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Septième Sens
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4,0
Publiée le 24 mars 2016
Huis-clos : forme artistique pouvant prendre plusieurs visages. Existentialiste chez Sartre. Justicier chez Lumet. Mortuaire chez Tarantino. Lenny Abrahamson a opté pour une teinte presque innocente, à hauteur d’enfant. Jack et sa mère sont retenus prisonniers dans une chambre isolée du monde depuis sept ans. Le petit garçon, âgé seulement de 5 ans, n’a connu que cet espace confiné comme lieu de vie pour s’épanouir.
Room, séparé en deux parties opposites, prend le public à contre-pied. Il ne ressemble pas au thriller habituel et ne se concentre pas sur les mêmes enjeux. Là où de nombreux films s’arrêtent lorsque les kidnappés sont relâchés, le cinéaste prolonge son récit pour se poser la question suivante : et après, qu’est ce qu’il se passe ? Très réaliste et centré sur la relation mère-fils, le scénario s’attache au lien unique qui unit Jack et sa mère. Seul être vivant qu’il a connu depuis sa naissance, l’enfant est par essence un personnage fascinant, parce que mythologique. Tel l’homme libéré de ses chaînes et bousculé dans ses habitudes dans l’allégorie de la caverne de Platon.
Les images semblent même être filmées par les yeux de Jack. Il n’y qu’à se remémorer la scène centrale de l’œuvre : sa libération. Parfaitement accompagné par le titre aérien et rétrospectif de This Will Destroy You, l’enfant s’évade. Sans le savoir, il quitte son ancien « moi » pour devenir un être nouveau, telle une seconde naissance. L’acteur de neuf ans Jacob Tremblay arrive d’ailleurs à voler la vedette à l’oscarisée Brie Larson en développant un jeu d’une maturité ahurissante.
Etonnamment doux et d’une sensibilité constante, Room prend un parti-pris inattendu. Après leur libération, ce n’est pas le jeune garçon qui peine le plus à s’en remettre, mais sa mère. Digne d’un intérêt sociologique indéniable, l’œuvre ne s’attache pas au code du suspense, mais à la (dé)construction de l’être humain. De quoi avons-nous réellement besoin pour se forger une identité et vivre dans la société qui nous entoure ? Et comment cette terrible épreuve influe t-elle sur un adulte, ou sur un enfant ? Les réponses fournies par Abrahamson, passionnantes à disséquer, constitue l’atout majeur de ce faux-thriller.
Révélée dans ce drame poignant, la jeune Brie Larson accomplit des prouesses émotionnelles uniques dans un rôle qui lui a valut d'être nominée aux oscars en remportant celui de meilleure actrice. Jacob Tremblay mérité autant que DiCaprio de recevoir celui du meilleur acteur, même si il n'était pas nominé, tant sa prestation, chargée en émotions et en intensité, est brillante et saisissante. Deux révélations exceptionnels en un film poignant, remarquable et pourtant simple dans sa mise en scène et son intrigue. "Room" raconte l'histoire d'une mère et son fils séquestrés depuis plusieurs années dans une minuscule pièce qu'ils appellent la Chambre. Né dans cette pièce, le jeune Jack pense que la Chambre est l'univers entier, et qu'il n'existe rien autour. Au niveau du scénario, l'ensemble reste relativement simple, mais efficace. Le duo principal porte le film du début à la fin. L'histoire est simple, il faut le redire, mais tellement magnifique et touchante. Un drame magnifiquement construit, qui a permis de découvrir une série d'acteurs époustouflants. Remarquable.
Un très beau film . Une belle histoire vachement touchante . Brie Larson méritait un oscar pour son interprétation. Joan Allen et William H.Macy sont très convaincants dans leurs jeux d'acteurs.
Adapté d’un roman lui-même inspiré de faits réels, ce film de Lenny Abrahamson constitue une vraie bonne claque. Depuis qu’il est né, un petit garçon vit séquestré avec sa maman dans une pièce ayant pour seul lien avec l’extérieur un velux. Au-delà du huis-clos, ce thriller haletant permet de développer la psychologie de ces deux personnages qui n’ont d’autre univers que ces quatre murs. Brie Larson (Oscar de la meilleure actrice en 2016 pour son rôle) et Jacob Tremblay (également vu dans « Wonder ») sont absolument épatants. De l’oppression à la liberté, le pas est gigantesque à franchir. Bref, une œuvre émotionnellement très puissante.
Le voilà le gros coup de coeur attendu !!! J'ai rarement aimé un film comme celui ci !! Il m'a mis dans tous les états possibles et imaginables !!! Et quelle prestation du jeune Jacob Tremblay !!! J'en ai encore des frissons !! Quelle prouesse pour un petit garçon ! Et que dire de Brie Larson qui est époustouflante elle aussi !!! Les mots me manquent pour décrire ce que j'ai ressenti devant ce film...cela fait froid dans le dos, les personnages sont attachants, leur relation bouleversante, la scène de la fuite palpitante, leur sort passionnant...tout est si réaliste !!! Un vrai chef d'oeuvre !! Une pépite !!
Un film passablement soporifique, Brie Larson fait le taf mais de là à lui filer un oscar... Edmond Dantes a pu s'échapper de sa geôle fait de mur de 10 km d’épaisseur, par contre la meuf enfermée dans une cabane ikea construite avec du contre plaqué ne tente même pas quelques coup de shlas bien placé dans le mur quoi frère quoicoubeh à un moment.
"Room" est inspiré d'une histoire vrai , c'est un film dramatique poignant, touchant et qui ne peut pas nous laisser indifférent. Le jeux des acteurs est simplement juste et efficace. Un film réussi, captivant et bouleversant.
C'est avec une petite appréhension que j'ai arboré Room, tout simplement parce que ce n'est pas le premier film sur la captivité et qu'il faut savoir se diversifier pour que cela soit intéressant, mais aussi parce que j'ai vraiment du mal avec les jeunes acteurs précoces et talentueux... Mes doutes se sont vite évanouis puisqu'on a à faire à un film très intelligent dans l'écriture et parce que Jacob, haut comme trois pommes, est clairement attachant et d'une justesse incroyable. Ce qui est fantastique c'est qu'à aucun moment on en fait des caisses et rien ne traine en longueur. Room est dur et angoissant. A voir absolument.
Un film vraiment bouleversant, apparemment inspiré de faits réels. Ont s'impatiente de voir la suite du film chaque quart d'heure pour découvrir le reste du monde à travers les yeux du petit Jack. Les acteurs sont remarquable, en plus d'une réalisation quasi sans défauts. Ont passe par toutes sortent de sentiments pendant le film de la joie à la peine... Jack et sa mère sont très touchant tout les deux. La bande son est parfaite et nous fait vibrer à chaque passage important. C'est très intéressant de voir le film couper en 2 parties différentes. A voir absolument, rien que pour l'histoire ainsi que la performance des 2 acteurs principaux qui est excellente !
Room est destinée à avoir de la compassion pour les victimes et c'est bien car personne ne voudrait vivre ça. En même temps c'est facile, hou le gros méchant qui veux faire du mal à la maman et son enfant... C'est mal oui, mais au cinéma c'est toujours montré de la même façon, piano triste, moment lambda de l'enfance. C'est forcement bien pour les quelques jeunes intelligents qui essaye de comprendre, mais au final ça n'apporte encore et toujours qu'un stéréotype du comment faut se comporter. J'ai pas vécu la situation, il y a le syndrome de Stockholm et qui sait comment réagir façe à l'horreur au désespoir à un cas extrême, mais, il y en a marre de toujours montrer que les mères sont aimantes, un peu de trash (réalité) serait plus constructif.
Room est un drame troublant teinté de poésie. L'histoire ne laisse pas indifférent puisqu'elle est inspirée de fait divers de séquestration. A cela s'ajoutent les thèmes de la maternité et de la reconstruction par la résilience. En tant que spectateur, ce n'est pas toujours facile à encaisser tellement on est vite pris d'empathie pour la mère et son enfant. Le duo Brie Larson / Jacob Tremblay est d'une émouvante complicité. Ils ont su créer cette relation unique entre une mère prête à tout et un fils courageux. Il incarne l'espoir quand elle est l'étincelle. On peut être surpris ou même frustré de ne pas voir certains sujets plus approfondis comme l'état psychologique abordé lors de leur sortie ou encore le fait que cet enfant soit tant aimé par sa mère alors que le père est son bourreau, vis à vis au jugement de la société simplement effleuré. Finalement, le point de vue candide de l'enfant ici traité donne une dimension plus poétique au film sans tomber dans le trash et le sordide. Voir ma critique sur mon blog :
Un drame de 2h aurait pu être long, mais les chocs émotionnels font rebondir le film notamment via une scène touchante et qui marquera cette année cinématographique. Le huis clôt, le regard lourd et pesant de la mère et les gros plans visant à nous montrer la douleur physique des deux protagonistes rendent une atmosphère étouffante tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
La réalisation est brillante et très intelligente. Jamais dans l’excès, Lenny Abrahamson filme cette histoire à hauteur d’enfant avec son côté naïf et innocent. Mère et fils vont s’entraider tout au long du film pour se construire pour l’un et se reconstruire pour l’autre.
On pense beaucoup à « la vie est belle» puisque l’on suit cette relation mère-fils en captivité ou le réel et l’imaginaire s’entrecroisent. Dans Room, la mère fait croire à son fils que cette « cabane » est, en fait, le monde (tout n’est que métaphore), alors que Roberto Benigni faisait croire à son fils que les camps de concentration n’étaient qu’un jeu.
Brie Larson (Oscar de la meilleure actrice) déjà vu dans le très bon « State of Grace » confirme en mère aimante et paranoïaque, mais c'est surtout Jacob Tremblay qui est la vraie révélation de ce film.
Puissant et captivant, ce film intimiste nous glace le sang.
Un film bouleversant basé sur une série d'histoires de séquestrations qui choisit davantage de se concentrer sur les relations mère / fils, le sacrifice, la protection maternelle et surtout la reconstruction nécessaire et douloureuse face à une épreuve aussi choquante. Le réalisateur très talentueux décide de parler de ce sujet avec beaucoup de pudeur, en oubliant le côté sensationnel et voleur qui aurait nui au film. Le tout est emmené par un duo brillantissime : Brie Larson (oscarisée à juste titre) et Jacob Tremblay, extrêmement justes et émouvants dans leur complicité et la découverte du nouveau monde. Très beau. Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
Un film si beau et émouvant sur j'en tremble encore !! Oscar mérité pour la maman et une récompense pour le fils aurait été méritée aussi! Touchant, vrai, on se sent comme une souris dans cette maudite chambre à regarder survivre nos deux héros... On a de la peine, de la colère, de la haine, du dégoût et surtout on ressent beaucoup d'amour et d'émotions ! Formidable !!!