Near Death Experience
Note moyenne
2,7
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77 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 octobre 2015
Superbe film, très original, qui oscille entre moyen et long métrage. Beaucoup de poésie, beauté des images, de la musique et des textes susurrés par Michel Houellebecq qu'on pourrait croire écrit par lui, mais qui sortent uniquement de la plume de Kervern et Delépine.
ferdinand75

728 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2015
Une déception quand on avait tellement aimé l’univers de Kervern & Delépine et tellement apprécié « Mammuth » et « Le grand soir », deux « monuments » du cinéma d’auteur contemporain. Le challenge : réaliser un film tellement statique, au personnage unique, était de toute façon trop difficile à relever. On est presque dans de l’expérimentation. Tout un film sur un seul personnage, qui se promène dans la montagne, déambulant sous le soleil, dépressif, avec l’envie de se suicider, est un peu dur. Difficile de rentrer dans la fiction, et de rester captivé, beaucoup trop de plans fixes ou il ne se passe rien. Alors que le cinéma du duo est plutôt d’habitude, un cinéma du mouvement, de l’enchaînement, du changement de lieu ; i.e. voir le road movie de « Mammuth ». Pourtant les dialogues sont excellents ( enfin le monologue) , le texte lu par la voix de Houellebecq est très bon , on dirait d’ ailleurs du Houellebecq, très littéraire, très cynique, très pessimiste, mais avec allégresse, et une certaine légèreté de style. Il faut aussi noter que Houellebecq lit très bien et rajoute de la profondeur par sa diction (on ne peut pas se prononcer sur ces qualités d’acteur, car il marche seul pendant deux heures, sur des sentiers de montagne, en plein cagnard, avec peu de répliques, et peu d’action) . On peut voir le film comme un exerce de style, une dissertation, ou plutôt une digression sur la vie, avec une position très existentielle sur le fonds, très « Célinienne ». L’homme en a assez de sa petite vie médiocre, banale, il veut en finir, n’étant plus attaché à rien, ni à sa femme, ni à ses enfants, ni à son boulot, mais il s’aperçoit que le suicide est un acte difficile, que malgré sa déprime il est attaché à la vie, que l’instinct animal de survie l’empêche de passer à l’acte. La dernière demi-heure est un peu plus dynamique, avec la rencontre avec cet asiatique et le petit jeu de vélo et de billes dans le sable. On est dans l’absurde, dans le surréalisme. Avec ce jeu de billes il y a probablement une régression au stade enfantin, à l’insouciance de la jeunesse, quand l’on ne sait pas encore la finalité de la vie, à un petit bonheur facile . Et puis aussi l’érection de ces tas de pierres qui symbolisent sa famille, ( 2 gros tas et deux petits )comme un dernier hommage, antique, préhistorique, à son clan. Il se recueille, évoque ses souvenirs, et fait ses adieux, au genre humain. L’allégorie est belle. Et puis le final qui est aussi excellent. Il revient sur la route, sur le chemin de la civilisation, il prépare son retour. Il monte dans cette voiture et pense être guéri. Il semble avoir fait la paix avec lui même. Et puis le twist final, le clin d’œil extrêmement astucieux, la phrase de trop de la jeune femme ; la surprise, violente et soudaine, et le magnifique mouvement de caméra final, avec la voix de l’ange qui l’emmène cette fois pour de bon. C’est du grand art .On retrouve dans cette dernière demi-heure la force, la sensibilité et l’originalité de Kervern/Delépine.
Adri P
Adri P

12 abonnés 294 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 septembre 2015
Pourquoi un film d'auteur ne repose toujours que sur des lenteurs? celle-ci a eu raison de moi. Dommage le sujet promettait bien plus.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

161 abonnés 2 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2015
LE MISANTHROPE. Les mammuth du cinéma Grolandais se penchent sur Michel Houellebecq. Une bonne pioche et le grand soir pour le romancier. Une expérience unique d'un mort cérébral, le gouffre, le désespoir dans des scènes loufoques, longues et belles. Je voulais vivre peinard, j'm'en fou, j'suis mort. Le soleil ni la mort ne peuvent se regarder fixement. Un film qui fout le cafard,I'm happy.
De smet M.
De smet M.

15 abonnés 44 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 août 2015
Un film qui se suicide par sa bande annonce, quelle tragédie pour un film de suicidé !
Il n'y aura pas ici de parallèle entre Houellebecq-homme et Houellebecq-personnage, la chose a été faite mainte fois, parce qu'on ne le connais pas : il a une vie qu'il gomme – contrairement à un Luchini qui sacrifie le peu qu'il a à l'art.
Un film suicidé, donc : parce qu'il aurait dû s'en tenir à un format de court. Pourtant rien n'y est simple et des kilomètres de pellicule n'épuiseraient pas son sujet. Il s'agit de Paul, un suicidé en puissance à la recherche de sa mort et qui pense, un peu. Il nous parle de l'enfance et de la vie des gens du siècle mais très peu de lui : il veut mourir, et c'est tout.
Il part Paul, sur un vélo qu'il n'a pas voulu, dans un accoutrement aussi peu saillant que désiré, à la recherche, via la solitude, de sa mort, une mort, la mort. Mais il nous faudra attendre qu'il la rencontre, là est tout le problème, on attend tout ce que l'on sait déjà (la mort, les scènes données par la bande-annonce, ...). En fait on attend trop. Par ailleurs, la passivité de l'attente ne s'inscrit pas dans une association à la recherche de la mort par Paul ; on ne devient pas lui.
On va même jusqu'à s'y ennuyer, de par la vanité de beaucoup (trop) de scènes : elles ne portent rien. Et pourtant il y a un éclat [...] Suite sur Pours Cinephilie.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

185 abonnés 2 644 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2015
Des images bucoliques au service d'une prose mélancolique.
L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

365 abonnés 450 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2015
Quand le duo grolandais sort un nouveau film, c'est toujours pour moi un événement aussi important les soldes d'hiver pour une bourgeoise en mini-cooper. J'ai toujours apprécié leur cinéma, à la fois social, exigent, drôle et mélancolique.

J'ai également apprécié Near Death Experience. Ce qui ne sera sans doute pas le cas de tout le monde, j'en conviens. NDE s'inscrit dans la même veine que le très étrange Avida. Le film tient plus de l'essai expérimental que de la comédie populaire.

Il faut reconnaître que les deux compères ne font rien pour rendre leur film populaire. Les plans, souvent cadré de manière inhabituel, anti-académique, s'étirent en longueur. L'image est granuleuse et les lumières sont naturelles, pour le meilleur et pour le pire. Pratiquement un seul acteur, l'écrivain Michel houellebecq, qui trimbale sa tronche de droopy dégoulinante de sueur dans la cambrousse du sud de la France. Pour terminer le tableau, ajoutons que la trame scénaristique est réduite au minimum et pourrait être grossièrement résumé par "Michel houellebecq se ballade dans la montagne."

Dis comme ça, je dois avouer que NDE ne fait pas très envie. Pourtant, le visionnage de ce film constitue une véritable expérience cinématographie que je conseille à tout le monde d'expérimenter. Il y a comme quelques chose d'hypnotisant dans ce film. Sans doute en grande partie grâce à Houellebecq et à la fascination de sa tronche détruite par la vie et la tristesse. Même constat avec la voix off, qui nous déclame d'une voix grave et désabusé toute l'absurdité de la vie que peut mener l'homme type de la classe moyenne d'un pays occidental. C'en est même assez déprimant de voir à quel point l'écriture de ces monologue vise juste quant à la description de la société moderne. Chose commune à la filmographie de Delepine et Kervern. C'est sans doute pour cela que j'aime à ce point ce duo. Cette capacité à avoir un regard absurde et juste sur le monde qui nous entoure.

J'ai désormais un but dans ma vie. Tout faire pour ne pas ressembler au personnage de Michel Houellebecq
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mai 2015
"Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide" a écrit Albert Camus. Autant dire qu'on s'attaque ici à du lourd. Un film de cinéma là dessus, il fallait oser. Et c'est vraiment bien fait. C'est simple, c'est plein de sens, et on a presque l'impression de regarder "Into the wild".
Paul a décidé de se suicider, parce qu'il estime être arrivé au bout de sa route. Il prend son vélo, et part seul dans les collines pour se jeter dans le vide. Mais c'est sans compter avec l'instinct de survie...
Il part en vélo, donc il est en tenue de cycliste. C'est rouge vif, ça moule son corps maigre, et c'est un cadeau pour la fête des pères. On ne sait pas si on doit en rire ou en pleurer. Et c'est comme ça pour tout le film. Le ton est donné. On aborde la question la plus sérieuse qu'on puisse jamais se poser, pas question de choisir entre le rire et les larmes. On est au-delà. Le titre du film déjà nous a annoncé la couleur.
Les premières tentatives foireuses font rapidement place à une expérience forcée de vie sauvage, ponctuée de réflexions existentielles. C'est ainsi qu'on peut le voir essayer de faire du feu en frottant deux bouts de bois pour s'allumer une clope, ou encore l'entendre envier son grand-père d'avoir eu le droit de n'être qu'un pépé. Tout évoque la désillusion.
Ce n'est pas extravagant, ce n'est pas exagéré. C'est juste extrèmement réaliste. Et difficile de s'ennuyer avec un personnage aussi attachant. ou alors c'est une échappatoire.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 avril 2015
au secours, le film le plus pourri de l'année aui commence pourtant mal. Des grosses lenteurs, un houellebecq tout déglingué, non vriament pas un film à voir !!
tixou0

787 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2015
Ce 6e film des très aypiques Kervern/Delépine est sans doute leur plus "gonflé" (le générique "orageux" annonçant la couleur), leur plus singulier - plutôt loin de l'univers grinçant "Groland" (la tenue de cycliste à part). Toujours la même "grammaire" cinématographique, faite de plans fixes, un seul personnage, solitaire et soliloquant : plus minimaliste serait difficile ! Paul, 56 ans, assez lucide pour admettre qu'il a vécu une vie sans intérêt, choisit d'y mettre fin. Mais l'instinct de vie est puissant, même dans une telle configuration... Cette "NDE" (ne pas se laisser abuser par le titre..) tourne bien vite à la balade existentielle et désabusée, dans l'arrière-pays marseillais, spectaculaire et désolé. La trouvaille de base des 2 scénaristes/réalisateurs (et producteurs !) est évidemment d'avoir "casté" Houellebecq, dont l'impressionnante figure de gargouille et la silhouette d'araignée donnent corps au sujet de façon saisissante - et qui raconte, et se raconte, à merveille, en "off". Long métrage exigeant, du genre "qui se mérite", et dont les indéniables qualités littéraires du monologue-confession constituent justement l'atout majeur...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 avril 2015
Passé les dix premières minutes j'ai commencé à m'interroger sérieusement. Je trouvais certains plans trop longs, inutiles, ou des cadrages maladroits. J'en suis même venu à me demander si ce dernier film de Kervern et Delépine ne trahissait pas un certain amateurisme commun à leurs œuvres c'est pour dire ! Et puis non, pas du tout. Ces deux-là ont du génie et comme d'habitude on est transporté dans leur histoire. On retrouve ce thème apparemment chère à leur cœur qu'est l'absurdité du travail moderne. Ici c'est d'avantage le cas, on pourrait parler de burnout même, puisque c'est le mot à la mode en ce moment. Mais c'est la vie actuelle et son sens qui sont plus généralement traités. Pas très original me direz-vous ? Or c'est d'une façon tout à fait atypique qu'ils le font. Alors oui c'est vrai que le rythme du film aura de quoi surprendre. Je m'attendais à rigoler un bon coup comme avec "Le Grand Soir" mais apparemment j'étais mal renseigné, surtout qu'on a pas l'habitude d'autant de pessimisme de leur part. Comme quoi ils savent très bien se renouveler dans leur style en abordant différemment les sujets. Pour ma part j'ai passé un intense moment à me triturer les méninges sur ces longs et très beaux plans, aidé bien sûr par cette indispensable voix off de l'acteur. Et puis finalement j'ai trouvé ça parfait jusqu'au dénouement. Avec le recul c'est juste cette mise en place au début qui m'a perturbé. Je ne suis vraiment pas déçu comme d'habitude.
7eme critique

625 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2015
Les compères Grolandais continuent de s'attaquer à notre société et aux problèmes qu'elle sème sur son chemin. Leur humour habituel laisse place cette fois-ci à une philosophie de vie penchée du coté pessimiste, et plus particulièrement sur l'effet dépressif d'une routine. "Near death experience" ou quand le goût de la vie devient bien fade. De jolies musiques, quelques belles lignes, une forme molle mais nécessaire à l'accentuation de son sujet, Delépine et Kervern misent sur une douleur psychologique pourtant bien réelle, mais sans surprise sur leur mise en scène. De plus, je ne sais pas si le choix de Michel Houellebecq fut judicieux, non pas pour l'homme, ni pour son physique, mais pour sa voix difficilement audible par moment.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 avril 2015
Un bon film qui retranscrit à merveille les aléas que tout chacun vit dans son existence personnelle. Une fois de plus Houellebecq est un très bon acteur.
le clunisois
le clunisois

10 abonnés 214 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2015
L'erreur serait de croire qu'un film signé Delépine et Kervern est une comédie. Cela n'empêche pas des pointes d'humour, mais c'est celui du désespoir. Il n'en reste pas moins qu'on quitte la séance rempli d'une émotion rare. Je ne sais pas si Houellebecq est un bon écrivain, n'ayant lu aucun de ses livres, mais c'est un acteur hors pair. Les réalisateurs aiment les images "mal léchées", mais ils ont surtout un sens du cadrage qui leur est complètement particulier. L'expérience du titre s'applique donc aussi à ce film, un ovni difficile d'accès mais bouleversant si on réussit à "rentrer dedans".
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 21 janvier 2015
tres déçu par kervern et delepine
aucun intérêt, long, scenario faible,
acteur qui n'en ai pas un ..
bref comparé aux precedents opus du duo, mais la qualité avait baissé avec le grand soir
mais la c'est une chute
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