érôme Bonnell signe un petit film sans prétention mais sans profondeur non plus. La fraicheur initiale laisse place à une sorte de mélancolie un peu plus désagréable. Le propos du film tourne assez rapidement en rond, surtout lorsqu’on a eu le malheur de voir la bande annonce. Critique complète en cliquant sur le lien
Un film à la densité proche de 0. Un triangle amoureux qui oscille entre drame et comédie, sans jamais faire son choix, au point de nous perdre. Au même titre que les dialogues insipides, remplissant tant bien que mal des plans interminables, et ressemblant à du "sous - Nouvelle vague"... Anaïs Demoustier traverse ce film telle une étoile filante dans un ciel crépusculaire de la fin août.
Le film interroge, finalement, la question du regard de la société sur l'amour et sur qui choisir, sans pour autant céder à une thèse ou une "classification" (bi, hétéro, etc…). Le personnage de Mélodie semble bien être le piment qui fait cruellement défaut au couple de Micha et Charlotte, qui viennent d'acheter une maison et s'apprêtent à se lancer sur la grande autoroute d'une routine adulte à deux. "On s'en fout d'être adulte" diront-ils chacun à Mélodie dans des circonstances similaires. Car le film, non dénué de burlesque, joue sur les codes du vaudeville (les portes et les fenêtres ne cessent de s'ouvrir et de se fermer, comme un ballet d'entrée et de sortie dans une relation ouverte) et assume sa légèreté de ton et la répétition d'actions chez les protagonistes en forme de miroir (chute, dialogues répétés, réactions semblables…). (...) Le réalisateur ose la possibilité d'un amour à trois assumé, peut-être même comme la seule forme possible d'amour, comme si le couple avait besoin d'un adjuvant pour se révéler, mais botte ne touche avec une séquence finale, un rebondissement inutile et décevant à deux minutes du générique. On ne boude cependant pas son plaisir devant ce marivaudage tout à fait charmant, porté par un casting convaincant et une mise en scène sensible.
Un film français pal mal mais qui raconte une relation de trois, remplie de mensonges, amours bizarres, contacts physiques... Par parenthèse, je sais pas si une relation comme ça est commune, mais ça me fait perdre de confiances sur une relation sérieuse...euh...
Très joli film. Décidément Jérôme Bonnell est un orfèvre du sentiment amoureux, j'avais adoré "Le temps de l'aventure", et il conserve ce style léger et gracieux avec ce Jules et Jim moderne, qui met une fois n'est pas coutume la ville de Lille à l'honneur.
Un film qui nous plonge très rapidement dans le sujet (quelques minutes pour comprendre), mais qui s'écroule tout aussi vite. Une fois, la problématique cernée, il n'y a plus rien à attendre... Un film dépourvu de scénario, de rebondissement et d'intérêt. On tourne en rond pendant tout le film. Je trouve cela très dommage. Je pense qu'il est possible d'emmener cette thématique beaucoup plus loin pour mettre la base d'un vrai débat ou du moins de vrais échanges sur le sujet. Là, on sort du ciné et en quelques minutes, on a oublié... Déçu.
Une certaine idée originale à la base de ce film, qui renouvelle le film d'amour, le "modernise", mais qui n'est pas tout à fait exploitée jusqu'au bout. Quelques scènes sont belles, agréables, dans cette expression de l'amour à travers un trio tout en sensualité. L'humour, qui est également un fondement, est parfois bon, n'est pas lourd (même si discutable à certains moments), mais certaines situations deviennent trop répétitives et cela s'essoufle donc. Celui-ci alterne entre de l'originalité et du convenu, du déjà-vu, du quasi "vaudeville". L'ensemble est intéressant à découvrir néanmoins.
Joli, bien joué, dans l'air du temps, mais sans pesanteur. Il y manque peut-être un petit quelque chose qui ferait de ce film l'équivalent des pièces de Marivaux ou de Musset? En tout cas c'est un bon moment, et ça compte quand on a subi Birdman!!
Je suis allé le voir uniquement parce que j'ai un pass, parce qu'à la base ça me tentait pas trop, c'est vraiment un film dans l'air du temps, société hédoniste, couchons avec tout le monde, homme/femme on est tous pareil, bref sans faire de politique, je trouve ce genre de comédie sur-représenté en France ces derniers temps. Parfois c'est bien fait (comme la Vie d'Adèle, chef d'oeuvre), mais parfois tu sens aussi que le film est juste là car il y a une idée de départ sympa. Car c'est exactement ça, le film va se reposer sur son idée pendant une bonne heure, où on alterne comédie franchement réussie, mais aussi petite introspection dans les personnages, où on les voit déboussolés, ce qui est bien normal. Et surtout Anaïs Demoustier est fantastique, on ne peut pas vraiment dire qu'elle est belle, mais c'est une belle actrice, qui joue avec une fraicheur rare. C'est pas compliqué, tout ce qu'elle fait elle le fait bien. Mais le souci c'est que tout ça vire vite au fantasme, on a beaucoup de scènes d'intimité, un peu trop même à mon goût, qui n'apportent plus rien au bout d'1h. Jusqu'à une fameuse scène climax, plutôt bien amenée. Et sur la fin, le film oublie toute réflexion intelligente, tu peux pas montrer un trio comme ça sans chercher à faire passer quelque chose, car ça a des conséquences dans la vraie vie. La fin, à ce titre, a achevé de me convaincre que le film n'est qu'une bonne idée de départ sans vraie idée de cinéma. C'est baclée. Et je ne parle même pas de la scène de l'affiche, tournée en nuit américaine risible, ça n'a rien à faire là... C'est pas mauvais, mais ça oublie d'être un film de cinéma à la fin, dommage.
Un joli film, sensible et touchant, interprété sans excès et aux dialogues juste. Hélas peu d'émotions me concernant, mais du cinéma de qualité. A voir sans hésitation.
Encore un film intello encensé par la presse mais qui reste assez insipide et distant. Peu d'étincelles et de fièvre pour un sujet pourtant sensible, sensuel. Les interprètes sont bons, mention à Anaïs Demoustier qui monte de film en film. Son charme et son jeu éclatent. Félix Moati est assez crédible et touchant en ballot des sentiments. Enfin Sophie Verbeeck est pour moi fade et sans saveur alors qu'elle devrait être "pimentée" ! Encore une fois les critiques presse s'emballent pour n'importe quel nouveau visage!? Dommage pour ce trio au final qui ne décolle jamais. Le scénario est assez ronronnant aussi, on attend que la salle se rallume en espérant avoir compris qq chose de cette valse stérile des sentiments, d'avoir atteint un but précis dans ce film, d'avoir été ému ou emporté par une âme! Rien de tout ça...quel ennui pour le devenir de ces personnages qui ne s'aiment pas mal mais sans intérêt, sans force ni passion (alors que le réal et les acteurs tentent d'en apporter...vainement...les scènes intimes sont plates et fausses). Pourtant le précédent film de Bonnel, le tps de l'aventure, était juste tout le contraire...magnifique...une perle de sensualité, de tact, de fragilité et violence des sentiments soudains. Que lui est-il arrivé en route svp ?! L'image reste cependant lumineuse, pour la région du Nord (je sais cliché les pauvres!), on sourit parfois devant ce vaudeville (qui ne s'en veut pas un très certainement). La fin est ridicule...comme si le réal l'avait sacrifiée devant justement la liberté des sentiments et la liberté d'aimer autrement, ce qui aurait porté le film vers qq chose enfin et livré un vrai message de tolérance et d'espérance. spoiler: Non, revenons à un couple basique à 2! Snif! Eh non, aimer reviendrait à tester puis s'emmerder! Dommage, grosse déception.
Mélancolie douce et légère, "A trois on y va" est une fable sexué et pittoresque. Sortie ennuyé de "J'attends quelqu'un" et "Le temps de l'aventure", ici je ravise. Le récit me tiens une heure. Je ris et frissonne. Mais surtout j'écarquille mes yeux ébahis devant demoiselle Anaïs. En l'espace d'un an et demi, c'est six films sur grand écran. Après sa fascinante éclosion chez Pascale Ferran, son envol chez Ozon, voici qu'elle méduse le pauvre garçon que je suis. La grande actrice de demain, indéniablement.
Une petite bluette sur le sentiment amoureux, une jeune fille amoureuse de l'homme et de la femme du même couple, quelques scènes où l'on sourit, bonne interprétation.