Surpris que Gaspar Noé loue un truc aussi chiant, hormis pour le côté exercice de style, et encore quel intérêt de rajouter de la musique extradiégétique toute mielleuse qui gâche complètement l’intensité et l’émotion voulue, puis il n’y a pas d’ambiance particulière, ni même de mise en scène atypique, la caméra se contente d’accompagner les acteurs tel un found footage, c’est d’une banalité, à aucun moment le film ne propose de te porter et de t’emmener vivre cette nuit… En plus ça dure 10 plombes… Non franchement j’ai détesté.
Enorme claque. En plus d'être une véritable prouesse technique, rappelons que ce film est tourné en un seul plan séquence, ce film est véritablement immersif et oppressant. Au plus près des personnages pendant plus de 2h, le spectateur se retrouve totalement embarqué dans l'histoire. Plus le film avance, plus la tension monte, et plus le stress et l'angoisse se font ressentir. Les acteurs sont bons et le scénario intelligent. Pas une seule fois on arrive à deviner la prochaine péripétie des protagonistes tant ce film est imprévisible. De plus, le film se veut ultra-réaliste. On peut donc facilement à s'identifier à ses personnages (pour ma part en tout cas), et ça en devient que plus immersif. Ce long métrage est un véritable coup de force d'un point de vue technique mais également très puissant dans son contenu. Bravo!
Deux de cinéma hallucinantes. Filmées en temps réel, avec des lenteurs et des accélérations de rythme parfaitement ajustées, tellement bien faites qu'on se sent emporté dans cette virée nocturne et gagné par la montée d'adrénaline.
Fulgurance d’une langoureuse chute, d’un adieu au monde et à la raison, terrifiant engrenage qui saisit le spectateur alors danseur aveuglé dans une boîte de nuit pour ne le relâcher que perdu dans une rue déserte, Victoria semble incarner le désastre du temps : la brièveté d’une nuit – qui paraît parfois longue, trop longue à l’écran – suffira à marquer à jamais une vie meurtrie, à faire taire cette musique jouée quelques minutes plus tôt en compagnie de l’être aimé. De très bons acteurs sont en accord parfait avec le postulat du film, fort intéressant quoique un peu artificiel par moment, donnant lieu à une recherche de la performance cinématographique qui peut s’opposer à l’ultra-réalisme revendiqué (paradoxalement) ; la faute, certainement, à des longueurs inutiles. Il n’empêche que Victoria envoûte et emporte l’adhésion par un dernier acte prodigieux qui en justifie à lui seul le visionnage. Une expérience viscérale et unique.
Victoria, jeune espagnole fraîchement débarquée à Berlin, rencontre un groupe d'amis en soirée qu’elle décide de suivre. Elle va alors se laisser entraîner dans une aventure douteuse... La prouesse de ce film de Sebastian Schipper est d’avoir été tourné en une seule fois (et au bout de seulement 3 essais !). Au début, on se dit qu’on risque de trouver le film un peu long et finalement, l’histoire s’emballe et on ne voit pas le temps passer. Grace au plan-séquence, on s’immerge complètement dans ce groupe d’adolescents, comme si on était le 6ème, puis 5ème laron. Si c’était un film banal, j’aurais mis 3,5 étoiles. Mais compte tenu de la prouesse technique, ça vaut bien 4 étoiles.
Un film concept, ambitieux projet mais qui souffre inévitablement des problèmes de ce genre de défi un peu fou. Après un premier quart d'heure virevoltant, passionnant, d'une grande virtuosité technique, un long-métrage qui s'enlise dans un rythme lénifiant ponctué de dialogues stériles comme le pire de Quentin Tarantino. Un scénario qui n'offre absolument aucune originalité, improbable descente aux enfers pour un style d'écriture dont je ne suis absolument pas friand. Clinquant mais inepte.
Un thriller avec un scénario de personnages sans histoires, des inconnus qui se rencontrent et intriguent, des péripéties périlleuses, le fond est pas très palpitant mais qui s'en sort bien.
Certes, il y a la performance collective du film tourné en un seul plan-séquence. Mais sinon ... ? On retrouve en fait tous les poncifs du thriller dans ce film beaucoup trop long et qui peine à démarrer, on a déjà vu 100 fois toutes les scènes qui se succèdent donc sans aucune interruption.
Véritable prouesse technique car tourné en un seul plan séquence (!), Victoria nous plonge dans une nuit berlinoise qui réservera de nombreuses surprises à une jeune Espagnole sortant tout juste de boite. S'il retranscrit bien l'atmosphère de la capitale allemande – du moins dans sa première partie – et offre de beaux moments d'émotion, le film est parfois un peu long. À voir.
Un plan séquence véritable morceau de bravoure ! Ceci n'efface pas complétement le scénario un peu léger. On comprend mal comment Victoria peut accepter de suivre ces 3 zonards qui ne peuvent lui apporter que des ennuis. spoiler: De même, la fin ouverte est un peu trop simple. On aurait aimé savoir si Victoria va réussir à tromper la justice, ce dont on doute. Un film que l'on appréciera donc plus pour sa technique que pour son scénario.
Le procédé technique du plan-séquence ininterrompu n'est en aucun cas novateur dans le cinéma. Mais il avait au moins le mérite de faire de "Victoria" une oeuvre originale. Hélas, et malgré le jeu des deux beaux acteurs principaux, le film se trouve, dès le début, plombé par des longueurs qui empêchent de mettre rapidement l'histoire en situation et de déclencher l'intérêt. Et ce ne sont pas les trop nombreuses invraisemblances qui le sauvent, loin de là. Intéressant mais vite oublié et définitivement surcoté. Dommage.