Certainement l'un des premiers films à intégrer réellement les enjeux climatiques et à exploiter ouvertement le thème des armes climatiques, ce qui a de quoi donner des frissons. Parce que, certes, ce genre de film satisfait les conspirationnistes en tous genres, mais il a aussi le mérite de nous faire prendre conscience que le jour où une telle technologie sera mise au point, il sera indispensable qu'elle ne soit pas concentrée dans les mains d'une superpuissance, faute de quoi elle alimentera inévitablement les velléités les plus mégalomanes et les plus diaboliques (car par définition, plus une technologie est importante, plus son "piratage" a des conséquences sur le monde entier). On voit bien d'ailleurs, à la fin, le cerveau du complot visant à établir ce "nouvel ordre mondial américain", qui comptait se servir d'un "dieu" ou du hasard pour constituer son alibi. Or, depuis le début, ce film met le spectateur sous tension par le fait qu'il montre une technologie manipulée pour provoquer des "accidents" spectaculaires qui ne laissent aucune trace.
Si je déplore qu'un certain nombre de clichés soient présents (sans parler de cette personnification du "héros" que Hollywood nous refait systématiquement avec en substance cette surenchère de romantisme) et que le scénario en lui-même soit, quant à lui, assez prévisible et commun (reprenant un peu les éléments de "James Bond : Meurs un autre jour" ainsi que, surtout, le thème du complot américain, qui, lui, est désormais ressassé depuis plusieurs années et même beaucoup mieux exploité dans certains précédents films d'action comme 2 ou XIII
), le suspens et l'intrigue sont bien présents, et particulièrement bien menés dans la première partie du film. C'est aussi l'un des rares films à mettre en scène autant de catastrophes de grande ampleur qui, si elles n'arrivaient pas par le biais d'une technologie, seraient tout-à-fait réalistes à moyen-terme dans le cadre d'un réchauffement global majeur. Bref, très bon film-catastrophe pour ma part qui aurait pu l'être encore plus s'il ne versait pas dans le "déjà vu" et les clichés comme c'était le cas dans la seconde partie.