Green Room
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Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2016
3 ans après Blue Ruin, son deuxième film, Jeremy Saulnier revient sur le grand écran avec un film qui vient s'inscrire directement dans la lignée de celui-ci. Similitude du nom où le Blue Ruin devient Green Room, un changement de couleurs et de genre mais pas d'ambitions. Car après avoir déconstruit le revenge movie pour en faire une réflexion habile sur la spirale de la violence et sa vacuité au sein d'une oeuvre étonnamment touchante et mélancolique, il vient avec son troisième long métrage faire une déconstruction du survival pour faire une étude de l'harmonie qui est issue de la fureur et du chaos. Il aime clairement le côté paradoxal de la violence et il vient clairement continué ses thématiques et ses obsessions au sein de cette oeuvre qui vient former un diptyque très intéressant avec Blue Ruin.
Le principal défaut du scénario viendra de là. Du fait que dans son écriture Saulnier est bien trop dépendant de la démarche déjà mise en place avec son précédent film. Ce qui fait que si on ne l'a pas vu, il manque indéniablement un clef de lecture pour comprendre les intentions premières de ce film et que sans ça, on se retrouve un peu vite devant un survival légèrement arty et qui peut sembler terriblement gratuit. Saulnier assume totalement l'aspect diptyque de ses deux œuvres et les construits comme les deux faces d'une même pièce, et même si il a les même ambitions, il évolue au sein de deux genres différents auquel il donne deux tonalités opposés. On est ici très loin d'un sentiment de mélancolie, se rapprochant plus du désespoir et de l'hystérie. On retrouve ses personnages en pertes de repères qui ne savent plus comment réagir devant cette avalanche de violence et qui perdent peu à peu la raison ainsi que l'amour du cinéaste pour l'humour noir, montrant toute l'ironie de ce jeu de massacre. On est clairement devant un film d'auteur, où il poursuit ses tics de langages et ses obsessions avec une cohérence admirable. Nous sommes toujours en terrain connues si on est familiarisé avec son cinéma mais il a l'habilité de ne pas refaire le même film et de partir sur des interrogations totalement différentes au sein d'un même thème.
Sa précédente oeuvre était un film solitaire, celui-ci s'intéresse à la notion de groupe. Les personnages étant volontairement dénué de personnalité forte pour qu'ils se fondent dans la pensée collective. Chacun ayant suffisamment de développement pour avoir sa propre place dans le groupe, il y a le leader confiant et charismatique, la voix de la raison, l'introverti et etc. Une hiérarchie se forme au sein de la bande et une pensée commune émerge. Ici les deux groupes de personnes qui s'affrontent son régi par les mêmes dogmes de groupes, le tout prenant formes comme une guerre d'idées, où les pires atrocités sont commises pour protégé l'intégrité des siens. La pensée collective devenant déshumanisé, hostile et prête à tout pour défendre son bon droit quitte. C'est généralement cela qui fait dégénéré une situation et qui la plonge dans le chaos mais paradoxalement c'est ça aussi qui crée des liens et permet un dialogue. Mais étant donné que le film s'intéresse plus à cet état de fait qu'à ses personnages, ceux-ci ne seront pas particulièrement intéressants ni même attachants ce qui nuit grandement à la narration. Celle-ci devenant par moments trop didactiques et répétitives lors de la deuxième partie du film, qui est une succession d'assauts et de replis de la part des protagonistes et les échanges entre eux manque parfois de finesse et de subtilités, l'écriture étant parfois trop évidentes quant à ses intentions. Néanmoins, tout ce qui est gestion du chaos se montre impeccable, étudiant habillement la logique et surtout l'ordre sous-jacent de celui-ci, qui est tout autant capable de faire régner la fureur et l'hystérie la plus violente comme le calme le plus absolu. A l'image d'un pogo, le film ne s'intéressant pas pour rien à l'univers punk rock, le chaos est un effet de masse incontrôlable mais harmonieux qui trouve son rythme dans le mouvement des corps qui s'entrechoquent, il peut paraître animal et désorganisé de l'intérieur, mais vu de l'extérieur un grâce et une harmonie s'en dégage. Le parallèle étant ici astucieusement traité et pensé. La violence est ici un moyen pour le groupe de trouver une forme de repère et d'affirmation pour chacun de ses membres. Comme pour Blue Ruin où la vengeance sortait le personnage de sa torpeur pour qu'il reprenne un certain contrôle sur sa vie. Le but, aussi violent puis-t-il être permet aux personnages d'avancer et de se comprendre malgré les différences. La fin, très intelligente et pleine de sens, vient souligner cela à merveille.
Saulnier s'entoure pour la premier fois d'un casting à l'envergure international et distribue ses rôles avec intelligence. Anton Yelchin devient alors la représentation parfaite des intentions du cinéaste. L'acteur est très talentueux dans sa manière de jouer avec les émotions mais est un acteur que l'on pourrait qualifier de lisse dans le sens où il n'a aucun réel charisme et marque par sa capacité à se fondre dans le décor. Ici il s'impose dans le rôle de l'introverti, intelligent mais très débrouillard et courageux. En faire le personnage principal devient alors pertinent car ni vraiment dans un groupe, ni vraiment solitaire, il devient le témoin actif de ce chaos. Y prenant part mais en prenant aussi en compte de ce que cela implique symbolisant la vérité au milieu de tout ses mensonges. La plupart des autres personnages prétendant être ce qu'ils ne sont pas, comme ses amis qui prétendent être en marge pour se donner un air cool alors qu'ils non rien de particulier. On retrouve donc ce message de personnages en perdition qui cherchent leurs places au sein d'un système, peut importe sa nature. Macon Blair, acteur tenant le rôle principal de Blue Ruin, vient symboliser ça dans son rôle trouble d'un homme qui cherche sa place chez les skinheads, les antagonistes, sans vraiment la trouver et sortant du manichéisme que le conflit érige entre les deux groupes qui s'affrontent. Patrick Stewart en impose dans son rôle de leader cruel et sans pitié, offrant une prestation remarquable qui contraste entre la sagesse et le calme de l'acteur face à la violence du personnage, ce qui le rend tout aussi terrifiant que apaisant. Mais celle qu'on retiendra surtout ici c'est Imogen Poots, qui tient enfin un rôle à sa mesure. Elle excelle à retranscrire toute les nuances de ce personnage badass qui oscille entre le doute et le désespoir et la violence déterminée. Actrice talentueuse mais souvent reléguée aux seconds rôles insignifiants, elle trouve ici toute la place pour s'exprimer et venir voler la vedette à l'ensemble du cast.
La réalisation est impeccable, marquant surtout par une photographie sublime qui vient accentuer les nuances de vert. Dans son précédent film, Saulnier avait élaboré son revenge movie au sein d'un ballet bleuté et apaisant et ici il continue son contraste de couleur avec le vert qui vient se heurter au rouge sang. L'oeuvre ayant tout de suite un aspect plus malsain et claustrophobe, ici le vert de la nature comme celui du bâtiment dans lequel se déroule la majeure partie de l'intrigue viennent oppresser les personnages. La musique oscille entre la violence du punk rock et des compositions originales plus calme et organique qui servent avant tout à accentuer l'ambiance et le montage se montre intéressant dans sa manière d'éluder la fureur pour se concentrer sur la calme qu'instaure le chaos. Dès que les choses commencent à devenir trop énervées et bruyantes, le tout cut pour revenir à des moments plus calmes. C'est quelque chose que l'on retrouve dans la mise en scène minutieuse de Jeremy Saulnier. Ici à l'inverse de Blue Ruin qui favorisait les grands espaces, il cloisonne ses personnages et son récit, le tout prenant la forme d'un huit clos. Mais au lieu de s'intéresser à la fureur qui émane du lieu, il s'intéresse plus à rendre ce qui le rend calme et silencieux, filmant ce jeu de massacres de manière très abstraite et intime quitte parfois à plonger dans l'over the top et de flirter avec le ridicule dans un dernier tiers qui laisse exploser la folie des personnages. Il compose ses plans avec intelligence pour marquer la violence des affrontements, sans pour autant tomber dans quelque chose de trop trash et appuyé. Il fait un travail consciencieux et très beau visuellement mais qui fini un peu par tourner en rond par moments et qui fini un peu par perdre intérêt. Un défaut qu'il semble traîner de film en film comme si il ne savait plus comme utiliser son concept sur la longueur et qu'il finissait un peu par se perdre.
En conclusion Green Room est un très bon film. Continuant les thématiques et les obsessions de son cinéaste, il vient former un diptyque cohérent et abouti avec Blue Ruin. Néanmoins Saulnier fait l'erreur d'avoir pris pour acquis son public et écrit son nouveau film de manière trop dépendante de son précédente, ce qui peut le dénaturer aux yeux du néophyte qui ne s'intéresse pas forcément à la vision du cinéaste. Car sans cette vision, le film devient bien plus classique dans son genre, étant bien plus ancré dans le survival, que Blue Ruin ne l'était dans le revenge movie. Ce qui rend ce Green Room moins marquant et maîtrisé que son aîné. Malgré tout, on reste devant une oeuvre de grande qualité, qui tend un peu à être répétitive et légèrement grossière dans sa narration et qui ne tient pas son concept jusqu'au bout, mais qui s'impose par le savoir-faire et l'intelligence de la mise en scène, un propos pertinent qui porte un regard juste et astucieux sur la notion de groupa à travers le chaos et qui est en plus soutenu par un excellent casting, Imogen Poots en tête.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2016
"Green room" est le dernier film de Jeremy Saulnier, auteur du très bon "Blue ruin".

**Dans la région de Portland, un petit groupe de rock de la scène punk termine sa tournée par une dernière date inattendue au coeur des grands espaces verts et humides de la région dans un petit rade, repaire de skinheads, dont les murs sont recouverts de croix gamms, de croix celtiques et de drapeaux confédédérés.

Après leur concert, l'un des membres du groupe, parti pour rechercher un portable, du groupe découvre une fille poignardée entourés de locaux. Le groupe se barricade dans la pièce, le propriétaire du lieu et ses hommes de main veulent les en débusquer...**

"Green room" est un très bon thriller qui s'apparente à un "survival". Comme on peut le pressentir, l'affrontement entre les 2 clans tourne au jeu de massacre et les pertes seront lourdes des 2 cotés.
La réalisation est âpre, réaliste et sans fard, orientant le film vers un certain réalisme. Le film est violent par moment. Le suspense est maintenu jusqu'au terme du film. Comme dans "Blue ruin", le réalisateur réussit à immerger le spectateur dans un fillm réaliste, avec quelques touches d'humour (le groupe commence son concert par "Nazi punks fuck off" des Dead Kennedys, plutôt courageux dans un nid de skinheads...) et un style assez original.

Coté casting, Patrick Stewart (Darcy Banker, patron de la salle) est froid et inquiétant, Anton Yelchin (Pat) et Imogen Poots (Amber) sont très bons. On retrouve Macon Blair, acteur principal de "Blue ruin" dans le rôle de Gabe, l'un des hommes de main de Darcy.
tifdel13
tifdel13

104 abonnés 519 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2016
Après Blue Ruin, Green Room. Jeremy Saulnier change de couleur et d’atmosphère mais pas de registre. Dans son nouveau film, pas de vengeance personnelle mais un groupe de punk-rock pris au piège dans une loge d’un bar néo-nazi.
Green Room tient surtout du genre « survival » ultra-violent, comme Délivrance ou Mad Max 2. Deux oeuvres dont Saulnier ne renie pas l’influence. Les méchants du film (menés par un Patrick Stewart, froid et terrifiant) ne tuent par simple plaisir – même si ça ne les dérange pas – ils le font surtout pour se débarrasser de témoins indésirables sans encombrer de scrupules. C’est leur façon de s’y prendre qui relève du sordide. La violence est...

Venez découvrir la suite de ma critique dans son intégralité sur mon site ScreenReview !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 septembre 2016
Pas très prenant en fait, quelques scènes intéressantes cependant... Les personnages ne sont pas assez développés pour qu'on accroche. Un film à regarder pour passer le temps
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2016
Pas la peine d'en faire une longue analyse, le film est juste bien trippant ! Dans le genre huis clos à l'ambiance stressante et oppressante, c'est le top! L'histoire n'est pas des plus originales mais Saulnier (Blue Ruin) arrive malgré tout à nous pondre un film dont on ne devine pas l'issue dès les premières minutes comme c'est très souvent le cas dans ce genre de films... Et c'est justement ce qui fait tout la force du film qui vous scotche au siège en vous demandant comment vont réagir chacun des personnages aussi bien d'un côté que de l'autre... Tout s'enchaîne très vite, impossible de s'ennuyer d'autant plus que le film est court ! Un vrai bonheur de constater qu'on peut encore être surpris et se taper de bons films dans le genre! Après Blue Ruin et maintenant "Green Room", reste plus qu'à espérer que Saulnier continue de nous pondre des pépites pareilles! ! J'en reprendrais bien tous les jours des comme ça !
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mai 2016
J'avais déjà vu "Green Room" à Cannes lors de la Quinzaine des réalisateurs avec l'équipe du film il y a un an et je constate qu'il y a beaucoup d'éléments que je n'avais pas saisi. Là, en le revoyant un an après dans une salle quasi vide, loin de tout le gratin cannois qui rigole aux éclats à chaque "vanne" (c'est loin d'être un film comique pourtant !), j'avoue avoir nettement plus apprécié le film que j'avais trouvé banal à ma première visualisation. "Green Room" est un slasher peu ordinaire qui met en scène un jeune groupe de musique punk qui, lors d'un concert au fin fond d'un coin pommé dans une boite rempli de skinhead violents, assistent par accident à un meurtre en coulisse. Mais malheureusement, le patron du club (Patrick Stewart) ne compte laisser aucun témoins pouvant leur causer des problèmes. Bien que le début a du mal à démarrer, on remarque néanmoins une réelle signature au niveau de l'image ; les plans sont rapides et propres, et ne laissent en aucun cas présager ce qui s'ensuit, mêlant le road trip avec humour et musique punk. Puis, c'est le début de la descente aux enfers pour le groupe et on se demande quel sera le point de départ de toute cette boucherie que laisse entrevoir la bande-annonce. Toute va très vite, une sorte d'effet boule de neige infernal très efficace qui nous emporte dans ce survival improbable, et l'ayant vu deux fois, l'effet reste saisissant, même si certains éléments restent pour moi un mystère. En effet, le film se constitue comme un puzzle car rien n'est dit explicitement sur le contexte du meurtre (ou sinon par parole rapportée) ni sur la réelle identité des "skinhead". spoiler: Sont-il des nazis au vue des réactions violentes lors la chanson "Nazi, fuck off" ? Quelle est la réelle signification de la communauté des "Lacets rouge" ? A un moment, Patrick Stewart en donne à l'un de ses sbires...
La violence est l'un des thèmes du film. Comment des innocents pris au piège répondent à une violence étrangère ? Qu'est-ce qu'ils sont prêts à faire pour sauver leur peau ? Quelles valeurs défendent ces skinheads ? C'est effrayant de voir cette alternative de représentation. Après tout, comme le dit l'un des personnages, spoiler: "c'est comme une grande partie de paint-ball, c'est violent mais on fait semblant"
. Les jeunes acteurs sont tous très convaincants et Patrick Stewart est glaçant dans ce rôle très mielleux à premier abord mais totalement fêlé et prêt à tout pour arriver à ses fins. Ce qui apporte de l’intérêt à ce film, en plus du fait qu'il soit bien réalisé, c'est que c'est pas de l'horreur et de la violence gratuite. C'est de la violence qui répond à une attaque soudaine et extérieure. Par contre, c'est dommage que la fin soit si bâclée que ça...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 avril 2016
Green Room (2015

Les membres d’un groupe de rock punk se retrouvent malgré eux témoin d’un meurtre, et devront survivre aux agressions d’une communauté de Skinhead.

Le groupe méconnu The Ain't Rights décide en dernier recours d’aller jouer dans un club paumé d’une région reculée de l’Oregon. Ils ne s’attendaient cependant pas à se retrouver au milieu d’une bande d’extrémistes. La situation bascule lorsque le groupe découvre un meurtre dans les loges. spoiler: Essayant d’appeler la police, ils seront obligés de s’enfermer, alors que Darcy, le propriétaire, arrivera et essayera de régler la situation… par tous les moyens. Bien que le groupe cherche à prendre contact avec la police, afin de faire la lumière et la justice sur le crime, Darcy ne cherche qu’à couvrir la situation, quitte à se débarrasser de ces gêneurs.


L’élément déclencheur arrive rapidement et sans mise en garde permettant à l’histoire de se lancer immédiatement. La tension est construite instantanément, et grâce à la mise en place préalable des risques et des comportements des personnages, nous ressentons très vite les risques et les enjeux de cette situations tendues et dangereuses. Les penchants extrémistes de Darcy couplé à l’environnement social instable permet au film de dégager un sentiment de dure réalité, qui fait que chaque acte ou action violente résonnait encore plus fort que des litres d’hémoglobines dans un simple film de zombie ou d’un bête film d’action grand public. Chaque coupure, chaque tire, de par le coté prenant et par le très petit nombre d’arme et de munition, a un impact et des répercussions importante et marquante. La narration appuis progressivement, et au fur et à mesure, la situation semble sans issue pour les protagonistes. C’est direct et ne propose pas beaucoup, avec quelques légers retournements.
Les éléments d’intrigue sont également livrés au fur et à mesure, mais certains moments trop longs et trop calmes casse réellement le rythme. J’avais envie de dire « je m’en fous ! Qu’on passe à la suite ! ».

Le cadrage est rapproché, ce qui donne constamment un sentiment d’oppression car on ne voit pas ce qu’il se passe hors du champ, et on est plus proche des situations, des peurs, des angoisses, de la tension des personnages. L’éclairage utilise beaucoup de contraste, ce qui rend ce club malfamé encore plus angoissant.

Anton Yelchin est bon dans son rôle. Il donne à son personnage Pat les émotions lorsqu’il est confronté à des peurs, lorsqu’il essaye tant bien que mal que de garder le courage ou bien lorsqu’il souffre le martyr.
Imogen Poots incarne Amber, un autre témoin de la scène, mais au caractère vengeur et à la limite de la cruauté. Elle saura nous surprendre aussi bien par son bon sens, que par ses actions.
Patrick Stewart était Darcy. J’ai trouvé très agréable que de le voir jouer ce rôle paternelle vis-à-vis de sa communauté, avec des paroles plein de (fausse) chaleurs, mais en étant également calculateur et un manipulateur suave.

Un thriller sympathique, jouant principalement sur l’ambiance et la tension.
7,5/10
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 octobre 2016
Reconnaissons, depuis Blue Ruin, le nom de Saulnier porte l'intérêt. Comme un James Wan ou un Alexandre Aja. On suit de très prêt la sortie du prochain, sauf que Green Room se devait de confirmer. La patte est bien présente. Tout en retenue et en réflexion, l'hyper- réalisme dicte l'évolution. Des disparitions en grandes enjambées tonitruantes, on savoure l'exécution surprenante de ce survival. Vivement la suite.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 avril 2016
Ce qu'il y a de bien avec Green room... Non, je reformule : ce qu'il y a de GENIAL avec Green Room, c'est qu'on a non seulement un thriller qui va à 100 à l'heure, avec de l'action, du suspens, et de l'adrénaline, mais aussi un vrai film de metteur en scène où l'on retrouve tout le talent de Jeremy Saulnier. Après Blue Ruin, ce jeune réalisateur confirme qu'il a une manière de montrer la violence qui est assez unique dans le cinéma d'aujourd'hui, même si elle est imprégnée de cinéastes comme Carpenter ou Peckinpah. Pour une fois, voilà un survival sans personnages stupides qui prennent des décisions foireuses les faisant automatiquement se retrouver à la merci de leurs agresseurs. Non, ici les personnages s'efforcent tant bien que mal de prendre des décisions rationnelles dans un climat de violence extrême. Et c'est cet hyper-réalisme qui crée un état de tension intense chez le spectateur... Chaque situation est l'occasion de se mettre à la place des personnages, et de se demander ce qu'on aurait fait à leur place. Préparez-vous à passer 1H30 accrochés à votre siège. Et à prendre un gros coup de poing dans l'estomac.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2016
Jeremy Saulnier avait su se faire remarquer en 2013 avec Blue Ruin et apporte à Deauville avec lui Green Room, thriller ultra-violent mêlant Punk-rock et idéaux nazis au pays des skinheads. Si le film ne ressort pas comme une véritable claque cinématographique, Saulnier a au moins le mérite de proposer un presque huis-clos sous tension, utilisant les codes du slasher et usant d'un humour grinçant. Pas vraiment effrayant mais pas loin d'être dérangeant...
Mondocine
Mondocine

82 abonnés 293 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 octobre 2015
Un groupe de punk-rockers aux prises avec des skinheads ploucs et violents, Jeremy Saulnier filme et se régale dans une série B furieuse et sans concessions, à laquelle on reprochera juste les mêmes manquements d'écriture qu'à Blue Ruin.

La critique complète sur Mondociné
Dimitri F
Dimitri F

10 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2015
Vu à Deauville 2015.
Casting impeccable avec en tête une Imogen Poots toujours aussi sexy.
Une réalisation dense, aux scènes chocs et un humour noir omniprésent.
Un très bon moment.
Sally Ecran et toile
Sally Ecran et toile

71 abonnés 304 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2015
Il était étonnant de découvrir que le Festival du Film Américain de Deauville 2015 avait sélectionné un film d’horreur pour sa compétition officielle. Si de primes abords, la thématique ne semble pas si effroyable que cela, détrompez-vous car « Green Room » recèle quelques scènes trash mémorables et de nombreuses situations stressantes qui feront battre le cœur de tous ses spectateurs.

Tout d’abord parce que l’atmosphère est pesante. Les lumières, le lieu, les musiques et les bruitages utilisés nous immergent dans un huit clos hyper angoissant vécu par nos héros. La pression psychologique est intense et les intentions du groupe de néo-nazis on ne peut plus claire… On sait que tous nos protagonistes sont exposés à une morte certaine mais on souhaite de tout cœur les voir survivre à une situation qu’ils étaient bien loin d’imaginer.

Ensuite, parce que le casting porte à bras le corps une intrigue alarmante avec un talent incommensurable. Certains sont d’ailleurs des habitués des comédies romantiques et présentent ici une nouvelle facette de leur potentiel dramatique : Anton Yelchin ou Alia Shawkat en sont deux beaux exemples. D’autres assumeront complètement le rôle qu’on leur a confié: tantôt victime, tantôt traqueur, ils jongleront avec les émotions avec beaucoup de conviction : Callum Turner, Mark Webber, Joe Cole, Imogen Poots, Macon Blair ne sont que quelques-uns de ces brillants acteurs aux côtés desquels nous prendrons place durant plus d’une heure trente… En effet, le réalisateur a eu l’intelligence de filmer les scènes de telle façon qu’on ne peut qu’être impliqué dans l’histoire qui défile sous nos yeux.

Autre belle surprise du film, le jeu hallucinant de Patrick Stewart (« Star Trek », Professeur Xavier dans « X-Men ») qui nous glace le sang par ses intentions malsaines et sa froideur. Il n’y a pas à dire, nous ne le verrons plus jamais de la même façon ! Quel acteur ! Entouré lui aussi de comédiens les plus flippants les uns que les autres, il saura mettre un place un jeu du chat et de la souris prenant et oppressant.

Jeremy Saulnier signe ici un troisième long métrage intense. Certes dérangeant, le film offre une expérience cinématographique inédite. Même si le sujet abordé est loin de faire l’unanimité, il faut admettre que la réalisation est impeccable et qu’hormis le sujet traité, nous n’avons pas grand-chose à reprocher à « Green Room ». Espérons qu’il sera distribué chez nous pour permettre aux amateurs du genre d’assouvir leur intérêt et d’entrer dans l’univers préoccupant du jeune réalisateur américain.
Alice025

1 887 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2015
Après Blue Ruin, un film que je n'ai pas aimé, Jeremy Saulnier m'a épaté pour son nouveau long-métrage avec notamment en tête d'affiche Patrick Stewart. Un groupe de jeune punk rock se fait séquestrer par des skinheads car ils ont vu un cadavre. La quête de la survie commence... Assez violent (- de 16 ans), l'histoire nous tient en haleine du début à la fin, vont-ils s'en sortir ? Qui va mourir ? Que va t-il se passer s'ils sortent de la pièce ?
J'ai d'autant plus aimé que ce genre de film sort du lot face aux films de compétitions, qui sont principalement des drames. J'espère qu'il sortira au cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 septembre 2015
Un bon film bien gore , bien jouer, bien réaliser, a voir !!!
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