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nicoreflexo
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3,0
Publiée le 27 octobre 2015
Toujours de belles images et de belles musiques de jazz dans les films de Woody. Un film inégal, première partie décevante, deuxième partie originale et interessante. Lorsque cela devient un régal, c'est déjà la scène de fin... Woody aurait dû zapper quelques scènes inutiles et redondantes et prolonger notre plaisir sadique qui nous rappelle un peu match point. On passe un bon moment et le duo d'acteurs fonctionne.
un excellent "woody allen" avec un mélange de romance et de thriller philosophique tiré d'un très bon scénario original avec une bonne brochettes d'acteurs tous brillants dans leur chacun de leur rôle.donc un film émotionnel, captivant et intriguant avec une finale surprenante. j'en suis ressortie contente de la séance. à voir sans hésiter.
Une histoire assez bien montée, les personnages sont des clichés ambulants (surtout celui d'Emma Stone, qui énerve), mais la patte de Woody Allen fait, comme souvent, la (petite) différence. Dans l'ensemble un film sympathique, un peu longuet sur certaines scènes, mais qui joue avec un peu d'humour noir sans trop en faire. Plus accessible que "Minuit à Paris", moins cynique que "Blue Jasmine" : Gentillet.
Un Woody Allen plutôt pénible. Non seulement il n’y a pas l’ambiguïté prétendue dans son discours philosophico-moral mais le film devient lui-même platement moral au fur et à mesure que l’inspiration se dissipe. Achevant de transformer un essai formellement très apprêté (bravo au chef décorateur) en démonstration scolaire frisant l’ineptie (Voir E.Stone répéter trois fois de suite « this is murder » nous révèle deux choses : la bêtise se cache partout et elle est une véritable torture). Quant à J Phoenix et son gros ventre (quelle mauvaise idée) ils ne paraissent guère convaincus de leur présence dans ce décor de musée (il faut une fiction plus lourde pour se permettre ce genre de coquetterie) et posent rapidement un vrai problème de réalisme. Psychologique en l’occurrence, un dépressif qui reviendrait à la vie sur un simple coup de tête c’est bête et même pas drôle. Bref, un film laborieux à l’esthétique aléatoire qui n’est jamais rattrapée par cette petite pointe de folie qui nous faisait tout pardonner à W.Allen.
c'est mauvais, c'est creux, c'est niais au delà du supportable, et surtout c'est joué par la cruche du siècle dont le seul jeu consiste à spoiler: rouler ses yeux de veau. ...une horreur. dommage, à la fin, on voudrait bien que ce soit elle qui meure, au moins, le film serait un peu trash. il y a même des scènes qui font penser aux plus mauvais sitcoms que l'on peut voir à la télé !
Un prof de philo brillant, désabusé, alcoolique, ayant perdu foi en son enseignement reprend gout à la vie par le plus grand des hasards. Une belle réflexion sur " le caractère totalement aléatoire et futile de l’existence", sur la dualité et les contradictions qui existent au plus profond de chacun de nous, entre le discours philosophique et la dure réalité de l'existence . . . et une bonne dose de suspense qui ne gâche rien. Tout est bien vu, bien filmé : du grand Woody Allen. A voir absolument
Un petit régal. Du vrai Woody Allen. On peut dire qu'on a retrouvé dans les deux derniers films toute la verve dont est capable ce monsieur, avec de l'humour, du suspens, des réflexions philosophiques et un brun de romantisme.
Le Woody nouveau délaisse son côté drôle pour s'attaquer à une fable sentimentale mêlée à une pointe de suspense, avec un anti-héros alcoolique de surcroît.Un film qui surprend, part dans des directions inhabituelles. Un bon cru du réalisateur new-yorkais.
Ce dernier film de Woody Allen traite du sujet du hasard et de la coïncidence (ou hasard et synchronicité, thème cher à C . G. Jung) abordé dans ces cours par Abe Lucas, le nouveau professeur de philo de l’université de Providence (ce qui n’est pas un hasard) interprété par Joaquin Phenix, quadra dépressif et alcoolique, don Juan sans effort qui va trouver par hasard un sens à sa vie, non pas en raison de sa relation avec une jeune étudiante brillante (Emma Stone), ou d’une collègue plus âgée (Parker Posey), mais pour un autre motif irrationnel. Il est amusant de découvrir ce prof de philo qui essaie d’écrire sur Heidegger et le fascisme et qui en adopte la manière de régler de façon radicale les problèmes. Toute l’intrigue se déroule avec l’intervention du hasard et de la coïncidence, souvent de manière intelligente et subtile (spoiler: il gagne à la loterie d’une fête foraine en choisissant le chiffre 17, qui s’avère être le chiffre de la chance en tarot « l’étoile », Emma choisit en lot une lampe torche qui va lui sauver la vie ), parfois moins (spoiler: la scène de la roulette russe grossièrement amenée ). J’ai passé un bon moment avec ce film assez intelligent sans être prétentieux (on ne nous en met pas plein la vue avec des citations philosophiques) et des dialogues souvent percutants, marque de fabrique de Woody Allen.
On sait généralement à quoi s'attendre quand on regarde un film de Woody Allen. Des êtres sensibles et torturés, des crimes presque parfaits et des sentiments profondément humains. Ici, le thème de la désillusion philosophique apporte un vent de fraîcheur à "L'homme irrationnel", qui s'inscrit dans la veine de "Match Point" tout en s'en démarquant habilement. La situation ne brille pas par son originalité - la mignonne étudiante subjuguée par son brillant professeur -, mais c'est la psychologie à facettes du protagoniste qui a tout son intérêt. Comme à son habitude, Joaquin Phoenix crève l'écran avec son interprétation troublante, subtile et délicate. Comment résister à son regard bleu-océan empreint de mélancolie ? Son rôle de philosophe à fleur de peau sur la voie de la rédemption lui sied à merveille. Emma Stone est toujours aussi lumineuse et pétillante, même si son personnage est bien moins étoffé psychologiquement. La bande-son jazzy à souhait met bien en valeur le cynisme des événements. Un Woody Allen à voir sans hésiter, pour Joaquin Phoenix et ce rôle qui lui colle à la peau (et justifie son ventre bedonnant...).
Un medley de thèmes chers à Woody Allen: la philosophie, le passage à l'acte, la différence d'âge, le mentor et la groupie... Le tout avec un thème jazzie en décalage avec cette histoire plutôt sombre. Le résultat est prenant et intrigant.
Ce n'est pas un mauvais film en soit mais c'est certainement un mauvais Woody Allen! Les discours entre personnages qui font des Allen des si bons films sont noyés dans des théories philosophiques sans corps, on ne ressent pas du tout la légèreté habituelle de ses films et il n'y a pas de scénario qui rattrape le reste (même si ca c'est habituel)
Joaquin Phoenix et Emma Stone sont certes de très grands acteurs mais ils n'arrivent pas à cacher la vacuité du scénario et la pauvreté de la réalisation. Woody Allen utilise dans ce film une technique du jazz qu'il aime tant : il reprend le thème de "A serious man" des frères Coen (d'ailleurs le jeu de mot sur les titres est assez parlant) pour en donner sa version. Qui est moins bonne.