Le coup de cœur de la semaine. Du mois ! De l'année ! "À trois on y va" OK : le titre est nul. Ne vous y arrêtez pas Ce trio amoureux est un bijou.
Le trio amoureux c'est la tarte à la crème du cinéma A est marié à B mais tombe amoureux de C et peine à choisir. "La maman et la putain" ou "César et Rosalie". Quelle banalité ! Variante : A est amoureuse de B et de C et décide de ne pas choisir. "Jules et Jim". Déjà plus original Dans le film de Jérôme Bonnell ce n'est pas plus compliqué mais c'est plus riche. Soit un couple. A le garçon aime B la fille. Sauf que B a une meilleure amie C. Et que B couche avec C. Et que C couche aussi avec A Dit autrement, on est dans un triangle où les trois côtés couchent ensemble!!
Deux options. La première : le marivaudage. A réussira-t-il à cacher à B qu'il couche avec C ? B réussira-t-elle à cacher à A qu'elle couche avec C ? C réussira-t-elle à coucher avec B sans que A l’apprenne et à ce que A la prenne sans que B le sache ? La seconde : le triolisme. C en a assez du marivaudage et décide de coucher avec A et B en même temps. Comment réagira A (Moi je serais hyper content de coucher avec B et C ... mais A est moins primaire que moi) ? Et B ? Et C ?
Si vous voulez le savoir, courrez voir ce film qui a la légèreté et la gravité de son temps, ce marivaudage sérieux, cette comédie grave portée par l'irrésistible Anais Demoustier alias C.
"A trois on y va" est une comédie légère mais parfaitement réussie, portée par 3 comédiens criants de vérité, avec au centre de tout, la réjouissante Anaïs Demoustier, aussi charmante que pétrie de talent. La subtilité mélancolique parfaitement équilibrée rend le tout agréable et émouvant, nous faisant passer un très bon moment et atteignant de façon très juste nos émotions.
Un très joli film bourré de fraîcheur, qui dresse le portrait de trois jeunes gens très contemporains. Ils ont 25 ans, on les voit dans leur activité professionnelle bien dans leurs baskets ( avocate débutante, vétérinaire,). Ce sont des jeunes middle class, qui se cherchent encore au niveau des sentiments. Le couple central vient de s’acheter un appartement pour officialiser leur relation. Pourtant on comprend dès l’intro que la fille, Charlotte, vient d’avoir une aventure avec une autre fille pendant la semaine d’absence de son compagnon. , une sorte d’adultère lesbien. On ne sait d’ailleurs pas trop pourquoi ce jeune couple est si fragile, alors qu’il ne devrait pas encore subir la lassitude, mais c’est aussi une génération qui vit selon ses impulsions et ses envies. Mais pour corser le débat Mélodie (Demoustier) va vite sortir aussi avec le copain de son « amante ». On bascule presque dans un vaudeville moderne, car les trois quart du film vont être constituer de quiproquos , de mensonges, . C’est presque du Feydeau, la femme, le mari, et l’amant qui se cache dans le placard, ou s’échappe par la fenêtre, mais le tout modernisé , avec deux femmes bisex. Tout cela est joliment filmé, les personnages sont savoureux. Au final il y aura aveux mutuels de l’infidélité, et expérience sexuelle à trois (filmée avec délicatesse et pudeur), en osmose totale . Mais cette euphorie ne durera pas, et l’amour à trois n’était qu’illusion . Le final un peu surprenant, mais émouvant, boucle bien l’histoire .Encore une fois c’est Anais Demoustier qui tient le film à bout de bras, par sa fraîcheur, sa fausse candeur, car sous son allure sage de jeune fille rangée, elle joue souvent des rôles vénéneux. C’est une des plus douée de sa génération. Le couple est un peu en dessous, mais assure quand même, On a parfois une impression de Rohmer, dans les dialogues amoureux. Clairement Jérôme Bonnell est un cinéaste au style personnel et très attachant .
une histoire qui nous tient par des quelques rebondissements et le naturel du couple à se mentir. PLV : tout réside dans la manière dont va se finir le film et dès qu'on le sait, on n'a plus besoin de voir le film.
Un beau moment de Cinéma où l’on voit amour et fraîcheur portés par un trio d’acteurs (Demoustier, Moati, Verbeeck) épatant. C’est par ce genre de films que le Cinéma français peut se démarquer de celui des autres pays. Une très bonne surprise. Mention spéciale pour certains costumes qui ont toute leur importance spoiler: (je pense entre autre à une chaussette trouée « tue l’amour » et une robe qui « est un vrai appel au viol ») !
Une belle surprise La BO est géniale, les acteurs convaincants et l'histoire, bien qu'assez gnangnan et stupide la plupart du temps se trouve être remplie d'une poésie qui vous fera sortir tout joyeux de la salle, avec votre conjoint c'est encore mieux ;)
Jérôme Bonnell avait réussi à nous faire pleurer en 2013 avec le poignant Temps de l’Aventure. A trois on y va raconte aussi une histoire d’amour mais avec davantage d’humour. Ainsi Anaïs Demoustier parvient à être pétillante de beauté tout en conservant une certaine pudeur propre à son visage. Ses deux collègues se laissent quant à eux embarquer dans le triangle amoureux. Bonnell oppose ici le fantasme d’être amoureux de qui on veut avec le nombre qu’on veut avec la réalité sociale qui impose une norme. Souvent maladroit, ces séquences où chacun se cachent à son charme et prend beaucoup de sens sur l’issue de film. On regrette néanmoins un final bâclé par une facilité de scénario choisie qui aurait pu être plus complexe. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
A trois on y va, c'est un scénario de départ sans grande originalité : le triangle amoureux. Le réalisateur réussit le défi de se démarquer des autres films du genre en rendant crédible ce triangle amoureux, en lui donnant du relief grâce à des acteurs au jeu juste et subtil (Anaïs Demoustier est parfaite dans le rôle de Mélodie) et à un scénario bien travaillé (parenthèses sur le métier d'avocat). On rit, on pleure, on se demande ce qui va advenir à cet équilibre bancal et touchant de 3 personnes qui s'aiment, en bref on passe un agréable moment !
Micha et Charlotte forment un jeune couple tout juste propriétaire d’un appartement à Lille qu’ils rénovent ensemble. Triangle amoureux classique à la Marivaux, les deux se trompent mutuellement, mais chose astucieuse et souvent drôle ; avec la même personne : Mélodie. Cette dernière se retrouve à jouer le tampon amoureux entre les deux. Explorateur des relations amoureuses libre, Bonnell livre ici un gentil marivaudage moderne teinté de vaudeville de bon goût. Film après film, il emprunte les pas d’un Sautet. Tout en justesse, il traite avec légèreté et humour une histoire d’amour hors normes sans trivialité ou vice. Juste une belle histoire d’amour. La mise en place est très efficace enchainant des scènes de comiques de situations nombreuses. Anaïs Demoustier est excellente dans ce rôle de témoin dans le couple. Ce personnage pose clairement la question de savoir si un couple aime la même personne, s’aiment-ils aussi à travers elle ? Mais là où le bas blesse est que dans un accident scénaristique regrettable, Bonnell élude la question pour un final bien dans la norme et dénué d’ambition. Un final bien politiquement correct dans la tonalité contemporaine. C’est vraiment la seule grosse fausse note d’un film de bon goût, intelligent et léger. A voir pour l’ambition utopique romantique du film… dommage seulement que l’essai ne soit pas converti. Mais Bonnell est malgré tout un cinéaste qui a des choses à dire… et du talent.
Ce long-métrage est regardable. Une comédie romantique réussite qui vaut surtout grâce à l'alchimie naturelle de ses interprètes : Anaïs Demoustier ( Mélodie ) ; Félix Moati ( Micha ) et Sophie Verbeeck ( Charlotte ) , tout les trois convaincants dans la peau de leurs personnages. Le récit est bon où l'on suit le voyage de ses trois amis qui s'épanouissent, afin d'oubliés le passé pour continuer d'avancés. L'histoire réussie à maintenir son suspense et parvient à nous scotchés jusqu'au dénouement. La distribution est convaincante , le récit est bon , le son est très bien ajusté et la réalisation s'en sort très bien. Le film ne parvient pas surprendre, mais il reste tout de même sympathique.
Petite surprise que cette petite perle sans prétention que ce "A TROIS, ON Y VA", je ne m'attendais certainement pas à être autant charmé.
Sur Lille, une histoire simple de triangle amoureux fermé entre trois protagonistes qui ne savent pas ce qui veulent et ne donnent pas l'impression de le chercher, qui se laissent vivre sans se soucier. Surtout, de jeunes comédiens très talentueux et confondants de naturel. Anais Demoustier est décidément une très, très bonne actrice pour porter avec autant de facilité ce film dont elle a la vedette. Félix Moati est également très bon. Aucun des trois ne se forcent ou ne forcent leur jeu...
Bref, une réussite que ce film. Ne cherchez pas le chef d’œuvre, l'histoire prenante, les larmes ou le suspense, mais laissez vous porter par ce charme simple de "A TROIS, ON Y VA". Il fait que du bien. Pour moi en tout cas.
Ce film est surprenant, léger et profond. Il prend le contrepied de la morale généralement trop présente au cinéma et traite le sujet sans pathos, avec amour. Par contre, j'ai été déçue de la fin, un peu conformiste à mon sens.
« A trois on y va » est une histoire d’amours et d’amitié hors du commun. Par son scénario tout d’abord, qui évolue de façon non traditionnelle et exponentielle. En effet, nos trois amis vont connaître les tourments des sentiments et l’adrénaline de la cachotterie tout au long du film. Bizarremment, on ne condamne pas la « tromperie » et les mensonges des uns et des autres car on sent que les trois protagonistes s’aiment profondément et que c’est par impossibilité de choix qu’ils vivent des histoires « discutables » et pourtant intenses. Cela soulève de nombreuses questions et permet au spectateur de se positionner par rapport aux valeurs de chacun.
Le choix des comédiens est d’une justesse implacable. Felix Moati (le fils du célèbre Serge du même nom), Anaïs Demoustier et Sophie Verbeeck (cocorico, une carolo !) étaient les personnes toutes trouvées pour interpréter le trio de choc. Loin d’être des débutants, ils nous offrent ici une prestation sincère et mémorable qui donne au film tout son rayonnement.
« A trois on y va » est une belle occasion de se plonger dans un cinéma « à l’ancienne », sans artifice, avec intelligence et sincérité, le tout desservant une histoire bien amenée. Très court, le dernier long métrage de Jérôme Bonnell ouvre la voie à son cinéma.