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Un visiteur
4,5
Publiée le 11 janvier 2017
Ce film est à couper le souffle ! Je l'ai regardé sans avoir regardé la bande annonce, ni sans savoir de quoi il s'agissait, et, grâce à ça que le suspense était au plus haut dans ce film ... Les deux acteurs principaux sont époustouflant ! Faites vous un plaisir émotionnel et regardez ce film ;)
"Room" : un drame poignant à regarder avec une boîte de mouchoirs à portée de main. Brie Larson et le petit Jacob Tremblay y sont exceptionnels. C'est certainement l'un des meilleurs films de l'année 2016 ! Ma critique complète :
Ce film nous plonge de bout en bout dans un univers où les sentiments sont authentiques et dont il serait inconcevable de mettre la crédibilité en cause. Le spectateur est rendu témoin sans répit d'une histoire où spoiler: tout tourne mal et d'où pourtant jaillit la beauté de l'instant. Le scénario pense à tout, fait du détail son credo tout en écartant gentiment la séduisante possibilité du plus minuscule écart grand public à son intrigue ; spoiler: il va même (et on doit ça à l'auteur du livre tant qu'au scénariste) jusqu'à parler de l'après, là où une autre oeuvre aurait déjà placé un happy end (la fin de Room n'en est pas tout à fait un et hérite de ce tour de passe-passe une subtilité dantesque) . Horrible et magnifique, l'oeuvre lancine à la lisière de la société en offrant des visions tellement matérialistes de l'espoir n'importe où et n'importe quand. Un portrait d'une vraie justice qui permet de se réjouir et de pleurer avec des personnages déchirants superbement interprétés par des acteurs qui prennent tout au sérieux.
Film intelligent, tout en subtilités avec des acteurs, notamment le môme, au top. Les deux parties, dans un registre complètement différent, sont aussi intéressantes.
Ce drame de Lenny Abrahamson nous conte une histoire émouvante ; une histoire extrêmement triste au rythme très lent. La première moitié du film se déroulant en huis clos est assez pesante. Heureusement, l'imagination du garçonnet, puis son apprentissage du monde extérieur, nous sauve de la noirceur et de la désolation la plus totale. Jacob Tremblay est débordant de sincérité dans le rôle de Jack le garçon de 10 ans. Brie Larson est également parfaite dans rôle de sa mère.
Un sujet choc, un huis-clos totalement inédit, deux interprètes fantastiques, de l'émotion, du suspense et une ode à la vie, à l'amour maternel, mais surtout à la liberté et aux petites choses du quotidien que l'on cesse de remarquer et que l'on redécouvre sous les yeux émerveillés du personnage de Jack, un petit garçon de cinq ans absolument remarquable. Le film n'est pas sans défaut cependant avec quelques longueurs, une deuxième partie moins réussie, une intrigue qui tient sur deux lignes et son parti pris d'esquiver les détails les plus sordides du kidnapping qui l'empêchent de gratter sous la surface. Récompensé en 2015 au Festival international de Toronto avec le prix du public, Room reste cependant un film touchant et poétique sur la résilience de l'esprit humain et la difficulté à rebondir après un traumatisme. L'interprétation magique de son duo d'acteurs y est pour beaucoup.
Un très beau film. Emouvant, tantôt triste, tantôt drôle. La larme est parfois proche... En tout cas la mère et le fils forment un couple parfaitement naturel, et les répliques de l'enfant sont souvent désarmantes de vérité. A voir sans hésiter.
Ce film peut et doit être critiqué en deux parties; en effet on assiste à une première partie complètement folle et surtout la mise en scène de Lenny Abrahamson qui nous plonge dans le quotidien horrible de cette mère et de cet enfant retenu en captivé pendant plusieurs années de leur vie. La fluidité de la réalisation permet d'emballer dès les premières images, le film est excellent et aurait pu être le meilleur film de l'année.
spoiler: Mais la seconde partie est vraiment de moindre qualité et perd de sa souplesse et de son envergure dès que cette petite famille s'échappe de chez leur ravisseur . On perd la pression du huit clos et les propos sont mois surs et moins assumés par le réalisateur. Nous sommes moins intéressés par les propos et les effets de manche finaux n'arrangent rien au dénouement de ce film. La note est surtout pour la première partie très impressionnante.
Au fur et à mesure de la découverte de ces sordides affaires de séquestration (Kampusch, Castro, Fritzl), il est bien normal que le cinéma s'empare de ce sujet. "Captives" offrait ainsi récemment un polar intéressant, sans être totalement abouti. "Room" est une œuvre en revanche beaucoup plus émouvante, plus poignante sur ces monstres, ces barbares de la pire des lâchetés. Toutefois, au-delà de cet aspect vertigineux, se cache en creux une critique de notre société de consommation qui offre une surabondance inutile de biens. Alors que le bonheur est beaucoup plus simple, même sans confort matériel. Vraiment, on trouve de très belles choses ici et on aura tous du mal à sortir définitivement de cette chambre.
film très bien d'une relation de fils à mère avec un événement assez difficile qui va bousculer leurs vie à tout jamais mais cette histoire représente un fils et une mère réunit à tout jamais ce film est très beau et pour moi mérite un 20/20 !
À la lecture du synopsis, nous pourrions nous attendre à un drame sombre, sordide, à la limite du malsain.
Il n'en est rien ! Les 45 premières minutes du film proposent un huis-clos qui donne à voir des scènes d'une rare beauté : la construction d'un monde qui se résume à une chambre pour un enfant n'ayant jamais connu autre chose, de tendres scènes d'amour et la protection d'une mère mettant en place une version alternative et adoucie de l'enfer dans lequel ils vivent ... Le choix judicieux qu'a opéré Abrahamson, c'est de montrer la lumière et la poésie qui peut émaner de cette situation peu propice, de prime abord, à ce genre de diffusion.
Là où le film perd de sa beauté à mon sens, c'est qu'il se montre trop ambitieux. C'est déjà tout un travail de prendre en compte tous les enjeux physiques, psychologiques et sociaux d'un tel huis-clos. Prétendre traiter également de ce qu'il se passe sur tous ces aspects une fois dehors et pour tous les protagonistes ... et bien c'était trop. Le temps manque d'ailleurs cruellement spoiler: (la scène où "the room" est retrouvée ne prend pas plus de 5 minutes et est un peu trop cousue de fils blancs) .Au final, rien n'est vraiment bien traité sauf peut être la découverte du monde par le petit Jack et sa réintégration progressive. On tombe dans les clichés : les violons en fond sonore, spoiler: la tentative de suicide qui se veut résumer l'état d'esprit de la mère ... Bref, ça prend plus difficilement.
Le seul "beau" huis clos était suffisant. Il aurait mérité d'être davantage creusé et de se terminer par la scène de la libération. Ainsi, l'ensemble des enjeux auraient pu être approfondis. Mention honorable au jeune Jacob Tremblay, incroyable dans son rôle. Il efface d'ailleurs la prestation correcte de Brie Larson, à qui il manque un petit "quelque chose" dans la force d'interprétation. L'oscar n'a pas été décerné au meilleur acteur du film dirons nous, elle n'en reste pas convaincante pour autant !
Dès le générique, Room a de quoi séduire. Lenny Abrahamson nous plonge dans l'ambiance dès les premières minutes grâce au générique formé de plans en cut sur les différents objets de la chambre et sur Jack. L'insouciance de ses mots et de sa pensée ont de quoi nous coller des frissons, notamment par peur pour lui lorsqu'il va découvrir le « vrai » monde , autre que Velux et Télé; et c'est sa petite voix qu'à choisi le réalisateur pour nous faire sourire et tenir le coup dans les moments les plus durs et on peut souligner son incroyable performance dans ce film, il tient un jeu d'une justesse déconcertante pour un enfant. Room est un récit dramatique inspiré de faits réels, ce qui rend cette histoire d'autant plus prenante. Une reconstruction pour une, une construction pour l'autre, que Lenny Abrahamson traite avec une grande sensibilité.