Green Room
Note moyenne
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180 critiques spectateurs

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bibtar
bibtar

32 abonnés 598 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2021
Un "survival" largement au dessus de ce que peut proposer habituellement ce genre de film, évitant la plupart des pièges auxquels les studios hollywoodiens ont tendance à tomber quand il s'agit de mettre en scène une bande de jeune dans un contexte violent, allant de la niaiserie insupportable aux personnages sans profondeurs, et même si les codes du genre sont bien présents, ceux ci sont exploités de manière plus qu'intéressante et surtout dans une ambiance efficace. En effet, quand il s'agit d'illustrer tant l'angoisse que l'atmosphère très particulière qui se rattache aux univers des différents protagonistes, le réalisateur apporte sa patte très personnelle, mélange entre esthétique et contemplation qui se ressent surtout à l'image lors de séquences assez étendues qui utilise les décors comme véritable protagoniste, par l'importance que peuvent prendre les paysages que ça soit au niveau de l'intrigue qu'à celui de la tension, de plus cette capacité à transcender l'ambiance du film simplement à l'aide de la caméra, choSe que l'on retrouve également dans son précédent film, offre une façon de regarder et vivre ce genre de film d'une toute autre façon, pas seulement dans les hurlements et le sang, car le contexte et l'atmosphère assez pesantes du film, à l'image tant que dans le sujet, permet clairement une immersion intensive et angoissante dans un monde très glauque, aux lumières crasseuses ou tout simplement par des passages de silence accompagné d'un plan large, afin d'accroître le sentiment de profondeur, il est évident que la qualité de la technique cinématographique est totalement au rendez-vous, et permet de voir sous un angle bien plus intéressant ce genre de film. Pourtant, la structure du film qui tend premièrement à exploiter l'univers des deux groupes de protagoniste pour ensuite à passer quelque chose de plus rentre dedans, n'est pas forcément évidente aux premiers instants si l'on ne sait rien de ce film, pourtant rien que l'atmosphère générale laisse présager une angoisse croissante, mais le suspense et la surprise fonctionne à merveille, laissant présager peu de chose ou tout simplement par une détonation ou une présence inattendue, le réalisateur parvient à faire bondir de son siège par une séquence pour ensuite faire dresser les cheveux sur la tête par la violence assez exacerbée dont l'intrigue prend le virage, et cela de manière assez inattendue et qui ne fait pas dans la dentelle et encore moi dans la série B, car la qualité des passages d'effroi et de barbaries sont non seulement parfaitement mis en scène, déroutant tant par les actes que leurs motivations, mais surtout ils sont totalement dans le style et l'ambiance du film, n'allant pas chercher des effets de massacres totalement absurdes ou pas adaptés, au contraire on sent cette volonté du réalisateur de mettre l'horreur au service du style de ce film, et bien sûr dans une expression assez esthétique de la violence, rappelant évidemment le goût pour ce genre d'image du grand Q. Tarantino, et quand on voit le résultat dans son ensemble, cela fonctionne sans souci et surtout sans se dire que certaines choses sont exagérées, tout semble prévus et orchestrés et bien sur dans l'intrigue on retrouve totalement la présence très pesante de cette atmosphère si particulière. Déjà dès les premiers instants, on ressent bien cette volonté de poser un cadre très marqué afin d'y développer au mieux l'histoire racontée, totalement en harmonie avec ce qui se joue à l'écran, et encore plus un fois que le fil conducteur se met en place, et bien que l'ambiance été travaillée pour faire monter la tension crescendo, on en est pas moins surpris lorsque la situation change de ton, tout en conservant du début à la fin une mise en scène très soignée, une photographie pensée dans chaque détail et bien sûr la musique qui met encore plus en relief l'aspect stressant du film, ainsi de cette manière le scénario prend une tournure et un sens bien barré tant par ce qui est raconté que ce qui est montré, de nombreux passages font effet de façon incroyable, d'autant plus que tout le contexte est réfléchi, pas un simple étalage de violence démesurée, le but étant clairement de donner du sens et de la crédibilité à cette histoire, et quand on pense à son précédent film "Blue Ruin" qui proposait le même type d'approche mais plus dans le genre du "revenge movie", à la fois contemplatif, réaliste et plein de sens sauf que la grande différence ici réside évidement dans le rythme général bien plus puissant et cadencé sans non plus tomber dans le déroulement d'action sans cesse, on se retrouve bien plus facilement emporté devant ce à quoi on assiste par cette façon de jouer au yoyo avec l'attention et le stress, n'hésitant à être très cru mais toujours au bon moment créant surprise et étonnement à l'égard de nombreuses scènes, ainsi qu'un certain intérêt pour l'aspect sociologique qui est mis en lumière par le contexte de l'intrigue, chose bien développée sans trop tomber dans la dénonciation exacerbée. En rajoutant à cela une palette de personnage bien diversifiée, totalement stéréotypée vis à vis de leur appartenance sociale afin d'accroître le sentiment d'immersion et la crédibilité de ce qui est raconté, pourtant la majorité d'entre eux non que très peu d'expérience d'acteur et malgré tout on sent bien que l'on dépasse les simples adolescents prédestinés à la mort, plein de cris et de pleurs de terreur dans leur propos, bien au contraire non seulement leur destin n'est pas évident à établir et d'autant plus surprenant dans le traitement de ces scènes la, ne jouant pas du suspense inutile et tout ces genres d'artifices souvent bien lourds, mais surtout il donne une valeur supplémentaire à l'ensemble de l'intrigue et il est indéniable par contre que c'est clairement P. Stewart qui représente le mieux ces concepts, tant par le flegme et le calme qu'il incarne malgré son rôle et le déroulement des événements, tant par le personnage qu'il joue et sa manière d'agir face à la menace, tout étant encore une fois parfaitement calculé et expliqué sans superflu ou exagération, ainsi il offre une prestation de haut vol et bien que le protagoniste soit déjà incroyable sur le papier, sa place dans l'intrigue et ce que renvoi P. Stewart dans ce rôle en font une dès clés de voûte de la réussite de cette histoire. Ainsi J. Saulnier prouve sa capacité à traité des genres bien particuliers et surtout très souvent fait sans grande qualité scenaristique ou cinématographie, de façon très personnelle, ou images et plans sont au service du scénario et offre des alternatives à ce dont on est habitué à voir quand il s'agit de s'aventurer sur des terrains éprouvés depuis bien longtemps et sans évolutions notables, ce film la étant suffisamment puissant pour rendre cela encore plus évident, et non seulement on arrive à trouver de l'intérêt autant dans l'intrigue que dans l'image ou les scènes de violence, tout y est au diapason et même si le rythme peu paraître assez inégale et la conclusion simpliste, on en reste pas moins totalement pris au jeu, mais surtout on est surpris autant par l'histoire et son traitement que par la qualité technique et l'ambiance mise en place, ainsi difficile de ne pas être happé malgré soi dans cet univers trash, gore et cinglé à souhait, cela se ressentant à tout les niveaux du film.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 janvier 2017
Un navet comme on en fait peu. Il y a bien longtemps que je n'avais pas vu un aussi mauvais film ! La musique est mauvaise, le scénario est vide, le cadrage est atroce...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 décembre 2016
franchement pas terrible cette histoire ou alors réservée aux amateurs des films de ce genre. oui mais quel genre ? horreur ? gore ? thriller ? rien de tout cela en fait
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 décembre 2016
« Green Room » est un bon thriller, dont l’aspect horrifique est surtout visuel puisqu’on navigue dans le survival. L’histoire est plaisante et la mise en scène est très bien orchestrée et admirablement bien équilibrée. La gestion des lumières, la montée en pression, l’atmosphère, les décors sont harmonieux et rien ne bascule jamais dans l’exagération, ce qui offre une ambiance très réaliste. Le casting est intéressant en offrant des prestations plus qu’honorables. L’ensemble nous donne un métrage au-dessus de la moyenne et donc une agréable surprise qu’on peut aisément recommander.
ollavatelli
ollavatelli

64 abonnés 547 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 novembre 2016
Sur ce coup avec Green Room, je me suis fait complètement avoir. Tout était réuni pour donner un thriller bien sombre : le synopsis, l’affiche sombre et l’avis général des spectateurs. Pourtant, le film ne se révèle pas à la hauteur pour ma part : pas assez sombre, assez construit et pas assez crédible.

Suite à un concert, un des membres du groupe découvre le cadavre d’une fille. Après avoir avertis ses amis, le groupe se retrouve enfermé dans une pièce avec un des gardes, en attendant soit disant l‘arrivée des flics. Très vite, le groupe de néo-nazi vont me déranger : leurs intentions et motivations ne sont pas claires et on ne sait pas s’ils sont réellement mauvais ou non. Pendant toute l’œuvre, ils veulent se débarrasser des jeunes mais en allant toujours avec le frein à main donc ils ne se montrent pas si menaçants que ça. Le film n’est pas si nerveux qui ne laissait croire. Pendant tout le film, c’est on sort de la pièce, on rentre de la pièce, on ressort et on rerentre. Quel scénario ! Les personnages font que du va et viens au même endroit. Les méchants ne viennent que par un ou deux chercher les jeunes : c’est ridicule. Soit disant, ils ont une armée : c’est quasiment vide de personne. Le lieu où tous les personnages se situent est très limité. Certains faits et choix des personnages restent incompréhensibles ou invraisemblables. Après tout comment quatre ou cinq adolescents arrivent en étant enfermés dans une pièce, à être plus menaçants ou piégeants que leurs adversaires ?
Puis que dire de la fin ? Totalement ridicule. Le dernier plan est infâme et de très mauvais goût pour un thriller.
Alors oui, les images sombres accentuées de couleur verte donnent un rendu esthétique et sombre ; et oui il y a deux ou trois passages bien violentes ou sanglantes mais ça ne suffit pas pour redresser une très faible écriture. Heureusement que le petit moment de stratégie que fait la fille et le garçon pour tuer deux hommes dans la pièce relève un peu le niveau.

Green Room est donc un film que j’attendais tellement de bonnes choses mais qui au final se révèle être une grosse déception. Une scène et la photographie un peu sombre, accentuée de vert seront bien les seules choses qui m’auront plu. Ce film ressemble plus pour moi à un direct to video plutôt qu’autre chose : affiche, synopsis et promesses alléchantes et au final plus de vides que de contenus.
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2016
Un bon film à suspens horrifique (pas thriller !). Loin des supers héros, nos protagonistes s'en tirent très correctement. Seule faiblesse : la mise en place une peu longue. le reste est typé "survival" et c'est réussi.
Coté histoire annexe, la compréhension n'est pas des plus simples ...
A découvrir ! 3.5/5 !!!
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2016
Un groupe de punk rock à la ramasse donne un concert dans un club néo-nazi, au fin fond de l'Oregon. Ils deviennent alors malgré eux les témoins d'un meurtre, et ainsi la cible des propriétaires des lieux. "Green Room" est un thriller en huis-clos très maîtrisé de la part de Jeremy Saulnier. L'intrigue est d'abord bien menée, entre des rebondissements inattendus, et surtout des personnages crédibles, qui tentent de se sortir d'une situation difficile, sauf que l'adrénaline et la peur gouvernent leur raison et leurs actes. Parmi les musiciens, on repère Anton Yelchin, assez convaincant, et dont ce sera malheureusement le dernier rôle (le jeune acteur est décédé d'un accident en 2016). Face à lui, Patrick Stewart s'avère étonnant en incarnant un néo-nazi glacial, méthodique, et sans scrupule. Personnage dont le côté froid est renforcé par le décalage avec le décor : un bar glauque, aux couleurs néons flashy. Ces visuels aident également à développer une ambiance ultra-tendue, où deux camps s'affrontent frénétiquement, et où la violence est viscérale (âmes sensibles s'abstenir !). Une bonne surprise.
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 octobre 2016
Une certaine maîtrise de la tension par moment. Green Room est une œuvre bancale qui ne parvient qu'à de rare moment à nous faire palpiter. Le réalisateur devrait se mettre au vert pour nous fournir un meilleur film la prochaine fois.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2016
J'ai vu un film... incroyable par sa narration et par la réalisation gore réaliste... On est portée dans une ambiance glauquissime et ultra-violente. On est en tension permanente pendant toute la durée du film, et chaque séquence apporte son lot de surprise, avec la mort qui surprend au tournant. On suit ces personnages "on ne peut plus quotidien" confrontés à une situation extraordinaire qui va leur imposer de faire des choix, de faire les bons (contre les méchants...), et de survivre dans un univers hostile. La qualité de la réalisation est qu'il met dans ce film des hors-champs, des sons, des cadrages qui envoie du lourd pour ce huis-clos incroyable. Le casting est particulièrement intéressant et retrouver Patrick Steward dans ce genre de production avec ce genre de personnage est une très belle surprise...Ce film est une claque qui laisse le spectateur pantois par tant de maîtrise et tant de talent... A voir (avec distance)...
Félix F

302 abonnés 2 425 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2016
Un petit survival bien sympa, dérangeant et plutôt efficace. Même si la fin est un peu prévisible, l'ensemble du film ce veut assez stressant et prenant, avec quelques scènes plutôt trash. Un bon petit 8 clos qui sort du lot.
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2016
Dans ce huit-clos sanguinolent, le réalisateur s’amuse à jouer sur les tons entre son vert chromatique des décors / lumières et son rouge barbare des exécutions. Visuellement, Green Room sort du cadre pour accoucher d’un tableau tout aussi séduisant. Dommage que cela se fasse au détriment de la construction des personnages auxquels on ne parvient pas à s’attacher, jusqu’à un final à la limite du guignolesque. La manière nous fascine, les individus beaucoup moins…
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2016
L'affiche de green room est franchement hideuse,enfin elle fait vraiment cheap et avec une telle affiche si peux travaillée on s'attend à voir un truc au rabais à la qualité médiocre,que l'on pourrait trouver dans les rayons dvd à 5€ du carrefour du coin. Je dois bien avouer que ce visuel peu vendeur ne m'a pas donné une seconde l'envie de voir ce film,et pourtant à force d'en entendre parler positivement j'ai fini par y aller,non sans une certaine réticence.

Je n'attendais absolument rien de green room d'autant que je n'avais pas vu blue ruin(que j'ai vu depuis) et la surprise n'en fut que plus bonne. Placer une intrigue à l’intérieur de l'univers punk est plutôt original,on voit que le réalisateur connait cet univers, d'ailleurs il a certainement du y traîner ses basques pour en décrire aussi bien l'ambiance que dégage ces endroits ainsi que celui des groupes qui vont y jouer. D'ailleurs on sent pleinement qu'il connait l'ambiance qui règne dans ces groupes,peut être en a t'il fait parti,mais s'il n'en n'a jamais fait parti c'est très bien observé et retranscrit.On reconnait pleinement l'esprit de fouteurs de merde que l'on peu trouver dans ce genre de groupes,quand ils vont chanter fuck the nazis à un public de skins c'est plutôt gonflé et amusant.

Et le ton du métrage est d'ailleurs très différent en ce début de film,on suit la galère d'un petit groupe qui va de petite salle en petite salle,jusqu’à ce qu'ils jouent dans un endroit dans lequel tout va lentement déraper. Le réalisateur sait enchaîner les scènes dans une succession de choses qui arrivent comme elles pourraient arriver dans la vie,elles ne sont pas amenées au forceps,mais elles s’enchaînent avec une grande ingéniosité et surtout sans chercher à en mettre plein la vue au spectateur. C'est là que réside la grande force de son cinéma.

Cette petite bande de punks jeunes et sympathiques qui siphonnent les voitures sur les parkings pour se rendre à leur prochain concert vivent pour la musique. Ils vont être plongés dans un vrai univers de violence,bien plus violent que la musique qu'ils jouent. Jeremy Saulnier arrive à créer une vraie tension,on se sent oppressé spoiler: dans cette petite pièce dans laquelle le groupe se retrouve contre son grès enfermé.
La tension monte jusqu'à l'explosion de violence,qui va éclater à la face du groupe et à celle du spectateur. Cette première attaque est tendue, on ne voit rien mais on ressent la violence et on observe son résultat. La façon de mettre en scène est réellement brillante,il y a longtemps que je n'avais pas ressenti l'impact d'un coup de feu ou l'effet de la violence qui dérange,c'est loin d’être cool et fun ici.

Saulnier raconte une histoire qui est dans la même lignée que Blue ruin,il utilise d’ailleurs certaines choses qui sont similaires aux deux films,le couteau dans la tête,les tirs inattendues. On pourrait presque dire que le réalisateur possède déjà des travers et qu'il fonce dedans. Ce n'est que sont troisième film et le deuxième de ce genre,donc il peut se le permettre,mais il est certain qu'il ne pourra pas utiliser les mêmes choses indéfiniment. Par rapport à blue ruin green room me semble être bien haut dessus notamment dans les gestions de rythmes,qui sont bien mieux utilisés et maîtrisés. Le film est aussi plus violent et plus gore,mais ça n'a rien de gratuit. C'est la violence à l'état brut qui vient frapper le visage du spectateur à coups de rangers et c'est réussi.

Visuellement le film est efficace il y a de beaux moments,mais ça n'a rien de plus que d'autres prod du genre. C'est sur ce point que le film reste réellement une série b et c'est dommage. Enfin peut être qu'à l'avenir le réalisateur se verra allouer des budgets plus importants et que l'image y gagnera,en tout cas c'est un cinéaste fort intéressant. Comme quoi parfois l'affiche et son visuel cheap peuvent nous faire rater quelque chose.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 octobre 2016
Si vous aimez les nuances dans le métal. Après l'hypnotique et fascinant "Blue ruin", Jeremy Saulnier (qui aime les titres en couleur) encre cette fois son nouvel opus dans le genre très codifié du survival horrifique. Et le résultat est sidérant à plus d'un titre! "Green room" confirme tout d'abord (s'il en était besoin) le talent de filmeur de Saulnier: chaque plan semble réfléchi, composé, réglé jusque dans les soubresauts de la caméra, et le même soin a clairement été apporté à la photographie, qui flatte les mirettes du début à la fin. Mais c'est clairement dans son ambition scénaristique que "Green room" s'avère très intéressant. Surtout dans sa façon de se jouer des clichés: le traitement du groupe punk-rock central confinerait presque à la mélancolie tant ils sont en galère, et le traitement des antagonistes à bretelles, lui, confine assurément au pathétique. Et voilà bien le point le plus emballant du film, la violence (impeccablement amenée et déconstruite) est toujours sordide et n'est jamais salvatrice, qu'elle frappe un bon ou un méchant ne change rien à la donne. (sensation d'ailleurs appuyée par le choix de Patrick Stewart, formidable en salopard faussement calme) on peut vanter également l'efficacité de rebondissements parfaitement agencés, comme on peut se délecter de quelques notes d'humour très bien venues. Et puis l'ensemble vaut aussi pour la présence du regretté Anton Yelchin, décédé en début d'année, dont le charisme crève une nouvelle fois l'écran. En bref, "Green room" est ce qu'on appelle un excellent thriller horrifique, qui comblera à coup sûr ceux qui ont l'estomac solide!
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

90 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2016
Après Blue Ruin, thriller un peu mou et poussif, voici Green Room, survival du même réalisateur. On retrouve Macon Blair dans un rôle secondaire, mais surtout le rythme est un poil plus nerveux avec certaines scènes toujours bien crues et une BO métalleuse spéciale mais qui colle bien au contexte. Le film aurait mérité un peu plus de scènes gores et une fin un poil plus énergique pour nous convaincre totalement. Un survival sympathique mais pas transcendant...
Kilian Dayer
Kilian Dayer

130 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2016
Dans la catégorie des cinéastes prometteurs ayant montré leurs frimousses ces cinq dernières années, Jeremy Saulnier, avec son précédent Blue Ruin, tient une place de choix. D'une vieille carcasse bleue et une vengeance éreintante, nous passons à une chambre verte et à un survival sanguinolent. Saulnier, dans un élan de violence, d'angoisse et de total nihilisme confronte un groupe de metal Punky à une bande de néo-nazis sans pitié, une jeunesse un brin délurée à l'organisation criminelle d'une bande de rednecks violents, une bande sous les ordres d'une vieille gloire locale du pouvoir blanc. C'est brutal, sanglant et sans concession, le cinéma de Saulnier dans sa plus pur démonstration, quand bien même il s'agisse seulement de son second long-métrage.

Mais soyons franc, on ne retrouvera pas dans Green Room, la précision, toute l'intensité de Blue Ruin. Concrètement, ce second film privilégie une approche d'avantage simpliste, une approche sans entournure qui propulse une poignée d'individus dans un tourbillon de mort de de violence sans réelle autre motivation que d'offrir un survival dans sa plus stricte définition. Qui y passera? Qui et comment les survivants s'en sortiront? Seules ces questions semblent avoir une quelconque importance aux yeux du cinéaste, celui-ci orchestrant un jeu de massacre parfois poussif mais toujours réaliste, d’où parfois une sensation de malaise face à la brutalité proposée, face au nihilisme de la situation.

Un sentiment de malaise bien sûr renforcé par la certitude qu'il s'agit là du dernier tournage du jeune et prometteur Anton Yelchin, disparut accidentellement depuis. On notera au passage qu'Imogen Poots, en jeune disciple du racisme locale, fait excellente figure et que Patrick Stewart, à contre emploi, dans le rôle du machiavélique chef de bande, fait une très belle prestation.

Un film, donc, qui s'adresse aux amateurs d'un cinéma sans concession, d'un cinéma brut de décoffrage, d'un cinéma inventif mais qui pourrait pêcher, en certaines occasions, par excès de zèle. Pour ma part, si j'ai passé un agréable moment devant ce Green Room, j'en attendais mieux de Jeremy Saulnier, un cinéaste qui fût plus convaincant avec son premier long-métrage. Question de point de vue. 13/20
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