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Mathilde
5 critiques
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3,5
Publiée le 15 janvier 2016
Un film de Woody Allen qui s'éloigne de son habitude légèreté et insouciance. Ce film m'a rappelé Match Point, avec les plans tordus du protagonistes, et cette distance vis à vis de la réalité. Un très bon Woody Allen, qui tranche avec ses films habituels pour mon plus grand plaisir. Sa nouvelle muse, Emma Stone, est rayonnante dans le film et Joaquim Phoenix est envoutant
Woody Allen cultive son goût pour les intrigues qui, exprimées avec une dose d’absurdité et d’humour, reflètent son univers poétique et malicieux. L'Homme Irrationnel serait un plat léger aux aliments variés dont la texture tendre et raffinée exposerait le goûteur à savourer un arrière-goût puis un autre et encore un ultime. Dans un registre burlesque et comique, le film nous alimente de doses de malveillance, de réflexions philosophiques, de sentimentalisme et, à bon rythme, l’histoire suit son cours.
Le lien avec le jazz et la musique classique rend cohérente la trajectoire employée par Woody Allen dans le dévoilement progressif de ses intrigues. Il crée l’atmosphère adéquate à chaque séquence. Si les scènes sentimentales entre Jill et Abe s’apprécient mieux avec un morceau de piano, les moments de suspense ont du sens avec l’appui d’un morceau de jazz.
Grâce à ses suggestions hypothétiques sur le déroulement des intrigues formulées, Woody Allen nous raconte une histoire drôle, sensible et riche en retournements.
plat ! du déjà vu des acteurs de séries moyennes, un scénario de philosophe embrouillé.. incompréhensible, le prof alcolo qui se la joue ...etc Après 40 minutes d 'ennui ...nous sommes sortis du cinéma .. décus
Avec cet homme irrationnel, Woody Allen a peut-être cherché à retrouver la source d'inspiration qui l'avait conduit au succès mérité de "Match point", mais pour moi ça tombe à plat. Joachim Phoenix tente bien de faire le job, il traîne sa mélancolie, ses doutes existentiels et ses kilos de mauvaise graisse pendant l'interminable première moitié du film, le temps de rencontrer l'inspiration qui lui fera retrouver le tonus nécessaire pour se transformer en redresseur de torts, statut alléchant comme une cerise sur le gâteau du criminel parfait. Sauf qu' ici, le hasard s'en mêle (les pinceaux) pour faire triompher la morale bien-pensante, contrairement à ce qui advenait pour le tennisman aux dents longues de Match-point. Peu importe à Woody Allen de nous asséner la voix off du "héros" revenu du néant pour l'explication de texte finale. On n'est pas à une invraisemblance près. Personnellement je suis resté à distance de ce film verbeux, laborieux d'un point de vue scénaristique, un peu sauvé par son esthétique, laquelle est bien léchée et comme d'habitude chez Woody Allen, plutôt marquée "up-class". Un exercice de style raté, en somme, avec un air de déjà vu.
Un Woody Allen classique. Rien de nouveau mais on y prend toujours plaisir. C'est un peu long à démarrer mais une fois l'histoire en place, on se laisse emporter jusqu'à la fin.
Brillant, indéniablement. Mais vide dans l'ensemble, faisant vraiment penser à Match Point par pas mal d'aspects, en plus lourd, sans renouvellement par rapport aux précédents Woody Allen. Le postulat est certes très bon, mais tout semble aseptisé, calibré pour plaire à une certaine catégorie de personne, convaincue d'avoir vu un bon film, rassurée par les références martelées par le réalisateur et par le côté conventionnel de l'ensemble, pouvant donc oublier le côté subversif qui disparaît au fur et à mesure que l'ennui s'installe.
Trame classique de Woody Allen...J'ai aimé les 30 premières minutes mais ensuite le scénario s'effiloche jusqu'au néanmoins surprenant bouquet final. En effet, les dialogues tournent en rond ( comme la BO d'ailleurs ) comme le script qui donne tout ce qu'il a sur la fin. Brillant, intelligent... n'allons pas trop loin dans la surenchère parce que c'est Mr Woody Allen...
Dans "L'homme irrationnel", le nouveau film de Woody Allen, nous voyons un professeur de philosophie à l'Université, Abe Lucas, dans un état de délabrement psychique intense qui, par manque affectif, a perdu toute joie de vivre. Il entame deux liaisons, l'une avec une collègue dont le mariage est un échec, l'autre avec sa meilleure étudiante, dont il croit se faire une véritable amie. Un hasard fait que la vie d'Abe bascule le jour où il surprend dans un café une conversation délicate : une femme raconte qu'un juge va lui enlever la garde de ses enfants, tout simplement parce qu'il est très ami avec son mari. Abe décide alors de s'ériger en justicier et de supprimer le juge. Il réalise alors un crime parfait, sans laisser de trace et sans mobile, puisqu'il ne connaissait pas personnellement le juge. Et sa vie en est changée : il y reprend goût, comme s'il avait de nouveau trouvé la force créatrice pour continuer à vivre, comme s'il avait par cet acte déterminé lui-même sa vie. L'écrivain préféré d’Abe est bien sûr Dostoïevski et "Crime et Châtiment" est son livre de chevet. En dehors de l'intrigue, mélange de comédie anti-bourgeoise et de polar à l'anglaise, on voit bien que le cinéaste a centré son propos sur le mystère du Mal : comment un individu apparemment normal devient-il un assassin ? Et même en arrive, en philosophe, à justifier ce qu'il a fait. Thème autrefois traité par Hitchcock dans "La corde" (en beaucoup mieux).
Je ne suis pas une grande fan de Woody Allen, je dirais même que c'est le contraire. Mais ce film m'intriguait. Me rappelant de mon agréable surprise devant "Blue Jasmine", j'ose croire que "l'homme irrationnel" est dans la même ligné. Mon esprit me turlupinant, je me suis rendu à la séance de guerre lasse. Même si le film ne m'a pas bouleversée, j'y ai passé un agréable moment, en compagnie d'Abe et de sa longue traine de casserole. La réalisation est sympathique, même si quelques plans originales aurait pu ajouter du piquant, notamment une caméra en mode "espion" lors de l'espionnage d'Abe. Le scénario est maitrisé, l'histoire des personnages très travaillé. On fini par faire le parallèle qu'Abe est touché par une longue maladie, qu'il entre dans une période de rémission avant d'avoir une fin brutale. J'ai parfois souhaite mettre des claques à Jill, pourtant je voulais croire en leur histoire. Sentiment très étrange. Le casting est à la hauteur du reste en nous offrant de belles prestations. Maintenant c'est surtout à moi de me détacher du film "Her" et du personnage de Joaquim Phœnix, il ne sera pas toujours isolé et triste. En résumé, si l'histoire et/ou le casting vous parle je ne saurais que vous le conseiller. Vous passerez un bon moment.
Un bon WA, avec en plus une interprétation impeccable de Joaquin Phoenix qui rend très bien l'ambivalence du personnage... Emma Stone ? as usual. Bref, un bon moment de cinéma
"...Comme on avait constaté dans le merveilleux Love and death, Allen adore les écrivains russes et sa vision de l'homme contre la société, clé de l'existentialisme. C'est pourquoi la presse a insisté à dire que son dernier film n'est qu'une révision de Crime et châtiment, car en plus le titre est mentionné. Mais rien à voir. Je ne sais pas si ces journalistes ont touché une seule page du bouquin de Dostoïevski, mais si j'avais bien compris quand j'ai lu le livre, le roman commence avec un crime de discutable justification et finisse avec un châtiment qui devienne une libération. Le sentiment de culpabilité de Raskolnikov, l'indifférence de la société aux crimes et l'ambiance violente poussent le protagoniste à l'avoue et la torture et le tourment finissent une fois qu'il est condamné.
Irrational man, par contre, nous montre la planification et débat interne d'un crime. Un crime qui semble justifiable et morale qui peut devenir le crime parfait. Le personnage de Phoenix ressuscite grâce à l'idée de l'esthétique du crime irrésolu et il est libre de tout culpabilité toute la durée du récit. Même quand les fissures commencent à briser la perfection du crime, l'homme ne s'effondre pas et il essaie de ne rien laisser au hasard pour éviter d'être découvert. Sauf que pour lui il n'y a pas de libération et tout le raisonnement qu'il avait créé pour défendre son acte devient sa perdition face à la femme pragmatique qui l'accompagne.
Avant de finir, un fait à signaler: le binôme parfaitement équilibré entre la femme libérée qui joue Emma Stone et le professeur qui essaie de résister aux charmes de l'élève; binôme qui casse tous les clichés de l'image du romantisme entre vieux homme sache et cultivé et jeune fille obnubilée par ses capacités à lui. Le film, donc, marche aussi comme romance qui met en question les codes de la comédie romantique, en nous montrant la construction du couple d'une façon si passionnante que le mystère du meurtre. Il y a même un petit clin d’œil de la jolie scène de Manhattan au planétaire, sauf que cette fois-ci elle a lieu dans une attraction de foire foraine..."
Un bon Woody Allen, de bons acteurs et un scénario qui nous fait réfléchir sur le sens de la vie qui tient quelquefois à pas grand chose. Les cours de philo de ce prof désabusé le rattrapent pour se poser à lui-même les questions de morale et pour combler le vide existentiel qui semble survenir à un certain âge... c'est très cynique mais l'honneur est sauf !
Je ne suis pas particulièrement fan de Woody Allen, mais je reconnais qu'il a du talent. Là, pour moi, il s'enterre. Ce film est une insulte au cinéma, un chef-d'oeuvre de médiocrité. Le scénario est prévisible au possible, les acteurs sont cuculs comme jamais... Si vous cherchez une comédie romantique pour vous remonter le moral, ce film m'a plutôt donné envie de me tirer une balle. La photo est moche (il ne suffit pas de filmer des beaux endroits pour que le film soit beau, la beauté d'une photographie c'est aussi capturer une émotion... Ouais mais non), les clichés sont aberrants et surtout omniprésents (omg, l'étudiante canon qui tombe amoureuse de son prof suicidaire et alcoolique, c'est du jamais-vu!). Les acteurs ont le QI d'une huître spoiler: honnêtement, quand tu parles quelqu'un et qu'il connait la cause de la mort d'une autre personne dont l'enquête n'est pas résolue, tu te doutes de quelque chose.
Cela dit, ça peut valoir le coup de voir le film avec une bande de potes - on rigole forcément. Mieux que Camping : l'Homme Irrationnel