Léviathan
Note moyenne
4,0
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183 critiques spectateurs

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Henrick H.
Henrick H.

4 abonnés 119 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2014
Le Leviathan, monstre du chaos, résume parfaitement le combat perdu d'avance de Kolia. La lutte désespérée contre le pouvoir local corrompu et soutenu par l'église orthodoxe, contre la justice à la main des puissants et contre la jeunesse et la beauté, pour pouvoir garder sa jeune femme. La vodka est omniprésente et sert d'antidote et d'antidépresseur pour faire face à toutes les difficultés de la vie, elle donne lieu à des scènes d'anthologie et à des dialogues empreints d'humour, de poésie et de mélancolie. L'histoire est passionnante et l'interprétation de haut niveau, les paysages du nord de la Russie sont splendides, désolés et reflètent à merveille la fameuse âme russe. Une grande réussite de Zviaguintsev après Elena. Le prix du scénario est mérité, mais la Palme d'Or n'aurait pas été usurpée si Winter Sleep n'était pas aussi en compétition cette année, peut-être que le Grand Prix aurait été plus juste. Un autre chef d'oeuvre de la sélection cannoise.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 octobre 2014
Une ambiance prenante, un dépaysement total, des paysages grandioses et parfois glauques
jmjbest2
jmjbest2

41 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2014
Très grand film, je mettrais 5 étoiles s'il l'on n'en ressortait pas accablé !

Ce réalisateur a beaucoup à apprendre aux chouchous de la critique française.

Par ex et entre autres je pense au dernier "Trois Coeurs " dans l'utilisation de la musique -superbe Ph Glass chez le russe, comme dans Elena - . De façon absurde Jacquot nous inflige en permanence une musique (sic) de film d'horreur !)
John M.
John M.

3 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2014
La Russie vue par Andrei Zviaguintsev. Terrifiant...
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2014
2h20 de russe, çà requinque. Ces 2-3 minutes de monologue au tribunal sans l'ombre d'une respiration m'on pétrifié. Anecdote seulement. Leviathan vaut sa valeureuse campagne cannoise. Assorti d'un prix à sa convenance. J'y aurais vu un film plus court. Un bon 45 minutes de trop. Le film n'aurait en aucun cas perdu son faire-valoir, et aurait gagné en effet brutal. C'est une claque au ralentis finalement, où le dénouement, bien que essentiel, est attendu.
Jazzy46
Jazzy46

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2014
j'ai mis un moment à entrer dans le film, mais après 20 minutes quelle émotion! c'est aussi ça que j'attends du cinéma: sortir et rester dedans pendant 8 jours même si en sortant j'ai envie de me flinguer.
Rares sont les films qui me font ça (Little Odessa fut l'un de ceux là)
Tout dans ce film est rare: les images, le scénar, les acteurs, ce qu'il laisse....Vite d'autres comme ça!
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2014
Je suis allée voir ce film en raison des critiques élogieuses et aussi parce que j'avais beaucoup aimé Elena le précédent film de Zviaguinsev. Quelle déception !! C'est trop LONG !! le film met une heure à se mettre en place et ne commence a être intéressant qu'au bout d'une heure. Malgré des paysages surprenants, il faut vraiment s'accrocher pour rentrer dans le film et essayer de s'intéresser aux personnages, tous antipathiques et alcooliques.
fresh-BUZZ
fresh-BUZZ

44 abonnés 712 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2015
En dressant un portrait dès plus réaliste, Zviaguintsev se montre très humain malgré la douleur qu’il vient ici capter avec troublante ironie. Léviathan est à la fois effrayant, mais aussi magnifique d’amour, quand les grands détruisent les petits par l’interaction des moyens, le film n’est qu’une histoire de cycle, le cycle d’un monde perdue dans le vice. Le réalisateur s’attaque à son pays dans un portrait vibrant qui durant 2H13 à donner à voir du très grand cinéma, mais aussi une critique immense. Citizen Kane de Orson Welles n’est jamais loin, mais là où Welles joué sur le mystère et sur le paraître, Andreï Zviaguintsev joue sur la symbolique constante pour mieux dénoncer les maux d’un pays prêt à imploser. Léviathan est immense.
La suite de cette critique dans le lien ci-dessous... *FreshBuzzCinéma*
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2014
Les plans sur la nature sauvage encore vierge et endormie qui ouvrent et ferment le film sont d’une beauté à couper le souffle, comme pour trancher avec l’horreur de la tragédie humaine qui va suivre. Le Leviathan est un animal mythologique en rapport avec la fin du monde. Ici, c’est plutôt de la fin d’un monde qu’il s’agit, celui d’un homme qui va tout perdre, celui de tout un pan de la société russe qui n’a plus aucune valeur. Le cinéaste russe Andreï Zviaguintsev est certainement l’un des plus prometteurs en son pays après les succès d’estime et publics de « Le Retour » et « Elena ». Il revient ici avec ce film présenté en sélection officielle cannoise mais reparti bredouille alors qu’il présente beaucoup de similitudes avec la Palme d’Or turque « Winter Sleep ». C’est une analyse de la condition humaine et de ses travers mais en beaucoup moins poseur et surtout moins long, quoiqu’un bon quart d’heure en moins n’aurait en aucun cas lésé le film et, au contraire, l’aurait rendu plus accessible. Encore une fois il filme magnifiquement la nature et la campagne de la Russie du Nord, enlaidie par les blocs de bétons des habitations. Mais c’est surtout une virulente critique des piliers d’une société russe en déclin. Décadence et déchéance des institutions avec la justice et la police en tête de liste, alcoolisme (qui doit au film quelques scènes particulièrement drôles) et, lors d’une séquence finale sidérante en forme de rebondissement, toute puissance des instances religieuses corrompues, tout y passe mais de manière très subtile. Du grand et beau cinéma même si pas toujours accessible.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 octobre 2014
Tout en haut du globe, entre Norvège et Russie, la mer de Barents. Les rivages du minuscule village de pêcheurs, ou Kolia tient un garage, sont jonchés de squelettes de baleines et d’épaves de bateaux. Il fait sombre et les carcasses se ressemblent. Ce bout du monde a aussi des allures de fin du monde. Ici, tout le monde boit des quantités astronomiques de vodka. Ca doit remplacer le soleil…
Un jour le maire vient annoncer au garagiste son expropriation pour cause de vague projet immobilier. Les deux hommes titubent, la vie de Kolia bascule. Malgré le renfort de son copain Dmitri, avocat à Moscou, il peine à faire respecter son bon droit. D’autant que l’élu a des méthodes de mafieux et des nervis pour intimider les récalcitrants. De son côté, Dmitri a du mal à résister à la belle Lylia, la seconde femme de Kolia…
Résister, c’est le cœur de ce film très Russe… et très proche du Québécois « Le Démantèlement ». Résister à la machine administrative, à la police, à la justice et même à l’église ; tous unis par une étrange collusion pour que rien ne bouge. Ici, le Leviathan marin a plusieurs têtes… La parabole est belle. Combat des justes contre les puissants, de la morale contre la corruption, de la noblesse de l’âme slave contre la décadence d’un état corrompu.
Une parabole qu’Andreï Zviaguinstev traite avec une grande maitrise formelle et un pur classicisme, parfois un peu emphatique. Mais sa mise en scène est magistrale avec quelques scènes magnifiquement traitées (premier face à face avec le maire, séance de tir et de beuverie au bord de l’eau, rencontre de Lylia et Dmitri…) Malgré l’aridité de l’environnement, son film est aussi un somptueux hommage à la nature sur laquelle le soleil ne se lève pas.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 octobre 2014
Des acteurs impeccable mais une histoire longue et pas vraiment drole...mais difficile de savoir si la realite russe correspond au film ou pas.
Jack K.
Jack K.

17 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2014
Très beau film, bien posé, intelligent, sobre et touchant. Il ne se contente pas de nous confirmer que la Russie est le pays de la corruption, il le fait avec humour et sobriété. Les scènes de nature sont magnifiques, les scènes au tribunal sont glaçantes de vérité et les acteurs, peu connus en France, sont magistraux (mon préféré est le maire corrompu et l'admirable Elena Liadova dans le rôle de Lilia). Léviathan est un film attachant et instructif. A voir.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2014
Excellent film ! Mise en scène exceptionnelle, comédiens parfaits, histoire prenante. Cependant, pourquoi se limiter à un fait divers sans portée universelle quand on est capable de filmer ainsi ?!? N'est-il pas possible en 2014 de retrouver la puissance d'évocation d'un Bergman, d'un Antonioni, d'un Tarkovski ? Nuri Bilge Ceylan s'en est montré capable avec "Il était une fois en Anatolie" et Marco Bellochio avec "Vincere". Ici, le propos manque de souffle pour atteindre le chef-d’œuvre. Dommage !
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2014
Très bon film, qui à partir d'un conflit entre deux hommes, aborde tous les thèmes de la vie. Le réalisateur nous brosse aussi un portrait actuel de la russie, où le pouvoir, quel qu'il soit, impose sa loi avec un mépris total. Très bonne photographie, bons acteurs et film très prenant jusqu'au plan final.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2015
Dostoïevskien!! Que ce film ait été réalisé par un autre qu'un Russe: impensable. Et que le film d'Andreï Zviaguintsev ait été présenté à Cannes montre que la corruption en Russie peut être regardée en face.... Ca aurait fait une belle palme classique d'ailleurs, comme du temps où on privilégiait les films forts aux films mode.

Cette fenêtre sur la vie russe. Terrible. Ca se passe au Nord, au bord de la mer de Barents, dans un paysage de collines pelées et désolées, de fjords sauvages, un paysage d'une tristesse absolue, et pourtant, il s'en serait fallu d'un rien -déjà, faire sauter ces immeubles lépreux, plantés n'importe comment; débarrasser la côte de ces carcasses de bateaux pourrissantes..... pour que le même paysage soit splendide.....Il y a même un squelette de baleine, depuis quand?

Kolia (Alexeï Serebriakov) est mécanicien et vit dans une maison qu'il a construite lui même avec sa femme, plus jeune que lui, Lilia (Elena Liadova) et son fils Pacha (Alexeï Rozine) qui n'aime guère sa belle mère; mais voilà, l'emplacement de sa maison est convoité par le potentat local, Vadim Cheleviat (Roman Madianov), un gros porc ivrogne qui ne se déplace qu'avec ses gardes du corps, violences et intimidations en tous genre. Tout le monde est aux ordres: le juge local lui donne raison et accorde à Kolia une indemnisation dérisoire, le quart de la valeur de son bien. Kolia fait alors appel à un vieil ami de régiment, Dmitri (Vladimir Vdovitchankov), un avocat, et de Moscou s'il vous plait. C'est le début du film, la toile est prête -et dès le début, vous sentez que cela ne se peut terminer qu'en drame. Le drame viendra -pas tout à fait de la façon dont on l'attend, ce qui est d'ailleurs une des qualités du film, qu'on craignait trop prévisible (il a eu à Cannes un prix du scénario mérité, même s'il méritait bien mieux).

Ivrognes: ils le sont tous, tout aussi bien Kolia que ses amis, les deux flics locaux (imparable: le responsable de la police de la route ne risque pas de se faire interpeller en état d'ivresse). Vodka, deux bouteilles par jour, on boit pour se réchauffer, se mettre gai, on boit pour oublier quand on a le cafard. Il y a des moments très drôles aussi. Le pique nique /partie de tir avec les deux flics et leurs familles. Comme cibles, Roma a emmené les portraits officiels de tous ceux qui, de Lénine à Gorbatchev, ont gouverné la Russie. Pour les derniers, on n'a pas assez de recul pour juger, dit-il.... Film magistral, tragique, dont les images vous restent dans la tête.

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