J'ai vraiment bien apprécié cette petite chronique estivale canadienne au sujet de Nicole, 20 ans, en présence de sa meilleure amie, de son frère et du groupe musical de celui-ci. On la suit pendant tout l'été dans la ville où elle habite spoiler: (les parents sont partis en vacances, lui laissant la maison).
Il ne se passe pas grand chose mais c'est très sympa à suivre.spoiler: spoiler:
Québec. Nicole passe ses vacances dans la maison de ses parents. Son frère arrive avec deux amis musiciens. Le temps passe entre son job d'été, la piscine de la villa, les balades avec son amie Véronique, les moments de farniente dans la maison, les rencontres avec Martin, un jeune garçon qui a mué trop tôt, les nuits d'insomnie et certaines contrariétés. Elle achète des billets pour l'Islande sans réel projet.
Film sur les vacances et la vacance au sens propre du terme. Qui (parmi les plus de 30 ans) ne se souvient pas de vacances de jeunesse un peu oisives, ni réellement heureuses, mais pas malheureuses, dominées par cette sensation de temps libre, si éloignée d'une vie à l'agenda de ministre ?
J'ai ressenti une certaine nostalgie dans ce film pour lequel il faut aussi avoir l'esprit libre de tout objectif, pour s'en laisser imprégner. Esthétiquement je le trouve bien construit, en couleur on aurait davantage profité de la lumière du soleil de l'été.
Vu dans le cadre du cinéma du Québec à Paris le film est pas mal mais un peu longuet et la présence du noir et blanc m a un peu dérangé , mais j'adore le cinéma Québécois donc j'ai tendance à être un peu indulgente certaines fois
Découvert avec l'exquis En terrains connus, Stéphane Lafleur s'inscrit parfaitement dans le paysage du cinéma québecois qui conjugue mélancolie existentielle et humour aux confins de l'absurde (ok, Dolan est définitivement à part). Tourné en noir et blanc (on se demande bien pourquoi), Tu dors Nicole est la chronique estivale d'une jeune femme indolente qui s'ennuie fort, au travail comme à la maison, et dont le seul rêve est de partir en Islande. Pour quoi faire ? "Rien" répond-elle. Rien ? Oui, rien, mais ailleurs. Ainsi est Nicole dans ce film somnambule, au charme un peu fané et à l'ironie discrète, qui semble aller nulle part mais avec grâce et poésie. C'est correct, comme on dit au Québec mais un peu court, tout de même.
Vu en avant première, auteur très très sympa. Joli film sur la fin de l'adolescence et le début de l'age adulte. De nouveaux choix, de nouveaux amis, le début de nouvelles histoires et la fin inattendue d'autres. De belles trouvailles et des actrices/teurs adorables, tout en finesse. Et quelques scènes bien trouvées comme ... allez le voir !
je ne connaissais pas Stephane Lafleur, je viens de voir Tu dors Nicole.En premier lieu j ai eu quelques appréhension en découvrant que le film était en noir et blanc et qu'il était sous titré' à cause de l accent) . je peux vous assurer qu'on oublie tout dès le début, j ai apprécié justement de ne pas avoir de couleurs, les images étaient plus pures: on n est pas attiré pas les vêtements, objets...mais par ce qu'ils représentent, on voit plus les détail. C'est très bien tourné ! Cela se passe à Québec, mais c est l histoire d'une jeunesse qui n a plus de passions, d'envies.(universelle n est ce pas?) Nicole avance dans cet univers,c est un personnage qui semble triste et pourtant tout le long du film on attend, on espère qu'elle se réveille...je vous laisse découvrir..... j'ai aimé les expressions verbales de nos amis canadiens. C est un beau film, qui vous fait encore plus apprécier d aimer tout ce qui nous entoure. à voir !!!
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1,5
Publiée le 7 mars 2015
Stéphane Lafleur arrive (avec brio pour certains) à représenter le néant, ce n'est pas dans le mauvais sens du terme que je dis, ça car c'est bel et bien le cas. "Tu dors Nicole" est un film qui parle de tout et de rien surtout de rien à vrai dire, on suit la jeune Nicole qui souffre d'insomnie pendant ses vacances d'été, on la voit en train de ne rien faire, discuter avec ses amis, traîner avec sa meilleure amie, travailler rien de bien extraordinaire un été plus ou moins banal, mais surtout calme pour une fille de son âge. J'ai trouvé le film ni bon ni mauvais, il s'adresse à un public particulier dont je ne fais pas partie.
It’s a show about nothing ! (« Une série qui ne parle de rien ! »). C’est à partir de cette phrase mythique qu’a été créée l’une des meilleures (la meilleure ?) sitcom de tous les temps, la série américaine de NBC : Seinfeld (1989-1998). Tout en abordant un style totalement différent, TU DORS NICOLE offre un ressenti similaire. Une histoire assez simple, un film qui observe la vie de la jeune Nicole durant l’été, son ennui et son passage à l’âge adulte. Si Seinfeld a réussi à ne parler de rien sur 180 épisodes de 20 minutes, ce film canadien fait de même et avec brio sur 1 heure 30 (...) Stéphane Lafleur montre un véritable talent pour placer sa caméra. Aucun mouvement, à l’exception de deux-trois panoramiques et travellings, le réalisateur choisit toujours le meilleur cadre imaginable. Comme une bande-dessiné, chaque plan est une case dans laquelle tout est déjà présent. Les personnages se déplacent régulièrement dans le cadre de manière horizontal jusqu’à en sortir, comme si les protagonistes tournaient eux même les pages. Le hors-champ prend alors tout son sens, laissant une place importante à l’imaginaire du spectateur. Avec cette optique de découpage Lafleur donne à son film un côté magique. D’une part avec la richesse des plans, obtenue grâce aux choix de décors et à une grande profondeur de champ, autant sur des plans larges que des plans resserrés, mais également par la photographie. Le film, qui a été tourné en couleur puis transféré en noir et blanc, trouve sa beauté dans le jeu de lumière. Une qualité d’image que l’on doit à la directrice de la photographie Sara Mishara. Cette américaine de 38 ans qui avait déjà illuminé les deux précédentes œuvres de Lafleur, Continental, un film sans fusil (2007) et En terrains connus (2011), mais également le beau Félix et Meira de Maxime Giroux sorti en France, ironie du calendrier, un mois plus tôt, atteint là un niveau d’excellence remarquable. La technicienne plonge chaque plan dans une moiteur relative à la chaleur de l’été tout en créant un contraste par l’absence de couleurs. Combiné au non mouvement de la caméra de Lafleur, TU DORS NICOLE ressemble à un album de photographies, une merveille pour les yeux (...
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