Derniers Avis : Ma vie avec John F. Donovan - Page 11
Ma vie avec John F. Donovan
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sameplayerparis
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2,0
Publiée le 23 mars 2019
L'histoire m'a évoqué celle du Night Listener d'Armistead Maupin, mais dans le milieu du show business. Mais pourquoi un montage si décousu ? Pourquoi tant d'hystérie inutile? Pourquoi une bande son si envahissante ? Grosse déception
Un film un peu long mais intense et hyper touchant. Dolan X nous offre un nouveau film où l’être humain est au centre de l’histoire avec ses différences. A voir !
Le nouveau film de Xavier Dolan, Ma vie avec John F. Donovan, est selon moi son deuxième meilleur film après « Mommy » ! C’est une histoire très particulière de deux destinées qui se croisent, à travers la correspondance d’un jeune garçon qui est fan d’un jeune acteur et veut suivre la trace de son idole ! On retrouve dans ce film, les thèmes qui sont chers à Xavier Dolan : la relation mère/fils, l’homosexualité, l’introspection de ses personnages. Un grand film, par un grand réalisateur, avec des acteurs au Top : Kit Harington (Jon Snow dans la série “Game of Thrones�), Natalie Portman, Jacob Tremblay, Susan Sarandon, Kathy Bates, Ben Schnetzer, Thandie Newton et Amara Karan.
Xavier Dolan est un pur génie. Ce film est sublime : propos, jeu des acteurs, montage, musique, rythme, art de saisir l'impondérable sur les visages, tout est dit, tout est fait. L'émotion est subtile, on ne ressort pas indemne de ce chef-d'oeuvre. Pourquoi ? Parce que Dolan écrit ses films avec sa chair de gosse blessé, mais qu'il sait, lui, en extraire quelque chose d'universel, aller à la substantifique moëlle des êtres aux prises avec leurs angoisses, leurs rêves, leurs désirs, leur condition d'hommes. Pas un mot, pas une image de trop : Dolan travaille au scalpel, son incroyable énergie nous envoûte et nous emporte. Le cinéma se redécouvre un souffle nouveau avec ce jeune surdoué, touchant comme un fils, et impérieux comme un maître. Et c'est ça, la magie du Septième Art, que les blessures et les rêves se métamorphosent en esthétisme absolu.
Un des meilleurs Dolan avec Mommy. Un vrai scénario, original. Le casting est au top, avec un jeu parfait. Très plaisant de pouvoir revoir Susan Sarandon, qui ne vieillit pas.
C est le film que j ai préféré depuis plusieurs mois, de loin. A mes yeux, il est dans la dizaine annuel de mes films préférés : remarquable, mémorable et interprétable (c est surtout pour l assonance - qu on peu voir et revoir et peut être source de diverses interprétations).
Le tout début, l « animosité » entre la journaliste et l acteur, avant le générique du début, me plaît très moyennement. J ai toujours un peu de réticence sur ces films qui commencent par la fin et ensuite ré déroulent les faits. Il me semble que c est un suspens qui manque de naturel, que c est trop conventionnel. Il n empêche que la dernière phrase prononcée avant le générique est superbe et rattrape beaucoup de ma première réticence. Personnages trop différents, opposition artificielle,
Un certain déséquilibre dans l'interprétation des acteurs sur un scénario, cela dit, de bonne facture, pose une première phase de gêne. Là où nous aurions pu nous attendre à des personnages aux interprétations viscérales, propre aux acteurs des films de Dolan, ici, le manque de contenu dans les dialogues ainsi que des scènes dont on se serait passé, nous font vite oublier que c'est bien Nathalie Portman à l'écran. Des longueurs se font ressentir et le pathos exacerbé de scènes comme celle des retrouvailles sous la pluie entre la mère et le fils nous laisse comme un trouble digestif telle l'ingestion d'un plat de fruit de mers décongelés d'un attrape-touriste du Cap Ferret. Une irrégularité dans le soin des transitions, une B.O. très moyenne et une sauce bien trop hollywoodienne en font un film moyen. Le scénario, Tremblay et le génie de Dolan sauvent les meubles.
Je recommande! Un film profond et super bien écrit! Une expérience intérieure qui grandit petit à petit. Les critiques ou êtres humains qui n'aiment pas ce film sont des êtres simplement déconnectés d'eux-mêmes. C'est un film magnifique <3
Malgré une grande affection pour la filmographie de Xavier Solal, découvert avec son premier film J'ai tué ma mère, Ma vie avec John F. Donovan est une déception à tous les points de vue. Malgré une idée originale, un casting incroyable, Dolan paraît se parodier lui-même, tombe dans des clichés mélodramatiques consternants, use de scènes et procédés narratifs employés à maintes reprises dans ses films. Difficile de dire qu'il s'agit juste de son "style", à ce niveau de maniérisme ce sont davantage de tics cinématographiques. L'histoire qui aurait pu être fascinante ne parvient pas à toucher, foisonnement de personnages trop peu approfondis, enchevêtrement d'intrigues secondaires implicites et inutiles, dialogues caricaturaux. Le film cherche désespérément à vous émouvoir et c'est pour cela que ça ne fonctionne pas,là où un Mommy ou Laurence Anyways y parvenait par la justesse de son intrigue et de ses personnages. Le summum de la caricature : spoiler: la mère et le fils qui courent l'un vers l'autre au ralenti sous la pluie au son d'une musique qui se veut déchirante...malaise et embarras garantisspoiler: Et où est passé le naturel de Dolan dans l'écriture de ses dialogues ?? On a ici l'impression de lire la rédaction d'un élève de seconde plutôt doué mais abonné aux écueils des pires romans de gare. Le film se veut intelligent et réfléchi mais sombre dans un sentimentalisme ridicule. Un mauvais feel-good movie, avec des reflets difformes de ce qu'était Dolan avant Juste la fin du monde qui flirtait déjà avec un symbolisme lourd et maladroit. Quel dommage ! Malgré tout,saluons la performance des acteurs, notamment le jeune Jacob Tremblay, et reconnaissons un montage plutôt habile et une bande-son toujours entraînante pour qui ne craint pas les tubes les plus populaires. Décevant mais pas fatal.
Le septième long-métrage de Xavier Dolan confirme la régression du cinéaste québécois, dont les ambitions formelles ne sont plus réduites qu'à de simples gimmicks. On ne s'attardera pas sur la banalité du discours sur l'adoration et sur les conséquences de la starisation, les personnages étant d'une inconsistance effarante et les acteurs sans imagination; ce qui pose surtout problème dans "Ma vie avec John F. Donovan", c'est la faiblesse inouïe d'une mise en scène qui n'est plus qu'une suite d'effets de signature : on retrouve une musique omniprésente (on doit subir la composition lacrymale de Gabriel Yared et les tubes sont balancés dans leur intégralité), des ralentis sans grâce sur des visages désespérés ou encore quelques monologues se voulant profonds mais qui se révèlent au contraire profondément immatures. Alors, pourquoi a-t-on pu aimer certains films de Dolan contenant déjà ces effets et l'on abandonne maintenant le "prodige québécois" ? Deux raisons majeures : d'une part, la fadeur d'une photographie autrefois étincelante, inspirée de publicités, de clips et de magazines de modes, qui témoignait d'une volonté d'incarnation esthétique pop et singulière; de l'autre, une intensité folle qui passait par une rigueur d'écriture et de montage, et une certaine subtilité dans la manière de laisser exprimer grandement ses personnages tout en maintenant des non-dits et du hors-champ. Depuis deux films, la photographie est devenue terne, presque académique, et le rythme d'une indolence désespérante, si bien que la fameuse scène inondée de ralentis et assommée par une reprise de "Stand by me" où Natalie Portman court sous la pluie pour embrasser le petit Jacob Tremblay, tout en étant ratée sur le plan formel, mériterait presque d'être défendue tant elle porte en elle un peu de vie et contraste avec la platitude de l'ensemble. Qu'ils semblent loin le trouble et l’ambiguïté générés par "Tom à la ferme", la générosité et la douleur de "Mommy"; qu'il est triste de voir un jeune cinéaste dynamique chuter si vite ! Mais Xavier Dolan a-t-il encore des idées pour se renouveler, pour relancer son cinéma qui aujourd'hui s’essouffle ?
Tous les éléments étaient là pour faire un bon film. Un scénario intéressant : la descente en enfer d'un acteur. De bons acteurs. Mais la mise en scène, l’enchaînement saccadé a rendu ce film lent, insipide et totalement ennuyeux. On ne peut même pas reprocher le jeu des acteurs qui étaient très bon. Mais le réalisateur s'est complètement planté. Pour vous dire que la personne qui m'accompagnait n'a pas pu regarder jusqu'à la fin, tellement qu'il s'ennuyait, il a préféré partir que de s'endormir devant ce film.