Marvin ou la belle éducation
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yosatis1 ..
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1 abonné 61 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2017
Ce film s'inspire un peu du livre très dur "Eddy belle gueule". Les deux acteurs qui "composent" le rôle principal jouent vraiment bien. La famille ouvrière défavorisée est dépeinte exactement comme dans l'ouvrage d'E.Louis. Plusieurs moments sont forts, émouvants. Par contre, il y a trop de flash back et la seconde rencontre avec la principale du collège (Catherine Mouchet) ne me paraît guère crédible
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2017
"Marvin ou la belle éducation" raconte une transformation et une émancipation. La transformation de Marvin Bijou (Julien Poirier), un collégien persécuté par ses camarades à cause de son manque de virilité, en Clément Martin (Finnegan Oldfield), un jeune dramaturge à succès. L'émancipation de Martin de son milieu familial, homophobe et abruti de pauvreté, pour prendre pied dans l’intelligentsia intellectuelle parisienne où le prennent sous leur aile un riche homosexuel (Charles Berling) et une star du théâtre (Isabelle Huppert dans son propre rôle).

"Marvin ou la belle éducation" est librement inspiré de "Pour en finir avec Eddy Bellegueule" - qui n'est pourtant pas crédité au générique et dont on se demande si des droits ont été versés à son auteur. La transposition est appliquée. Trop parfois. Les Vosges remplace la Picardie ; le théâtre l'écriture. Vincent Macaigne joue le rôle de Didier Eribon - auquel est dédié Pour en finir... ; Isabelle Huppert incarne la figure tutélaire de Pierre Bourdieu sous l'influence intellectuelle duquel celui qui se fait désormais appeler Édouard Louis rédige sa thèse sur la sociologie des transfuges.

J'avoue être allé voir "Marvin..." en trainant les pieds. J'avais peur qu'il ne dise rien de plus que le roman autobiographique d’Édouard Louis - surfait à mon sens - et sa bande-annonce n'aient déjà raconté. J'ai bien fait de vaincre mes réticences (les mauvaises langues me diront que je n'avais guère le choix : c'était ça ou "Thor : Ragnarok").

Anne Fontaine est une excellente réalisatrice dont j'ai aimé chacun des films : "Nettoyage à sec", "Perfect Mothers" (dans mon Top 10 2013), "Les Innocentes"... Elle a construit un scénario d'une grande fluidité en multipliant les flashbacks mettant alternativement en scène Marvin et Martin, l'enfance et l'âge adulte, Remiremont et Paris. Le casting, qui rassemble la fine fleur du cinéma français, ressemble au palmarès des César. D'ailleurs Finnegan Oldfield mériterait amplement le César du meilleur espoir masculin - qu'il a raté d'un cheveu l'an passé pour "Les Cowboys". Mentions spéciales pour Grégory Gadebois dans le rôle ingrat du père, violent et bête, qu'il réussit à humaniser et pour Catherine Mouchet dans celui d'une enseignante sévère mais aimante.
thierry T.
thierry T.

1 abonné 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mars 2018
Beau, touchant, personnages très vrai, une histoire de vie difficile de ce garçon qui doit faire face à un milieu familial pauvre de tout point de vue tout en découvrant son homosexualité. Très bons acteurs qui donnent vie à ce film et le rend passionnant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 décembre 2017
Très bon film je le conseille il y a des moments très forts. Je pense que c'est ce qui se passe dans la France profonde
yvon35
yvon35

8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2017
Un film qui débute difficilement, car Anne Fontaine essaie de garder la juste distance pour montrer la "France profonde" puis les "bobos gays" . Equilibre délicat frisant la caricature ; de plus si l'on n'est pas fan de théâtre contemporain et d'Isabelle Huppert, on peine un peu ! La seconde partie est plus digeste, et au final on note la qualité de la réalisatrice.
Pas facile ce film ... mais quelques jolis moments tout de même.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 décembre 2017
Je crois que c'est la première fois que je quitte une salle avant la fin d'un film. Peut-être parce que c'est un film destiné aux homosexuels et que je ne le suis pas. Pas concerné, ces outrances m'ont paru d'autant plus pénibles que je ne voyais pas de quelle histoire on me parlait.
Un film "communautaire" pas terrible.
Jean-Patrick Lerendu
Jean-Patrick Lerendu

16 abonnés 152 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2017
Marvin,a grandi dans un milieu très modeste et a du supporter les moqueries de sa famille, et ses camarades de classe.Sensible et intelligent, il va développer un goût marqué pour le théâtre et l'écritue, notamment grâce à l'influence heureuse d'Isabelle Huppert, qui va lui permettre de devenir un jeune homme célèbre.
"De mon enfance je n'ai aucun souvenir heureux. Je ne veux pas dire que jamais, je n'ai éprouve de sentiment de bonheur ou de joie. Simplement la souffrance est totalitaire : tout ce qui n'entre pas pas dans son système, elle le fait disparaître." Edouard Louis, "En finir avec Eddy Bellegueule".
ed69
ed69

12 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2017
Un film bouleversant porté par des acteurs attachants et troublant...
un film qui vous donne envie de réfléchir à ce qu’on est ce qu’on représente et ce que l’on transmet
Petiot L
Petiot L

43 abonnés 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2017
Bonne idée de montrer la vie dans ces differentes couches sociales ; ce film n'est que la réalité.
Je l'ai venue. Ici bien vue, et bien jouée
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 novembre 2017
J'aurais voulu mettre plus pour le jeu des acteurs que je trouve fabuleux et pour le soin porté par la réalisatrice à son film. Mais certaines scènes étaient non nécessaires.
Faut-il coucher pour avoir de belles dents?
Les acteurs des parents sont excellents mais on dirait des sketches des "Deschiens".
Finnegan Oldfield et Jules Porier sont de fantastiques MARVIN.
Charles Berling et Isabelle Huppert toujours irréprochables.
Un bravo à Vincent Macaigne , j'attend un rôle de premier plan.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2017
Anne Fontaine est une réalisatrice incontestablement douée (Les innocentes, Gemma Bovery: très bien). D'où vient alors que certaines de ses oeuvres laissent un arrière gout désagréable? Marvin, ou la belle éducation, est au final un film très déplaisant. Et comme la fin qui ne sait pas finir, traînasse et se prend les pieds dans le tapis est complètement ratée, on reste sur cette mauvaise impression.

         Le film est librement adapté de "En finir avec Eddy Bellegueule", autobiographie d'Edouard Louis (pseudonyme) que d'aucuns avaient trouvé génial, et d'autres (plus rares il est vrai).... déplaisant. (Ici, le héros a été dénommé Marvin Bijou, patronyme aussi lourd à traîner qu'Eddy Bellegueule!). C'est la description d'une enfance dans un milieu rural de brutes, la honte de l'homosexualité puis son acceptation. 

         Tout ce qu'on retrouve dans le film où le petit Marvin (Jules Porier) est harcelé, humilié physiquement au collège -sans qu'on sache très bien pourquoi: parce qu'il s'appelle Bijou, parce qu'il est rouquin, parce qu'il est calme et sage, dans la mesure où il n'a aucun comportement qui semblerait "déviant"? Sa chance, c'est d'être repéré par la nouvelle principale, Madeleine Clément (Catherine Mouchet que l'on retrouve avec plaisir, elle se fait rare), qui va le pousser à partir au lycée plus loin, à Epinal, pour suivre une classe théâtre. Là, devenu ado (excellent Finnegan Oldfield), il va découvrir le monde de la culture, s'accepter en tant qu'homo, et devenir Martin Clément... En finir avec Marvin Bijou!!

         Ce qui est insupportable, c'est la description de ce milieu de brutes rurales. La mère (Catherine Salée), gros ruminant qui se voudrait encore séduisante, et qui décrit son accouchement aux toilettes comme un agréable soulagement après une période de constipation. Mais zut! le produit ne voulait pas passer par le trou. Le père, Dany, pire encore, abruti aviné (plus exactement apastisicé, deux litres par jour) et homophobe, qui ne se déplace qu'en slip. Alors, il faut dire à Grégory Gatebois qu'il serait temps qu'il renonce à ce genre de rôles dans lequel il se laisse enfermer, et qu'on aimerait le retrouver.... ailleurs, même s'il n'a évidemment pas le physique d'Alain Delon. Et ça -ce mépris avec lequel on stigmatise les ruraux, voilà quelque chose que je ne supporte pas. Certes, on boit trop dans les campagnes. Mais madame Fontaine ne doit pas savoir que si on frappe à la porte de ces gens simples, leur modeste vie ne les empêche pas de porter un jean et de tenir un discours cohérent. Rien que cela rend le film haïssable.

         Alors, les intellectuels homosexuels seraient ils mieux traités? Certes Abel, le directeur de troupe théâtrale qui l'engage (Vincent Macaigne, excellent aussi) est plutôt sympathique. Mais enfin, on décrit quand même le théâtre contemporain comme le royaume des homos verbieux, comme le lieu où on se roule à poil dans l'eau. Je n'ai jamais vu cela.... Par contre Roland (Charles Berling), le premier protecteur de Marvin est une caricature. Il drague en Jaguar décapotable, professe qu'il faut conduire trop vite, vit dans un appart avec vue sur la tour Eiffel, et jette ses gitons comme des kleenex. Dans un autre genre, la caricature est aussi révoltante que celle de Dany. Et que dire de la complaisance voyeuriste avec laquelle madame Fontaine filme Roland pénétrant par les voies arrières le jeune Marvin.... Que vient faire là dedans la pauvre Isabelle Huppert interprétant (sans conviction) son propre rôle...

         Bref, l'oeil d'Anne Fontaine salit tout ce qu'il regarde et on en vient à conclure: à fuir!
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2017
Un douloureux récit d’apprentissage, entre violences familiales et homophobie, qui, malgré quelques faiblesses, offre de vrais moments de grâce.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 novembre 2017
Une belle histoire de vie. Marvin essaye de se construire dans un contexte familial compliqué, avec un manque de culture, de repère...
Ce film n'est pas seulement l'histoire d'un adolescent gay mais une histoire d'éducation.
J'ai vraiment apprécier ce film par sa valeur, ce qu'il apporte et ca fait du bien !
Ce n'est pas un film triste, justement Ca fait du bien !
Au début du film, j'avais peur que ce film tombe dans une caricature... mais pas du tout, chaque personne apporte une force à ce film !
Et la grâce, merci Isabelle Huppert !
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2017
Inspiré du roman à succès "En finir avec Eddy Bellegueule", "Marvin ou la belle éducation" est remarquablement porté à l'écran par Anne Fontaine, là ou le livre m'a ennuyé, le film a su me captivé. Tout d'abord l'excellente interprétation de Marvin enfant, ses flash back fréquents contribuent à mettre sans cesse le parallèle entre le passé et le présent. L'histoire est bien retranscrite sur cet enfant atypique au milieu du famille au néant intellectuel rarement vu. Certaines scènes sont très justes, les dialogues très bons, la mise en scène et la réalisation remarquables. Toutefois la durée du film trop longue fait perdre son rythme au film et devient par instant un peu lassant. Le gros point noir restant quand même cette accumulation de clichés sur les provinciaux blancs, beaufs, hétéros, incultes et cette transposition avec le Paris cultivé, raffiné, riche, les boites de nuits gays, le vieux beau et sa voiture de sport, etc,etc... Un film intéressant néanmoins pour comprendre la souffrance d'un être qui va se battre pour sa différence.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2017
Anne Fontaine aime à changer de genre et on ne peut lui reprocher de radoter les mêmes sujets et les mêmes thèmes. Elle nous revient ici avec l’histoire d’un jeune homme gay né dans une famille prolétaire qui va monter à Paris pour devenir comédien de théâtre. Un sujet très voisin du dernier film de Guillaume Galienne, « Maryline », mais en plus réussi, bien que « Marvin ou la belle éducation » ne soit pas exempt de défauts. Le plus flagrant est dans le regard que porte la réalisatrice sur le milieu rural et les petites gens. Il n’est pas nouveau que son cinéma est très ancré dans une certaine bourgeoisie, voire qu’elle regarde le monde de manière très parisienne. On la sent donc parfois coupé de certaines réalités. Sa vision de la famille de Marvin ressemble beaucoup à celle du Etienne Chatilliez de « La vie est un long fleuve tranquille », le seconde degré et l’humour noir en moins. Dans le rôle du père, Grégory Gadebois sauve les meubles mais menace à chaque instant de sombrer dans la caricature. Heureusement, en restant sur le fil, il sauve les meubles d’un rôle casse-gueule. Idem pour l’oppression subie par le jeune garçon au collège qui pourrait sembler excessive. Pas que cela soit improbable, on sait que dans certains milieux l’homosexualité était très mal vue - et l’est encore - mais elle a choisi d’être dans la représentation la plus excessive qui soit.

De la même manière, plutôt que de désacraliser le milieu du théâtre et celui de la bourgeoisie artistique de la capitale en nous proposant un regard neuf et moderne, elle reste dans les ornières parfois clichées de ce qu’on a déjà pu voir au cinéma sous sa forme la plus attendue. Homosexuels friqués qui parrainent de jeunes hommes ou milieu intello refermé sur lui-même semblent être encore la panacée pour une réalisatrice qui ne fait pas beaucoup avancer la vision des choses. Cependant, on prend plaisir à suivre entre passé et présent l’apprentissage de Marvin enfant et adulte dans un montage alterné pas forcément utile mais qui évite au film d’être scindé en deux parties, celle de l’enfance étant plus intéressante. Dans la partie adulte, Vincent Macaigne livre une performance notable et qui le sort un peu de ce qu’il fait d’habitude. Il joue un mentor gay tout en nuances et en fêlures qui apporte une belle sensibilité au film. D’ailleurs, s’il enfonce des portes ouvertes en montrant que l’on peut s’en sortir peu importe le milieu duquel on vient, « Marvin ou la belle éducation » nous prend quand même par les tripes et se révèle touchant. Bon nombre de séquences s’avèrent justes et mémorables. On passe sur la scène de sodomie avec Charles Berling, qui semble prendre sa revanche sur celle que lui a fait subir la cinéaste dans l’excellent « Nettoyage à sec ». Peut-être un peu long à se conclure, cette chronique d’une réussite et de la confrontation entre deux milieux que tout sépare parvient à maintenir notre attention et développe un certain charme. Pas inoubliable, Anne Fontaine ayant déjà fait bien mieux, mais recommandable.
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