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Pascal
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3,5
Publiée le 13 janvier 2024
Prix de la critique internationale (Cannes 2014), le titre désigne un lieu mythique inca, terre d'abondance et de félicité.
Le cinéaste Argentin, Lisandro Alonso situe son opus dans les grands espaces de la Patagonie. Réalisé sans beaucoup de moyens, peu d'acteurs ( une vedette tout de même en la personne de Viggo Mortensen) et un scénario minimaliste.
Au XIX ème siècle, un militaire Danois conduit une expédition qui consiste à faire des relevés de terrain. Sa fille l'accompagne, s'amourache d'un soldat argentin et disparaît avec lui dans la pampa. Le père part à leur recherche et fait d'étranges rencontres.
Relevant du cinéma d'auteur et du slow cinéma, " jauja" présente une première heure qui se suit avec un grand intérêt. La dernière demi-heure perd malheureusement un peu le spectateur en chemin.
L'ultime séquence nous éclaire sans doute un peu. Ne vient on pas d'assister à un rêve ? au produit de l'imaginaire de la jeune fille que nous voyons dans la campagne d'un pays d'Europe du Nord ? C'est très probable.
"Jauja" est finalement un rêve éveillé, un mythe. Cette terre d'abondance, ce paradis, est uniquement le produit de notre esprit, semble (c'est mon hypothèse) nous dire le cinéaste.
Une succession d'invraisemblances filmées avec stupidité. Je me suis ennuyé pendant tout le film et considère que des critiques positives relèvent d'un intellectualisme de mauvais aloi
Une oeuvre aux qualités plastiques évidentes. Une singularité qui permet au cinéma d'être grand. Lisandro Alonso poursuit sa route de cinéma avec une intrusion d'un onirisme déroutant, mais efficace !
Bon, ok, je suis un béotien et m'étant infligé ce film jusqu'au bout, je ne permettrai pas de dire qu'il est nul. Plus prudemment, je dirai que je n'y suis pas entré un seul instant. Partagé entre l'idée d'être confronté à une fumisterie pretentiarde ou une oeuvre qui ne s'adresse qu'à quelques "initiés". Plans fixe permanents et interminables sans la moindre pertinence. Dialogues fumeux à la Ionesco. Non récit. Et une fin totalement à l'ouest. J'éprouve la même résistance-repulsion que pour la musique contemporaine ou les plugs anals géant érigés en oeuvre d'art hors de prix. A réserver aux fans de Pierre Boulez et Paul Maccarthy.
Un western contemplatif envoûtant par moment, mais aussi déroutant pour son scénario indéchiffrable (même pour le réal qui déclarait que lui-même ne comprenait pas tout à son film), que pour son rythme somnambulique.
Ce qu'il y a de bien dans ce film c'est qu'il n'y a pas de musique ! que les sons d'ambiance de la nature et ca fait du bien ....Voilà ce film estun trip méditatif! on adhèe ou pas ....Vu à la tv les plans perdent énormément !
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1,5
Publiée le 4 mars 2021
Je suis pour les drames complexes même s'ils sont extrêmement lents. Cependant lorsqu'il s'agit d'éléments d'intrigue presque indéchiffrables et de rythme extrêmement lent ce n'est pas un film pour moi. J'imagine que si vous êtes comme moi vous n'aurez pas la moindre idée de ce qui se passe à l'écran. Les talents de l'excellent acteur Viggo Mortensen sont presque complètement gâchés dans ce désordre cinématographique totalement déroutant. Je suis heureux que certains l'aient trouvé à leur goût mais pour moi il était totalement incohérent car j'attendais que certains éléments de l'histoire aient un sens...
J'ai regardé ce film car je suis fan de Viggo et de l'Argentine, mais je ne m'attendais pas à grand chose de celui-ci vu les mauvaises critiques, et bien j'ai été servi, déjà le film prends 45min à commencer avec le départ de la fille, puis l'heure suivante se résume à une balade du capitaine pour retrouver sa fille. Alors oui les paysages de la Patagonie sont sublimes, mais le réalisateur a oublié d'écrire un scénario car il ne se passe strictement rien, juste d'interminable séquences sans dialogues, qui en plus ne sont pas accompagnées d'une musique ou très rarement, de plus le format du cadre qui est carré ennuie encore plus le spectateur, car c'est des photographies du paysage qui sont quasiment identiques. Enfin la fin est incompréhensible qui est cette jeune fille ? On a beau chercher on n'as pas la réponse, "Alonso" disait que lui même n'avait pas tout compris à son film, alors nous encore moins... un film à éviter de toute urgence, même si comme moi vous êtes fan de Viggo Mortensen ou de l'Argentine.
Ça y est, Alonso ennuie. Le réalisateur aussi monovisage que monostyle s’en tient pour le moment à une petite décennie de création, peut-être premier déçu que son ouvrage ne surpasse pas dans l’esprit des audiences le cinéma d’art & d’essais persistant. Pourtant cette quasi-chute ne repose pas, avec Jauja, dans la répétition ou l’ennui de ses obsessions (ce qui peut sembler improbable si l’on connaît un tant soit peu sa manie des longs plans fixes, vides & muets).
J’hésite à pointer du doigt Mortensen. Le fait-même qu’il soit casté augmente l’irréalité du film, comme si ce dernier était de ces œuvres qu’on dit hors du temps, mais plus loin encore. Le voir prendre la suite des antiacteurs de Los Muertos & Liverpool semble faire du film le contenu de sa propre histoire : tandis que dans le reste de sa filmographie l’on demande à l’acteur d’Aragorn de remplir l’image, il semble ici la vider, aspirer les restes de substance qui pourraient demeurer dans l’étrange format 1.33:1, un quasi-carré où l’immobilité de la nature cède place au mouvement de l’imagination. Quand Ghita Nørby demande ce qui fait que la vie fonctionne & continue, c’est ma réponse : l’imagination. Elle sature l’image & distord le temps, transformant chaque coupure en faille dans son déroulement. Le mystique voyage dans le temps est un débouché au goût de Salt and Fire qui prend spontanément tout son sens.
Bref, sans compter que Mortensen a composé la musique, pris un faux mauvais accent en espagnol (qu’il parle en fait couramment) & corrigé les sous-titres dans plusieurs langues, il a fait le film autant qu’Alonso lui-même, contribuant à perpétuer son essence plus qu’étrange que le réalisateur n’aurait peut-être pas maintenu sans lui… et je ne sais pas si l’on doit l’en remercier.
J’ai l’impression que c’est lui qui fausse le film à une plus grande échelle, pervertissant le talent du cinéaste avec des détails trop “vrais”. J’ai seulement appris après le visionnage que Mortensen avait acheté son propre costume et s’était documenté sur l’histoire du Danemark pour son rôle, mais voilà exactement le genre de parasites matérialistes d’apparence bénins qui ont à mon sens troublé la délicate & incompréhensible alchimie de Jauja. Oui, un simple choix de casting a déterminé l’œuvre entière : elle qui semblait immanente à elle-même, elle tient sa prégnance à un élément qui lui est totalement externe : l’étrangeté trop simple d’y voir Mortensen, qui tue son aura.
Trop connu, trop formaté, trop professionnel, peut-être simplement de trop bonne volonté, il a apporté à Jauja à la fois ce qui le rend uniforme & qui l’érode, voire le transforme en une œuvre injuste envers son créateur. C’est peut-être pour ça qu’il est monovisage en posant avec l’acteur… Moralité : ne surtout pas commencer la filmographie d’Alonso par Jauja.
Voilà voilà… Ce sont là les premiers mots qui viennent à l'esprit après le visionnage de ce film. Il faut se pincer pour être bien conscient de ce que l'on vient de voir : une caméra statique filmant des personnages immobiles qui ont des discussions inintéressantes avec en prime un final complètement aberrant...
Soporifique et lent. Doté d'un scenario incompréhensible. Dialogues creux plein de banalités. Un film qui dérive sans direction. Je suis dubitatif sur le financement d'un tel navet.
"Jauja" est un de ces films dont on aimerait apprécier le mystère, mais qui font tout, mais alors tout, pour nous en éloigner. (...). Lisandro Alonso est un cineaste de films d'auteur et il tient à le prouver. Du coup on s'ennuie ferme et cette fin... Sans queue ni tête. Reste les plans très beau mais bon ça fait pas un bon film...
un film passionnant sur le fond l'histoire de cet officier qui parcours la Patagonie pour retrouver sa fille mais c'est tellement lent et tellement ennuyeux que finalement le film perd de son charme.
"Jauja" affiche très fièrement son étiquette "film d'auteur radical" avec toutes les cases cochées (dialogues décalés, longs plans fixes et occasionnellement poseurs, lenteur du rythme, etc), dont le style s'apparente sur certains points à celui de Weerasethakul, autre cinéaste adepte de l'entremêlement entre rêve et réalité tout en faisant de ses films de véritables expériences sensorielles et hypnotiques. Dans "Jauja", deux corps étrangers (deux danois en Patagonie) se trouvent dans le désert aux côtés de soldats locaux à la recherche d'un nouvel Eldorado. Quand la fille quitte le camp avec un bel officier, le père se lance à sa poursuite dans ce territoire dangereux, moins à cause des indigènes que de ce que représente le désert : un lieu d’errements et d'hallucinations qui pousse ceux qui s'y aventurent dans un abîme mental et temporel irrévocable. Après les lentes marches vaines du Capitaine Dinesen (Viggo Mortensen habité) à la recherche d'Ingeborg, le film se complexifie lors des dix dernières minutes qui accomplissent le projet de trip hallucinatoire en mêlant deux images distinctes (la femme disparue et la fille ne font qu'un dans la scène de la grotte) et en faisant de l'espace-temps représenté (la Patagonie en 1882) une entité qui aura englouti Dinesen mais qui aura été elle-même sous l'emprise d'un espace fantasmatique d'un autre siècle et connecté par la présence d'animaux (les chiens) et d'un objet (la figurine du soldat), des indices à considérer pour quiconque voudra analyser en détail ce sublime objet de fascination, d'une richesse vertigineuse et terriblement envoûtant. Un film auquel il faut s'abandonner, une rêverie poétique belle et transcendante !