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Un visiteur
2,5
Publiée le 29 février 2016
L'évolution de la faune et de la flore d'une forêt européenne en parallèle à l'évolution de l'Homme aurait pû étre une bonne idée mais on n'accroche pas. Bien sûr les images sont belles, les animaux par leur nature même sont attachants mais les saisons se succèdent trop rapidement, les scènes sont trop scénaristes et manquent cruellement de naturel ce qui - pour un film consacré à la nature - est plus que regrettable. Nous sommes loin de la qualité d'Oceans ou de la poésie de Microcosmos.
De la jolie photo, oh oui ! Mais sans magie, ou à de trop rares exceptions (les écureuils volants qui surgissent par surprise), très policée (pas de sang, jamais, les loups dépècent un sanglier et restent immaculés), et abusant de bébés mignons (renardeaux, louveteaux, oursons, lynxceau, hérissonneaux ... et j'en passe).
Titre alibi identification impossible discours bobo-écolo-béat-débile = le film naturaliste de trop !
1/ Pourquoi avoir appelé ce film "Les saisons" ? Il est censé se dérouler sur les 10000 dernières années (environ), soit 40000 saisons (environ). L'alternance est forcée et artificielle : âge de glace, puis 15 minutes de printemps/été, puis 30 secondes d'orages, puis 2 minutes de neige, puis 30 minutes de printemps, puis nuit étoilée, puis 5 minutes d'automne ... Il n'y a aucune saisonnalité chronologique , alors pourquoi en imposer une aux forceps !? Le titre ne résume en rien le film, et ce n'est que le premier des paradoxes...
2/ Dans ce genre de docu-film sans réelle histoire, un fil rouge est indispensable. Un élément pour accrocher le spectateur et ne pas le perdre. Et là ce qui nous est proposé, c'est une source mollement jaillissante d'entre des pierres immuables. Non pas que la perspective d'être une fontaine me laisse de marbre, mais dieu qu'il est dur de s'identifier à des pierres ! En plus, n'étant pas éthologue émérite, j'aurai bien aimé connaitre le nom de certains animaux que je n'ai pu identifier. Et j'ai beau googleliser "oiseau qui nage en rivière avec la tête sous l'eau et se sèche sur la rive en faisant des squats", je n'ai toujours pas ma réponse. Si les sous-titrages, même discrets, heurtent les convictions cinésthétiques des réalisateurs, une simple page web mentionnée au générique aurait suffit. Mais non. Quel intérêt de nommer le beau, puisque l'homme, le vilain, le détruit inexorablement !?
3/ Ce qui m'amène au dernier, gros, reproche : la morale ! Oui, car comprenez bien que tout a basculé depuis que nous avons cessé d'être des chasseurs cueilleurs nomades. L'équation est simpliste et débilisante : sédentarité agriculture effrénée progrès = destruction des forêts. Bon ... Finalement c'est un film globalement cohérent. Un contenu décousu, à la morale inconsistante, résumé par un titre hors-sujet. Si on sortait faire une ballade hors de nos murs plutôt ? Des murs de briques, comme des murs mentaux ...
Le documentaire animalier est un genre dont nous sommes très, voire trop habitués à voir. Il est donc difficile de vraiment se démarquer. Dans "Les Saisons", on suit l'évolution de la forêt depuis des milliers d'années jusqu'à nos jours. Au début, les saisons se suivent et se ressemblent. Nous découvrons les animaux dans leur habitat, vivant paisiblement. Puis, au fur et à mesure, l'homme apparait et intervient jusqu'à la modifier. C'est plutôt bien fait grâce à des cadrages et à des plans permettant de suivre les animaux en train de courir, ce qui n'est pas évident. Mais ce n'est pas à couper le souffle. Le documentaire "La nuit des éléphants" présenté sur France 2 il y a un an, avait été beaucoup plus impressionnant grâce à une technologie permettant de filmer les éléphants la nuit mais donnant la sensation qu'ils sont en plein jour. Encore un documentaire qui essaie d'ouvrir les consciences de notre implication sur la planète. On aurait aimé une vraie proposition pour agir plutôt qu'un constat.
film d'un ennui total malgré de belles images, cela ne vaut pas un documentaire. en effet, il n'y a pas de continuité pas de chronologie. si c'était juste pour voir des images je serais directement parti en forêt. par ailleurs nous savons déjà que nous sommes la cause d'extinction animal et de la flore.
Encore un chef-d’œuvre de l’équipe de Jacques Perrin, un film superbe et enchanteur. Les auteurs savent exploiter magnifiquement les techniques modernes pour fournir des séquences inoubliables mais savent aussi et surtout s’effacer pour se mettre à la place des animaux, cette fois-ci très proches de nous, et nous transmettre leurs cris d’alarme. Le texte, discret et jamais pontifiant – qualités rares, nous rappelle à une réflexion bafouée et tente de nous réveiller en restant optimiste envers et contre tout.
Images sublimes pour une reconstitution de la chute de l'homme, sa prévarication, et l'espérance d'un retour à l'Unité. Très peu de commentaires, ce qui laisse le temps à la réflexion de s'installer.
Il y a eu Le peuple migrateur & Océans, le réalisateur Jacques Perrin évoque cette fois Les saisons enfin il faut le dire vite. En réalité, les caméras se posent au cœur d'une foret luxuriante qui grouille de vie. La naissance d'une biche, les confrontations musclées des chevaux et des ours ou encore une petite araignée qui tisse sa toile ; on voit effectivement de nombreux animaux. Alors quid des saisons ? Les paysages enneigés succèdent à une foret baignée par le soleil ou tapissée par les feuilles tombées mais il n'y a pas véritablement de logique à tout ça. La première partie est donc un documentaire dans sa forme la plus succincte enrichi toutefois par de belles images, ça se transforme ensuite en une diatribe sur l'Homme et son influence néfaste.
Après le Peuple Migrateur et Océans, Jacques Perrin est de retour avec un nouveau beau projet cinéma. Dans ce nouveau documentaire animalier, on suit donc l'évolution du milieu forestier européen au cours des derniers siècles. Au-delà de la qualité des prises de vue, il y a un message qui structure le récit tout au long du film. Il s'agit donc de montrer l'impact considérable qu'a eu l'Homme sur son environnement, et tout simplement sur le milieu forestier au fil du temps. Sans surprises, les images sont une nouvelle fois magnifiques et la qualité de captation des animaux en mouvement est remarquable. Cette réalisation irréprochable est en plus mise en valeur par la superbe partition musicale de Bruno Coulais. Bon allez, soyons sérieux un instant et parlons de ce qui fâche. Nos forêts européennes sont en effet loin de constituer un sujet d'intérêt suffisant pour justifier une heure et demi de film. Assister à la vie quotidienne des animaux de nos forêts communes est vraiment d'un intérêt très limité. Voir des pies, des chevaux, des sangliers, des écureuils ou autres cerfs dans leurs activités quotidiennes en forêt peut vite faire basculer le spectateur en mode sommeil. Et puis la narration est bien trop peu présente, alors que les quelques interventions en voix off sont plutôt pertinentes. De plus, une nouvelle fois, on a bien compris que l'Homme est le grand méchant dans l'histoire. Et donc, même si la forme est belle, on attendait bien mieux du film.
film relaxant, conscient, beau, la Nature est magnifiquement filmée, exalte de pureté et nous montre qu'il faut la conserver. le film met en avant toute cette richesse qu'il ne faut pas gapiller
Jacques Perrin et Jacques Cluzaud constituent un duo qui a fait ses preuves dans le domaine du documentaire animalier. Après "Le peuple migrateur" et "Océans" qui nous avaient conquis par leur poésie et leurs qualités techniques, voici "Les saisons", nouveau manifeste en faveur de la vie sauvage et animale. Une entreprise qui mine de rien témoigne d'une grande ambition puisqu'il s'agit d'évoquer l'évolution de la nature depuis l'âge de glace jusqu'à nos jours. Tout cela peut paraître démesuré et pourtant nul discours pompeux ne préside à la réalisation de ce film. Les images, rien que les images... Au commencement, des bœufs musqués qui affrontent les rigueurs des grands froids. Image suggestive, mais simple à réaliser : il suffit de mobiliser une équipe dans l'extrême nord de la Norvège. Puis c'est le réchauffement climatique qui entraîne la constitution d'immenses forêts. Paradis des animaux qui va être mis à rude épreuve lorsque les hommes en viendront à couper les arbres et à se faire agriculteurs. Dès lors c'est une cohabitation difficile avec l'espèce humaine qui va se mettre en place d'autant que très vite les animaux auront été classés par les "roseaux pensants" en bêtes utiles ou nuisibles. Plus grave encore lorsque la révolution industrielle va se produire et que près d'un siècle plus tard les gaz chimiques vont faire leur apparition dans le paysage sado-masochiste de la Première Guerre mondiale. Et les animaux dans tout cela ? Ce sont les grands oubliés et parfois les grands malmenés quand ils servent à assouvir les passions meurtrières des hommes. Le film des deux Jacques donne à voir des animaux en pleine liberté qui évoluent au rythme des saisons, s'adonnant à ces activités essentielles à leur survie que sont la chasse, la séduction, le combat des mâles pour la possession des femelles ou pour celle de territoires bien délimités. Mammifères, oiseaux et reptiles sont filmés en plans d'ensemble ou en gros-plans parfois très spectaculaires, l'objectif des cinéastes étant de montrer l'évolution de la nature du point de vue des animaux. Les hommes n'apparaissent qu'épisodiquement, le plus souvent sous forme de silhouettes assez floues : non, ce ne sont pas eux les héros du film mais les lynx, les loups, les chevaux sauvages ou bien encore les ours qui par leur présence sur l'écran savent nous fasciner. Le commentaire de Jacques Perrin est on ne peut plus sobre : nul détail technique, nul nom d'espèce, rien qu'une mise en garde à la fin sur la nécessaire sauvegarde de la "part sauvage", essentielle à l'équilibre de la planète. Et bien sûr tout au long du film la beauté des images et la pureté des sons accompagnées d'une musique d'un habitué du genre, Bruno Coulais.
Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, une fois de plus nous offrent un grand cru. Pour les vins on les dit longs en bouche, leurs films sont sont longs en émotion. Perfection technique, esthétique et sensibilité au vivant. On en sort enchanté et la gorge serrée d'espoir ou de désespoir.
Quel dommage qu'il n'y ait que très peu d'interventions du conteur durant le film. On finit par décrocher à mesure que défilent des images sans lien les unes avec les autres qui ne soit explicité. Assez déçus...