Green Room
Note moyenne
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179 critiques spectateurs

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gimliamideselfes

3 444 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2016
Je suis un peu déçu, en fait je n'ai aucun souvenir de Blue Ruin, alors que je me souviens très bien des conditions dans lesquelles je l'ai vu, mais pas du film en lui-même... mais je me souviens avoir aimé et y avoir retrouvé une certaine radicalité qui manque parfois au cinéma.

Pour Green Room je suis bien plus partagé, j'ai globalement aimé, mais je l'ai trouvé trop long. Autant Blue Ruin était passé super vite, autant là, c'est long et ça ne dure qu'une heure trente... En fait j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le film, je ne captais pas trop qui étaient ces gens, ce qui se passait, puis après quelques minutes on comprend que se sont des membres d'un groupe de grindcore (?) (ça fait tellement longtemps que je n'en ai plus écouté que j'avoue avoir un doute) et qu'ils vont jouer chez des fachos.

Et ça j'ai trouvé ça vraiment sympa, je pense que lorsque j'étais à la fac j'aurai adoré voir un groupe jouer nazi punks fuck off des Dead Kennedys devant une assemblée de suprématistes blancs. Puis tout s'enchaîne assez vite et pendant 45 minutes, j'étais vraiment à fond, parce que j'avais envie de savoir ce qui allait se passer, mais dès qu'on entre dans le survival pur le film m'a beaucoup moins intéressé.

On va dire que je le trouve inutilement violent et glauque. Et c'est quelque chose que je n'aime pas du tout, je n'aime pas The Rover pour des raisons similaires et pour moi c'est un peu à ranger dans le même genre de film de genre, adulés par certains, mais qui ne passent pas chez moi. (d'ailleurs ça ne me surprend pas que les Cahiers n'aiment pas les deux films

Alors Green Room, heureusement que j'aime le début, ça m'a permis de m'accrocher et d'avoir malgré tout envie de connaître le fin mot de l'histoire, mais si tout avait été comme la seconde partie, je ne crois pas que je me serais donné cette peine et que j'aurai juste déconnecté mon cerveau. Surtout que esthétiquement, je n'aime pas vraiment le rendu visuel qu'a le film, j'ai l'impression de voir ça assez souvent dans ce genre de production et certes ça met immédiatement dans une certaine atmosphère malsaine, mais je trouve ça un peu facile et banal.

Reste que justement, durant tout le début, la tension est plutôt bien gérée et j'aurai aimé en fait qu'ils restent dans cette pièce pendant tout le film à se demander ce qui peut bien se tramer au-dehors, tout en paniquant totalement à l'intérieur. Parce que là on est entrain d'imaginer et l'imagination c'est souvent bien pire que ce que l'on peut montrer, d'où la puissance du hors champ.

Donc forcément, navré, mais je ne suis pas un grand amateur des scènes avec Patrick Stewart qui pour moi aurait dû rester une voix rauque à travers une porte. Pire, je trouve que ne pas avoir le point de vue uniquement du groupe de musique ça nuit à la claustrophobie du film et à son ambiance.

Et donc dès qu'ils ouvrent la porte et tentent de faire une sortie, c'est une boucherie assez classique et qui ne me parle pas. En plus certains skins qui viennent aider les héros, je trouve ça téléphoné, ça sort un peu de nulle part et ça m'embête plus qu'autre chose et là je décroche encore un peu, alors que déjà ce qui se passe à l'écran ne m'intéresse plus depuis plusieurs minutes.

En fait je pensais qu'à partir du moment où ils ouvrent la porte on était à 1h25 de film et qu'il restait 5min, sauf que non... il en reste 30.

Pour moi, malgré les qualités de la première partie, le film a de vrais soucis de rythme et surtout de parti pris, je veux bien que lorsque l'on a un acteur très connu on a envie de le montrer, mais là, opter pour la claustrophobie, pour l'ignorance de ce qui se passe à l'extérieur aurait été bien plus angoissant.

Finalement ce film est bien plus ambitieux qu'un 21 Cloverfield Lane, pourtant ce dernier avait su jouer là-dessus pour ne pas se faire oublier immédiatement.

Et je pense malheureusement que comme Blue Ruin, je vais oublier ce film assez vite, mais cette fois sans regrets.
duartelittle
duartelittle

50 abonnés 225 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 juin 2016
"THE" déception du mois! Ca m'apprendra à aller voir un film en me fiant à l'affiche, sans lire l'histoire ou regarder la bande-annonce.

Je m'attendais à un survival épique, un "Panic room" 2.0, un classique de l'horreur ou de la boucherie... mais non, rien de tout ça!

Film chiant et sans envergure, où des méchants nazis stéréotypés veulent faire taire les témoins inopportuns d'un meurtre en jouant à un jeu étrange et sordide de cache-cache, le film est vite ennuyeux et pathétique. Sur fond de musique hard rock et de personnages bizarres, le film se noie dans sa propre ambition de vouloir rivaliser avec les slashers de haute voltige.

Si on en est pas au niveau navet, en tout cas, on en est très proche.

D'autres critiques sur mon blog au lien suivant:
FaRem

10 604 abonnés 11 681 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2016
C'est le troisième film de Jeremy Saulnier et je ne suis toujours pas déçu. J'avais beaucoup aimé "Blue Ruin" et j'ai adoré "Green Room" qui allie parfaitement la simplicité et l'efficacité. On assiste à un affrontement déséquilibré, sans pitié et très violent. Même si on nous explique pourquoi, j'ai trouvé bizarre la façon dont est orchestrée la préparation des skinheads, on les sent capable de pouvoir en finir rapidement, mais c'est comme s'ils se mettaient des bâtons dans les roues notamment au niveau du choix des armes ou au nombre de personnes qui rentrent pour en découdre. Le film est marquant et puissant avec des scènes violentes, jouissives et parfois gores sans que ça aille dans la surenchère ce qui est une bonne chose. Ce mélange de sobriété et de violence est d'une efficacité redoutable. La tension ne nous lâche jamais au contraire, elle ne cesse de s'accroître au fil des minutes ce qui rend l'atmosphère très pesante. Bref, c'est un excellent film très réussi, divertissant et captivant.
kleun
kleun

11 abonnés 666 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2016
Un film qu'il faut absolument voir !
Il est ultra stressant, un peu gore et totalement imprévisible. On est stressé du début jusqu'à la fin
Cinemaniakmontreal
Cinemaniakmontreal

22 abonnés 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2016
Avec Green Room, Jeremy Saulnier nous livre un survival enragé subtilement écrit et porté par un jeune casting talentueux. Le film confirme que le cinéaste américain est un auteur à suivre de très près. ♥♥♥♥♥

Précédé par une excellente réputation suite à la projection du film dans de nombreux festivals spécialisés, Green Room était attendu de pied ferme par tous les fans de cinéma d’horreur. Et le film de Jeremy Saulnier ne déçoit pas et se révèle être un véritable électrochoc. Violent et subversif, le film se distingue par son écriture ciselée et sa galerie de personnages parfaitement caractérisés. Green Room porte également la patte d’un auteur qui, film après film, impose un cinéma personnel et réflexif loin de toute forme de standardisation.

Si le film se caractérise par le style de Jeremy Saulnier notamment au niveau de son rythme et de l’attention qu’il porte à ses personnages, il est permis de distinguer quelques influences qui ont pu marquer le cinéaste. Green Room semble s’inscrire dans la droite lignée du cinéma de John Carpenter des années 70-80. Le lieu unique dans lequel se déroule l’action, l’alliance entre des personnages que tout oppose et la radicalité dans le traitement du sujet et de l’action renvoient par exemple à Assaut sur le Central 13, classique du survival urbain réalisé par Carpenter en 1976. On pourrait également citer Les Guerriers de la nuit de Walter Hill, autre survival urbain culte où l’on assistait là aussi à des affrontements entre bandes. Comme pour les films de ces deux cinéastes, Green Room met en scène des personnages imparfaits mais directement attachants quand ils se retrouvent dos au mur. Au niveau de la distribution, Patrick Stewart excelle dans un rôle à contre-emploi et les retrouvailles des deux jeunes talents Anton Yelchin et Imogen Poots cinq ans après Fright Night font des étincelles.

Green Room est donc à ne manquer sans aucun prétexte et confirme que Jeremy Saulnier se place aisément aux côtés de Ben Wheatley et David Robert Mitchell comme les auteurs les plus singuliers et intéressants du cinéma d’horreur actuel.
pitch22
pitch22

199 abonnés 692 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2016
Ce survival en semi huit-clos part d'une situation relativement inattendue. En réalité, il s'agit plus d'un thriller qui se veut palpitant et le jeune réalisateur Jeremy Saulnier y est plutôt bien parvenu. La montée en adrénaline est très progressive. C'est tout de même stressant, prenant mais ni horrifique ni réellement angoissant. Là où le bât blesse, c'est que les effets spéciaux (les maquillages en particulier) sont à la ramasse: ça cloche spoiler: , les chiens ne font pas assez peur, le sang et tout a l'air fake
... quant au twist, c'est tellement gros qu'il nous amène directo en situation post-climaxique et on n'attend plus que la fin, qui s'achève péniblement et sans éclat. Le personnage de Gabe (Macon Blair) spoiler: , dont on fait un type manipulé,
est peu crédible. Là où ça craint, c'est le choix de Patrick Stewart en facho pourri : même si c'est un rôle à contre-emploi, l'acteur est bien trop lié à son image dans Star Trek, X-Men et autres figures de «sage» et sa voix est trop connue pour nous faire oublier le regard qu'on porte sur lui. Bref, ça passe mal. Imogen Poots y est formidable, Anton Yelchin moyen (on perçoit la simulation) et Alia Shawkat écope d'un rôle mal exploité, complètement gâché. Pour les autres, la fadeur l'emporte. L'histoire est quand même complètement improbable et tirée par les cheveux. On a du mal à y croire à un tel scénario et la caricature est trop grosse (bande de skins nazis vs groupe punk) pour susciter un réel étonnement.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 mai 2016
"nazi-punks fuk-off !" tout est dit dans ce classique des Dead Kennedy's et tout est dit dans Green Room. Rare sont les films qui prennent place dans la sub-culture white-trash-white noise. Rare sont les films violents ou la violence n'est pas esthétisée, mais maladroite, gauche, stupide déconnectée de la réalité. Ce qui la rend encore plus insoutenable car elle semble bien réelle, tout à fait possible et hautement inflammable. Jeremy Saulnier avait déjà réussi un excellent Blue ruin, plein de fausses pistes et d'indie-pop, là il met les mains dans la graisse et en sort un film affûté, un college-movie à base de doc-martens et de machettes
Ricco92
Ricco92

290 abonnés 2 340 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2016
Un film de suspense assez classique mais tout de même efficace. Cependant, Jeremy Saulnier n'arrive pas totalement à bien caractériser chaque personnage, ce qui fait qu'on arrive pas toujours à se rappeler quels sont les personnages encore en vie. De plus, on peut regretter que l'univers des punks nazis, peu utiliser au cinéma (ce qui s'explique par le fait que les néo-nazis sont peu nombreux aux Etats-Unis), ne soit pas plus développé (on n'est pas dans American history X mais ce thème aurait pu être plus traité. Ces petits points faibles font que Green room est un assez bon thriller mais n'est pas marquant.
TchoSensei97
TchoSensei97

42 abonnés 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mai 2016
Thriller efficace dans une atmosphère glauque et angoissante. C'est haletant et totalement prenant ! La survie y est réduit à un jeu de stratégie et de patience où, pour se concentrer, il est nécessaire de vaincre sa panique (que l'on ressent d'ailleurs parfaitement grâce à la construction des dialogues et aux performances d'acteurs). Mais comme c'est une question de vie ou de mort, le match est beaucoup intense qu'une simple partie de paintball. Qui survivra ? Et qui se fera surprendre par l'adversaire ? Le spectateur prendra plaisir à le découvrir, même si on est obligé de reconnaître que le camp des nazis ont atrocement mal joué. Le groupe punk a été avantagé grâce à quelques facilités de scénario.
EricDebarnot
EricDebarnot

241 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mai 2016
Jeremy Saulnier avait bluffé son monde avec son premier film, "Blue Ruin" qui témoignait d'un sens de la mise en scène étonnant tout en traitant intelligemment du thème un peu rebattu de la violence comme fondement et mal de la société américaine. "Green Room" (à quand "Red Rain" ou "Yellow Rage" ?) joue exactement la même partition, avec la même remarquable virtuosité, mais cette fois dans le cadre plus convenu du film de genre - ici le survival movie. Et déçoit un peu, justement dans sa seconde partie, quand on réalise que les choix visuels et narratifs "intelligents" de Saulnier jouent finalement contre les règles du genre, en le privant de la brutalité et de la sauvagerie qui en ont constitué historiquement le meilleur. Un scénario paradoxalement trop complexe mais maladroit, une micro dose d'humour assez mal venue, et des acteurs pas très convaincants finissent d'empêcher le film d'être aussi réussi que son prédécesseur. Finalement, le meilleur et de loin, de "Green Room", c'est bien sa première partie, chronique élégante et hommage fraternel aux touchants galériens du punk rock, qui ravira tous ceux qui, comme moi, ont chevillé au corps le regret de l'époque des Dead Kennedys ou de Fugazi.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 mai 2016
Rien de très original dans le scénario, mais ce thriller est poisseux, glauque et très bien filmé. La réalisation est vraiment de qualité, on passe un bon moment et on sort un peu lessivé de la bonne tension vécue pendant tout le film.
mik81
mik81

13 abonnés 135 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2016
Un film sous tension et sanguinolent qui commence comme un huis clos et enclenche le mode survival pour le dernier tiers Patrick Stewart, méconnaissable de sang froid et cruauté, réussit à faire oublier son rôle de gentil professeur X. Les jeunes acteurs sont toujours aussi doués ou juste bien choisis en bonne viande fraîche pour se faire trucider dans ce genre cinématographique dont les codes sont respectés. Quelques pointes d'humour noir agrémentent le tout, assorti d'une bonne bande son hard et punk. Une bonne surprise.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 mai 2016
Une plongée dans le monde des nazis punks US; c'est glauque, violent et stressant, mais franchement jouissif! Si la trame des survival est toujours un peu convenue (hostel, etc), ici les réactions des protagonistes ne sont pas caricaturales, et c'est ce qui fait de ce film une réussite totale! On est en plein dedans, immersion et stress garanti!
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 juin 2016
« Green Room » est un survival. En français, on dit « film de survie ». Mais en anglais, ça sonne nettement mieux, n’est-ce pas ?
Qu’est-ce qu’un survival ? Un film dont les héros survivent. Quels héros ? Parfois seul (le héros de « Into the Wild » ou de « 127 heures »), souvent en groupe (« Delivrance », « Massacre à la tronçonneuse »). A quoi survivent-ils ? Aux éléments déchaînés (« Le Jour d’après »), à la fin du monde (« La Route »), à des zombies (« World War Z »), à des extra-terrestres (« Alien »)…

Le survival est un genre hobbesien. Qui dépeint une situation anarchique, où la violence se déchaîne contre des victimes innocentes, abandonnées à elles-mêmes. Mais qui illustre la nécessité de re-construire un ordre sur des valeurs : le héros survivra à force de volonté et d’inventivité, le groupe se défendra en apprenant à coopérer. Le survival est aussi un genre genré : a priori plus fragiles, les filles y survivent mieux, soit que leur intelligence les préserve… soit que leur T-shirt mouillé constitue un argument impossible à sacrifier en cours de route.

« Green Room » est donc un film de genre qui suit des règles bien connues : unité d’action (un groupe de punk rock lutte contre des skinheads), unité de lieu (l’action se déroule dans un rade miteux, au cœur d’une forêt menaçante), unité de temps (le film dure jusqu’à épuisement de ses personnages).

Rien de nouveau sous le soleil – ou plutôt sous la pluie triste de l’Oregon. Entre les quatre sympathiques membres du groupe de punk et les skinheads aux lacets rouges s’engage une lutte à mort. Un huis clos oppressant et gore où tous les coups sont permis : poignard, gros calibre, pitbull…

Trop convenu pour ne pas rapidement sombrer dans l’oubli ? Mais suffisamment original pour retenir l’attention ? Un peu les deux…
Marvelll
Marvelll

92 abonnés 295 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2016
Après Blue Ruin, je n’avais pas spécialement envie de voir le nouveau travail de Jeremy Saulnier, mais je me suis laissé tenter. Au final, j’ai bien fait. Green Room étant un survival nerveux et efficace ayant été capable de me crisper avec une tension palpable. Le tout sans personnages au comportement incohérent. Pas forcément novateur dans son approche mais appliquant la recette du genre à la perfection. Comme on dit, c’est dans les vieux pots…
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