5958 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
454 critiques spectateurs
5
19 critiques
4
148 critiques
3
166 critiques
2
80 critiques
1
33 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Kinopoivre
35 abonnés
200 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 14 octobre 2015
Pas une comédie, plutôt une histoire sarcastisque, qui ne fait jamais rire, mais ricaner lors du retournement de situation final, auquel on s’attend, car on connaît Woody Allen.
Un très désabusé professeur de philosophie, Abe Lucas, n’a plus le goût de la vie et de l’amour, mais il retrouve tout cela quand, délaissant les cogitations permanentes, prenant conscience que l’action est supérieure, il décide d’agir en tuant un salaud. Pourtant, deux hics surviennent : un innocent est arrêté à sa place, et l’étudiante qui est tombée amoureuse de lui et qui a tout deviné menace de le dénoncer à la police. Il décide alors de spoiler: la tuer aussi , mais une maladresse fait que spoiler: c’est lui qui meurt .
Si l’interprétation est bonne, le scénario et surtout les dialogues sont un peu faiblards. En outre, on est un peu agacé par un détail qui n’est jamais signalé par la critique : la musique de jazz qui accompagne tout le film, toujours la même, surgit dès que les personnages cessent de parler et s’arrête dès qu’ils reprennent la parole. Pas très inventif...
Dans L'homme irrationnel, Joaquin Phoenix, présent pour la première fois dans l'univers du réalisateur, campe Abe Lucas, un professeur de philosophie n'ayant plus le goût de vivre. Il rejoint l'université de Braylin, une petite ville provinciale, pour y enseigner. Désespéré, il en arrive même à jouer à la russian roulette devant un groupe d'étudiants lors d'une soirée. L'étudiante Jill Pollard, incarnée par Emma Stone, est fascinée par ce professeur. Malgré sa relation avec son petit ami, elle est troublée d'abord par ses thèses puis par l'homme et son charisme. Parker Posey incarne un professeur de chimie, collègue de Abe, et également sous son charme. Ce film est l’occasion de retrouver Jamie Blackley, vu dans le mélo If I Stay, dans un rôle un peu lisse : Il joue Roy, le petit ami de Jill.
On passe dans ce film de la comédie (romantique) au drame, avec la recherche du crime parfait. C'est un thème cher au réalisateur puisqu'il est traité également notamment dans Scoop, avec sa précédente muse Scarlett Johansson face alors à Hugh Jackman. Ce dernier film a beaucoup de similitudes avec Scoop, quand on y pense, la présence de Woody Allen en tant qu'acteur en moins dans celui-ci.
Emma Stone, déjà présente dans le précédent opus du réalisateur, Magic in the Moonlight, joue une amoureuse pleine de charme et une enquêtrice hors pair.
C'est un film agréable et bien interprété, mais peu surprenant malgré le changement de ton. Le dénouement est dans la veine d'autres films de Woody Allen, rempli de sérendipité.
Emma Stone doit inspirer Woody Allen. Elle était déjà envoutante l'année dernière dans Magic in the Moonlight, la voici éclatante dans L'Homme Irrationnel, à travers cette histoire d'amour interdit entre un professeur de philosophie et son élève. Le mélange de cynisme et de conte léger fait une fois de plus des merveilles. Les situations se suivent sans déplaisir, toujours ponctuées par quelques répliques bien senties, qui font mouche avant tout parce qu'on peut s'y reconnaître. Il y a aussi tous ces petits dialogues anodins qui pourtant contribuent totalement à la construction des personnages et à l'évolution de leur relation (le moment où Stone n'a pas envie de parler et s'invente un prétexte par exemple). D'ailleurs, celle qu'entretient le couple principal est assez complexe et rappelle le méandre émotionnel de Vicky Christina Barcelona. Le scénario s'éloigne des sentiers battus et propose quelque d'assez peu vu pour ce genre de film. Je n'ai pas envie de gâcher la surprise (bien que les enjeux soient clairement suggérés dans la bande-annonce), mais disons que le titre n'est pas L'Homme Irrationnel pour rien. En tous cas le virage est parfaitement pris, toujours en gardant un ton léger via les compositions musicales. Joaquin Phoenix est tout à fait crédible avec son gras au ventre et sa flasque remplie de scotch. J'ai quelques réserves pour Stone, bien que sa présence est toujours appréciable comme je l'ai dit plus haut. Il y a quelques mimiques pas assez subtiles qui m'ont sauté aux yeux et qui m'ont fait pensé "Ah tiens, ça c'est joué", c'est regrettable. En dehors de cela j'ai passé un bon moment avec ces citations de Kant, cette fac austère tout en bois et ces paysages naturels à l'éclairage épatant. Le Woody Allen de 2015 est un grand cru !
"L'homme irrationnel" est un très bon Woody Allen avec une chute incroyablement surprenante. La prise de vue est très artiste et soignée, sans compter la musique qui accompagne le film.
Cela fait maintenant dix ans que, chaque année, sans entrain, on va voir — cette expression n’a jamais été aussi vraie, tant on regarde peu ces films — le dernier Allen. Tous ont ceci de commun qu’ils se laissent aller à une facilité navrante de schématisation, suçant une idée jusqu’à la moelle et, s’il y en a un ou deux qui sortent du lot (citons Whatever Works pour son cynisme et Vicky Christina Barcelona pour sa sensualité), ils renvoient malgré tout à la caricature de lui-même qu’est devenu Woody Allen depuis Match Point : un névrosé amoureux surjouant son rôle. Or c’est exactement de cette façon grossière que débute Irrational Man : un professeur de philosophie dépressif, naturellement alcoolique, vaguement suicidaire et passablement — apparement — émoustillant pour la midinette d’amphithéâtre classique arrive sur le campus et va tout chambouler. Citations sur citations, devoir masturbateur qui s’intitulent certainement « essais critique sur la Critique de la Critique critique » constituent le quotidien de Abe, entre deux rasades de scotch. Pourtant, aussi énervant sur papier qu’il soit, la bonhomie étonnante de Joaquin Phoenix donne d’emblée à son personnage un caractère certes crâneur mais pas tout à fait perdu : déjà un humour devenu inhabituel chez Allen s’en dégage, humour qui suintera de ce personnage petit à petit comme pour se déverser dans l’ensemble du film. Ce qui étonne d’ailleurs au début, c’est la manière dont Allen se joue de ses clichés, alors même qu’on le pensait tout à fait incapable de se rendre compte que ses personnages en étaient. C’est justement par eux qu’il nous fait rire : cette scène où de jeunes étudiants s’extasient, du fond de leur cossu manoir, devant un pistolet, évoquant avec malice « la roulette russe » pour, une seconde plus tard, faire sous eux lorsque Abe, lui, ose le dangereux pile-ou-face en est un bon résumé.
Mais si tout cela est plaisant, il ne suffit pas de sourire pour juger un film comme bon, d’autant que cet humour-là se fait encore un peu lourd et pour tout dire, on s’inquiète toujours sur la suite.
Heureusement, quelque chose se passe et vient tout changer [...]
L'homme irrationnel est intelligent, cynique et classe dans sa réalisation. Avec un retournement de situation le film surprend en son second acte et rend cette histoire très humaine en un sens.
Après le très bon "Magic in the moonlight" Woody Allen m'a de nouveau plu avec cet "Homme Irrationnel". J'ai retrouvé à peu près la même ambiance bien que l'histoire n'ai rien à voir mais une niveau de la direction des acteurs, du rythme il y a des similitudes, en tout cas, je les appréciés tous les deux. Une histoire originale sur ce prof tristounet qui va retrouver de l'entrain en se donnant le but de jouer au "justicier" à sa manière... Une histoire captivante de bout en bout grâce à un scénario maîtrisé (tout comme la mise en scène, évidemment!) comme seul Allen sait le faire mais aussi bien aidé par l'interprétation de ces deux acteurs principaux: Joachim Phoenix (toujours impeccable!) et Emma Stone (qui confirme de film en film qu'elle est peut tout jouer à la perfection!). Les rôles secondaires sont aussi parfaitement interprétés et apportent beaucoup d'humour tout au long du film. Du rythme, Scénario captivant, Interprétation parfaite, de l'humour etc... bref, pas une seconde d'ennui. Bien vu Woody!
Un petit bijoux du maître joaillier Woody Allen qui nous livre avec ce film une rafraichissante leçon de philosophie Le film très beau esthétiquement , très bien filmé , se révèle être très intéressant et prenant , les acteurs jouent très bien et le scénario pourtant vu et revu nous surprend et nous livre un film très élégant et agréable à voir
Cet homme irrationnel c'est un peu Woody Allen, tiraillé entre son nihilisme, son détachement matériel et son désir charnel des femmes. Joaquin Phoenix est un très grand acteur, ce rôle il l'habite à merveille. Si j'aime toujours les réflexions philosophiques de comptoir de WA, si j'ai aimé le jeu pervers de ce prof de philosophie, si j'ai aimé le cynisme de WA, je n'ai pas été passionné par la deuxième partie du film, le thriller tout en dilettante. Ses grandes et perfides histoires d'amour me manquent un peu.
Allen fait du Allen. Ni plus, ni moins. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas été tenté par l'unes de ses œuvres (j'en ai d'ailleurs pas mal de retard...) mais cet Homme Irrationnel m'a irrationellement attiré... Bon j'adore ce type d'histoire qui joue la philosophie carte sur table, et ce film ne déçoit pas dans le domaine. Divisé en trois parties (état des lieux, magnificience et déclin), le récit de ce prof de philo en pleine errance existentielle est vraiment prenant. Joachim Phoenix est excellent dans ce type de rôle, je ne me faisais pas de soucis là dessus (pas mal le petit bidon du prof d'université) ! Et cette Emma Stone est vraiment irrésistible, le centre du l'histoire et d'ailleurs la nouvelle muse du réalisateur new-yorkais on dirait bien... La fin sous forme d'uppercut termine bien le récit, nous sommes rassasié du sarcastisme allenien. Le problème est que j'ai eu l'impression de visionner un mix de mes 2 films préférés du réalisateur (Vicky, Cristina, Barcelona et Match Point), c'est donc dubitative que je m'interroge sur le futur de notre Woodie. A-t-il vraiment quelque chose de nouveau à dire ? On tourne en rond en fait... Même si j'ai adoré et que mis à part ça le film est bon, je suis quand même un peu déçue.
L'Homme irrationnel, de Woody Allen, n'est pas sans rappeler L'Ultime Razzia de Stanley Kubrick. Pourquoi ? Pour la dégringolade qu'il offre sur sa finalité, après un aussi beau parcours, faisant passer l'intégralité de l'oeuvre pour un déchet de l'humanité. Ici, point de hold-up ni de gangsters, mais le même enchaînement final, source de tant de colère et de frustration. Il faut dire que les choses partaient bien : entre le jeu d'acteur de Joaquin Phoenix à qui plus personne n'ose s'en prendre, les jolies bouilles d'Emma Stone et de Parker Posey, la mise en scène typique d'un certain réal' aux lunettes rondes, le film avait de quoi plaire, tout au plus de quoi divertir. C'était sans compter sur ses dernières images, tonitruantes de bêtises, qui clôturent un film pourtant bien ficelé, entre ses intrigues amoureuses et sa dynamique paranoïaque.
Woody Allen enchaîne sans se retourner sur ses dernières productions comme il l'affirme et ce cru 2015 est une réussite dans le milieu du cinéma mais loin d'être son plus captivant. On ressent toujours cette facilité dans la réalisation avec une histoire fluide, ces musiques qui rappellent aux spectateurs que Woody est aux commandes, ces personnages triturés. Et celui interprété avec talent par l'excellent Phoenix est intéressant dans son discours mais déjà entendu. L'histoire et la tournure qui en résulte sont assez originales et font passer un agréable moment de cinéma.
Après Blue Jasmin et Magic in the Moonlight qui stagnaient dans un classicisme coulant, Woody Allen fait son retour à Cannes avec un film qui s'inscrit plus dans la veine de Match Point ou Scoop. Le réalisateur new-yorkais nous offre une véritable histoire de bouquins policiers, une sorte de polar à l'ancienne, sans tomber dans l'aspect fantasmagorique de ses précédents films. Le schéma narratif se devine rapidement, mais le traitement des différents personnages est tellement bien lié au sujet principal que le spectateur entre obligatoirement dans la trame du film. Ce polar couplé à une histoire d'amour prend forme grâce au duo Emma Stone-Joaquin Phoenix qui introduit à merveille la problématique suivante : un meurtre peut-il s'avérer légitime ? Si la jeunesse et la fougue de Jill abandonne cette question idiote à un domaine chimérique, ce n'est pas le cas de l'irrationnel professeur de philosophie qui tentera de jouer les justiciers masqués pour redonner un sens à sa vie. À travers une réalisation plus travaillée, Woody Allen transporte ses personnages d'un espace idéal à la réalité en un claquement de doigts. On retiendra notamment cette scène de baiser donné dans le palais des glaces d'une fête foraine, où les miroirs déformants côtoient des centaines d'ampoules incandescentes, et qui fait immédiatement revenir Abe du rêve à la réalité par le biais du regret. C'est avec ce genre de séquences qu'on voit que le cinéaste en a encore sous le pied ! Les quelques défauts se trouvent plus dans l'écriture… En effet, on regrettera un fin un peu abrupte, presque risible, et pas du tout conforme à ce que semble transmettre l'ensemble du film. Quand au personnage de la seconde amante, le rôle semble avoir été mis un peu de côté et en devient presque énervant sur la longueur.
Globalement, le nouveau film de Woody Allen est plutôt une réussite. Alors certes, cela n'égalera jamais les chefs d'oeuvre de ce grand réalisateur, mais Irrational Man a quand même quelque chose de particulier, comme si une sorte de poésie semblait s'extirper de la rudesse générale de son sujet. Pas du grand Allen, mais un divertissement correct…
Retrouvez cette critique et bien d'autres sur Be French !
Très proche de Crimes et délits, on est comme toujours avec Woody dans une réflexion approfondie sur les raisons de l'existence. Cependant, on est ici dans un basculement jouissif de sa filmographie, là où le côté sombre et ironique prend enfin la pas sur son côté humaniste et propret.
L'ivresse, la transgression, il y a du piquant dans ce film réunissant deux acteurs captivant, Emma Stone et Joaquim Phoenix, les nouveaux Scarlett Johansson et Jonathan Rhys Meyers.
C'était un bon Woody Allen dans son ensemble. Un duo d'acteurs très intéressants, un scénario, une mise en scène efficace et des moments drôles et cyniques font passer un bon moment.