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schemaman
24 abonnés
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3,0
Publiée le 3 novembre 2016
Biopic sauvé du naufrage par l'intérêt que suscite l'histoire de fond. Sans cette dernière, ce film serait une grotesque caricature avec ses scènes cousues de fil blanc d'avance : la "méchante" rédac-chef qui tergiverse avant de sortir le scoop de l'année devant ses journalistes médusés (pourtant envoyés sur place pour faire le scoop), la bébête femme au foyer qui empêche son amour de héros de tourner rond et qui lui crée plus de stress que son propre boulot, caricature de la femme idiote que l'on voit dans trop de scénarios américains, image caricaturale du geek parfait, baba-cool mâcheur de chwing-gum...Bref, seul le parcours de fonds de Snowden retiendra notre attention mais ce dernier à lui tout seul vaut le coup d'être vu.
Super film ! Vraiment intéressant et intriguant malgré le fait que l'on connaît presque la fin si l'on a suivi l'affaire . Bref un film qui devrait être diffusé au plus grand nombre . Vraiment j'ai adoré !
Après avoir visionné les deux heures de Snowden, j'ai envie de dire "Et alors ?", "Tout cela pour ça?". On y apprend rien de ce que l'on savait déjà, un documentaire en montrant le passé et surtout le futur n'aurait-il pas été plus judicieux ? Il me semble qu'il en existe un d'ailleurs que je n'ai toujours pas vu : Citizen Four. Ce qui m'aurait intéressé et de voir que désormais les nations et les gens sont au courant et que rien n'a absolument rien changé... Que les gens vivent en sachant qu'ils sont espionnés et que cela ne leur fait ni chaud, ni froid... Voila pourquoi j'aurai préféré un documentaire. Deux heures pour rien, brassé des infos déjà connu de tous.
Dommage que le film se traine en longueur car le debut etait plutôt attirant et la vie du personnage interressante mais le manque de rythme et de tension font vite retomber ce debut.
Snowden est un dossier, un biopic, un documentaire. Ce qu'il nous révèle, dans le fond, est incroyable. En même temps, avec les avancées technologiques en termes d'informatique, tout et dorénavant possible. Et les états en usent outrancièrement faisant même fi de leurs propres lois et institutions. Maintenant passé ces constatations navrantes et inévitables, la question est, fallait il en faire un film? Revoyons "Ennemi d'état" du regretté Tony Scott ! c'est un film sur quasiment le même sujet. Mais distrayant, passionnant, au suspens implacable ; un vrai film quoi ! Snowden n'est pas un film, c'est une actualité qu'on nous raconte laborieusement, avec moult détails, mélangeant l'intime au travail, états d’âmes aux plans de carrière, la suspicion à l’honnêteté. Tout cela égrainé pendant 2 h 14 mn. C'est long. A la fin, un tant soit peu de suspens vient nous réveiller, mais sans conviction. Bien sur maintenant je sais tout sur E. Snowden, mais un reportage d'Envoyé Spécial sur l'A2 aurait fait pareil... Vous allez me dire, oui mais y a O. Stone, la mise en scène, le jeu des comédiens, la musique, oui et alors? C'est toujours un faux sujet sans relief, juste un info voilà !
C est à voir absolument ; un devoir et un pur moment. Une réalisation soignée qui colle parfaitement à ce scénario digne des meilleurs films. Ah oui c est vrai... c est la réalité. Snowden ou l'un des plus grands hommes de ce siècle.
Tellement de potentiel si peu exploité par Oliver Stone sur cette histoire qui a encore des échos en 2016. Seul les dix dernières minutes nous montrent tout l'ampleur de cette révélation alors que l'espionnage informatique touchait le monde entier.
Oula je sens la confusion entre grand sujet et grand film. Il est clair que nous sommes fasse à un grand sujet de société, le centre même de nos confusions d'être humain ultra connecté du XXIe siècle, et pour ceux qui ne connaissent absolument pas les tenants et aboutissants des révélations d'Edward Snowden, la claque risque de faire mal. Comme tout le monde je me demande jusqu’où on peut aller, et le film amène davantage ce questionnement social qui a de quoi saboter le moral. Mais j'ai du mal à imaginer que l'on parte tous de zéro justement donc à la question sommes-nous fasse à un grand film, la réponse est clairement non. Oliver Stone ne fait qu'énumérer des faits, des faits et surtout des faits. On intègre des éléments de la vie d'Edward Snowden qui n'apportent globalement rien à la gravité du sujet si ce n'est de l'affection pour le personnage, et des changements de décors pour l'intrigue. En revanche la relation avec sa petite amie puisque c'est justement un des cœurs du problème (vie privée / vie publique) est intéressante. Pour ma part la donnée la plus notable et dérangeante du film correspond à la spoiler: corrélation avec les nazis pendant la seconde guerre mondiale, mais surtout les procès de Nuremberg . Sinon quelqu'un qui suit assidument l'actualité tout en ayant un point de vue sur la question risque de ne pas apprendre grand chose... Biopic didactique et mené avec facilité, si ce n'est la complexité évidente de la/les problématique(s) amenée(s), liberté ou sécurité?
Quelle douce et cruelle ironie, pour le biopic sur l’un des plus gros lanceurs d’alerte de notre temps, de sortir de la salle le coeur brisé et l’esprit essoufflé par bon nombre de mauvaises caricatures et d’un scénario aseptisé, écrit à la hache et sous la torture. Oliver Stone (« JFK » ou « Platoon » pour les meilleurs, « Alexandre » et donc ce « Snowden » pour les pires) met en scène, en plus de l’ascension de Snowden à la CIA puis à la NSA, le couple que ce dernier compose avec la Divergente et l’actrice pro-adolescence Shailene Woodley. Lui et elle sont mignons, Stone se sert pour le premier rendez-vous de la passion de la photographie de cette dernière. Clichés en noir et blanc, tout est bien beau, joli, plutôt bien monté… L’ennui c’est que les clichés en question ont l’air de poursuivre les personnalités de la plupart des personnages, des collègues de bureau de Snowden à ses supérieurs qui lui servent d’instructeurs (Rhys Ifans qui en fait des tonnes, Nicolas Cage qui revient en forme). Tout est bien encadré, bien trop propre pour un film qui est censé laissé distiller des secrets insoupçonnables, et ce surtout la mise en scène toujours aussi désordonnée de Stone qui nous offre à nous, spectateurs, l’incroyable chance d’avoir du mal, arrivés à un certain moment de l’histoire, à suivre tous les cheminements et raccourcis de ce dernier, car on passe en plus sans cesse d’une histoire d’amour à la carrière de Snowden, merci à un scénario qui a l’air de passer du point A au point Z sans même une transition. « Snowden » est une oeuvre dramatiquement, désespérément, facilement oubliable (réciproquement à sa musique). Et ce même avec un Joseph Gordon-Levitt qui a l’air de se donner du mal dans son interprétation, et qui offre une composition intéressante (ça tombe bien, c'est la seule). Tournons la page, voire changeons carrément de livre, passons directement à une autre histoire, voire même retournons voir le très efficace « Citizenfour ». Tout sauf ça.
La bande annonce de Snowden laissait espérer voir un techno thriller plein de suspense mais le film d’Oliver Stone est au final un biopic trop proche du documentaire et bien trop bavard et manquant de véritable tension pour nous captiver. Même si on n’a pas suivi l’affaire de près, on n’a pas l’impression d’apprendre grand chose avec ce long métrage. Au final ces soi-disant révélations qui semblent nous plonger pour de vrai dans le roman 1984 sont loin d’êtres aussi choquantes que ce qu’on voudrait nous faire croire. Il n’y a pas vraiment ici de quoi faire d’Edward Snowden un héros et encore moins un film sur sa vie. [lire la critique complète sur le site]
À l'image de son personnage : sans envergure, naïf et puritain. Le film est rapidement barbant, les personnages inconsistants, le propos simpliste. le numéro d'imitation de Snowden, inégal et agaçant, ne suffit pas à pallier l'absence de portrait psychologique et d'explication sur les motivations du personnage. Si je fais le bilan, au sujet de l'espionnage technologique Snowden de Stone ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes, mais surtout l’échec du film repose sur son anti-héros et ses actes peu reluisant. Je veux dire comment avoir de l'estime pour un mouchard, un traître? Cela me dépasse.
Un film très intéressant et instructif. On nous plonge dans l'envers du décor de la CIA et de la NSA dans la peau d'un homme qui a lui aussi eu sa première vision de la chose. Certains faits de ce film sont choquants mais tellement dignes d'être montrés. A se demander comment un seul homme sur des milliers a eu envie de suivre ses principes quand on se rend compte de tout ce qu'il se passe.
Oliver Stone, fidèle à son regard critique sur l’histoire américaine récente, signe avec Snowden un biopic du désormais célèbre lanceur d’alerte. (...) Le film n’apporte pas plus d’informations que le formidable docu de Laura Poitras (autrement plus haletant) mais a l’avantage de l’exposer à une audience plus large.
L'actualité politique est tout de même parfaite pour la sortie de ce film. Snowden fait écho aux élections américaines, il remet au goût du jour la sécurité des données informatiques et les limites de la vie privée via internet. Mais j'aurais aimé être un peu plus surprise et captivée à la fin du générique. Peut-être que le film a été réalisé trop tôt, manque de recul, ou bien ce sujet n'est pas assez cinématographique.
Du (très) grand Oliver Stone. Joseph Gordon-Levitt est parfait en Snowden. Un chef d'oeuvre qui met en lumière les lanceurs d'alertes, et les quelques journalistes courageux qui osent dénoncer ce qui est, en toute simplicité, en toute lumière, l'antichambre du totalitarisme.