De magnifiques images accompagnées d'un très bon son. Dommage que la fin soit précipitée et que le "scénario" ne soit pas assez présent. Je recommande tout de même ce film.
Les documentaires qui sont distribués au cinéma sont tous de haute voltige, je n’en attendais pas moins de l’équipe qui avait réalisé les oiseaux migrateurs ! Montrer l’évolution de la terre depuis l’âge de glace jusqu’à nos jours ainsi que la relation qu’entretiennent les hommes avec la nature et les animaux : le pari était osé ! Pourtant, le résultat est à la hauteur de cet ambitieux projet. Les images sont sublimes (merci aux zooms Angénieux pour la qualité et le piqué des images) et valorisent pleinement les superbes scènes capturées. La nature est belle, touchante et parfois amusante. Si la réalité est montrée, les scènes les plus dures sont subtilement cachées derrière des troncs ou des rochers afin de pouvoir toucher un public plus jeune. Celui-là même qui, dans quelques années, devra payer le lourd tribut de des prédécesseurs. C’est sur ce point que ce documentaire prend encore plus d’ampleur : il montre les ravages de l’homme depuis les débuts de l’humanité à nos jours. Une bien belle leçon en faveur du respect total de la nature et des animaux tout en étant optimiste.
L'intimité établie par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud avec le monde vivant est un humanisme - superbe! (vu au festival du film de Sarlat le 11/11/2015)
Après les insectes (« Microcosmos »), les oiseaux (« Le Peuple migrateur ») et les poissons (« Océans »), voici l’histoire de la forêt et des animaux qui la peuplent depuis 20 000 ans. On peut toujours regretter l’irruption de l’homme dans ce nouveau documentaire (franchement pas nécessaire), ou la présence d’animaux d’élevage pour figurer certaines espèces sauvages mais la démarche des auteurs est si valeureuse et le résultat si impressionnant qu’il serait dommage de pinailler. Rien que la stupéfiante beauté des images et toute l’ingéniosité technique dont il a fallu faire preuve pour réussir à capter ces moments de grâce inouïe vous scotchent au fauteuil. Pendant quelques milliers d’années, les hommes et les animaux ont su cohabiter, partager leur espace commun sans trop se foutre sur la gueule. Et puis au fil des siècles, l’humanité est devenue arrogante, s’est crue supérieure, s’est mise à croire que son existence prévalait sur toutes autres formes de vie, n’a plus vu que son intérêt à court terme et a fini par prendre le pouvoir. Comme le dit Perrin, incorrigible optimiste, la nature résiste. Elle ne se laisse pas faire, elle renaît sous les cendres, elle pousse des coudes. Mais pour combien de temps encore ? Combien de coups de hache ou de tronçonneuse, de coups de fusil ou de coups de Monsanto faudra-t-il encore lui asséner pour qu’elle succombe tout à fait, nous laissant juste nos yeux pour pleurer ? Le film, bien sûr, ne répond pas à la question. Il est porteur d’espoir car c’est majoritairement à nos enfants qu’il s’adresse. Souhaitons-lui alors un maximum de retentissement car notre planète mérite qu’on la cajole, le cauchemar a assez duré. C’est tout le message que ce documentaire précieux veut transmettre.
"Les Saisons" est un film incroyable, tant les images sont belles et tant la mise en scène est réaliste. Je n'ai jamais vu un film aussi beau en terme de qualité d'image.
Sérieusement, je suis resté bouche-bée devant certains plans. Les réalisateurs Jacques Perrin et Jacques Cluzaud sont des génies et savent rendre chaque moment magique.
Je cite quelques exemples qui m'ont quand même stupéfaits. Il y a des plans très très basiques, banaux presque, on en voit certains quotidiennement. Mais pourtant, ils arrivent à rendre chaque image magique : - Des feuilles mortes qui tombent et pourtant des rayons de soleil passent à travers les arbres et éblouissent les feuilles - Un court d'eau (quoi de plus basique ?) qui est étincelant grâce aux reflets du soleil - Une forêt avec une vaste étendue d'on on ne voit pas le bout Et il y en a tant d'autres...
Je me dois obligatoirement de parler des animaux qui sont magnifiques. Même si au moins la moitié des plans sont mis en scène, tous paraissent réalistes. Je suis sûr qu'il y a forcément des plans pris sur le vif car je doute que tout ait été orchestré. Il y a certains combats, des animaux se font manger... Mais ça renforce le côté réaliste et bien évidemment, ce ne sont pas des vrais animaux tués sur le coup. Pour moi tous les animaux ont leur importance dans le film. Même si je ne suis pas fan des araignées, il y a quelques plans qui les rendent magiques elles-aussi, spoiler: lorsqu'elles tissent des toiles, on dirait de la glace . Coup de cœur quand même pour les loups, les renards et les ours.
L'histoire est très réaliste et franchement je considère le film comme étant un film familial, de découverte, et non de documentaire. Oui car, pour une fois, on n'a pas la voix off pendant tout le film et c'est très agréable. Elle est là bien évidemment mais elle n'est pas tout le temps là. Ça accompagne les images toujours utilement sans trop en faire, tout est résumé en quelques phrases pour ne pas alourdir le défilement des images. C'est toujours de courts discours, brefs et synthétiques. Il est accessible à tous de plus car aucun mot compliqué est utilisé donc pour les enfants, déjà ils vont en prendre plein la vue grâce aux paysages magnifiques, mais en plus ils vont découvrir un film instructif. Je précise d'ailleurs que le film est destiné à tout âges, malgré parfois des images un peu brutes, dans le sens fortes, mais ça renforce l'émotion du récit et ça reste heureusement pas en surface. On sort de la projection grandit par ce qu'on vient de voir.
La morale de fin est très juste, elle essaye de remettre en question les gens (personnellement moi ça m'a touché). Il y a des milliers d'années, la Terre appartenait à la faune et à la flore. Ils étaient les Maîtres du Monde. Avec l'arrivée de l'être humain, on a détruit tout ce qu'ils avaient construit, on les a chassé et j'en passe. On colonise même les animaux en quelque sortes, lorsqu'on voit comment sont utilisés les cheveux, les vaches, les cochons, orientés tout droit vers l'abattage pour certains... On réduit leur habitat naturel et on les chasse, on les vend, on les tue. On les utilise pour satisfaire nos faims, sans demander leur avis...
La faune et flore étaient Maîtres. Je le répète mais c'est une réalité. Maintenant, certains animaux sont en voies de disparition comme les ours polaires, les phoques... Certains sont enfermés à vie dans un zoo... C'est fatal et très dur à accepter lorsque l'on pense ce qu'il s'est passé il y a des milliers d'années, lorsque la Nature était Maître et nous rien à côté... C'était l'espèce dominante et eux les prédateurs, maintenant c'est l'inverse. Ça fait réfléchir et la morale nous remet en question.
En somme, ce film est un petit bijou d'une valeur rare. Je le répète encore, je ne pense pas qu'un film possède une aussi belle photographie qu'ici. De plus, on rigole des animaux car déjà certains sont vraiment trop mignons, et d'autres font des gestes "familiers" (un oiseau dansait la Macarena visiblement). C'est un film à découvrir en famille et à voir absolument.
Ma note : 10/10 ! Sans aucune hésitation, un vrai bijou.
Comme j’aime bien la façon de filmer de Jacques Perrin je me suis décidé à aller voir Les saisons. Le fond de polémique sur les conditions de tournage pour créer la réalité naturelle (suivre le sanglier qui court avec un travelling par rail par exemple) ne m’ayant pas dérangé plus que ça. Il faut faire le choix entre les belles séquences, quitte à « tricher » un peu (notamment avec des animaux habitués à l’homme), ou des documentaires parfois assez insipides et dont le tournage dure aussi longtemps. On rappelle qu’aucun animal n’a été blessé donc ça me va. J’apprécie qu’il change encore de milieu, après le ciel (Le peuple Migrateur), la mer (Océans), voici la terre à travers les âges, grâce aux forêts d’Europe, garantes de notre Histoire et des saisons. Les images sont magnifiques, les scènes intéressantes et inhabituelles, la durée permet de ne pas s’ennuyer, je dirai même que les 1h37 amènent un narration trop rapide, le rythme se tient bon an mal an malgré quelques longueurs, un fond de musique classique fort à propos mais dont le rôle est peu important, des décors formidables et connus, mais peu de dialogues (à croire que c’est la marque de fabrique de Perrin) donc guère d’informations. Pas grand-chose à reprocher à l’ensemble donc, même le montage ne nous perd pas, comme cela arrive trop souvent dans les documentaires animaliers. Le fait de commencer l’histoire avant l’arrivée des hommes, tout en suivant l’évolution, autour de la trame des saisons est une bonne idée. Cela ressemble fort à ce que Perrin avait fait sur Le Peuple migrateur mais ça marche. Il nous permet de comprendre ce que peut apporter la biodiversité et ses imbrications avec nous. Sa volonté de sensibiliser le spectateur à la nature plutôt que le culpabiliser est une bonne méthode à mon sens, mais dans une œuvre trop peu partagée…
La caméra des deux Jacques, Perrin et Cluzaud c'est comme un regard plein de tendresse, d'admiration et de respect posé sur les animaux, nos compagnons sur cette terre. Un regard qui génère des images aussi belles qu'émouvantes.