Near Death Experience
Note moyenne
2,7
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77 critiques spectateurs

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Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2014
Ceux qui ont vu les précédents films de Benoît Delépine et Gustave Kerven savent que les deux réalisateurs ont un univers bien particulier. Trash, punk, déjanté avec toujours un petit coté art et essai très référencé, ce n'est clairement pas un cinéma tout public. Après Le Grand Soir, probablement leur film le plus accessible grâce à la présence de Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel, ils reviennent avec un nouvel Objet Filmé Non Identifié avec Michel Houellebecq comme seul et unique acteur visible à l'écran.

Encensé par certains et décrié par d'autres, l'écrivain Michel Houellebecq ne laisse clairement pas indifférent. Un brin lunaire mais extrêmement talentueux, il colle typiquement au genre de personnages qu'affectionnent tout particulièrement les réalisateurs Benoît Delépine et Gustave Kervern. On pense notamment à Yolande Moreau (héroïne de Louise-Michel) ou à Brigitte Fontaine (mère des deux héros dans Le Grand Soir). L'auteur ne donne pas l'air d'avoir eu vraiment à se forcer pour devenir ce nouveau personnage.

Il semble en tout cas avoir été une bonne source d'inspiration pour le sixième film du duo Grolandais. Après avoir vogué chacun de leur coté, Benoît Delépine avec le scénario d'Ablations et Gustave Kervern excellent dans le rôle de concierge de Dans La Cour, ils se retrouvent pour signer pour la première fois un drame. On sent dans les dialogues du film ou plutôt les monologues de Michel Houellebecq que l'écrivain leur a donné source à une réflexion sur le sens de la vie vraiment bien observée.

La "Near Death Experience" (expérience de mort imminente) du film n'est pas exactement telle qu'elle est normalement vécue. Ici la N.D.E de Paul s'est le fait de frôler la mort sans jamais l'atteindre simplement parce qu'il n'ose pas faire le pas fatal pous se jeter dans le vide. Il traîne du coup sa dépression à la manière du personnage inspiré par Kurt Cobain dans Last Days de Gus Van Sant mais au lieu de marmonner dans sa barbe, il nous raconte sa lassitude de la vie.

Le style de Benoît Delépine et Gustave Kervern est toujours le même : des plans souvent fixes, un peu flous où l'action principale n'est pas forcement au centre du cadrage. Un façon de filmer très peu dynamique couplé à la déprime de leur personnage principal qui pourrait certainement faire fuire les spectateurs non initiés. Cependant, il se dégage beaucoup de poésie des certaines séquences du film accompagnées par moment de morceaux de musique classique ou de titres du groupe de hard rock Black Sabbath.

On pouvait être un peu suspicieux sur les premiers pas au cinéma du romancier Michel Houellebecq, pourtant il faut reconnaître qu'il arrive à rendre son personnage attachant malgré la dépression. Comme une sorte de Droopy, sa mélancolie et son air bougon le rendent parfois vraiment drôle même si le film est avant tout réellement dramatique. Il marche dans la nature en réflechissant à la vie et les spectateurs peuvent entendre ses penseés comme une sorte de voix off sur les images de déambulation. Si il croise par moment d'autres personnages, ceux ci sont bien souvent à peine visible, laissant l'acteur la plupart du temps seul à l'écran.

On ira pas forcémment jusqu'a donner un César à Michel Houellebecq pour sa prestation dans Near Death Experience mais il faut reconnaître qu'il est bien meilleur que ce que l'on aurait pu craindre. Si au premier abord Near Death Experience pourrait paraître déprimant, il faut bien prêter attention aux réflexions du personnage qui sont au contraire très positives pour justement ne pas subir les mêmes désillusions que lui. Encore une très grande réussite pour Benoît Delépine et Gustave Kervern.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 septembre 2014
Un film étrange, quasi expérimental, où on suit le cheminement du héros au milieu de la nature (Houellebecq, complètement dans son rôle est génial de naturel). C'est minimaliste, contemplatif, il ne se passe rien et mis à part quelques réflexions en voix off il n'y a presque pas de dialogues (une sorte de 'Gerry' français en quelque sorte). Une voix off d'ailleurs très agréable, quasi hypnotique, avec un texte travaillé qui n’apparaît jamais ridicule. Certains (beaucoup) penseront que c'est du grand n'importe quoi, d'autre y trouveront de la poésie et l'amour de la littérature. Dommage simplement que l'image soit aussi sale et désagréable à regarder la plupart du temps.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2014
Le film est parfois un peu ennuyeux mais il est traversé de fulgurances poétiques bouleversantes, portées par la voix de Houellebecq, au phrasé si particulier. (...) Malgré les longueurs, Delépine et Kervern livrent un film un peu expérimental, à mille lieux des conventions et du bon goût, dans leur pur esprit punk, avec un Houellebecq fascinant.

LA SUITE :
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2014
Michel Houellebecq, écrivain reconnu et aujourd'hui acteur. Déjà "L'enlèvement de Michel Houellebecq" diffusé récemment sur Arte était la surprise la plus agréable de la rentrée. Une comédie hilarante avec un acteur principal montrant un talent comique insoupçonné en campant sa propre figure publique en homme silencieux, timide et qui en quelque sorte n'en a rien à foutre. Ici l'attachant Miche-miche campe un peu le même personnage blasé et sans histoire. Mais dans un contexte différent, loin de la comédie on est ici dans une sorte de drame expérimental ultra contemplatif s'inspirant d'un fait divers réel ou un homme était allé dans les montagnes pour se suicider. Dès le début du film c'est le calme plat, Michel est dans un bar, il boit après le boulot en bon prolo pour retrouver sa famille ensuite et se coucher, l'homme normal quoi et pourtant assez attachant car facilement identifiable avec sa gueule ravagée et son ras le bol visible quand on le voit regarder la routine de Pernault sur TF1. Il va ensuite s'improviser une randonné à la montagne, randonné qui va se transformer en quête entre la vie et la mort. Le film fait beaucoup penser à "Last Days" de Gus Van Sant (n'ayant pas vu "Gerry"), ultra contemplatif, un seul protagoniste et gestion du rythme presque identique c'est à dire très lent, tellement qu'une dizaine de personnes sont partis 20 minutes après le début du film. Il faut dire qu'il faut accrocher et heureusement qu'un homme a eu la brillante idée de mettre une voix off de Houellebecq pour traduire les pensés tourmentés du protagoniste. Au final on ne voit qu'un homme marcher et servir une morale métaphysique pendant une heure et demi. Le tout est assez charmant encore une fois surtout grâce à Houellebecq, on ne se lasse pratiquement jamais de le voir jouer même si il fait toujours la même tronche pendant tout le film, c'est aussi ce qui le rend attachant et identifiable de plus qu'on ne voit que 3 visages pendant tout le long, une bonne idée de la part des réalisateurs qui font preuve de beaucoup d'audace sans arriver à un résultat visuellement identifiable malheureusement ni nous transmettre véritablement les émotions si ce n'est pas la lenteur parfois forcée du film.
Bilan : Superbe balade contemplative pleine de sens avec un véritable fond de quête existentielle mais le camping avec Houellebecq ça devient rapidement chiant.
Philippe G.
Philippe G.

30 abonnés 190 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 septembre 2014
Pur chef d'œuvre qui illustre une vérité. La mort est bien moins épouvantable que l'illusion de la vie.

L'histoire d'un homme condamné à vivre et qui trouve finalement la liberté.

A déconseiller en cas de forte déprime. Ou alors passez d'abord voir l'entrepreneur des pompes funèbres, afin de tout préparer, pour faciliter les démarches de ses proches...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 septembre 2014
Film à acteur unique: Houellebecq
Les monologues sont poétiques mais ils y en a peu
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 septembre 2014
Le sujet des remises en question en fin de vie semble hanter le duo de réalisateurs que forment Gustave Kervern et Benoît Delépine puisqu’il déjà au cœur de leur fameux Mammuth et, dans une moindre mesure, de leur premier film Aaltra. En choisissant de s’allier à l’écrivain controversé Michel Houelbeck, qui n’en est pas à sa première expérience cinématographique puisqu’il avait déjà tenté de réaliser plusieurs courts puis un long métrage et avait joué son propre rôle dans une petite comédie autour de sa personne, pour lui faire incarner un sexagénaire suicidaire, ils signent un film qui s’éloigne complétement de la légèreté et de la loufoquerie qui caractérisaient leurs précédentes réalisations, qui n’en garde que leur gout pour le road-movie, les rencontres avec les personnages haut en couleurs en moins. Filmées avec un matériel obsolète qui aboutit à une image d’une qualité digne d’une vieille VHS, et par le biais d’une mise en scène qui semble obnubilée par son acteur plutôt que par une quelconque volonté de donner un sens à ce scénario minimaliste, les errances de ce dépressif dans les montagnes phocéennes et les élucubrations de la voix-off qui nous fait partager ses idées noires sont, malgré les quelques embardées musicales, d’un ennui mortel. Vouloir transposer à l’écran la morosité sinistre de l’auteur de La Carte et le Territoire n’aura abouti qu’à un triste moment à passer à fort potentiel soporifique.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2014
On retrouve ici, un peu l'esprit du film Mammouth, avec un acteur Houellebecq, qui se pose des questions sur sa vie et part en randonnée dans la nature......
C'est un monologue espacé , le film n'étant pas forcément bavard, il y a des moments de contemplation, de recueillement serait on tenté d'écrire.....
Le film est indubitablement écrit et se pose comme une réflexion philosophique sur la vie , sur le suicide....Pour soulager le spectateur il y des clins d'œil humoristiques.......Le message final est assez clair et complètement réaliste, l'homme doit son bonheur non pas à la nature, mais à la technique, et de faire l'éloge de façon ambiguë du canapé, mon corps n'aspire qu'à la douceur du canapé de préférence à la nature rugueuse.....On notera là une petite contradiction du film qui aurait été évidemment beaucoup moins crédible dans un salon, et qui ne se soutient que par la beauté des paysages et de la nature où chemine notre héros.....Monsieur Delepine, ne mélangeons pas tout, l'homme est fait pour le confort de la ville, indubitablement, cela ne veut pas dire qu'il ne doit pas aimer la nature ni la fréquenter......Approfondissons la réflexion, ce que fait le film non sans magie ni intelligence......J'ai aimé.....
Pomme Acide
Pomme Acide

8 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2014
Ni obsolète ni flou Michel Houellebecq, peut-être post punk, no future, et très bon acteur pour le plus riche des "sans-dents" français. Un conte sur l'angoisse de la Mort dans son Moi intérieur et dans le Nœud familial. Pas Trash pour un sous comme je le pensais et une histoire d'amour avec Endorphine qui finie mal ?
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2014
Grolandais, ne vous attendez pas à voir un film drôle ! Celui-çi ne ressemble pas aux précédents films tournés par Delépine et Kervern. Un type au bout du rouleau s'en va se perdre dans la nature et se parle à lui même, pas loin du suicide. On le suit, c'est parfois un peu long, mais Houellebecq est tellement bien dans ce rôle qu'on se prend au jeu. On ressort de la salle un peu plombé..
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2014
Vu de dos, sur l'affiche de Near Death Experience, Michel Houellebecq, en tenue de cycliste, ressemble vaguement à Poelvoorde dans Le vélo de Ghislain Lambert. La comparaison s'arrêtera là : NDE est un film du tandem Delépine/Kervern dont le dernier essai, Le grand soir, n'a laissé que de mauvais souvenirs. Autant dire que l'apathie était loin d'être gagnée, étant donné le sujet, la dépression existentielle, et le dispositif : pratiquement un seul acteur dont le monologue intérieur, résumé d'une vie "floue", se traduit par une voix off (presque) omniprésente. Oui, presque, parce que la B.O du film est remarquable, entre opéra et hard rock. NDE est une sorte d'Into the Wild qui sonne comme un requiem lugubre, transpercé par une poésie incongrue et un humour totalement noir. C'est un OFNI intégral et un festival Houellebecq, ce qui en soit peut sembler un redoutable oxymore. Mais l'écrivain, dans un personnage très proche de lui, est époustouflant et le texte, qu'il marmonne, est d'un lyrisme sobre qui fascine. A condition d'accepter cette expérience cinématographique qui tient plus de l'essai que de la fiction.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 17 septembre 2014
Que c'est long.... Quel ennui que ce film. Quelques passages très intéressants, 30 minutes auraient été très bien. Dommage!
QBN
QBN

42 abonnés 147 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2014
Michel Houellebecq. Dépression. Plus d'alcool. Vendredi 13. Journal de Jean-Pierre Pernaut. Femmes, enfants, collègues sont seulement des masses informes et sans visages. Plus d'envie de vivre. Mourir dans la montagne. Vélo. Maillot de cycliste. Plus de cigarettes. Physique maladif, de mante religieuse. Soliloque intérieur. Derniers gestes ratées. Maladresse presque réussie. Michel qui danse. Qui disjoncte. Qui se rêve en astronaute. Qui joue aux petits cycliste avec un inconnu. Qui se confie à sa famille reconstitué en amas de pierre. Qui finis abandonné avec son bouquet de fleur.
David Z.
David Z.

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2014
Alors ? Alors, c'est un Objet Cinématographique Non Identifiable. L'histoire ? Le bilan d'un nobody constatant la vacuité de l'existence et ses errements entre passage à l'acte et renoncement total. Dur, cru, intransigeant parfois poétique, voir d'une extrême pureté. Et Houellebecq... Expressif.
Ah bein personne n'a vendu une comédie burlesque. Rien que le titre. On se demande quand même qui fait l'expérience de Near Death, je dois dire. Houellebecq ou le type collé dans don fauteuil dans la salle obscure.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 janvier 2015
Le scénario, les monologues et les (rares) dialogues sont superbes, d'une justesse, d'une actualité, d'une imprégnation sociale et politique rare. Ce film met en exergue les incohérences de notre société, notre aliénation et nos failles névrotiques. La réalisation est grossière bien que travaillée, de même pour le mixage, mais on a rarement fait aussi juste et subtile dans les propos. Drôle et sensible, purement Houellebecquien, ce film est cathartique, mais fait réellement réfléchir sur notre quotidien en occident. Superbe.
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