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Paul B
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3,5
Publiée le 31 mai 2026
Le journal d'un dépressif en retiendra-t-on. Et avec un si petit budget, force est de reconnaître que c'est plutôt réussi. Acteur correct pour un amateur, philosophie déprimante mais appuyée, et beaux paysages.
Un OVNI. Michel Houellebecq qui parle tout seul dans la montagne, en mode "j’en ai marre de tout", ça peut sembler absurde… et ça l’est un peu. Le film est lent, très lent. Par moments, c’est clairement ennuyant, on ne va pas se mentir. Mais y’a un truc bizarrement touchant dans cette solitude, cette lassitude, ce ton à la fois sérieux et décalé. Houellebecq ne joue pas vraiment : il est lui-même, paumé, fataliste, presque poétique. Si on est curieux et patient, ça peut valoir le coup. Sinon… on risque de vivre sa propre near death experience devant l’écran.
Apprécier l'écriture de Houellebecq et son univers suicidaire, c'est une chose, voir l'écrivain dans le rôle d'un dépressif qui lui ressemble comme un frère, c'est en une autre, et cette autre chose est tout sauf cinématographique. C'est, pour l'essentiel, une purge qui en devient par moments presque fascinante tant le dispositif est poussé à l'extrême. Volontairement mal filmé, s'appuyant sur un scénario qui tient sur un timbre-poste, "Near Death Experience" est réservé à ceux qui supportent tout de l'auteur de "Plateforme", y compris de le voir fumer pendant d'interminables plans, la clope entre le majeur et l'annulaire.
Absolument NUL ! Comment est il permis de se foutre ainsi de la gueule des spectateurs potentiels par un tel gaspillage de pellicule, quand on sait que ça été filmé en 16 mm ! Aucun scénario, un seul acteur montré sous un angle de laideur repoussante. Quasiment pas de réflexion philosophique et aucune poésie à part celle bien involontaire de cette merveilleuse chaine des Alpilles...Une escroquerie cinématographique à éviter urgemment.
Entre génie et arnaque, on peut adorer ou détester ce film peu commun ; un film osé, propre au duo de cinéastes hors normes de Canal. Gustave Kervern et Benoît Delépine réalisent avec "Near Death Experience" un drame avec simplement la Nature, sans tapages ni dialogues, mais avec une superbe musique, une très grande photographie, et un très bon Michel Houellebecq. Il excelle dans son rôle d"obsolète", d'homme déprimé mais lucide s'accrochant à sa vie vide d'objectifs. Entre génie et arnaque, j'ai opté pour les endorphines stimulées par l'humour noir de ce film singulier.
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1,0
Publiée le 18 octobre 2020
Near Death Experience est un film avec un seul acteur qui est dans une spirale dépressive et déprimante. Qui développe une série de monologues existentialistes alternant avec des images de la montagne où il se trouve. Un exercice de cinéma avec des choses rachetables mais fondamentalement très ennuyeux. Je ne peux rien dire sur Houellebecq. Il joue bien mais on ne sait jamais s'il agit. S'il voulait transmettre une personne visuellement désagréable il a réussi. Le scénario est plus que bref. Fondamentalement les divagations philosophiques baignent dans l'obscurité. Certaines sont très intéressantes, certaines plus acides, d'autres plus drôles mais avec peu de cohésion entre elles. S'ils avaient fait un court métrage de 20 minutes seulement de la partie parlée peut-être que le résultat aurait été meilleur. En ce qui concerne l'esthétique, de nombreuses images fixes de la nature avec une faible qualité d'image du genre photographie brute. Pour dire la vérité c'est un film difficile à endurer. C'est un film seulement pour les courageux qui veulent faire son expérience...
Le personnage, chez Gustave Kervern et Benoît Delépine, a de l’homme à la fois l’étrangeté individuelle (ce qui le rend singulier, unique) et le drame de sa condition de mortelle vécue dans un monde numérique où volent en éclats les solidarités et les repères – Paul dialogue avec son pépé disparu et compare deux vies qui, si elles ont partagé un siècle, s’avèrent radicalement différentes. Et leur personnage concentre en lui des énergies à la polarité inverse, capable de faire rire (la scène de la tente) et de susciter la compassion dans une même scène : voir Houellebecq s’abreuver à même la piscine, absorber de l’eau chlorée sans tenir compte des indications de la propriétaire s’avère autant hilarant que pathétique, atteste la réussite des deux cinéastes à saisir le désarroi de leur protagoniste devant un monde qu’il ne comprend plus et dans lequel il ne trouve plus sa place. Pour l’incarner, un Michel Houellebecq parfait qui confère au long métrage sa mélancolie désabusée et sa démarche balbutiante, puisque intrinsèquement liée aux aléas d’une rencontre, aux départs impossibles ou seulement retardés, à une lente disparition qui prend la forme d’adieux au langage tout à la fois poétiques, caustiques et profondément humains. « Un père mort vaut mieux qu’un père sans vie », affirme l’auteur, trouvant là l’une de ses phrases les plus fortes. Un très beau film, dont la rugosité apparente ne cache que mal un cœur battant au rythme d’une vie sur le point de s’éteindre.
Film vraiment paresseux et facile où Houellebecq exprime quelques réflexions salasses en haut d'une montagne en hésitant à se suicider. Heureusement qu'on rigole parfois tellement son désespoir amène à des pensées lugubres ou à des actes farfelus. Ce monologue intérieur qui s'exprime par sa voix dans le film (même lorsqu'il ne parle pas avec son personnage), permet une identification et une certaine sympathie envers ce suicidaire qui erre sans mobile. Mais ce film sur la tentation du suicide n'a absolument rien de grandiose ou de transcendant..
Il n’est pas évident de savoir à quel moment regarder ce long-métrage de Gustave Kervern et Benoît Delépine. Si vous êtes déprimé, Near Death Experience n’arrangera rien, si vous avez la pêche, il risque de vous donner le cafard. En effet, ce drame raconte l’histoire d’un homme normal fatigué de sa vie qu’il juge sans intérêt. A travers son escapade en montagne, nous assistons au huit clos de son cerveau, qui se ressasse son peu d’estime en lui. Hésitant à chaque seconde du film à se suicider, le personnage ne laisse aucun espoir sur son film. Il est des films de ce genre qui ouvre une moral sur la psychanalyse. Avec son trop plein de pessimisme, Near Death Experience n’a aucune issue, il est trop démoralisant. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Le film nous présente les déboires de Houellebecq pendant 1 heure 20. Le problème c'est que le film est sombre et pas constructif. On voit un homme se déliter, qui n'aime pas le monde et les gens qui l'entourent, un homme dont la société à totalement rincé. Jamais le film n’amène quelque chose de constructif. Le personnage de Houellebecq est neutre au possible, bien qu'il joue très bien son rôle de roi de la déprime. Mais presque aucune interaction n'est créé, mis à part c'elle très drôle (parce que absurde) de la partie de vélo. La fin aussi est dans un super humour noir.spoiler: avec endorphine Mais le principal du film n'est qu'une contemplation noir de la vie. En plus de cela les réalisateurs se forcent à mal filmer, pour donner un fond au film, qui est vraiment lassant et facile. Bref je serais pas loin de penser que ce film est une grosse arnaque, si les monologues de Houellebecq n'était pas superbement écrit. Mais cela ne suffit pas pour faire un bon film. De plus le titre est assé éloigné des NDE, ou alors négatives.
Il fallait s'y attendre rien qu'en sachant le nom des réalisateurs et l'acteur principal : c'est spécial ! Il faut être bien accroché pour suivre les péripéties et l'univers très.... bizarre de Houellebecq. A voir, pour vous reposer... soyez zen!
On s'ennuie ferme dans ce film où les réflexions (pseudo) poétiques s’enchaînent entre de longs silences et déambulations. On peut le regarder en accéléré si on trouve encore un intérêt à vouloir savoir comment il finit.
Michel Houellebecq, une voix, un texte, un corps, un visage, une présence. Tout cela. Il incarne littéralement le film à lui tout seul. Révélation sur un voyage au bout de soi-même qui tient sur les frêles épaules d'un seul homme.
La dernière séquence, sublime, de Near Death Expérience rappelled'ailleurs combien il aura follement incarné 1h30 durant le spleen Baudelairien, achevant par une déclamation extraordinaire je trouve du poème Elévation. Comme ce dernier envol par delà l'asphalte brûlant d'une route de montagne.
Il faut soit être désespéré soit joyeux pour apprécier le film. En tout cas il faut être prêt pour l'expérience car c'en est une aussi pour le spectateur. Une véritable introspection sur lui-même. Pas seulement un bilan de sa vie, une réflexion très intéressante sur l'humanité. C'est assez puissant et même si c'est minimaliste, les séquences cinématographiques sont parfois touchantes telle cette ombre qui avance ou ce corps en suspens sur la paroi. J'y trouve une énorme similitude avec Werner Herzog. Quant à Schubert, il est présent pour éclairer la pensée mais également pour la diriger mais elle est plutôt sinistre il est vrai.......