Il y a quelque chose d'extrêmement familier dans ce film; je ne sais pas quoi précisément, mais une grande sincérité s'en dégage. Les acteurs sont remarquables; la façon de filmer est très "fluide". Une très bonne surprise!
Tout peut arriver dans la vie. En tout cas dans ce film. C'est ce que semble vouloir montrer Paul Thomas Anderson, le génial réalisateur de ce bijou cinématographique. "Magnolia" (2000) suit la destinée de neuf personnages, nous montrant leurs liens, leurs douleurs en apportant une réflexion sur le hasard, les coïncidences, et nous gratifie d'un final magistral, l'un des plus beaux, surprenants et métaphoriques de l'histoire du cinéma. Malgré ses trois heures, le film avance selon un rythme effréné, nous offrant des instants musicaux grandioses et arrive à lier le tout nous laissant dans l'angoisse chronique de la scène suivante. Car nos personnages avancent sur un fil ou dans un tunnel, on ne sait quand ils tomberont ou en sortiront. C'est la force même de ce film choral unique, inégalable, qui sans se servir de scènes mélodramatiques intenses en effusion lacrymale, nous touche au plus profond. Paul Thomas Anderson aurait pu être glauque, déprimant, au contraire il nous émeut, nous fait sourire, et l'espoir reste le sentiment dominant. En 2005, "Crash" de Paul Haggis suivra les mêmes trajectoires, le même Leitmotiv mais sera beaucoup moins réussi.
Trop d'histoires tuent l'histoire. Le metteur en scène ont franchement du mal à faire comprendre leur message. Les histoires s'entremêlant, ça rend le film totalement dénué de sens et une mise en scène complètement désordonnée. On a franchement du mal à éprouver des sentiments pour chacune de ces histoires.
Certains crient à l'arnaque, moi je crie au chef d'oeuvre. L'important est de capter le message délivré par chaque personnage tous plein de faiblesses et joués à la perfecion. Toute la réalisation et parfaite et en particulier la musique. Les 3 heures sont passées trés vite pour moi.
Magnolia est ce genre de film qui vous titille, vous perturbe et vous marque. Je le vois comme des vies qui tentent d'en retrouver un sens, qui sont perdues et qui se mellent afin de survivre. Julianne Moore nous trouble, Tom Cruise nous bluffe, Philip Seymour Hoffman nous bouleverse... et j'en passe ! Chaque personnage nous hypnotise à leur manière. Peut être 20min de trop mais ça reste excellent : à voir donc pour le plaisir des yeux et des émotions diverses.
Un tourbillon d'émotions qui nous entraîne dans les méandres d'une réalité propre à chacune. Paul Thomas Anderson peint des portraits psychologiques tellement beaux et vivants qu'on n'a aucun mal à se reconnaitre dans chacun des multiples personnages. Julianne Moore est comme d'habitude exceptionnelle dans un rôle qu'elle endosse à merveille, Tom Cruise se révèle bon acteur pour la première (et dernière) fois. Un film peu accessible qui ne fait pas dans la demi mesure mais tant apprécié par les cinéphiles. Un thème universel pas évident brillement traité et une bande originale qui fusionne allégrement avec le film. Magnolia se révèle grandiose pour peu qu'on se laisse submerger par l'orage qui éclate.
Destins croisés, histoires banales de la vie quotidienne, personnages interessants et attachants, scénario original et réalisation parfaite, Magnolia est une oeuvre riche que tout le monde se doit de voir.
Paul-Thomas Anderson signe le film de sa vie. On suit des histoires croisés de personnages banales au fond, mais sans savoir pourquoi, ils nous interessent. "Magnolia" parle surtout de la coincidence au sens propre du terme et de l'aspect extremement compliqué de la vie. Pour moi, Anderson a eu tout à fait raison de faire un film de 3 heures là dessus, avec moins de temps il n'aurait pas pu faire passer tout ce qui est représenté dans le film qu'on connaît. Un film triste et très beau à la fois, qui a la faculté de vous remettre vous même en question.
Devenue aujourd’hui archi classique, l’approche des destins entrelacés comme structure narrative employée dans Magnolia aurait pu susciter l’ennuie. Heureusement ce n’est pas le cas, car les destins sont intéressants, dotés de plusieurs rebondissements, et les acteurs jouent à merveille. La longueur exagérée de nombreuses scènes est pardonnée, car les dites scènes finissent toutes par culminer en des séances de catharsis où des abcès se crèvent, et où les acteurs révèlent leur formidable talent. Cruise « jugeant tranquillement » après sa séance de frime, Robards, le père honni, rongé de remords, Moore, en femme infidèle mais amoureuse insultant, toubib, avocat, et pharmacien, l’atmosphère rencontre du troisième type que constitue les échanges entre Mélora Walters, la junky pitoyable et lu flic pratiquant John Reilly, tout cela constitue de parfaits morceaux d’anthologie dramatique. Un vrai régal !
Franchement, j'ai bien aimé. J'ai réellement accroché aux histoires, je n'ai pas vu le temps passé, et je me suis laissé émouvoir. En visionnant ce film, je ne m'attendais à rien, je n'en avais jamais entendu parlé. Maintenant, j'avoue que j'ai bien aimé. J'ai mis 4 étoiles. Je le regarderai à nouveau.
Paul Thomas Anderson est un réalisateur atypique dont le talent n'est plus à démontrer. Après Boogie night, premier film remarqué, il récidive avec une entreprise qui aborde des sujets tels que l'Amérique, le pardon et sa difficulté, la souffrance ou la quête de l'âme soeur. Tant de thèmes dans un même film, il fallait donc trouver le temps d'aboutir toutes ces idées. Mais de là à faire trois heures de puzzle dépressif, il y avait une marge. C'est là son moindre défaut : ça manque un peu d'imagination (dans le script, pas dans cette mise en scène, spectaculaire) ce qui à tendance à rendre l'ensemble beaucoup trop long. Mais ça à malgré tout un aspect fascinant : les personnages haut en couleur comme ce directeur de secte sexuel (Tom Cruise au sommet, d'ailleurs vainqueur d'un Golden Globe du meilleur second rôle et d'une nomination aux oscars pour ce film) ou encore un enfant savant utilisé comme une bête de foire. Mais ce qui donne un réel intérêt au film sont ces cinq premières minutes tout bêtement plus que génialissime et qui valent à elles seules le détour, et la scène entre cauchemar et réalité où les rues sont inondées de grenouilles. Pas mauvais (on ne gagne pas l'Ours d'or à la berlianale pour rien) mais pas captivant pour autant.
Selon ce concept, une souffrance ne serait jamais inutile en soi, mais contribuerait au salut soit de la personne qui souffre, soit d'une ou d'une quantité d'autres par quelque processus qui nous serait inconnu. Ce qui n'implique pas qu'il faille rechercher cette souffrance, mais simplement ne pas la considérer comme inutile quand elle survient... Je Crois que le film est bien résumé...Quand aux films en lui même ne vous y trompez pas,c'est surment une des oeuvres les plus abouties cinématographiquement parlant.
Votre passé vous rattrappera... Telle est la morale de ce film grandiose, intérprété avec brio par une bande de comédiens qui pourtant n'avaient plus rien à prouver. Tant de vies réunies en une seule et même vérité, si difficile à avouer et pourtant irréfutable. Trois heures de film époustoufflant, trois heures de musique envoûtante, trois heures sans reprendre sa respiration pour sortir du film la tête pleine de questions. Impressionant.