On aurait parié, pétri de préjugés cinéphiles bidons, qu'A trois on y va allait tomber dans tous les canons narratifs du trio amoureux frenchie. Force est de reconnaître que voilà un long-métrage extrêmement rafraîchissant et aimant dans le sens le plus honnête possible. On perçoit sans mal la passion qui animent autant Jérôme Bonnell (réalisateur) que son formidable trio de comédien(ne)s, tous investis corps et âme dans le projet. Jamais pontifiant ni jamais trop loufoque, A trois on y va se tient sur une raide corde très coupante avec un talent d'équilibriste remarquable. Pour en savoir davantage, cliquez sur le lien ci-dessous:
Trois acteurs forts doués. des personnages sympathiques, Rien de vulgaire ou de glauque, juste les questions liées au jeu de la séduction, des conventions et des sentiments. Une très belle photographie tout au long du film... mais bon, tout cela est au final un peu gentil et pas si "inconvenu". Dommage.
Un joli film jamais mièvre et qui fait le pari de mettre en scène un sujet qui aurait pu être très casse-gueule. Les acteurs sont simples, beaux et la photo juste magnifique.
"A trois on y va" : le titre et l'affiche nous indiquent clairement qu'il va s'agir du fameux triangle amoureux qui a tant inspiré les dramaturges, les romanciers et les cinéastes. Rien de nouveau par conséquent ? Eh bien si ! Micha aime Charlotte et réciproquement. Ils ont même acquis une maison pour y vivre pleinement leurs amours. Seulement voilà, Micha est amoureux de Mélodie qui le lui rend bien, laquelle aime Charlotte et vice versa. Voilà donc beaucoup d'amour et de jeunesse, voilà aussi bien du mensonge à la clé. Car Micha ne révèle pas à Charlotte son amour pour Mélodie pas plus que Charlotte n'avoue à Micha sa liaison avec Mélodie. C'est compliqué, tout ça... Et il faudra du temps, beaucoup de temps - et aussi un concours de circonstances - pour que la vérité éclate et soit admise par les trois partenaires avec une candeur étonnante. L'intrigue fait bien sûr penser à la dramaturgie de Marivaux, à ses jeux de l'amour et du hasard, à ses couples toujours en quête d'une vérité qui tarde à se révéler. Mais le marivaudage fait place par moments au vaudeville. La scène de l'étreinte interrompue de Charlotte et Mélodie en est le meilleur témoignage : ce n'est plus l'amant dans le placard, mais l'amante qui passe par la fenêtre et déambule sur des murets de jardins. C'est drôle, mais pas toujours, et c'est peut-être là que se situe la difficulté à goûter pleinement le film. Car il faut attendre assez longtemps pour que naisse quelque intérêt pour ces jeunes gens pleins de sentiments et de désirs, mais maladroits et éprouvant bien du mal à admettre la vérité qu'ils portent en eux. Le début du film est du reste assez pénible et l'on se demande où le réalisateur veut en venir. Mais Jérôme Bonnell aime ces ambiguïtés, il nous faut donc suivre ses personnages, les écouter murmurer, parfois longuement, les voir filmés au plus près avant que le champ ne s'élargisse et que les personnages acquièrent du mouvement, du rythme, bref tout ce qui fait la poésie de la jeunesse. Car c'est bien cela que l'on retiendra en priorité, le portrait d'une jeunesse d'aujourd'hui, libérée en apparence de tous les tabous amoureux et sexuels, mais éperdue de tendresse et d'affection et somme toute assez conservatrice.
« A trois on y va » résonne au début comme la chanson de Beaupain « Je n’aime que toi » du film « Les chansons d’amour ». Mélodie, partage son amour entre Micha et Charlotte, qui sont en couple. Une certaine légèreté, un parfum léger d’immoralité (au sens sociétal) et très vite le film s’embourbe. Car jamais Jérôme Bonell n’aborde vraiment la problématique du « trouple », il ne fait que survoler la situation allant de poncif en poncif. Il faut bien avouer qu’il n’est pas aidé par ses actrices car ni Anaïs Demoustier, ni Sophie Verbeeck ne sont crédibles abordant leur rôle l’une avec superficialité (Demoustier) et l’autre un détachement peu valorisant. Seul Félix Maoti s’en sort très bien, sobre et passoinné, il semble être le seul qui ai compris un peu le scénario. Le film oscille dangereusement entre comédie et drame sans jamais être pour autant convaincant ni dans l’un ou l’autre. Et c’est bien dommage, cette histoire d’un trio amoureux demandait autre chose qu’un traitement paresseux, et un peu plus de psychologie. Christophe Honoré, pour en revenir aux « Chansons d’amour » en a plus dit en un quart d’heure dans son film que Bonnell en presque une heure trente. Au jeu du « qui je préfère » Honoré préconisait « la légèreté à la guerre de trois ». Bonnell lui a des semelles de plomb !
Le film est très bien jusqu'à la dernière minute, dans laquelle on se rend malheureusement compte qu'il ne s'assume pas... Autrement, c'est très drôle, rempli de scènes assez cocasses, bien joué... Mon seul reproche est cette fin.
Un vaudeville porté à l'écran ou le trio habituel au théâtre : couple/amant ou maîtresse, est pimenté par un inhabituel rapport amoureux (moderne?) dans l'air du temps. Le cocu manipulé, ben c'est l'époux dans ce marivaudage pas déplaisant du tout.
Oui, le début du film fait craindre de tomber très vite dans des scènes déjà vues dès milieu de fois dans le cinéma du marivaudage à la française. Mais heureusement, très vite, nous voilà emportés par la fraîcheur et le plaisir à jouer des trois jeunes comédiens dans des situations absurdes et comiques du tourbillon de la vie, provoquée par le personnage d'Anaïs Demoustier.
Anaïs Demoustier continue ainsi de prêter son visage innocent à l'étude des nouvelles relations possibles entre un homme et une femme. Ainsi, le film la montre naviguant entre les amusants yeux écarquillés de Felix Moati et ceux plus mystérieux de Sophie Verbeeck.
Entre travail et vie personnelle, entre petits mensonges et plaidoiries inspirées, À trois on y va est une comédie légère et romantique où le comique de situation et les quiproquos mettent à mal le couple - aussi bien légitime qu'illégitime - pour mieux en dessiner les contours d'aujourd'hui.
Un film rafraîchissant à découvrir à trois... si on s'en fout d'être adultes !
Un melange de "gazon maudit" et "la vie d'adele". Et on met des scène un peu chaude histoire que les hormones du téléspectateur lui donne l'impression d'avoir aimé ce "Film" (ou ce simulacre de fantasme de plan à trois un peu pompeux sur les bords).
Film très décevant. le sujet est mal traité. On a droit a un marivaudage rabâché sans fantaisie ni audace et vraiment très convenu. Heureusement quelques épisodes avec Anais Demoustier dans sont boulot d'avocate sont drôles et intéressantes, le reste n'est qu'ennui.. Les dialogues sont d'une banalité à la limite du ridicule. Pour ce qui est des acteurs, Anais Demoustier sort un peu le film de sa nullité, par contre Felix Moati n'articule pas et son discours est parfois inaudible. Le manque de seconds rôles fait que le film tourne sans cesse sur les trois personnages et finit par lasser.
Cette histoire de marivaudage utilise hélas tous les codes usés, fatigués (comme dirait l'autre), d'un certain cinéma d'auteur français. Impression de déjà vu perpétuel qui gâche tout.
(...) L’histoire tenant sur un timbre poste, l’on sait d’emblée qu’on ne sera pas surpris alors on essaie de se raccrocher à autre chose. Les acteurs, tiens ! Anaïs Démoustier, superbe de fraîcheur dans Bird people, ou Félix Moati, excellent dans Télé Gaucho, on est sur de la valeur sûre, de l’avant garde de la jeune comédie française pleine de peps et pétrie de talent, oui… Mais dès le début du film, quelque chose cloche à l’oreille, alors on patiente un peu, histoire de laisser au film le temps de se chauffer, et puis l’on comprend d’où vient le problème, les dialogues. Longs, banals, souvent clichés, parfois à la limite du ridicule et surtout beaucoup trop présents. Les acteurs essaient tant bien que mal de s’en dépêtrer mais c’est peine perdu. Toutes les actions et situations du film sont noyés dans des palabres inutiles ou bien trop explicatives. Ainsi les personnages n’existent plus, les relations deviennent sans intérêt, les enjeux quasi-inexistants (...
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Un très joli film qui parle de sentiments et d'amour, on passe un moment très agréable avec 3 acteurs supers ! Jules et Jim, les chansons d'amour, le sujet n'est pas nouveau et pourtant on n'a jamais le sentiment de déjà vu c'est prenant, on s'attache au trio, ils sont touchants et le coté burlesque rend le film très frais. un bémol sur la fin... ou l'avant fin, mais comment l'éviter... à voir !
Joli moment. Frais et charmant comme l'annonce sa bande-annonce. Le film repose essentiellement sur son triangle amoureux, et ses interprètes. Le film est gentiment drôle. L'essentiel de l'humour repose sur des situations vaudevillesques modernisées (mais il y a aussi quelques bons mots notamment dans les situations de prêtoires). Compte-tenu de la manière (plutôt par des gestes que par des paroles) et du moment (plutôt vers la fin) ou apparaît la révélation et le dénouement de la "tromperie", l'humour l'emporte sur la profondeur dans le film, qui fait toutefois preuve d'une belle sensibilité pour traiter les questionnements de ses personnages (on retrouve un peu la sensibilité du précédent film de Bonnell, "le Temps de l'Aventure", mais avec plus de peps, ou en tout cas un peps plus réparti - dans "le Temps de l'Aventure", c'est Emmanuelle Devos qui portait le film). Les trois jeunes acteurs d' "on y va" jouent juste ces sentiments troublés, et lancent leurs réparties avec le rythme approprié (même si quelques mots sont parfois mâchés). Ce qui est bien, c'est qu'à la fois, il y a un équilibre entre les personnages, et ils sont tous différents. Les deux filles sont particulièrement remarquables, avec chacune une qualité féminine mise en exergue : la sensibilité (intelligence/sentiment) pour Mélodie (Anaïs Demoustier, après "une nouvelle amie" prouve à nouveau la douceur de son talent dans une comédie de situation originale), la beauté pour Charlotte (jolie Sophie Verbeek). Le personnage de Charlotte est plus dans la retenue des sentiments, ce qui en fait le côté pile par rapport au personnage masculin - Micha - qui est plus dans la versatilité des sentiments. Mais au final, naturellement, tout le monde se retrouve. Le film nous montre bien qu'ils sont faits pour s'entendre. La toute fin reste néanmoins un peu étrange. Mais, le plaisir était là.
L'une des principales qualités de "A trois on y va" est selon moi qu'il sonne très juste. Il est plein de fraîcheur, naturel, léger, jamais exagéré et les acteurs sont très convaincants. Le scénario et les situations drôles, bien que souvent un peu prévisibles, ne sont jamais lourdes et ne nuisent pas au film. Cependant, le film est clairement porté par les deux actrices, superbes et impressionnantes. Le personnage de Félix Moati est assez effacé, il est là avec son air de gros nounours, on a un peu l'impression qu'il a toujours la même expression pendant tout le film. On aurait peut-être aimé qu'il soit plus présent et plus travaillé, mais il s'agit peut-être d'un parti pris du réalisateur d'avoir un personnage masculin assez neutre pour mettre plus en valeur les deux personnages féminins, très réussis. Anaïs Demoustier comme Sophie Verbeeck sont pleines de charisme et de sensualité, et leur jeu est toujours très juste. À part ça, la mise en scène est plutôt bien et la musique, assez douce, colle parfaitement à l'ambiance du film. En bref, un bon film, très agréable à regarder.