Near Death Experience
Note moyenne
2,7
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77 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 septembre 2014
J'ai adoré le questionnement de cet homme ,sincère jusqu'au fond de lui même , universel, philosophique et poétique . J'ai vu ce film au forum des halles et l'image était floue du début à la fin malgré ma réclamation. Si cela est voulu par les réalisateurs pour être à l'image de leur "héros ", c'est dommage car ça m'a empêché de rentrer dans les pauses méditatives
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 septembre 2014
Ce clou Houellebecq

Qu'on en soit épris ou non, il y a de l'esprit dans l'univers de Gustave Kervern et Benoit Delepine. L'esprit Groland. Fidèle à celui-ci, "Near Death Experience" est un film irrévérencieux. D'entrée les codes sont cassés. Cette désinvolture est précieuse dans un paysage culturel français envahit par le consensuel et le bien pensant. A travers les programmes TV du Groland ou les films, cette équipe défend des valeurs et y reste fidèle. Et ce souvent au détriment de l’esthétisme et de la légèreté.
Exception faite pour "Le grand soir", drôlement bien (des)axé.

"Near Death Experience" retourne toutes les habitudes du film. Construction mise à l'envers et fin plus que brute. Une suite de plans décadrés et salement flous. C'est très moches, et ennuyeux car les scènes sont parfois interminables. Néanmoins c'est complètement en accord avec le sens du propos. Les mots de Michel Houellebecq à son grand père résonnent dans cette mise en scène follement insolite. Cela répond au constat que d'une génération à l'autre la façon de penser s'est uniformisée. Une anaphore de « Quand tu avais 52 ans, tu n'avais pas à... » qui pèse sur ce personnage, mais dont se libèrent les réalisateurs.

Mais les bonnes intentions ne font pas tout. Ce procédé rend le film très inégal. Le texte est assez éloquent mais pas franchement ingénieux ou provocateur. L'image est immonde, son manque de traitement est presque irrespectueux des spectateurs. Mais on excusera la volonté punk des grolandais. D'autant que tout les passages musicaux dynamitent le rythme.

Michel Houellebecq est fascinant et dresse à lui tout seul le portrait d'un cinquantenaire prolétaire. Il est d'un cynisme délicieux, prime au discours sur l'évolution et le confort. Ne pas se fier au premier abord absurde, de la mise en scène mais aussi du personnage, il est le reflet du malaise social de nos jours. Des laissés pour compte qui sombrent dans l'introspection puis la folie. Comme ce néo-acteur en fait des caisses on met du temps à croire en ce rôle. Mais au fur et à mesure des tentatives échouées on s'attache à ce drôle d'oiseau.

Kervern et Delepine présentent un film plein d'une belle insolence mais aussi d'une moche ténacité à dénigrer la mise en scène. Excepté pour sûr la bonne présence musicale, "Near Death Experience" est un film moyen qui aurait peut-être été un très bon livre de Houellebecq.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 septembre 2014
Michel Houellebecq nous fait ses adieux dans un docu-fiction étrange. Ses adieux à une nature qui n'existe plus, qui l'ensevelit.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 septembre 2014
Intéressante réflexion. mais qu'est -ce que c'est long ! et autant je comprend pourquoi tout est filmé flou, autant c'est pénible ...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 septembre 2014
Si l’on apprécie la teneur des films décalés et engagés du duo Kervern/Delépine, on reste cette fois-ci dubitatif quant au choix de l’interprète. Michel Houellebecq a beau être un écrivain reconnu, il n’en est pas pour autant acteur. Certes, le côté lugubre du personnage est fort bien rendu par la dégaine débraillée de l’apprenti-comédien, ainsi que par son phrasé incompréhensible, son regard vide et la tonalité employée qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain Droopy. Mais le jeu navrant dudit acteur plombe le film au point de faire oublier ses nombreuses qualités (la beauté des plans, les monologues plein de subtilité, l’humour acerbe, la nature sublimement filmée…).

Un film singulier porté sur l’introspection, à la tonalité désespérée… malgré une interprétation désespérante.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 septembre 2014
Que voila un film bien déconcertant, ce qui pour moi est déjà un point positif. Michel Houellebecq en anti-héros flou, marmonnant parfois son texte, mais le marmonnant tellement bien, dansant comme je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse le faire sur Black Sabbath, il faut vraiment voir ça. Certes, quelques scènes sont parfois peut-être un peu trop étirées, et le flou volontaire peut parfois déconcerter. Le duo Kervern-Delépine a tout de même réalisé là un film dont l'originalité et le ton méritent le détour, comme il est dit dans certains guides touristiques. A conseiller donc à ceux qui ne se contentent pas des films convenus et des grosses machines à faire du fric.
Poupée zoom
Poupée zoom

16 abonnés 60 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2014
C'est pas parfait ,déroutant , à éviter en cas de dépression. Mais c'est profondément touchant. Mélancolie des temps modernes. Qui mieux que cette icône littéraire pouvait l'incarner? Tout en humour et délicatesse, Houellebecq promène son allure de petit prince débarqué sur une planète hostile .
Ce film est un poème , un ballet,une musique: la voix aérienne , les mots nous envoutent jusqu'au poème de Charles Baudelaire qui résonne comme le chant du cygne à la toute fin du film. Et la c'est extatique!
Audace
Audace

58 abonnés 40 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 septembre 2014
Je ne comprends pas ceux qui aiment ce film, mais je veux bien débattre. C'est d'ailleurs le seul intérêt de ce film (à mes yeux) on a envie d'en parler tellement c'est nul... Ah oui, je n'ai pas du cerner l'humour je n'ai pas ris une seule fois.
nathalie R
nathalie R

13 abonnés 227 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2014
Un film d'une grande douceur, avec des touches sombres, des pointes d'humour et authentique. Michel Houelbecq est un stupéfiant et touchant. Un film à voir pour s'oxygéner.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 septembre 2014
Gros grain sur fond de midlife crisis, near death experience, un film experimental dans la ligné des précedents, du duo De kervern et Délépine.
On y retrouve toute la mélancolie et les interrogations de la vie moderne, le héros interpreté magnifiquement par Houelbecq, reflète un personnage touchant, tiraillé par la routine et la compétition social que nous impose la société.
Un film qui donne a penser, et une belle tranche de vie...
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 septembre 2014
Que c'est long !!! Near death experience ne montre presque tout au long du film qu'un Michel Houellebecq dépressif, suicidaire et incroyablement squelettique déambulant seul méditant en voix-off. Hélas, à l'exception de certains dialogues et de quelques rares séquences (celle avec le vagabond), l'humour caractéristique de Gustave Kervern et de Benoît Delépine est quasiment absent. Ne reste qu'une vision dépressive et ennuyante de la vie filmée visiblement volontairement avec un 16mm assez sale (étrange à une époque où le numérique permet d'obtenir une image propre de manière économique). Décevant de la part d'un duo de réalisateurs dont l'humour décalé a souvent fait mouche à la télévision et au cinéma.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 janvier 2015
'La vie doit être enivrante' crie Paul dans le film, les films aussi devraient être enivrants, ce n'est pas le cas de celui-ci. Images de piètre qualité, alors que certains plans sont bien trouvés, sabotage artistique qui comme l'ensemble du film s'avère ennuyeux malgré quelques bonnes réflexions en voix-off, dignes d'ailleurs des écrits de Michel Houellebecq. Une scène tendre et drôle nous fera heureusement sourire et sortir de cette monotonie avec la course de petits cyclistes. Scène que beaucoup de spectateurs, partis avant la fin, n'ont d'ailleurs pas pu profiter, faute de courage.
Pat o'Gruyer
Pat o'Gruyer

2 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2014
Il est difficile de parler de ce genre d'oeuvres qui sont à des années lumières de ce qui se fait d'habitude dans le domaine cinématographique ou artistique. Autant essayer d'expliquer Dada, le Surréalisme, Beckett. C'est une expérience à part, une plongée dans un nihilisme froid qui vous fera hurler de rire ou de douleur, c'est profond sans jamais se prendre au sérieux, glacé mais pas sans âme. Houellebecq est un grand monsieur, même quand il se fait tout petit. Je m'en serais voulu de rater ça.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2014
Cela faisait une paye que je n'étais pas allé au ciné et même si le dernier Delépine et Kervern n'avait pas de si bons retours que ça, je me voyais mal ressortir déçu d'un des réalisateurs de Mammuth !
On retrouve tout ce qui fait plaisir dans les films du duo, c'est-à-dire beaucoup de noirceur, de l'humour, mais surtout beaucoup de vrai. Parce que ce type qui est loin d'être con qui en marre de sa vie médiocre, ça pourrait être n'importe qui… Enfin "n'importe qui", je tiens malgré tout à relativiser, parce que pour réussir à parvenir au constat que fait Houellebecq faut pas être le dernier des abrutis non plus. Réussir à se rendre compte que regarder TF1 toute la journée ça tape sur le système par sa bêtise et son avilissement de la population… malheureusement la majorité des français n'en est pas capable.

Du coup, c'est vraiment un film qui enlève tout espoir, c'est un film sur la désespérance. Voir, ainsi, toute motivation à vivre s'envoler dans la nature avec une immense lucidité, ça déprime, parce que ce n'est pas un film sur la "liberté" qui fait que l'on va se sentir bien à la fin. On n'est pas dans un trip bobo écolo gauchiste à la Into the wild où il n'y a aucune conscience de la réalité, où tout est fantasmé. On est dans le contraire, dans la réalité ! Il le dit lui-même lorsqu'on lui demande s'il est bien là : "Non". L'homme n'a pas inventé le lit pour rien, le chauffage central pour rien.

On a un film qui arrive à avoir conscience de ce qu'il raconte sans tomber dans la caricature du "si on vivait tous à poil le monde serait bien mieux".

Je me suis reconnu dans le personnage de Houellebecq, parce que même si on ne sait pas grand chose de lui (ou justement parce qu'on ne sait pas grand chose de lui) il y a une grande capacité d'identification… Cet agacement de la routine, cette compréhension pragmatique du monde…
Quelque part c'est triste de voir ce type qui est parvenu pendant des années à se mentir, à croire qu'il aimait son travail misérable, sa petite vie bien rangée… croire à ce mensonge…

Le film n'est pas exempt de défauts, toutes les scènes ne sont pas égales, on en revient souvent au même point… C'est long de mourir… Cependant il y a une vraie poésie, certes un peu macabre, mais c'est un beau film… Ce n'est pas un film qui fait du bien, mais ça ne l'empêche pas d'être beau. Notamment lorsqu'il utilise de la musique… Black Sabbath en tête… Voir ce pauvre type avec sa clope qu'il n'arrive pas à allumer.
Ou bien lorsqu'il tente de dessiner un bœuf, on se croirait au début d'Hélas pour Moi de Godard…

En tous cas c'est un film à voir au cinéma où il n'y a pas d'échappatoire ! Sinon c'est trop facile de faire autre chose, de zapper, c'est un film qu'il faut endurer et qui ne vaut que pour ça. Difficile de sentir la poésie, la beauté du truc si on est focalisé dessus. L'inverse d'un film pop corn taillé pour mettre des pubs au milieu.

Touchant en tous cas ! Et plus déprimant qu'un album de Shining… Vu qu'il ne laisse aucune illusion sur la vie… Comme quoi, peut-être qu'il fallait prendre les paroles du Christ au premier degré lorsqu'il disait "Heureux les simples d'esprit".
Nicolas F.
Nicolas F.

25 abonnés 19 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 novembre 2014
Difficile de dénouer ce qui relève du poétique ou du pompeux dans cette expérience de mort imminente que les réalisateurs parviennent à transmettre à leurs spectateurs. Si, comme ils le disent eux-même, lorsque l'on regarde Houellebecq, il se passe toujours quelque chose, le personnage de dépressif arrivé au bout de l'impasse qu'est son existence nous laisse un peu sur notre faim. Les longs plans fixes sur l'immobilisme de ce dernier d'abord intrigant, deviennent à la longue interminables et ne débouchent pas sur grand chose, si ce n'est une fascination pour la laideur physique de l'écrivain. Reste quelques déclamations poétiques sur fond de paysages provençaux rythmés par du Black Sabbath.
En outre, le dégoût pour notre société éprouvé par le personnage -- que l'on retrouve dans la philosophie de Houellebecq qui transpire forcément ici -- et l'incapacité à franchir le pas pour en finir avec la vie débouchent sur une attente plutôt ennuyeuse de la mort. Les inconditionnels du Goncourt 2010 s'y retrouveront sans doute ; ses détracteurs le moqueront d'avantages, tandis que les amateurs du cinéma du duo grolandais auront peut-être de quoi être déçu.
Car, là où le style caractéristique de plans fixes et d'humour à froid permettait de mettre en avant les Depardieu, Poelvoorde ou Dupontel des films précédents, cet opus semble singulièrement manquer de sel. On en arrive presque à prendre cette mort imminente comme une délivrance. Peut-être cela est-il voulu ? C'est dans ce cas ce qui sauverait NDE.
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