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Un visiteur
3,0
Publiée le 7 octobre 2016
À la lecture du synopsis, nous pourrions nous attendre à un drame sombre, sordide, à la limite du malsain.
Il n'en est rien ! Les 45 premières minutes du film proposent un huis-clos qui donne à voir des scènes d'une rare beauté : la construction d'un monde qui se résume à une chambre pour un enfant n'ayant jamais connu autre chose, de tendres scènes d'amour et la protection d'une mère mettant en place une version alternative et adoucie de l'enfer dans lequel ils vivent ... Le choix judicieux qu'a opéré Abrahamson, c'est de montrer la lumière et la poésie qui peut émaner de cette situation peu propice, de prime abord, à ce genre de diffusion.
Là où le film perd de sa beauté à mon sens, c'est qu'il se montre trop ambitieux. C'est déjà tout un travail de prendre en compte tous les enjeux physiques, psychologiques et sociaux d'un tel huis-clos. Prétendre traiter également de ce qu'il se passe sur tous ces aspects une fois dehors et pour tous les protagonistes ... et bien c'était trop. Le temps manque d'ailleurs cruellement spoiler: (la scène où "the room" est retrouvée ne prend pas plus de 5 minutes et est un peu trop cousue de fils blancs) .Au final, rien n'est vraiment bien traité sauf peut être la découverte du monde par le petit Jack et sa réintégration progressive. On tombe dans les clichés : les violons en fond sonore, spoiler: la tentative de suicide qui se veut résumer l'état d'esprit de la mère ... Bref, ça prend plus difficilement.
Le seul "beau" huis clos était suffisant. Il aurait mérité d'être davantage creusé et de se terminer par la scène de la libération. Ainsi, l'ensemble des enjeux auraient pu être approfondis. Mention honorable au jeune Jacob Tremblay, incroyable dans son rôle. Il efface d'ailleurs la prestation correcte de Brie Larson, à qui il manque un petit "quelque chose" dans la force d'interprétation. L'oscar n'a pas été décerné au meilleur acteur du film dirons nous, elle n'en reste pas convaincante pour autant !
Dès le générique, Room a de quoi séduire. Lenny Abrahamson nous plonge dans l'ambiance dès les premières minutes grâce au générique formé de plans en cut sur les différents objets de la chambre et sur Jack. L'insouciance de ses mots et de sa pensée ont de quoi nous coller des frissons, notamment par peur pour lui lorsqu'il va découvrir le « vrai » monde , autre que Velux et Télé; et c'est sa petite voix qu'à choisi le réalisateur pour nous faire sourire et tenir le coup dans les moments les plus durs et on peut souligner son incroyable performance dans ce film, il tient un jeu d'une justesse déconcertante pour un enfant. Room est un récit dramatique inspiré de faits réels, ce qui rend cette histoire d'autant plus prenante. Une reconstruction pour une, une construction pour l'autre, que Lenny Abrahamson traite avec une grande sensibilité.
Le film est tellement lent que j'en suis venu à perdre toute empathie pour les héros. Terriblement ennuyeu, un scénario plus que mince bref une catastrophe...
Le film c'est une histoire dramatique de deux personnes, une femme et son fils qui sont dans une petite chambre pendant cinq ans. C'est un bon film que réussit à transmettre les émotions de l'angoisse et la tristesse des personnages. En plus j'aime que le film montre la difficulté de la récupération, Et aussi le costumes et la musique sont approprié pour l'histoire.
Centré sur le regard d'un enfant de cinq ans, un superbe film avec comme thèmes principaux la captivité et les difficultés psychologiques de la réinsertion dans le monde extérieur. Abordé sur une tonalité très juste et très sobre, un long-métrage au rythme assez lent mais qui réserve quelques scènes vraiment poignantes, émotionnellement grandioses. Brie Larson, que j'avais découverte dans "States of Grace", confirme encore davantage son potentiel et le jeune Jacob Tremblay, dans le rôle de Jack, est vraiment impressionnant pour son âge. Une belle claque, bouleversant.
Basé à partir d'une série de faits divers, un drame captivant, sobre et émouvant sur la captivité et ses conséquences, les retrouvailles familiales et la reconstruction, avec une séquence d'évasion pleine de tension, et porté par une remarquable Brie Larson et un épatant jeune Jacob Trembley. Un film recommandé !
Une mère et son enfant vivent séquestrés dans une chambre. Évidemment, ils vont tenter de s'évader. Sauf que l'enfant de cinq ans, n'ayant vécu que dans la chambre, ne connaît rien du monde et va avoir bien du mal à en appréhender l'immensité. Le film se scinde clairement en deux parties. La première est un huis-clos étouffant qui décrit comment se déroule la vie dans cet espace et les tentatives d'évasion. La deuxième montre les deux personnages s'adapter ou se réadapter au monde. Si les deux parties fonctionnent à merveille, c'est grâce aux incroyables interprétations de Brie Larson et de Jacob Tremblay qui provoquent d'emblée l'empathie : on est dans cette chambre avec eux et on tient à en sortir comme eux. C'est aussi parce que le film, bien que narrant une terrible épreuve, ne se prive pas de montrer des moments de joie créant la complicité et soudant la famille. Les sentiments contradictoires (bonheur d'être libéré mais peur du monde et des adultes) qui vont arriver à la libération en sont d'autant plus forts. L'enfermement ayant créé une relation fusionnelle entre la mère et son fils, le film s'avère brillant lorsqu'il les montre devant nouer de nouveaux contacts humains. La mise en scène, sobre, efficace, se centrant sur le point de vue de l'enfant, renforce chacune des qualités d'écriture de cette merveille.
Le film est VRAIMENT bien ! L'enfant qui joue dedans joue à merveille ! (J'ai juste cru sentir une petite perte de concentration pendant une scène où il avait l'air "d'en avoir marre de jouer") mais le reste de son jeu était vraiment impressionnant! La musique, les plans, l'étalonnage, les ambiances, les textes, tout est prenant et sert parfaitement l'histoire ! J'aurais juste vu un petit détail scénaristique qui aurait pu, selon moi, être traité différemment, spoiler: (le petit garçon aurait pu en fait être une fille nommé comme un garçon par sa mère, pour éviter que le violeur ait également envie d'abuser d'elle au fur et à mesure qu'elle serait devenu une femme) . Et le choix de l'acteur qui joue le grand-père qui, selon moi (encore une fois), ne collait pas totalement. Cependant, ce film est probablement rentré dans mon TOP 10 ! En bref... A voir ! (Y) <3
This movie is REALLY good ! The kid that is playing in it, plays masterfully ! (I just felt a little loss of focus during a scene in wich he seemed to be bored of playing) but the rest of his acting was really impressive ! The music, the framings, the color grading, the ambiances, the script, everything is captivating et perfectly serve the story ! There is only one detail in the plot that could have, in my opinion, been treated differently spoiler: (The little boy could have been a girl named like a boy by her mother, so the rapist wouldn't be tempted to abuse her as well, as she would become a woman) . And the cast of the actor that plays the grand-father who, in my opinion (again), wasn't totaly fitting the part. However, this movie has probably made my TOP 10 ! In short... To be seen ! (y) <3
Je pense que toutes les personnes qui ont vu ce film, se sont posé la question. Joy semble forte face à toutes les épreuves qu'elle endure et qu'elle a enduré. On y découvre une jeune femme qui n'a pas perdu ces réflexes, une femme qui a encore le gout de la vie et ceux malgré plusieurs années de captivité. Alors face à cette force, on se demande forcément et si à la place de Joy c'était moi ? Est-ce que j'aurai moi-même trouvé la force de me battre ? La force de continuer à espérer ? Face à la télévision qui ne parle plus de nous, est-ce qu'on ne se sent pas déjà mort ? Je sais que je suis quelqu'un avec des ressources. Mais je suis tellement attachée à ma vie et aux personnes qui m'entourent que je ne suis pas sur de résister autant. Et même si ça reste une fiction, Room a une vraie dimension réelle. Ça pourrait être une histoire vraie sans problème... Et d'ailleurs elle est inspirée de fait réel ce n'est pas pour rien...
Huit clos étouffant et presque sordide, où le point de vue d'un enfant permet de s'éviter des scènes violentes et inutiles. La prestation des 2 acteurs Brie Larson en mère épuisée (ce qui lui vaudra un oscar) et de l'enfant Jacob Tremblay sont à relever tant ils sont bluffants. La deuxième partie est moins puissante en émotions, dommage car Room est une révélation qu'on oublie pas.
Inspiré d'histoires vraies, ce film avance pas à pas et on découvre progressivement la cruauté de la situation. Les "otages" tiennent grâce au lien privilégié et touchant qui unit mère et fils, grâce aux rituels quotidiens, au monde de "télé", aux bonheurs simples. Le retour à la vie classique si désiré soit-il est brutal, ce n'est pas celui qu'on croit qui s'en sort le mieux. Terriblement poignant !
Quelle plaie ! Sur une histoire connue, la séquestration d'une jeune femme accompagnée de son fils de 5 ou 6 ans, le réalisateur étire ses scènes comme un chewing-gum mâché trop longtemps. Il ne se passe pas grand chose. Au départ, je pensais à un récit post apocalyptique, dans lequel une femme et son enfant sont contraints de rester dans un appartement minuscule pendant que l'homme va au dehors affronter le chaos d'un monde éventré et radioactif. Mais non, il s'agit simplement d'une histoire inspirée de Natasha Kampusch. Après une demi-heure de scènes ennuyeuses, on finit par comprendre que tout sera sur le même ton, et même les renversements de l'histoire ne procurent plus la moindre émotion. J'avoue avoir passé le film en accéléré après cette demi-heure, arrêtant toutes les 5 minutes pour voir si quelque chose changeait. Mais le film ne propose rien, ne décolle pas. Filmer le quotidien est un exercice particulièrement difficile, et je trouve que ce film ne parvient pas à l'éclairer d'une manière intéressante. Coller au petit garçon n'apporte qu'une suite de petits moments insignifiants, et la vie dans la cabane de jardin n'a pas de relief. De plus, quand on voit à la fin ce qu'était cette cabane et son environnement ( un jardin d'une maison de banlieue) on a du mal à croire à l'histoire, on a du mal à se dire que la mère ne cherche pas à s'évader. Il lui suffirait de crier, de cogner, de taper contre les murs en tôle et les voisins accourraient. Encore un film soporifique encensé par une critique somnolente.