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Jean-Luc Malandain
38 abonnés
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2,5
Publiée le 6 avril 2018
Un film qui aurait pu être attachant, malgré ou à cause du nombre de thématiques qu'il aborde -sans hélas les approfondir. Ni les moyens d'un "Grand Bleu", ni le déchirement d'un "37°2 le Matin", on en sort avec le sentiment un peu amer d'un mélo assez facile, d'un film pour pas pas grand'chose. On peut aussi se demander si le cinéma français a besoin d'un deuxième (un petit...) Jean Dujardin...
Aie aie aie quel calvaire ! Alors déjà que le début du film n'est pas fameux, on a du mal à entrer dans l'histoire, du mal à s'attacher aux personnages plus antipathiques les uns que les autres mais alors que dire de la fin ? C'est long, c'est creux, c'est onirique, c'est pompeux et inutile ! Rarement vécu 30 minutes si insoutenables ! Vous me direz cela fait relativiser pour le début mais vraiment j'ai cru que j'allais y rester tant la fin m'a saoulé ! Ce film est mauvais ! A zapper au plus vite !
‘Plonger’, c’est l’histoire d’une liaison, que les premières minutes du film décrivent comme sauvage et passionnée, entre César et Paz, lui grand reporter rangé des voitures, elle, photographe en quête d’absolu, que l’inéluctable retour à la réalité va progressivement dépouiller de sa muse. Enfermé dans un quotidien facile et tout tracé pour elle, Paz s’étiole: son inspiration la déserte, tout comme l’étincelle qui la rendait unique. Les relations se tendent, l’arrivée d’un enfant les complique encore, elle n’a d’autre choix que de fuir pour se retrouver : plonger dans l’inconnu en quelque sorte...plus prosaïquement, plonger à la rencontre des requins, puisque pour oublier son quotidien étouffant, Paz s’est entichée d’un requin qu’elle a virtuellement adopté, et dont elle peut suivre les déplacement via une balise. Ce sera au tour de César de mener sa propre quête, pour comprendre, approcher la vérité et accepter. Bon, je vous l’ai résumé en mode lyrique, un brin pompeux...mais c’est pour bien vous faire comprendre que tout le problème de ‘Plonger’, c’est qu’il voudrait bien rendre exceptionnel, à grands renforts de montage syncopé, de plans et d’éclairages malickiens, de sentiments ambigus et de paroles sibyllines, ce qui n’est finalement qu’un schéma banal et récurrent du cinéma dramatique français...et qu’il échoue à lui conférer la touche qui pourrait faire la différence. Pourtant, Je ne doute pas un instant que le roman devait être très bien : il n’a pas reçu le Grand Prix de l’Académie française et le prix Renaudot des lycéens pour rien, j’imagine. Mais voilà, passé par le prisme réducteur du cinéma, il perd des plumes au passage et manque de chance, ce sont celles qui lui permettaient de voler...euh plonger. En tout état de cause, ce n’est pas (trop) la faute de Mélanie Laurent : elle signe quelques belles séquences, d’autres plus maladroites et, si on peut lui reprocher de faire du sous-Malick, elle a au moins le mérite de ne pas s’écouter scripter. Même remarque pour les acteurs : la radieuse et solaire Maria Valverde et Lellouche qui, pour une fois qu’il sortait de ses rôles de gros beauf, s’en tirait avec les honneurs. Au final, ‘Plonger’ n’est pas complètement raté mais à vouloir faire transparaître l’âme du roman à l’écran, Mélanie Laurent choisit la posture auteurisante stérile et s’y casse les dents une fois sur deux. On sent bien trop clairement que l’ambition de la chose était d’une toute autre envergure que ce qu’on a sous les yeux. On lui pardonnera volontiers ce petit pas de côté : ceux qui n’échouent pas sont ceux qui ne tentent jamais rien.
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4,0
Publiée le 1 août 2021
Mélanie Laurent fait des films qui respirent et qui ont beaucoup de cœur. J'ai vu Respire et je l'ai adoré et celui-ci n'est pas très différent. Il y a beaucoup d'émotions profondes vous pouvez les sentir dans vos tripes. La sensibilité et les instincts subtils dont Mélanie fait preuve dans son jeu d'actrice elle les a également mis au service de son cinéma. Ici tout est juste excellent et émouvant au possible. Gilles Lelouche est génial et l'histoire est captivante et je ne parle même pas de la mise en scène et des scènes sous l'eau. Mais Plonger n'est peut-être pas pour tous les publics et après tous c'est mieux comme ca...
Partie au bout de 50 minutes, trop lent, trop vide...dommage pour Gilles Lellouche qui est toujours très bon mais qu' est-il allé faire dans cette galère ?
On comprend malheureusement trop vite que cette rencontre ne connaîtra pas un heureux sort. Si les interprètes sont convaincants il n'en reste pas moins que la trame du scénario nous égare sans nous rattraper par la main. Je me suis quelque peu ennuyé donc. peq
et ben moi je me suis RE-GA-LEE. Tous les acteurs sont épatants, le film est parfois lent mais ça lui réussit, un grand bravo à Mélanie Laurent, à Gilles Lellouche tellement touchant, et aux autres rôles
Une véritable artiste en recherche d'absolu - de son absolu, le narcissisme n'est-il pas le lot commun de la plupart des artistes ? - n'a-t-elle d'autre choix que d'abandonner son enfant et le père dudit enfant pour aller mourir d'avoir voulu voir un plongeur arabe faire un câlin à un requin ? Question d'un intérêt discutable. Et j'ai tout de même été séduit par la première partie du film, à cause de l'originalité du découpage narratif qui, avec la beauté de l'héroïne, appelait sur le couple une vraie empathie. D'autant que ce début ne laissait pas prévoir une seconde partie aussi décevante. D'un coup la narration devient plate et linéaire, traînant sans vrai suspense sur le chagrin de l'amant abandonné pour le conduire à découvrir, sans surprise, ce que tout le monde avait compris. Dommage : la première partie confirmait décidément le talent de réalisatrice Mélanie Laurent, mais tout compte fait, c'est le scénario (je n'ai pas lu le roman) qui ne tenait pas la route.
Le conte passionnel que nous propose Mélanie Laurent est contrasté mais puissant. Sa vision de l'amour total est parfaitement mise en lumière tout au long du sujet. Gilles Lelouche assume un role intense et difficile à manoeuvrer, il donne par moment seconde vie à un scenario parfois lent et une technique imparfaite, significatif d'un cinéma français emotionnellement developpé.
Petit préambule : film vu sans avoir lu le livre, et sans réelle appétence pour y aller (j'ai suivi...). Une première partie très (trop) longue, surtout qu'à la lecture du synopsis, je m'attendais à un basculement plus rapide dans la 2è partie de l'histoire. Les personnages sont filmés par tranches, dans de courtes séquences, ce qui n'est pas mon type de narration préféré, et qui, encore une fois, vu le temps consacré à cette partie, a eu un double effet : impression d'ennui par manque d'attachement, et de bâclé par la succession de ces séquences courtes. La narration change totalement et me convainc bien davantage après le basculement, qui a constitue lui-même une double surprise pour moi. A partir de là, j'ai été totalement captivée, et me suis réellement "plongée" dans le film. c'est donc d'autant plus dommage pour la 1ère partie qui m'est apparue a posteriori comme un exercice de style... Bref, contente quand même de la fin, consciente de la difficulté d'adapter un livre sans le trahir (même sans l'avoir lu, on sent que la réalisatrice a cherché l'exhaustivité).
Très déçue par cette adaptation du très beau roman de C. Ono-dit-Biot, qui ne respecte pas ou très mal les éléments essentiels de l'histoire... Par contre, c'est joliment filmé (et très belle musique), c'est déjà ça ! Bravo à G. Lellouche pour son interprétation (très bon choix), moins emballée par le choix de Maria Valverde, dont le style et le jeu sont trop éloignés du personnage du roman.
Superbe réalisation de Mélanie Laurent. J'ai adoré ce film et ne comprends pas la note presse et spectateurs. C'est un film très esthétique qui met en scène un Gilles Lelouche exceptionnel (bien que toujours excellent de mon point de vue) et qui traite d'un sujet rarement traité. Je suis fan !
début très long, belles images mais trop différent du style de la seconde partie du film. La fin est belle mais surtout parceque l'histoire et le scénario le sont, et comme il s'agit d'une adaptation peu de valeur ajoutée selon moi au final. Mais Gilles Lellouche reste un très bon acteur. L'ambiance au ralenti et triste en fait un beau film dramatique, qui rend le spectateur pensif et un peu deprimé à la fin du film. Mais je reste sur ma faim. Pas mauvais mais je ne suis pas convaincue à 100%.