionnaire, alors que filmer des larmes, des cris, des meurtres sordidessociaux, des personnages tordus en deux ou en trois dans une rue sordide ou dans un paysage « bigger than life » sera aussi banal que les « happy ends » dans les films hollywoodiens de l’âge d’or. On me dira que c’est la crise et qu’il y a les comédies populaires mainstream pour distraire les spectateurs. Mais on peut aussi faire du grand cinéma en étant distrayant, optimiste, idéaliste ou rêveur. Et exprimer autre chose que : le monde est définitivement dégueulasse et les gens sont des victimes sans possibilité de révolte.
Je rêve d’un grand film qui se termine sur un visage plutôt que sur un paysage. Un cinéma qui propose une vision du monde au lieu d’un constat désespéré du monde. Un cinéma qui pense plutôt qu’un cinéma qui démontre. Un cinéma qui respecte les personnage au lieu de les maltraiter avec une cruauté qui se camoufle noblement sous les mots lucidité ou franchise. Un cinéma qui s’adresse aux jeunes et à la province – moi à quinze ans, dans ma petite ville de province, ce sont les films qui m’ont donné de l’espoir, de la révolte, de la complexité- et pas seulement aux bobos parisiens en mal de social crade et d’empathie à bon marché pour des supposés « gens du peuple ».
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 26 novembre 2014
Bien que le réalisateur se perde un peu à vouloir entremêler la crise d'un couple avec la crise d'un pays (le film est trop long). La force et la rage de ce film emportent tout !!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 22 novembre 2014
J'aime bien prendre de petits risques en allant voir des petit films étranger au cinéma, autres choses que des superproductions hollywoodienne blindé de tunes avec des explosions de partout, pour une fois. On tombe parfois sur de bonne surprise...
3 ans après Elena, Andreï Zviaguintsev ( quel nom! ) revient sur le grand écran avec Léviathan. Alors non, pas de lien quelconque avec le monstre marin issus de la mythologie phénicienne, mais d'un film sur la crise économique et la corruption en Russie. Niveau mise en scène tout est impeccable. Zviaguintsev filme magnifiquement bien ses acteurs et ses paysages, malgré quelques longueurs au début du film. On s'attache rapidement aux personnages ( en particulier Dmitri ) et ils sont très travaillés ( relations entre eux etc...). Le personnage du maire est vraiment très intéressant dans le sens où c'est une véritable ordure mais est catholique et croit avoir raison.
Le film met quand même beaucoup de temps à se mettre en place, pendant un long moment il se passe pas grand chose, mais à partir du moment où spoiler: Lilia trompe Kolia dans la chambre d’hôtel
, tout s’accélère et s’enchaîne rapidement. Les acteurs sont vraiment naturel, ce qui donne beaucoup de réalisme au film. Elena Liadova et Alexeï Serebriakov sont impressionnants, on notera aussi le jeu du jeune Sergueï Pokhodaev qui joue le rôle du fils de Kolia. Certaine scène sont également drôles , comme la scène de tir où spoiler: Kolia et ses potes s'amuse à viser les portraits d'hommes politiques Russe
, mais aussi marquante, notamment les dernière minutes où une grande tension s'installe : spoiler: a t'il tué tué sa femme ? On se dit que non puis qu'en faites oui, et en fin de compte non

Je tiens à préciser que si le film s’appelle ainsi, c'est par ce que le Léviathan est une métaphore du pouvoir de l'argent dans notre société actuel.
Un film plutôt bon malgré le fait qu'il est assez lent par moment.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 novembre 2014
Drame au bout du monde.
Film parfaitement maîtrisé ,bons acteurs, prises de vue magnifiques,on y retrouve les ingrédients des pays de l'Est : vodka , magouilles et discours orthodoxes .....
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 novembre 2014
Je viens de voir ce film sorti depuis plusieurs semaines déjà, et sors finalement déçu de la salle... Pour une oeuvre ayant reçu le prix du scénario de Cannes, je m'attendais a quelque chose de plus étoffé... Certains blockbusters sont descendus par la critique pour leurs histoires cousues de fil blanc, ou qui tiennent sur un ticket de métro, mais Léviathan est bien dans ce dernier cas... L'histoire tient en quelques mots, et même si l'atmosphère la rend très crédible et vraisemblable (elle pourrait, on l'imagine très bien, être directement inspirée de faits réels), la mise en scène nous ramène aussi à de nombreux stéréotypes occidentaux sur la Russie : Les dirigeants sont-ils tous ventripotents? La vodka est elle le seul point commun entre les hommes de pouvoir et le peuple?
Reste ce tableau d'un pays corrompu, où les anonymes paient pour les plaisirs et les folies des castes supérieures, politiques et ecclésiastiques... Et la triste histoire de Kolia, notre anonyme du jour...
Un film que me laisse sur ma faim
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2014
Superbe fresque dramatique à l'humour noir affirmé. Les acteurs sont tous excellents au service de personnages bien écrits (notamment la femme joué par Elena Liadova).
Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2014
Il y a beaucoup de bonnes intentions dans ce film russe, des décors sublimes , la décadence d'une région à travers des immeubles stalinien vétustes ...tout ceci épaulé par une histoire qui tient ( presque) la route rend le film intéressant à défaut d' être vraiment passionnant: ces gens qui vivent là sont habitués au décor d'une beauté austère et ne sauraient pas s'en passer, mais il reste en filligramme, on ne s'y attache pas assez et l'absence d'une réelle musique de film qui n'arrive que sur le générique final fait que ça manque d'un côté grandiose et de souffle épique en même temps que ça paraît parfois long. La fin du film ne m'a pas convaincu non plus!
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2014
Il est certain que l'office de tourisme russe n'a sans doute pas sponsorisé le film! Certes les paysages filmés peuvent dans leur désolation parfois faire rêver, certes cette maison au bord de l'eau est magnifique, mais le règne de l'arbitraire sur fond de portrait de Vladimir Poutine, cela n'est pas sans rappeler les débordements du précédent quinquennat... En tout cas, on se dit qu'il y a du chemin à faire pour mettre en place un processus démocratique. Que Depardieu revendique son amitié avec Poutine me laisse songeur après avoir visionné ce film.Oui, le recours à la justice est possible, oui les lois existent et un avocat peut s'y référer, mais ensuite ? Ca, c'est pour le versant politique du film, qui nous montre comment l'exercice des pouvoirs politique, étatique, policier se déploie dans ce pays, comment l'expression de l'oeil de Moscou garde une actualité. A part ça, des problématiques familiales plus discrètes sont également abordées dans ce film, comme par exemple la place accordée par un fils à la compagne de son père veuf. Ou bien aussi combien la vodka est un breuvage d'utilisation quotidienne destiné à apaiser les tensions. L'ivresse semble être un état ordinaire en Russie. Une promenade ethnologique en somme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 novembre 2014
On aimerait, enfin, j'aimerais, que ce portrait de la Russie ne soit pas si vraisemblable. L'oppression contamine le spectateur. Le film est à la fois rassurant sur le confort dans lequel nous vivons, et effrayant, parce qu'on sait que cette barbarie est chez nous en germe. Le message sous-jacent, c'est qu'il faut et de l'éducation et du coeur pour ne pas sombrer. Le pire est que le portrait si sombre sera sans doute rejeté par les russes, parce qu'inacceptable, impossible à digérer. Je ne suis allé en Russie depuis près de dix ans, et j'aimerais que le tableau fut moins noir que ce qu'on peut voir.
Noir sur noir, c'est bau comme du Soulages. En plus triste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 novembre 2014
magnifique film où le scénario, les acteurs, l'image, le son sont tous excellents et révèlent de façon éblouissante la société russe actuelle. L'autodérision et l'humour ne sont pas absents et permettent d'apprécier du début à la fin ce film magnifique.
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